Analyse de la draft NBA 2010

Voici une analyse post-draft, équipe par équipe. A savoir que Cleveland, Charlotte et Denver n’avaient pas de pick

Atlanta Hawks

  • Jordan Crawford (27)
  • Pape Sy (53)

Est-ce un signe du départ de Joe Johnson? Jordan Crawford est un combo-guard similaire à J.J, tournant à 20.5 ppg à Xavier l’année dernière. Si J.J bouge, ce sera un bon point, sinon le roster des Hawks commence à être encombré: Johnson, Jamal Crawford, Maurice Evans, et un certain Jeff Teague….Concernant Pape Sy, c’est une petite surprise. Le meneur du Havre n’a pas de contrat garanti mais Larry Drew, nouvel entraineur d’Atlanta s’est dit impressionné par le joueur en camp d’entrainement et sa polyvalence (1-2). Ca reste encore un guard de plus dans l’effectif…et il devrait rester en Europe se développer.

Verdict : Ces picks annoncent certainement le départ de J.J ou des trades car Atlanta commence à perdre en équilibre, très redondant sur le coup.

Boston Celtics

  • Avery Bradley (19)
  • Luke Harangody (52)

Avery Bradley est un arrière athlétique, de petite taille, qui pourrait faire la paire avec Rajon Rondo comme complément défensif. En effet, défensivement, c’est un des meilleurs joueurs de la draft et son manque de taille ne lui permet pas d’être un vrai scoreur mais en même temps, avec Rondo, il n’a pas besoin de prendre les commandes. Un très bon complément donc, athlétique et défensif, on le compare à Monta Ellis. Le second pick, Harangody est un intérieur dans la veine de Glen Davis ou Leon Powe c’est-à-dire très productif sur de courtes périodes et il aura du temps de jeu avec les blessures des C’s.

Verdict : Une draft solide à deux postes nécessitant des joueurs, Boston n’a pas fait d’erreur.

Chicago Bulls

Chicago a pris le français Kevin Seraphin mais avant la draft un trade a été conclu avec les Wizards envoyant Kirk Hinrich et le pick 17 pour un futur second tour. Comme l’annonce prudemment NBADraft.net, si Chicago réussit à faire venir des gros poissons cet été, cette draft sera oublié, sinon, ils ont juste abandonné un futur bon ailier, notamment avec les problèmes récurrents de Luol Deng.

Dallas Mavericks

  • Achat des droits de Dominique Jones (24) des Memphis Grizzlies

Dallas a tenté toute la soirée de rentrer dans le TOP 10 puis le TOP 20 mais ils visaient Dominique Jones depuis le début, ils ont été chanceux sur le coup. Jones est un arrière puissant et scoreur, un véritable 2, il tournait à 21.7 ppg à South Florida. De plus, les Mavs ont réussi à trader Solomon Alabi, un dernier pick de draft, pour de futurs picks, ce n’est jamais négligeable.

Verdict : Les Mavs ont déjà de la relève pour la mène (Beaubois et Barea), ils en ont maintenant sur le poste 2.

Detroit Pistons

  • Greg Monroe (7)
  • Terrico White (36)

Clairement un des meilleurs choix de la draft: Greg Monroe aux Pistons c’est l’assurance d’un joueur prêt pour la NBA, très athlétique et qui va combler les problèmes de frontcourt de l’équipe. Et puis, un intérieur de Georgetown (16.1 pts, 9.6 rbds) c’est également l’assurance d’un big man avec un QI basket élevé, excellent passeur. Quant à White, c’est un athlète qui a le potentiel de devenir meilleur que Rodney Stuckey et jouer en combo avec lui si Rip Hamilton s’en va.

Verdict : Belle draft de Joe Dumars qui reconstruit malgré les deux contrats boulets enquillés la saison dernière de Gordon et Villanueva…

Golden State Warriors

  • Ekpe Udoh (6)

Contrairement à Detroit, c’est l’interrogation la plus totale, voire les critiques les plus cinglantes. Udoh est un gros intérieur/défensif de Baylor qui a fait de bons workouts mais de nombreux insiders ont avancé deux reproches: le premier c’est que le joueur ne serait pas assez bon pour être pris aussi haut (6) et ensuite, dans le contexte des Warriors avec Randolph et Wright devant lui, il ne devrait pas avoir beaucoup de temps de jeu.

NBADraft va jusqu’à dire « qu’heureusement qu’ils n’avaient pas de second tour pour encore tout foirer…. »

Verdict : Un joueur qui n’est pas un fit idéal du tout, pris très haut et qui semble bouché dans la rotation.

Houston Rockets

  • Patrick Patterson (14)

Kentucky avait la cote et Houston n’a pas hésité à sauter sur l’un des prospects les plus prometteurs de cette draft. Daryl Morey a encore fait preuve de bon sens en prenant le meilleur joueur disponible. Patterson est un intérieur expérimenté (14.3 pts, 7.3 rbds), resté 3 ans en université et qui devra batailler avec Luis Scola, Jordan Hill et Chuch Hayes, des joueurs à sa hauteur, il pourrait devenir titulaire au cours de l’année.

Verdict : Morey renforce son secteur intérieur toujours dans l’énigme Yao Ming et Patterson pourrait prendre très vite la mesure de ses coéquipiers.

Indiana Pacers

  • Paul George (10)
  • Lance Stephenson (40)
  • Magnum Rolle (51)

Les Pacers ont l’habitude de prendre des joueurs qui ont réussi au niveau universitaire et quand on voit Brandon Rush, Tyler Hansbrough et Roy Hibbert, on ne peut qu’abonder dans ce sens. Paul George en fait partie, c’est un SF similaire à Granger ou Ariza avec ses 16.8 pts, 7.2 rbds . Il semble pourtant faire doublon justement avec Granger et avait une grosse faiblesse au niveau des pertes de ballon à Fresno State.

La suite apparaît également risqué. Lance Stephenson est un arrière avec un pauvre shoot de loin et un QI basket peu honorable, ses prises de position sont souvent contestables et il croque le ballon, notamment parce qu’il a besoin de se créer son propre shoot. S’il laisse son égo de côté et se concentre sur le scoring, il peut être un bon fit avec sa puissance physique et sa défense, une sorte de Ron Artest-like. Enfin, Rolle est un ailier rapide et agile, à voir.

Verdict : Le choix de George pose la grande question de sa cohabitation avec Granger et Stephenson a des problèmes d’égo, c’est une draft à tout ou rien pour Larry Bird.

Los Angeles Clippers

  • Al Farouq Aminu (8)
  • Eric Bledsoe (18)
  • Willie Warren (54)

Avec une équipe blindée d’ailiers forts/intérieurs, le rééquilibrage opéré durant la draft semble intelligent. Al Farouq Aminu est un véritable 3, longiligne et en provenance de Wake Forest. Il est considéré comme un des meilleurs athlètes du pays, explosif et agile. Il fera un parfait complément dans cette équipe, surtout avec l’arrivée d’un meneur-scoreur en la qualité d’Eric Bledsoe qui pourra suppléer le vieillissant Baron Davis dans sa tâche.

Willie Warren est aussi un scoreur mais ses problèmes de comportement et son QI basket faibles l’ont vite plombé. Un gros croqueur dans une équipe comme ça, c’est moyen.

Verdict : Une draft logique, des joueurs qui comblent les trous et de bons choix. Warren n’a pas de contrat garanti, on verra ses workouts.

Los Angeles Lakers

  • Devin Ebanks (43)
  • Derrick Caracter (58)

Foi d’insider, les Lakers ont réalisé le meilleur « second tour » de la draft. Devin Ebanks est un SF aux longs bras qui peut shooter au périmètre et amener sa défense derrière Artest, tandis que Derrick Caracter est un intérieur prometteur avec beaucoup de skills, de touché et de puissance pour dominer. Cependant, ses problèmes de comportement et sa prise de poids ont inquiété.

Verdict : Deux très bons choix à ce stade là de la draft et pour un champion en titre, c’est inespéré.

Memphis Grizzlies

  • Xavier Henry (12)
  • Greivis Vasquez (28)

Le maître mot à Memphis c’est « question ». Henry est un arrière, Vasquez un meneur-scoreur…le premier était très attendu, un arrière très puissant qui peut jouer 3 également surtout qu’il n’a pas une rapidité égale à ses futurs adversaires. Dans ce cas, quid de Rudy Gay? Comme Indiana, on sent le doublon. Vasquez par contre semble être un parfait complément d’O.J Mayo dans le backcourt et devrait sortir du banc derrière le duo Conley-Mayo, il est considéré comme le meilleur passeur de la draft.

Verdict : Le coaching va être déterminant pour voir ce qu’Henry vaut, bouché pour l’instant par Mayo et Gay, il pourrait intervenir en alternance derrière ces deux; Vasquez est un choix plus que logique. En bref, une draft solide, à confirmer.

Miami Heat

  • Dexter Pittman (32)
  • Jarvis Varnado (41)
  • DaSean Butler (42)

Bon, là, que des seconds tours.

Pittman est un pivot très imposant (voire trop, avec quelques problèmes de poids), sa rapidité et son sens du panier pourraient révéler un intérieur plus que décent. Varnado est un 4 assez unidimensionnel façon Bo Outlaw, grand et athlétique mais pas plus. Enfin, Butler a chuté (top 20 normalement) lors de la draft à cause de problèmes de santé, s’il se remet, il peut être un véritable bon coup à l’aile. De plus, le Heat a encore gagné du cap-space en dealant quelques picks.

Verdict : Une draft qui dépendra de l’évolution et du développement des joueurs, gros upsets ou flops? Wait and see…

Milwaukee Bucks

  • Larry Sanders (15)
  • Darington Hobson (37)
  • Jerome Jordan (44)
  • Tiny Gallon (47)

Milwaukee accueille quelques joueurs avec du potentiel mais qui peuvent être de vrais busts également. Sanders est un pivot défensif qui pourra faire la paire avec Bogut ou le soulager dans certains cas. Il est peut-être encore un peu léger par contre…à l’inverse de Gallon, comparé à Antoine Walker sur les ailes. Jordan est encore un pivot, qui a fait de belles prestations universitaires et a de l’expérience mais ne devrait pas avoir de spot, à l’instar d’Hobson, énième ailier aux Bucks, au moment ou Maggette et Douglas-Roberts arrivent…

Verdict : Une draft mitigée, des joueurs qui semblent bouchés, un ou deux potentiellement intéressants, il reste que le backcourt des Bucks est dépourvu face à un frontcourt pléthorique en nombre.

Minnesota Timberwolves

  • Wesley Johnson (4)
  • Lazar Hayward (30)
  • Nemanja Bjelica (35)
  • Paulo Prestes (45)

Avec le 4ème pick, le choix de Wesley Johnson était unanime et attendu. L’ailier de Syracuse est un très bon scoreur qui peut également rebondé, il a sa place dans le roster des Wolves et pourra avoir un impact immédiat. Hayward est aussi une bonne surprise de fin de premier tour, un joueur dur au mal qui est senior en NCAA et peut être un vrai bon role player, comparé le plus souvent à Jared Dudley dans le style.

La venue de Bjelica est une vraie bonne surprise à ce niveau. Serbe sous-coté et snobé, c’est un SF très polyvalent qui fera la paire avec Johnson. Enfin, Prestes est un intérieur massif qui fera son trou en tant que role player avec Milicic, à voire en développement.

A noté que les Wolves ont réalisé un trade bizarre en envoyant Luke Babbitt et Ryan Gomes à Portland contre Martell Webster…

Verdict : De bons joueurs, une bonne draft même si le trade réalisé semble bizarre.

New Jersey Nets

  • Derrick Favors (3)
  • Damion James (24)

Rod Thorn, Bravo. Le choix de Derrick Favors était également attendu, c’est un des meilleurs prospects de cette draft à impact immédiat à l’intérieur avec Brook Lopez. Quant à Damion James, c’est un ailier athlétique comme les Nets l’aiment. Agile et rapide, il se fondera très bien dans le jeu d’Avery Johnson.

Verdict : Aucun souci, les choix sont logiques et justifiés, les Nets commencent bien leur reconstruction.

New Orleans Hornets

  • Craig Brackins (21)
  • Quincy Pondexter (26)

Ici aucun risque de la part des Hornets qui cherchent toujours à libérer du cap-space. Au final, ils se retrouvent avec un ailier-fort qui a tendance à s’éloigner du cercle et à prendre des shoots à mi-distance (Brackins), et un joueur expérimenté qui a fait tout son cursus universitaire, SF solide, il est NBA ready (Pondexter) mais n’a pas de vrai shoot.

Verdict : Il manquait peut-être un profil de shooteur pour accompagner NOLA, les deux joueurs vont peut-être faire partie de futurs trade, à surveiller.

New York Knicks

  • Andy Rautins (38)
  • Landry Fields (39)

A contrario des Lakers qui ont fait un très bon usage de deux picks très lointains, là les Knicks n’ont pas fait un grand usage de deux seconds tours rapides. Andy Rautins est un arrière spécialisé dans le shoot et avec une bonne vision du jeu, ainsi qu’un bon esprit d’équipe (ça manque à NY…) mais il y avait mieux à ce moment-là. Et Fields est un ailier peu connu, qui n’était même pas sur d’être pris par quelqu’un à cette draft.Il devrait finir en D-League.

Verdict : Un joueur utile sur deux, il y avait mieux à faire à ce niveau-là de la draft.

Oklahoma City Thunder

  • Cole Aldrich (11)
  • Tibor Pleiss (31)
  • Latavious Williams (48)
  • Ryan Reid (57)

Comme d’habitude, beaucoup de mouvement de la part de Sam Presti et beaucoup de trades, d’échanges de picks etc…qui ont rendu vraiment très confus encore ce matin sur qui possédait quoi du côté du Thunder. Au final, OKC récupère Cole Aldrich, un intérieur qui tournait à 11.3pts, 9.8rbs et 3.5 blocks à Kansas et qui devrait être starter devant Nenad Krstic, un secteur appauvri du Thunder. L’ajout de Pleiss est aussi un joli move, l’internationale allemand joue au poste de pivot, très longiligne et avec un solide shoot de loin. Il n’ira par contre en NBA qu’à partir de 2012, il doit s’endurcir encore un peu en Europe.

Latavious Williams est rentré dans l’histoire, lui qui a zappé l’université à cause de ses mauvais résultats et après un passage en D-League. Il pourra avoir un impact direct en tant que PF. Enfin, Reid est un PF qui ne devait même pas être choisi….

Verdict : En gros, deux picks intéressants à impact immédiat, un futur prospect et une énigme, sur 4 picks et avec tous ces méli-mélo, c’est pas si mal pour le Thunder.

Orlando Magic

  • Daniel Orton (29)
  • Stanley Robinson (59)

Orlando avait deux choix très bas et a pris ce qui restait de mieux à ce niveau. Orton est un intérieur qui a perdu beaucoup de sa cote à cause d’une grosse blessure en senior. S’il est en pleine possession de ses moyens, il pourra faire un bon intérieur mais quelle utilité à Orlando où Bass et Gortat se marchent déjà sur la tête? Robinson est quant à lui un SF très athlétique et intimidant mais avec un QI basket nul. C’était le meilleur en avant dernier.

Verdict : Une seule vraie décision et elle est hautement contestable au vu du roster du Magic, peut-être des prochains deals à venir. En tout cas Orton est tombé dans la bonne équipe pour se développer mais pas pour avoir du temps de jeu.

Philadelphia Sixers

  • Evan Turner (2)

Un peu comme New Jersey, ici il n’y a pas grand chose à dire tant le choix était limpide pour les Sixers. Ils ont pris le joueur qu’ils voulaient mais son futur dépendra de son association avec Andre Iguodala. Avant la draft, certains insiders disaient même que l’arrivée de Turner mettrait fin à l’avenir d’Iguodala aux Sixers. Au final, Turner (20.4 ppg, 9.2 rbds, 6 assists) c’est un futur grand arrière qui va faire des étincelles.

Verdict : Comme attendu, un fit qui peut être idéal si Iguodala lâche la gonfle.

Phoenix Suns

  • Gani Lawal (45)
  • Dwayne Collins (60)

Là, avec deux seconds tours très tardifs, il n’y avait pas grand chose à espérer mais les Suns ont récupéré deux PF de bonne valeur. Les deux pourraient faire leur place dans le roster et notamment aider sous les panneaux avec le départ probable d’Amaré Stoudemire. Sans GM, ils ont fait des choix somme toute intéressants, Lawal est un produit de Georgia Tech presque en double double sur la saison dernière et Dwayne Collins est un petit PF très mobile, fort au rebond.

Verdict : Les meilleurs fits possibles pour cette équipe, et sans GM svp.

Portland Trail Blazers

  • Luke Babbitt (16)
  • Elliot Williams (24)
  • Armon Johnson (34)

Une très belle draft de la part de Kevin Pritchard, licencié après avoir fait du bon boulot à nouveau….on comprend pourquoi l’ensemble de la presse, des fans et des joueurs de l’Oregon restent étonnés de cette décision. Bref, retour sur la draft. Les Blazers ont rejeté une offre de trade qui incluait Nicolas Batum pour le pick n°4.

L’arrivée de Luke Babbitt avec Ryan Gomes est une excellente décision puisque ces deux joueurs au profil similaires vont se relayer sur le poste 3/4. Babbitt est même considéré comme le joueur le plus doué en talent pur du pays par certains insiders et a un shoot longue distance très fiable. Williams est un shooteur et Johnson un meneur-scoreur, peut-être des choix un peu encombrant quand on connaît le roster des Blazers et l’attente de Jerryd Bayless, Rudy Fernandez…le départ probable de l’espagnol serait compensé.

Verdict : De bons picks, un vrai shooteur et des joueurs de devenir qui pourront également être tradés, Portland a toutes les clés en main pour former une équipe solide cette saison.

Sacramento Kings

  • DeMarcus Cousins (5)
  • Hassan Whiteside (33)

Après avoir drafté le ROY, les Kings ont encore fait un excellent choix avec Cousins et Whiteside (7-footer). NBADraft les compare à Eddy Curry et Tyson Chandler, respectivement car le premier est fort et solide tandis que le second est plus longiligne, dans la veine d’un Camby également. Il y a de fortes chances que ces deux joueurs débutent directement starter cette saison, ce qui refroidirait clairement Samuel Dalembert.

Verdict : Un backcourt solide, une raquette solide…les Kings se reconstruisent avec merveille.

San Antonio Spurs

  • James Anderson (20)
  • Ryan Richards (49)

R.C.Buford a encore frappé un grand coup, malgré deux picks peu idéalement placés. James Anderson est un swingman solide, très efficace en pénétration et en attaque en général, le catch-and-shot, il connaît également. Il devrait remplacer à la perfection un Jefferson décevant et contribuer directement. Quant à Richards, international anglais, c’est un 7-footer avec beaucoup de touché, il a été très impressionnant durant les combine de Chicago. La question est de savoir s’il veut rejoindre la NBA directement ou encore se perfectionner en Europe.

Verdict : Spécialiser dans le scouting, les Spurs ont encore fait fort et ne gâchent pas leurs picks inutilement.

Toronto Raptors

  • Ed Davis (13)
  • Solomon Alibi (50)

PF de North Carolina, Ed Davis n’est pas Chris Bosh mais il fera un parfait intérieur longiligne dans la raquette aux côtés de Bargnani. Il y a des risques qu’elle soit bien légère niveau physique cette raquette, c’est certain, mais il y a du potentiel. Alibi était quant à lui prévu dans le Top 20, c’est un 7-footer nigérian, athlétique et protecteur du panier. Il deviendra peut-être la clé de voûte de la défense des Raptors.

Verdict : Si Chris Bosh part, ses remplaçants sont tout trouvés et Bryan Colangelo part à la pire des éventualités avec deux très bons choix.

Utah Jazz

  • Gordon Hayward (9)
  • Jeremy Evans (55)

Immense SF, Gordon Hayward est un shooteur professionnel, tournant à 84% aux lancers-francs et avec une mécanique de shoot très rapide. Il rappelle beaucoup un certain Mike Dunleavy Jr et devrait prendre le pas sur Kyle Korver et être la doublure, au moins, de CJ Miles. Evans par contre n’était pas attendu (10 pts, 6.9 rbds), c’est un PF  très athlétique et énergique qui passe les 100 kg, à voir. Le plus étrange est que ces picks ne nous disent rien sur l’avenir du rosteer du Jazz, qui n’a pas vraiment renforcé son secteur intérieur sur le coup dans l’éventualité où Boozer partirait.

Verdict : Hayward c’est du très lourd à ce poste, il s’intègrera parfaitement au système Sloan, une draft finalement bien menée.

Washington Wizards

  • John Wall (1)
  • Kevin Seraphin (17)
  • Trevor Booker (23)

On termine avec les premiers! Il n’y a plus grand chose à dire sur John Wall, on sait qu’il sera une star dés son arrivée dans la NBA. Par contre, que vient faire l’arrivée de Kirk Hinrich dans l’affaire? Avec Arenas, Wall, Hinrich, il y a bouchon et il y a fort à parier que les Wizards vont trader un de ceux-là sauf Wall, bien sûr. Avec l’arrivée d’Hinrich, néanmoins, vient le pick 17 et un français, Kevin Seraphin! L’international français, qui jouait à Cholet la saison dernière, arrive dans une équipe décimée inside et devrait avoir du temps de jeu pour s’exprimer. Trevor Booker est un PF très athlétique et physique qui colle parfaitement à la philosophie de l’équipe de Wash’.

Verdict : Une draft égayée par un joli trade mais ce n’est pas fini, la reconstruction des Wizards (avec ou sans Arenas) ne fait que commencer.