La nouvelle est tombée dans la nuit. Entre surprise, confirmation et déception, tous les fans de basket ont un petit pincement au cœur aujourd’hui. Allen Iverson ne trimballera plus son mètre 83 sur les parquets après deux expériences plus que mitigées à Detroit et Memphis. Idole de la foule, formidable compétiteur mais bouffeur de ballon, il a fait parler en 13 ans de carrière pro. Ça valait bien un retour sur sa carrière.
Merci John Thompson.
Né le 07/06/1975 à Hampton, en Virginie, Allen Iverson est un gamin doué pour le sport. Dans son lycée, il est à la fois le Quaterback de l’équipe de foot US et le meneur de l’équipe de basket, et remportera le titre de champion dans les deux disciplines.
Mais sa vie de sportif aurait pu ne pas exister. Le 14 février 1993, Iverson et quelques amis sont impliqués dans une agression. Une grosse bagarre a éclaté, Iverson frappera une femme à la tête avec une chaise, et il sera arrêté avec 3 de ses comparses. Il n’a alors que 17 ans, il n’est pas majeur, mais une arrestation fait désordre lorsqu’on veut intégrer une université. Il passera 4 mois au Newport News City Farm, un établissement spécialisé pour jeunes en difficultés, avant d’être « amnistié » par le gouverneur de Viriginie, L. Douglas Wilder.
Heureusement, Iverson ne sombrera pas dans la délinquance, probablement grâce à John Thompson, le Coach de Georgetown. Au printemps 2004, il ira lui rendre visite en personne à son école. Une visite déterminante qui lui permettra d’intégrer les Hoyas à la rentrée suivante.
Allen Iverson : Le Coach était comme un père pour moi, immédiatement, ça a fonctionné. 90% de notre relation se passait en dehors du terrain. Il m’a beaucoup aidé. Je n’ai pas voulu venir à Georgetown pour faire n’importe quoi. Dès que j’avais un problème, j’allais chez lui et il m’écoutait. C’était plus qu’une relation joueur – coach entre nous.
A Georgetown, Allen Iverson se fait d’abord remarquer… pour sa défense. En 2 ans, il remportera deux fois le titre de Big East Defensive Player of the Year. Au tournoi final, il ne fera pas mieux que l’Elite 8, en 1996. Sa carrière universitaire se termine sur une saison à 25 points, 4.7 assists, 3.8 rebonds et 3.3 steals. Des moyennes qui lui permettent d’intégrer la AP All-America First Team.
A l’été ’95, il représentera les USA au Japon, pour les World University Games, il sera le leader de l’équipe (16.7ppg-6.1apg-2.9spg), terminant meilleur scoreur et passeur de l’équipe à chaque année. L’équipe n’était pas dégueulasse puisqu’on retrouvait Ray Allen, Tim Duncan, Kerry Kittles, Othella Harrington et Austin Croshere.
Devenir un Franchise Player.
Numéro 1 de la draft 1996, Allen Iverson met le cap sur Philadelphie. Sa saison rookie sera de bonne tenue (23.5ppg-7.5apg-4.1rpg-2.1spg), il sera le rookie de l’année, mais le joueur alimente les polémiques. Génie ou racaille ? Soliste ou winner ? Il n’est que rookie, mais il divise déjà le microcosme NBA.
Charles Barkley : Appelez le Allen ‘Me-myself and Iverson.’
Phil Jackson : Je payerais pour le voir jouer.
Point d’orgue de la polémique, son cross sur Michael Jordan, vu par certains comme une marque d’irrespect d’un gamin qui voulait se « payer » Sa Majesté. La réponse du sophomore d’alors n’apaisera pas les tensions.
Allen Iverson : Je n’ai à respecter personne.
Au fil des saisons, les Sixers se renforcent. Larry Brown débarque sur le banc en 1997 et le roster évolue, avec les arrivées de Theo Ratliff, Matt Geiger, Larry Hughes ou Eric Snow. Ainsi, il découvre les playoffs en 1999, après une saison à 26.8 points, meilleur scoreur de la league. L’aventure sera belle avec l’élimination du Magic, avant de tomber face aux Pacers.
Durant l’été ’99, Iverson signe une prolongation de 6 ans, contre 70M$. Il a un salaire de pasha, il va devenir une star incontournable. Sa moyenne de points augmente (26.2ppg), découvre le All-Star Game, s’invite dans la All NBA first team et fait un nouveau trip en playoffs. Les Sixers éliminent les Hornets, AI3 score 40 points lors du match 1, mais les Pacers font chuter à nouveau les Sixers au second tour.
Theo Ratlif (lors de l’annonce de la retraite d’Iverson) : Nous avons progressé ensemble. Nous étions au fond de la league, mais en trois ou quatre ans, nous sommes arrivés au top. C’était juste un processus de progression. [Allen Iverson] était un jeune joueur qui avait ses problèmes, mais il se donnait beaucoup pour sa famille, et ses coéquipiers étaient sa famille. Ce n’était pas un secret, il avait son entourage, avec qui il a grandi et il avait le sentiment d’avoir besoin d’eux. Il était au top de la league à ce moment-là. Il était la star numéro 1, le visage de la league.
MVP
2000-01 sera sa saison. Pourtant, durant l’été, les Sixers songent à le transférer car l’ambiance dans le vestiaire n’est pas au beau fixe, notamment entre le « old school coach » et le « hip-hop player ». Un deal à trois se met alors en place, entre les Sixers, les Pistons et les Clippers. Phily aurait récupéré Eddie Jones, Glen Rice, et Jerome Williams, mais le deal a capoté à cause de… Matt Geiger, qui avait un trade kicker dans son contrat.
Dans la ville de l’amour fraternel, Allen Iverson et Larry Brown vont donc devoir continuer à cohabiter, pour le meilleur avant le pire.
Surmotivé, The Answer envoie un gros message à ses dirigeants, menant son équipe à 10 victoires consécutives en début de saison. En février, il est à nouveau all-star et sera élu MVP, avec 25 points, 5 assists et 4 steals. En cours de route, il reçoit le soutien de Dikembe Mutombo et en fin de saison, le bilan des Sixers est excellent : 56V-26D, numéro 1 de la conférence. Il est aussi élu MVP.
Les playoffs vont alimenter sa légende. Au premier tour, les Sixers écartent leur vieille bête noire, les Pacers. En demi-finale, ce sera un affrontement dantesque entre Iverson et Carter, terminé en 7 matchs. Iverson claquera 52 points dans le G5 pour l’histoire, et livrera un match superbe au G7 (21pts-16pds), bien épaulé par McKie (22pts) et Mutombo (17rbs), remporté par Phily sur le fil (88-87). Les Raptors ne se relèveront jamais de cette élimination.

Au tour suivant, les Bucks vont aussi tomber en 7 matchs, Iverson a inscrit 34 points au G1, manqué le G3 sur blessure pour revenir au G4 (28pts-8pds) et bouclé la série sur un match à 44 points !
L’aventure sera conclue par une défaite douloureuse contre les Lakers. Lors du G1, il plante 48 points dont un tir incroyable sur Tyronn Lue. Plus mobilisé, les Lakers vont écraser la série par la suite.

La lente chute des Sixers
Cette énorme saison n’en appelera pas d’autre. Iverson va tourner à 31.4 points l’année suivante, mais les Celtics vont venir à bout des Sixers au premier tour des playoffs. Peu après cette élimination, l’inimitié entre Larry Brown et Allen Iverson va clairement remonter à la surface. Sur le ton de la plaisanterie, Brown déclara.
Larry Brown : Il n’était pas à l’entraînement aussi souvent qu’il a dit ‘practice’
Derrière cette blagounette se cache une part de vrai car LB a régulièrement critiqué les absences non justifiées de son leader aux séances collectives. Après une année supplémentaire de petites phrases, Larry Brown décida de quitter son poste et de prendre en main les Pistons. Ce départ normalisera quelque peu les relations entre les deux hommes, qui vont se réconcilier par la suite.
Durant l’été, Iverson va participer à la campagne de qualification pour les JO 2004 à Porto Rico. Un honneur pour le little big guy.
C’est un sentiment merveilleux de représenter les USA. C’est un honneur. C’est un hommage à tous les coachs que j’ai eu dans ma vie. Coach Brown, Coach Thompson et mon coach au lycée, Mike Bailey. Je suis heureux de pouvoir intégrer une équipe comme celle-là, vraiment, c’est une des plus belles choses que j’ai faites dans vie.
Si la première campagne se passera bien, avec notamment un match record contre le Canada, remporté 111-71 par les USA, et 28 points, 10/13 dont 7/8 à 3-points d’Iverson en seulement 23 minutes, la seconde sera moins réussie. En effet, il a fait partie de l’équipe qui n’a remporté « que » le bronze à Athènes. Son plus bel exploit sera probablement le tir de la gagne, du milieu de terrain, contre l’Allemagne… en match de préparation. Ses retrouvailles avec Larry Brown n’étaient donc pas victorieuses.
A Philadelphie, ses exploits ne suffisent plus. Le 12 février 2005, il réalise le carton de sa carrière, 60 points contre le Magic. En 2005-06, il a planté 33 points par match mais les Sixers n’ont pu aller en playoffs. L’arrivée de Chris Webber n’a pas rendu l’équipe plus compétitive. Son départ est alors à nouveau évoqué, Denver, Atlanta et Boston sont sur les rangs, mais rien ne sera conclu.

Nouveau départ ? Nouvelle chute…
En novembre 2006, le vestiaire implose. Les défaites s’enchainent et Allen Iverson frappe à la porte de Billy King pour lui exposer son point de vue. Il était revenu dessus peu après son transfert.
Je suis allé voir Billy et je lui ai exprimé ma frustration. Nous avions perdu 12 matchs sur 14 et quelque chose n’allait pas. J’ai dit à Billy King que nous ne pouvions pas gagner comme ça. Je ne lui ai pas dit directement ‘Trade moi, je suis prêt à partir’.
Le 8 décembre 2006, il est définitivement écarté sera transféré 11 jours plus tard avec Ivan McFarlin aux Denver Nuggets pour Andre Miller, Joe Smith et deux premiers tours de draft. La réunion des deux meilleurs scoreurs de la league du moment, Anthony et Iverson, fait alors saliver. Il fera ses débuts le 23 décembre lors d’une défaite contre les Kings.
Mais en playoffs, l’association ne permettra jamais aux Nuggets de passer un premier tour de playoffs.
Iverson fera son premier retour à Philadelphie le 19 mars 2008, il recevra une standing ovation mais les Nuggets vont s’incliner 115-113.
Le 3 novembre 2008, il est à nouveau transféré, aux Pistons, contre Chauncey Billups, Antonio McDyess et Cheikh Samb. Une première polémique éclatera au sujet de son numéro, puisqu’il a dû abandonner son #3, détenu par Rodney Stuckey, pour le #1. Rien de bon ne sortira de son expérience aux Pistons, entre fausses blessures et vraie facherie avec Michael Curry. Ainsi, Joe Dumars a annoncé le 3 avril qu’Iverson était définitivement exclu de l’équipe.
Après un été où il se met à Twitter, il signe le 10 septembre un contrat d’une saison avec les Grizzlies.
Dieu a choisi Memphis comme l’endroit où je continuerai ma carrière. J’ai le sentiment qu’ils s’investissent pour monter une équipe qui gagne.
Là encore, les polémiques vont s’enchainer. Une blessure en présaison, une place sur le banc qui le gêne et un départ précipité de l’équipe, le tout en 2 mois. Son contrat sera rompu le 16 novembre, Iverson n’aura joué que 3 petits matchs avec les Grizzlies.
Une bien triste fin pour un arrière de 6 pieds, faux organisateur, vrai scoreur, vrai athlète, vrai manieur de ballon, vrai compétiteur mais peut-être mauvais leader, qui a fait rêver toute une génération de fan.

Sa fiche
- Né le 07 juin 1975 à Hampton, Virginia
- Poste: Guard
- Taille: 1.83m
- Poids: 82kg
- High School: Bethel High School
- College: Georgetown
- Franchise:
- Philadelphie 76ers (1996-06)
- Denver Nuggets (2006-08)
- Detroit Pistons (2008-09))
- Memphis Grizzlies (2009)
Awards
NCAA
- Big East Rookie Of The Year (1995)
- Big East Defensive Player Of The Year (1995, 1996)
- AP All-America First Team (1996)
NBA
- MVP (2001)
- Rookie of the Year (1997)
- 10x All-Star (2000–2009)
- 2x All-Star Game MVP (2001, 2005)
- 4x meilleur scoreur NBA (1999, 2001, 2002 et 2005)
- 3x All-NBA First Team (1999, 2001, 2005)
- 3x All-NBA Second Team (2000, 2002–2003)
- All-NBA Third Team (2006)
- All-Rookie First Team (1997)
Stats en carrière
- Points: 24 020 soit 27 par match à 41.4% et 78% aux LF.
- Assists: 5522 soit 6.2 par match
- Rebonds: 3319 soit 3.7 par match
- Steals: 1965 soit 2.2 par match
- Matchs: 889, 71 en playoffs.


Un bel hommage à un grand joueur.
J’étais fan du joueur de phily, moins depuis. Mais quel joueur !
IL a fait la transition entre Jordan et les James, Wade & co. Souvent décrié, souvent mis à terre, mais jamais battu.
Plus qu’un style de jeu nouveau pour la NBA, Iverson c’est surtout un mec qui a toujours joué à fond, même quand il était blessé. Il était toujours présent dans les grands rendez-vous et ces demis finales de conférence contre les Raptors furent tout simplement somptueux. Un duel avec Carter extraordinaire (à eux deux ils dépassent 3 fois les 50 pts !), des stats ENORMES (33,7 pts 7,3 passes …).
Dommage que sa carrière se soit terminée comme ca … :’(
Je pense pas que sa carrière soit terminée honnêtement. Dire qu’il s’en va est le meilleur moyen de rappeller au monde le joueur qu’il a été (et qu’il est encore) et de reveiller le désir d’une ou deux équipes.
Concernant le joueur je suis comme beaucoup partagé…
Il a du talent indiscutablement et voir ce petit bonhomme taillé comme monsieur tout le monde jouer dans la cour des grands avait un côté fascinant.
Maintenant il a surtout fait dans le volume scoring et les chiffres qui ont contribué à sa légende ne sont en réalité guère impressionnants. 42% sur l’ensemble de sa carrière c’est quand même plus que léger pour un gars qui artillait pas spécialement longue distance, de 99 à 2005 soient les années fastes au scoring ça dépasse jamais les 42% et ça descend jusqu’à un ignoble 38% ! Je suis presque certain qu’un bon scoreur NBA à qui l’on offre autant de libertés qu’à Iverson à l’époque fait au moins aussi « bien » sinon beaucoup mieux (d’ailleurs quand Kobe, Wade, Melo ou Durant ont quartier libre ils FONT mieux)
Il n’a jamais su faire gagner son équipe, jamais vraiment parvenu non plus à cohabiter avec d’autres bons scoreurs (comment alors se plaindre d’un manque de soutien ?) malgré d’évidentes améliorations dans sa selection de tirs il n’a jamais pu (voulu ?) changer en profondeur sa façon de voir le basket au point peut être de mourir (d’un point de vue basket) avec ses idées.
son défaut est de n avoir pas su jouer avec un autre scoreur à coté de lui. thomas et hugues se sont barrés de phily avec le sourire.
Je suis d’accord avec toi Bob, il n’a peut etre pas été extraordinaire dans l’adresse (bien que j’aimerais bien avoir cette adresse en NBA …), il n’a pas pu cohabiter avec un autre scoreur (les exemples sont nombreux : Stakhouse, Hughes, Melo, Hamilton …) et a connu sa meilleure saison collective en 2001 avec aucune star autour de lui (le premier qui me dit que Snow, Jones ou McKie sont des stars … =) ).
Mais dire qu’il n’a pas pu changer sa vision du jeu, je ne suis pas d’accord. Il était moins porté sur le scoring à Denver, se muant tant bien que mal en organisateur. Mais, malgré tout le talent qu’il peut avoir, c’est impossible de demander à quelqu’un de passer d’un rôle de franshise player à un rôle de meneur organisateur. Surtout quand on a un jeu à la Iverson, très portée sur le drive.
Il lui fallait un coach capable de le laisser s’exprimer sur le terrain, Larry Brown l’avait compris mais c’était bien le seul en NBA.
Quand tu dis qu’il reviendras, ce n’est pas cette année c’est sur (sauf blessure majeure chez un candidat au titre genre Ginobili out pour la saison, ce n’est qu’un exemple qui a très peu de chance de se produire connaissant Popovich), mais dans 1 ou 2 ans il pourrait revenir chercher une bagounette, apportant ses qualités de winner, de vitesse, de technique, de finisseur et sa vision du jeu à une équipe cherchant un 6th man experimenté.
Comme Bob, je suis très partagé sur son héritage.
Il a fait du chiffre, il a fait son épopée, en 2001, mais les arrières bouffeur de ballon, ça a jamais été trop mon truc. C’est surement un exemple pour beaucoup de jeunes, pour sa volonté, le travail qu’il a accompli et son volume de scoring, mais malheureusement aussi pour son coté croqueur. Quand je lis qu’OJ Mayo a grandi en le regardant, j’ai envie de dire, oui ça se voit.
J’ai toujours été très circonspect sur son apport au collectif, j’ai envie de dire, quelle transformation des Sixers avec Andre Miller ! J’ai envie de dire, quelle transformation des Nuggets avec Billups ! Une machine à chiffre ne fait pas forcément les grands joueurs. D’ailleurs, dans un sondage sur Real GM, on peut voir que les opinions sont très partagés à son sujet :
- 27% le place dans le top 20 all time des meilleurs joueurs.
- 20% le place dans le top 30
- 10% le place dans le top 40
- 24% le place dans le top 50
- 19% au delà.
J’ai également le sentiment qu’il reviendra, qu’en février son nom réapparaitra dans les rumeurs et qu’il acceptera à ce moment là un spot chez un prétendant, en sortie de banc.
les gars faut pas oublier que AI jouait arriere ( pas meneur ) avec son metre 83. et il en a gagné des duels fasse au SG d’en face et il y a tjrs eu foule (carter kobe miller allen jones pierce stack); il a réussi à donner l’envie d’etre petit en nba. faut pas non plus oublier qu’il est la référence du 1er pas et du dribble.
Pour moi il a marqué le nba et a montrer que meme en 2000 on peut faire 1m80 et arriver au top….et puis avec marbury l’analyse était plutot favorable ( de mémoire ) alors faut pas faire la fine bouche sur AI qui a fait 100 fois mieux. Et on peut les comparer.
qui d’entre vous prendrez un arriere d1m83 en n°1 de la draft ?
L’analyse était plus favorable pour Marbury parce qu’on parle pas des mêmes réputations ! Pendant son activité Marbury a souvent été décrié à juste titre alors qu’Iverson a un statut de légende et d’ancien MVP.
Le fait qu’il joue SG fait partie des choses qu’il aurait fallu changer. Sa taille posait des problèmes défensifs quasi insolubles (mis à part lorsqu’un grand meneur bon défenseur comme Snow était présent pour tenir les SGs) à ses coachs. Même chose être petit n’est pas une excuse pour arroser comme un porc durant les 2 tiers de sa carrière : si ta façon de jouer implique de shooter à 42% maximum par saison c’est qu’elle est mauvaise…
Après oui il a bien sûr été marquant mais pas par son efficacité ou son impact.
ça peut surprendre mais pour moi, AI est probablement le meilleur joueur « pur » de basket de l’histoire du jeu de part sa technique hors du commun (dribble, drive, shoot, passes, et même mouvement défensif qd il s’en donner la peine…) et ceci pour une taille loin des standings de la league et le voir jouer m’a toujours procuré des frissons! Sa volonté de gagner était aussi très jouissive à voir et j’irais jusqu’à dire exemplaire!
Même si au fond de moi, j’aurais aimé le voir évoluer et finir par apprendre le seul fondamentaux qui lui manque: l’esprit d’équipe….
En revanche, pour qu’il puisse être reconnu comme un des plus grands joueurs de l’histoire, il aurait fallu que le basket soit un sport individuel…Dommage pour lui ça n’est pas le cas! Cet individualisme, qu’il a cultivé jusqu’en dehors du terrain, le rend pour moi loin d’être un exemple pour les jeunes (en dehors de sa rage de vaincre appréciable)! Sans culture de l’équipe, point de salut ds ce sport et c’est tant mieux …
En conclusion pour moi, ça reste un énorme gâchis que j’ai adoré voir jouer!
Oulah…
Meilleur joueur « pur » ???? Ne pas avoir un jumpshot de grande qualité c’est juste éliminatoire ! Et vu son physique il n’a pas de jeu dos au panier non plus. Franchement techniquement il a pour lui un fantastique dribble qui lui a permis d’utiliser à fond sa vitesse et une bonne qualité de finition près du cercle, sur le reste c’est quand même pas hallucinant…
Un Steve Nash pour ne citer que lui sait faire bien plus avec le ballon et je parle même pas de Kobe ou Jordan
Je pense quand même, malgré tous ses défauts, qu’Iverson a eu un formidable impact sur le jeu. Bien plus qu’un Kobe par exemple.
Faudrait comparer avec les années 90, mais j’ai l’impression que JAMAIS dans l’Histoire de la NBA, on a vu autant d’équipes jouer avec 2 « petits » à l’arrière. Il y a un changement dans les mentalités.
Aujourd’hui, on voit des associations complètement inédites pour le Basket NBA: Ridnour/Jennings, Miller/Blake, Bynum/Gordon, Curry/Ellis et bientôt Paul/Collisson.. on voit que des Crawford, House, Parker, Ellis ou Arenas sont alignés en tant que meneur de jeu alors qu’ils ont des profils de SG, on a plus peur d’aligner des Shooting Guards de petite taille.
Bref, Iverson a je pense changé le jeu. Il a changé le Basket pour les joueurs de petite taille. Et ca, c’est unique dans l’Histoire du jeu.
steve nash n’a pas réussi à aller en finale nba avec stoud ou dirk à ses coté. steve nash s’est éffondré devant tp en playoff pendant des années. stp ne compare pas entre AI et nash
Je parle technique, et techniquement Nash c’est de l’ultra lourd.
« Meilleur joueur « pur » ???? Ne pas avoir un jumpshot de grande qualité c’est juste éliminatoire ! »
et ben je ne suis évidemment pas d’accord. Il a un excellent jumpshoot et il est capable de scorer de n’importe où via son shoot (que se soit en se le créant ou en sortie d’écran, suffit de voir les highlights de l’article pour s’en persuader)! Alors évidemment tu peux me sortir son pourcentage catastrophique (42% sur sa carrière) mais pour moi ça n’a rien à voir avec ses qualités de shooteur mais plus à son incapacité pathétique à jouer collectif et à croire que seul lui doit scorer pour gagner d’où une sélection de shoot particulièrement suspecte (ce que MJ a su travailler tout comme Kobe dernièrement et que lui a été incapable de faire au cours de sa carrière)! Sa mécanique est en revanche excellentissime et même à 3 pts! Si on va par là, même TP shoote mieux (50%) ce qui, tu en conviendras, est particulièrement faux! TP rentre dans le cadre du jeu de Pop et on ne le verra jamais prendre un shoot sur la tête d’un autre joueur, AI préférera quant à lui le prendre plutôt que de passer, toujours en raison de son incapacité à saisir le principe de jeu collectif!
Pour le jeu dos au panier je te l’accorde, Kobe et surtout MJ en avait un de bien meilleur niv mais que faire dans cette position à 1m83! Aucun intérêt à le travailler, c’est comme si on demandait à Iglaukas de maîtriser le jeu de transition!
Non non je persiste et je signe, c’est un pur technicien et pas seulement pour les drives et autres dribles chaloupés, son shoot est extrêmement équilibré et de plus, il le dégaine à vitesse grand V (pas le choix avec sa taille) ce qui est particulièrement impressionnant! Mais même les meilleurs shooteurs du monde ne réussissent pas leur shoot qd y a prise à 3! Les plus intelligents, en revanche, passeront la balle….
BRAVO 10000000 fois !
ENFIN QUELQU’UN D’OBJECTIF ET QUI S’Y CONNAIT !
C’est bien la première fois que je lis un article aussi objectif (jusqu’à preque rendre hommage à Matt Geiger sans qui AI n’aurait pas été en finale avec Philly !). Et oui, AI est un IMMENSE joueur mais dont la mentalité aura EN PARTIE FREINE sa carrière. En effet, l’histoire entre Larry Brown et AI n’est pas aussi belle qu’on veut nous la vendre : elle aura vraiment fonctionné entre eux 2, 3 ans et Brown, fatigué a fini par partir.
Personnellement, je pense aujourd’hui que le seul point de chute où tout pourrait « tourner autour d’Iverson » serait Charlotte et je pense même que ce pourrait être un ticket « gagnant-gagnant », mais il n’est pas non plus ertain que Larry Brown ne craigne pas quelques caprices que son âge ne lui permettrait plus de supporter.
Encore bravo et merci : on est très loin des habituels fanatiques ou autres haters !
Son nom revient de plus en plus à Phily … Un retour aux sources pour The Answer ?
Deux déclarations vont dans ce sens :
“C’est quelque chose qui est sérieusement envisagé,” un dirigeant des Sixers a déclaré avant la défaite face aux Hawks. “Nous connaissons son histoire, les hauts et les bas. Mais nous savons aussi ce qu’il peut apporter et qu’il peut nous aider. Nous ne pouvons simplement pas ignorer ce qu’il peut nous fournir. Pas dans notre situation.”
“Nous sommes très, très ennuyés maintenant,” un proche de l’équipe rapportait. “Nous n’avons absolument rien à perdre à ramener Allen Iverson. Rien du tout.”
Wait and see mais une équipe avec Iverson, Iguodala, Brand, Young, ca a quand meme fière allure !