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	<title>PassionBasket &#187; Chronique</title>
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	<description>Actualité, histoire, tout le basket américain et européen</description>
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		<title>[NBA Finals] Save the City !</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 23:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Charles Barkley a longtemps cherché son moment de gloire. Avec les Suns, il est enfin parvenu aux NBA Finals en 1993. Il a toujours cru que sur une série, il...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Charles Barkley a longtemps cherché son moment de gloire. Avec les Suns, il est enfin parvenu aux NBA Finals en 1993. Il a toujours cru que sur une série, il arriverait à battre les Bulls et Michael Jordan. Ses finales lui prouveront le contraire. Néanmoins, son orgueil le poussa à un dernier défi résumé en trois mots &laquo;&nbsp;Save the City&nbsp;&raquo;.</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p>Doubles champions en titre, les Bulls rêvaient de rejoindre les Minneapolis Lakers (1952-54) et les Boston Celtics (1959-66), seules franchises à avoir réussi la passe de trois, voire mieux. Le roster n&#8217;a pas énormément évolué et la saison (#1 de la Division Central) comme les playoffs (sweeps des Hawks puis des Cavs, 4-2 face aux Knicks) se sont parfaitement déroulés.</p>
<p>Les Suns n&#8217;avaient plus connu <a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-the-longest-day/" target="_blank">les NBA Finals depuis 1976.</a> Paul Westphal, le nouveau coach, était à l&#8217;époque sur le terrain. Mais le plus gros bouleversement de l&#8217;été précédent reste l&#8217;arrivée de Charles Barkley. Grâce à <em>Chuck</em>, élu MVP de la saison régulière, l&#8217;équipe a terminé #1 de la league (62-20) et a éliminé, dans la douleur, les Lakers, les Spurs et les Sonics.</p>
<p>Les NBA Finals ont débuté par une douche froide sur le sec désert de l&#8217;Arizona. Malgré l&#8217;avantage du terrain, les Suns débutent par 2 revers. Le troisième match rappelle une vieille histoire, il se joue en 3 prolongations mais se termine par la victoire des Suns. Seulement, les Bulls remportent le match 4 et pourraient encore célébrer le titre à la maison.</p>
<h2>Le match</h2>
<p>&laquo; <em>Save the City</em> &raquo; Ces trois mots écrits sur le tableau noir du vestiaire par Charles Barkley font référence à l&#8217;émeute prévue par les fans des Bulls en cas de victoire. La ville a &laquo;&nbsp;sauvé&nbsp;&raquo; n&#8217;est donc pas Phoenix, mais bien Chicago. </p>
<p>Ces mots étaient surtout une manière pour Barkley de remobiliser les troupes. Il était hors de question pour le compétiteur qu&#8217;est Barkley d&#8217;offrir le titre sur un plateau aux partenaires de Michael Jordan.</p>
<blockquote><p><b>Charles Barkley : </b>La garde nationale est dehors. La police aussi. Chaque bar, chaque magasin ferme ses fenêtres. Je ne sais pas pourquoi nous jouons ce soir.</p></blockquote>
<p>La légende dit aussi que Charles Barkley avait informé Michael Jordan que quelque soit son nombre de points, il allait remporter son premier titre de champion NBA. C&#8217;est son destin et celui des Suns. </p>
<p>Les Suns débutent le match par leur meilleur performance des playoffs. Richard Dumas ne manque rien, Charles Barkley domine post bas, Kevin Johnson alterne shoot en extension, layups et délivre 5 assists dans le premier quart-temps. Les Suns ont joué unis comme rarement et proposent leur meilleur basket.</p>
<p>Après avoir compté jusqu&#8217;à 16 points d&#8217;avance, les Suns vont se faire remonter. Mais Charles Barkley va prendre le dessus sur les prises à deux, Richard Dumars est chaud comme la braise (25pts, 12/14) et Danny Ainge trouve enfin la mire en fin de match. Il rentre un 3-points clé pour repasser au-dessus des 10 points.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-save-the-city/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p>Kevin Johnson (25pts-8rbs) et Charles Barkley (24pts) ont ainsi fait chuter Michael Jordan (41pts) et Scottie Pippen (22pts). Ils ont aussi parfaitement neutraliser la troisième force des Bulls, Horace Grant, tenu à 1 petit point, et dominer le rebond (45-35, 12 pour Dan Majerle). Score final: 108-98.</p>
<blockquote><p><b>Charles Barkley : </b>Vous pouvez relever les stores. Il n&#8217;y aura pas d&#8217;émeute dans cette ville ce soir.</p></blockquote>
<p>Les Suns devaient remporter au moins deux matchs sur trois pour rester en vie. Mission accomplie.</p>
<blockquote><p><b>Paul Westphal : </b>Je crois sincèrement que si nous sommes la meilleure équipe, nous devons être capable de gagner deux matchs à domicile pour le prouver. Si nous ne pouvons pas gagner deux matchs à domicile, nous ne méritons pas le titre de champion.</p></blockquote>
<h2>Epilogue</h2>
<p>De retour à Phoenix, le match 6 tourne au drame pour les Suns qui se font crucifier par John Paxson à 3.9 secondes du gong.</p>
<p>Récemment, Sir Charles est revenu sur les NBA Finals &#8217;93 et a admis avoir compris lors du match 2 que Michael Jordan était meilleur que lui. La suite, c&#8217;était une question d&#8217;orgueil.</p>
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		<title>[NBA Finals] Dennis Rodman décisif</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jun 2011 23:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Michael Jordan est l&#8217;icone des Bulls. Il est difficile de penser autrement. Néanmoins, il était intéressant de s&#8217;arrêter sur la perf d&#8217;un autre joueur. Par exemple, Dennis Rodman aussi fou...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Michael Jordan est l&#8217;icone des Bulls. Il est difficile de penser autrement. Néanmoins, il était intéressant de s&#8217;arrêter sur la perf d&#8217;un autre joueur. Par exemple, Dennis Rodman aussi fou que performant lors Three Peat 96-98.</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p>En NBA, 1996 rime avec 72-10, <em>the best single-season record</em>. Michael Jordan a remporté son 8e titre de top scoreur, Dennis Rodman son cinquième titre de top rebondeur et Phil Jackson son unique titre de coach de l&#8217;année. MVP, COY, meilleur dirigeant (pour Krause), rien n&#8217;a échappé aux Bulls. En playoffs, le Heat, les Knicks et le Magic n&#8217;ont pas réussi à contenir le rouleau compresseur.</p>
<p>Leur adversaire en finales représentait la ville de Seattle. Les SuperSonics avaient réussi à vaincre le traumatisme des playoffs 1994 en s&#8217;extirpant enfin du premier tour. Gary Payton et Shawn Kemp ont permis à leur équipe de sortir les Kings, de sweeper les Rockets, champion en titre, puis de venir à bout du Jazz pour faire vivre à Seattle ses premières NBA Finals depuis 1979.</p>
<p>Les NBA Finals &#8217;96 étaient plutôt défensives. La meilleure preuve ? Michael Jordan n&#8217;a passé qu&#8217;une seule fois la barre des 30 points alors qu&#8217;il avait pris l&#8217;habitude de martyriser les défenses à ce stade de la compétition. Cela n&#8217;a pas empêché les Bulls de remporter les 3 premiers matchs, avant de laisser revenir les Sonics à 3-2.</p>
<h2>Le match</h2>
<p>16 juin 1996, Chicago. Jour de la fête des pères &#8212; jour hautement symbolique pour Michael Jordan. Les Bulls retrouvent les Sonics pour la sixième fois. C&#8217;est presque deux de trop pour une équipe qui a écrasé la saison. Pour ce match, Phil Jackson pouvait à nouveau compter sur Ron Harper, diminué un temps par une blessure au genou.</p>
<p>Dès le début du match, les Bulls ont pris le match à leur compte. Michael Jordan (7pts-6rbs) et Scottie Pippen (7pts) ont parfaitement débuté le QT1. A 4 minutes de la mi-temps, les Bulls ont pris 12 points d&#8217;avance (41-29) avant d&#8217;encaisser un 8-0. Dans la bataille, les Sonics ont perdu un soldat précieux, Nate McMillan, blessé au dos.</p>
<p>Dans le troisième quart-temps, les locaux sont à nouveau dominateurs, prenant jusqu&#8217;à 17 points d&#8217;avance (64-47) !! Les Bulls réalisent un 12-2 en 2 minutes, avec notamment 5 points de Dennis Rodman. Mais encore une fois, les Sonics placent un run (9-0) pour survivre. A la fin du QT3, les Bulls mènent 67-58. Le champagne n&#8217;est pas encore sabré.</p>
<p>La dernière période ne permet pas aux Sonics de rêver au hold-up. La sixième faute de Kemp (18pts-14rbs), un passage en force provoqué par Rodman, enterre les derniers espoirs des visiteurs. Chaque tentative de run est rapidement contré par des Bulls maitres de leur sujet.</p>
<p>Outre ses points (9) et ses passes (5), Dennis Rodman a surtout brillé en défense et au rebond. Avec 19 prises, il a dirigé les débats sous les panneaux. Ses 11 rebonds offensifs sont un record des NBA Finals, record détenu&#8230; par lui-même.</p>
<blockquote><p><b>George Karl : </b>Lorsque vous évaluez cette série, Dennis Rodman a gagné deux matchs. Nous avons géré Dennis Rodman pendant 4 matchs. Mais le Game 2 et ce soir, il est la clé de leur victoire.</p></blockquote>
<p>Lors du match 2, Dennis Rodman avait gobé 20 rebonds. Sur la série, il a tourné à 13.8 prises par match et a surtout prouvé qu&#8217;il n&#8217;était pas uniquement un cancer collectif. Mis dans de bonnes dispositions, Dennis Rodman est un formidable role player. Phil Jackson a su tirer le maximum de sa personnalité complexe.</p>
<blockquote><p><b>Dennis Rodman : </b>Cela rend le basketball louable pour moi. Les 4 dernières années ont été difficile pour moi. Ce fut une transition. Les gens ont dit que j&#8217;étais perturbé. J&#8217;ai prouvé qu&#8217;ils avaient tort.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-dennis-rodman-decisif/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
<h2>Epilogue</h2>
<p>Michael Jordan a évidemment reçu le titre de MVP des finales, avec 26.9 points par match. Ce titre a annoncé le deuxième Three-Peat des Bulls, qui disposaient d&#8217;un des groupes les plus complémentaires de l&#8217;histoire. Tous ne finiront pas au Hall of Fame, mais de Jordan à Wennington, en passant par Pippen, Rodman, Harper, Kukoc, Kerr ou Longley, tous avaient un rôle bien défini et tous s&#8217;y tenaient. </p>
<p>A l&#8217;inverse, les Sonics vont commettre une erreur de gestion fatale dès l&#8217;été suivant. La signature de Jim McIlvaine à un tarif exorbitant va désunir totalement le vestiaire et provoquer le départ de Shawn Kemp, ce qui marquera la fin d&#8217;une époque dans le nord-ouest américain.</p>
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		<title>[NBA Finals] Duncan Puissance 4</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 23:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est difficile de retirer un moment fort des Spurs. Malgré les 4 titres remportés depuis 1999, les images fortes ont tendance à manquer. Une perf sort tout de même...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Il est difficile de retirer un moment fort des Spurs. Malgré les 4 titres remportés depuis 1999, les images fortes ont tendance à manquer. Une perf sort tout de même du lot : la ligne de stat de Tim Duncan lors du match 6 des NBA Finals 2003</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p>Champions NBA en 1999, les Spurs ont fait leur retour en finales après avoir éliminé les Suns, les Lakers et le voisin, les Mavs. Les Nets, déjà finalistes l&#8217;année précédente, ont terminé #2 de la conférence Est avec 49W et 33L &#8212; ce qui en dit long sur le niveau de la conférence. En playoffs, ils ont éliminé tour à tour les Bucks, les Celtics et les Pistons.</p>
<p>Ces playoffs, c&#8217;est aussi le dernier tour de piste de David Robinson. L&#8217;éternel pivot des Spurs a annoncé sa retraite à l&#8217;issue de la saison. Partir sur un titre serait évidemment un formidable accomplissement pour l&#8217;Amiral. Steve Kerr et Danny Ferry l&#8217;imiteront.</p>
<p>Des matchs à 1 à 5, les deux équipes ont alterné les victoires. Les Nets avaient réussi à s&#8217;imposer au Texas mais les Spurs ont répondu dans le New Jersey, avec 2 victoires. Ainsi, ils menaient 3-2 au moment de revenir à San Antonio.</p>
<h2>Le match</h2>
<p>15 juin 2003, San Antonio. Finalistes pour la deuxième saison consécutive, les Nets ont longtemps mené au score, capitalisant leur bon premier quart-temps (25-17) dans le sillage de Jason Kidd (21pts-7pds). En fait, ils ont mené jusqu&#8217;au milieu du quatrième quart-temps.</p>
<p>Comptant jusqu&#8217;à 9 points d&#8217;avance dans cette dernière période (72-63), les Nets vont totalement s&#8217;écrouler, encaissant un 19-0, dont le fameux shoot à 3-points de Stephen Jackson, qui a placé les texans définitivement en tête. Les Spurs s&#8217;imposent au final 88-77.</p>
<p>Mais le plus impressionnant reste la ligne de stat de Tim Duncan : 21 points (9/19), 20 rebonds, 10 assists et 8 blocks. Il a sorti une perf d&#8217;exception moment où le titre s&#8217;est joué. La marque des grands. Il a offert un récital à son public. Un scoring &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo;, mais une domination outrancière au rebond, une présence intimidante en défense et des caviars à la chaine.</p>
<p>Si ses stats sont impressionnantes, son impact défensif se voit moins, malgré 16 rebonds défensifs et 8 blocks. Un oeil sur les chiffres de Kenyon Martin en dit long sur sa défense. Le power des Nets rend 6 points&#8230; à 3/23 !!! Une humiliation.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-duncan-puissance-4/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p>Evidemment, Tim Duncan est élu MVP des finales et offre à David Robinson une deuxième bague. Mieux qu&#8217;un simple role player, D-Rob signe 13 points et 17 rebonds pour son dernier match. Une perf plus qu&#8217;honorable qui vaudra aux deux intérieurs le titre de Sportsmen of the Year par <em>Sports Illustrated</em> pour l&#8217;année 2003.</p>
<h2>Epilogue</h2>
<p>Les Spurs perdront leur titre l&#8217;année suivante aux mains de Derek Fisher et son tir à 4 centièmes du gong. Ils ajouteront tout de même deux trophées à leur collection.</p>
<p>Par contre, les Nets, malgré l&#8217;arrivée de Vince Carter, n&#8217;ont plus retrouvé les finales. Au contraire, ils se sont enlisés jusqu&#8217;à atteindre les bas fonds de la conférence Est.</p>
<p>Quand au quadruple double, il reste un fantasme inaccessible lors des NBA Finals.</p>
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		<title>[NBA Finals] The Last Shot</title>
		<link>http://www.passionbasket.fr/nba-finals-the-last-shot/</link>
		<comments>http://www.passionbasket.fr/nba-finals-the-last-shot/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 23:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Match 6 des NBA Finals 1998, ce Jazz-Bulls est fort en symbole et en émotion. Outre le titre décroché par les Bulls, il est aussi, et surtout, le dernier match...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Match 6 des NBA Finals 1998, ce Jazz-Bulls est fort en symbole et en émotion. Outre le titre décroché par les Bulls, il est aussi, et surtout, le dernier match de Michael Jordan sous les couleurs de Bulls. Evidemment, His Airness ne pouvait pas quitter sa franchise sans un dernier coup d&#8217;éclat.</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p>Un an après <a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-the-flu-game/" target="_blank">les NBA Finals &#8217;97</a>, Bulls et Jazz se retrouvent pour conquérir le titre NBA. Les deux équipes avaient le même bilan après la saison régulière (62-20), toutefois, le Jazz bénéficie de l&#8217;avantage du terrain pour avoir remporté la série en SR (2-0).</p>
<p>En playoffs, les Bulls ont sweepé les Nets puis éliminé les Hornets (4-1) et les Pacers (4-3). Le Jazz a démarré plus difficilement, face aux Rockets (3-2) avant d&#8217;écraser les Spurs (4-1) et les Lakers (4-0).</p>
<p>Les retrouvailles ont débuté à Salt Lake City par une victoire du Jazz en prolongation. Mais les Bulls ont récupéré l&#8217;avantage du terrain et remporté les deux premières manches à Chicago. A 3-1, le Jazz a une réaction d&#8217;orgueil et maintient le suspense grâce à 39 points de Karl Malone. La série revient dans l&#8217;Utah, avec 2 opportunités de titre pour les Bulls.</p>
<h2>Le match</h2>
<p>14 juin 1998, Salt Lake City. Les NBA Finals sont de retour au Delta Center. Scottie Pippen ouvre le score par un gros dunk mais aggrave une blessure au dos qui va le gêner toute la soirée. Pip&#8217; n&#8217;a joué que 26 minutes, pour 8 points (4/7).</p>
<p>Le match est aussi marqué par des erreurs d&#8217;arbitrage. Un tir à 3-points accordé à Howard Eisley alors que l&#8217;horloge des 24 secondes avait expiré en première mi-temps. Une &laquo;&nbsp;compensation&nbsp;&raquo; pour Ron Harper, en deuxième mi-temps, sur un tir également non valide.</p>
<p>Mais ce match, c&#8217;est aussi et surtout un finish de légende. A 41.9 secondes du gong, John Stockton claque un 3-points pour donner l&#8217;avantage au Jazz (86-83). Sur la possession suivante, Michael Jordan réduit l&#8217;écart à 1 point par un layup. 86-85. Le ballon suivant est pour Karl Malone, post bas, mais Michael Jordan lui pique le ballon.</p>
<blockquote><p><b>Michael Jordan : </b>Nous avons essayé de faire une prise à deux [sur Malone]. Et Hornacek a essayé, je pense, de poser un écran à Karl Malone et il n&#8217;a jamais vraiment coupé, ce qui m&#8217;a laissé une opportunité de revenir. Karl ne peut pas me voir arriver, et j&#8217;ai pu taper dans le ballon.</p></blockquote>
<p>La dernière possession est un no-brainer. Evidemment, Michael Jordan va le jouer. Il a pris plus de la moitié des tirs alors il ne va certainement pas offrir le ballon du titre à d&#8217;autres mains que les siennes. </p>
<p>Pas de temps mort, pas de système, pas d&#8217;écran, Michael Jordan se débrouille tout seul avec Byron Russell sur le dos. De l&#8217;aile gauche, il repique vers la tête de raquette, stoppe net sa course, Russell, plus dans ses appuis &#8212; aidé par une poussette de Jordan &#8211;, s&#8217;écroule, et MJ peut exécuter le Jazz d&#8217;un tir en suspension. Ce tir, tout le monde l&#8217;a vu et revu. C&#8217;est le dernier de Michael Jordan avec un maillot des Bulls sur le dos.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-the-last-shot/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<blockquote><p><b>Michael Jordan : </b>Quand Russell était sur moi, il m&#8217;orientait. J&#8217;ai fait mon drive initial par là, et je me suis arrêté, j&#8217;ai sauté, et j&#8217;ai eu un tir facile. J&#8217;avais une excellente position. Une fois qu&#8217;il était rentré, je savais à ce moment que nous allions gagner. C&#8217;était le tir de la gagne, et il suffisait de bien défendre. Notre défense fut forte toute la série, nous n&#8217;aurions pas été dans ce schéma là sans défense. Tout ce qu&#8217;il fallait faire, c&#8217;est défendre pendant 5.8 secondes, et je savais que nous pouvions le faire.</p></blockquote>
<p>Le dernier tir est pour John Stockton, il échouera sur l&#8217;arceau.</p>
<p>Grâce à ce tir, les Bulls remportent leur sixième titre en huit ans. Michael Jordan ponctue sa carrière &#8212; croit-on de manière définitive &#8212; par un <em>winning shot</em> légendaire et 45 points au compteur. Il est évidemment élu MVP des finales.</p>
<blockquote><p><b>Steve Kerr : </b>Michael nous a porté. C&#8217;était son match ce soir. Ce gars est incroyable. Il est tellement fort, c&#8217;est effrayant.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-the-last-shot/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
<h2>Epilogue</h2>
<p>Au moment du shoot, Michael Jordan n&#8217;avait pas encore confirmé son départ. Les rumeurs étant tenaces, un journaliste lui a demandé s&#8217;il imaginait sa sortie comme ça. Sa réponse, dans un sourire, laissait peu de places au doute.</p>
<blockquote><p><b>Michael Jordan : </b>Si c&#8217;est le cas, oui.</p></blockquote>
<p>Quelques jours après le titre, Jerry Krause va détruire l&#8217;équipe des Bulls. Phil Jackson, Michael Jordan, Scottie Pippen ou encore Dennis Rodman quittent les Bulls. Le résultat est un vrai désastre : six saisons consécutives sans playoffs, des bilans désastreux et des choix stratégiques douteux.</p>
<p>A l&#8217;inverse, le Jazz mise sur la stabilité. Malgré ça, la franchise a laissé passer sa chance. L&#8217;équipe de Jerry Sloan est resté compétitive jusqu&#8217;à la retraite de John Stockton mais sa fenêtre de titre s&#8217;est fermée cruellement.</p>
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		<title>[NBA Finals] Bird-Magic Première !</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Jun 2011 23:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Larry Bird et Magic Johnson sont les icônes du basket des années &#8217;80. A l&#8217;heure des NBA Finals &#8217;84, les deux avaient déjà leur bague de champion. A chaque finale...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Larry Bird et Magic Johnson sont les icônes du basket des années &#8217;80. A l&#8217;heure des NBA Finals &#8217;84, les deux avaient déjà leur bague de champion. A chaque finale depuis leur entrée dans la league, on en retrouvait même un en finale. Mais jamais les deux ! 1984 a permis aux deux légendes de se retrouver pour jouer le titre.</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p>La rivalité entre Larry Bird et Magic Johnson a débuté en 1979 lors de la finale universitaire entre Indiana State et Michigan State remportée par les Spartans de Magic. Déjà drafté par les Celtics, il était évident que Larry Bird retrouverait sur sa route Magic Johnson, futur drafté par les Lakers.</p>
<p>Les Lakers ont remporté les titres 1980 et &#8217;82 mais ont perdu la finale &#8217;83, les Celtics ont décroché le graal en 1981. Pourtant, il a fallu attendre 1984 pour voir les deux équipes, et les deux joueurs, s&#8217;affronter lors des NBA Finals.</p>
<p>Si les matchs ne se ressemblaient pas, les victoires s&#8217;alternaient. Entre victoire en prolongations (G2 et G4 remportés par Boston) et lourds écarts (+33 aux Lakers au G3, +18 aux Celtics au G5), la finale s&#8217;est jouée lors de la manche 7. Il fallait au moins ça pour séparer deux équipes aussi talentueuses.</p>
<h2>Le match</h2>
<p>Après le <em>Heat Game</em> du 8 juin, où il faisait près de 40 degrés au Boston Garden, les deux équipes étaient de retour à Boston pour le match décisif, le 12 juin. La température est à peine plus supportable, 33°C.</p>
<p>Le match est de bout en bout dominé par les Celtics. Les Greens ont régulièrement perdu de grosses avances lorsque les Lakers accéléraient le jeu. L&#8217;objectif de Coach K.C.Jones était donc d&#8217;avoir un matelas suffisant pour contrer tout run des Lakers.</p>
<p>Ainsi, les Celtics menaient de 6 points à la mi-temps puis 13 après le QT3. Durant la dernière période, les Lakers ont fait leur run, revenant à 105-102 à 1&#8217;14 du gong.</p>
<p>Les C&#8217;s se sont alors concentrés sur un élément clé du jeu des Lakers, le rebond. En obtenant les rebonds offensifs, ils avaient non seulement des secondes chances mais ils ne s&#8217;exposaient pas au contre-attaque supersoniques des Lakers. Cela permet aux C&#8217;s de boucler le match par un 6-0 (111-102).<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-bird-magic-premiere/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p>En gobant 52 rebonds, dont 20 offensifs, contre 33, les Greens ont dominé le secteur clé. Avec 16 prises, Robert Parish est ultra important. Cedric Maxwell (24pts-8pds) a alimenté la marque.</p>
<p>Néanmoins, le MVP des finales est évidemment Larry Bird, 27 points et 14 rebonds de moyenne. Il a apporté exactement ce qu&#8217;il fallait aux C&#8217;s, des points, évidemment, mais aussi du rebond.</p>
<blockquote><p><b>Danny Ainge : </b>C&#8217;est ce qui fait que Larry est si grand. Si vous avez besoin d&#8217;un panier, Larry le marque. Un rebond ? Larry le prend. Il a toujours su ce qu&#8217;il fallait pour gagner.</p></blockquote>
<p>Magic Johnson a aussi fait une belle série, 18 points et 14 assists de moyenne. A chaque match, il a distribué au moins 10 passes décisives. Mais il devait s&#8217;incliner face à son meilleur <em>ami-rival</em>.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-bird-magic-premiere/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<h2>Epilogue</h2>
<p>Les deux équipes se sont retrouvées l&#8217;année suivante <a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-memorial-day-massacre/" target="_blank">pour une victoire des Lakers (4-2)</a>. Les C&#8217;s ont récupéré leur couronne en 1986 contre les Rockets, avant de céder le trophée définitivement aux Lakers en 1987 (face aux Celtics) et &#8217;88 (face aux Pistons).</p>
<p>Malgré l&#8217;intensité de leur rivalité, Larry Bird et Magic Johnson sont devenus amis et ont fait une pub pour Converse ensemble. A la retraite de Bird, Magic Johnson a déclaré que Larry était &laquo;&nbsp;son ami pour toujours&nbsp;&raquo;. </p>
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		<title>[NBA Finals] The Flu Game</title>
		<link>http://www.passionbasket.fr/nba-finals-the-flu-game/</link>
		<comments>http://www.passionbasket.fr/nba-finals-the-flu-game/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 Jun 2011 23:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[NBA]]></category>

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		<description><![CDATA[Michael Jordan, c&#8217;est le talent, les highlights et, surtout, la soif de gagner. Le plus bel exemple de ce dernier point reste The Flu Game, un match que Jordan n&#8217;aurait...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Michael Jordan, c&#8217;est le talent, les highlights et, surtout, la soif de gagner. Le plus bel exemple de ce dernier point reste The Flu Game, un match que Jordan n&#8217;aurait jamais du jouer et où il fut finalement décisif.</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p>Revenu aux affaires, Michael Jordan a permis aux Bulls de reconquérir leur couronne en 1996. Un an plus tard, les Bulls remettaient leur titre en jeu face au Jazz, qui arrivait pour la première fois à ce stade de la compétition.</p>
<p>Les NBA Finals 1997 sont riches en événements mémorables. Michael Jordan avait gagné le match 1 au buzzer et son équipe est arrivée dans l&#8217;Utah avec 2 victoires. Pourtant, à domicile, le Jazz a remporté les matchs 3 (avec 37 points de Karl Malone) et 4. </p>
<h2>Le match</h2>
<p>Bien avant l&#8217;entre-deux, le staff technique des Bulls tremble. Dans sa chambre d&#8217;hôtel de Salt Lake City, Michael Jordan vit un véritable cauchemar.</p>
<blockquote><p><b>Michael Jordan : </b>J&#8217;avais peur. Je ne savais pas ce qui m&#8217;arrivait. Je me sentais presque paralysé.</p></blockquote>
<p>Le staff médical estime que Jordan souffre d&#8217;une intoxication alimentaire ou d&#8217;un virus intestinal. Ils ne savent pas précisément. Mais au matin du match, il est inconcevable que Michael Jordan soit sur le parquet le soir même.</p>
<p>Pourtant, au milieu de l&#8217;après-midi, Michael Jordan arrive au Delta Center. Scotie Pippen l&#8217;aperçoit et n&#8217;imagine pas l&#8217;impensable.</p>
<blockquote><p><b>Scottie Pippen : </b>Vu comment il était, il n&#8217;y avait aucune raison de penser qu&#8217;il pourrait même mettre son maillot. Je ne l&#8217;avais jamais vu comme ça. Il était mal. Vraiment mal !</p></blockquote>
<p>La légende dit que Michael Jordan est longtemps resté dans une petite pièce sombre à côté du vestiaire des Bulls. Il a alors fermé les yeux et s&#8217;est vu entrain de courir, de mettre des paniers, de faire des passes. Lentement, il est alors allé dans le vestiaire, a pris son maillot et annoncé à Phil Jackson qu&#8217;il voulait jouer.</p>
<blockquote><p><b>Michael Jordan : </b>Je peux jouer. Je vous ferai savoir comment je me sens au fil du match.</p></blockquote>
<p>Phil Jackson lui fait confiance et le met sur le terrain. Michael Jordan semble affaiblit, il est lent, il se fatigue vite, il a besoin de boire énormément. Durant les temps morts, il s&#8217;isole, ferme les yeux pour récupérer et cherche à récupérer un peu d&#8217;énergie.</p>
<p>Durant le premier quart-temps, il faut bien le dire, il n&#8217;a pas servi à grand chose. Le Jazz domine le match et prend jusqu&#8217;à 16 points d&#8217;avance dans le QT2. Là, l&#8217;instinct du champion refait surface. Mentalement, quelque chose s&#8217;est passé et le corps a suivi. Il commence à rentrer des tirs, à retrouver de la vitesse et de l&#8217;énergie. Résultat, 17 points dans le QT2.</p>
<blockquote><p><b>Michael Jordan : </b>C&#8217;est une question d&#8217;envie. D&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, j&#8217;ai trouvé de l&#8217;énergie pour rester fort.</p></blockquote>
<p>A la mi-temps, Jordan a froid, il tremble. Il est fatigué et les nausées le reprennent. Le QT3 est un long calvaire. Mais il a déjà donné plus qu&#8217;il ne fallait dans le QT2. </p>
<p>Pourtant, encore une fois, Michael Jordan va se rebiffer. Le Jazz mène de 8 points (77-69) lorsqu&#8217;il lance et mène un 10-0. Avec un tir à mi-distance, un 3-points et un tir sur la tête de Byron Russell, il est plus que décisif. Cinq minutes à jouer, les Bulls sont toujours dans le match. </p>
<blockquote><p><b>Michael Jordan : </b>Dans le troisième quart-temps, j&#8217;avais l&#8217;impression que je ne pouvais pas retrouver mon souffle et de l&#8217;énergie. Je ne sais pas comment c&#8217;est revenu dans le quatrième quart-temps. J&#8217;essayais juste de faire au mieux.</p></blockquote>
<p>A 3&#8217;07, John Stokcton claque un 3-points pour replacer le Jazz en tête (84-81) mais Michael Jordan lui répond par un layup. Après deux minutes très défensives, Jordan est envoyé sur la ligne, rentre le premier, mais manque le second. Toni Kukoc est au rebond, mais sa claquette ne fait pas mouche, Jordan a alors l&#8217;énergie pour récupérer le ballon et organiser une nouvelle attaque.</p>
<p>Néanmoins, ce ballon, il ne le jouera pas. Il va chercher Pippen, qui pouvait jouer Hornacek en post-up, puis Kerr dans le corner. Mais les passes sont difficiles. Il arrive à servir Pippen mais Russell est venu en aide. Erreur, Pip&#8217; renvoie la balle vers Jordan  qui balance une bombe longue distance. 88-85. Son 15e point du QT4, son 38e et dernier d&#8217;un match de légende.</p>
<p>Mais le match n&#8217;est pas terminé. Gregg Ostertag réduit l&#8217;écart à un point d&#8217;un dunk, Luc Longley l&#8217;imite (90-87) à 6 secondes du gong. Il reste une dernière possession. Le ballon arrive entre les mains d&#8217;Hornacek qui tente sa chance à 3-points sur le gong&#8230; C&#8217;est un échec.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-the-flu-game/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p>Malgré la fatigue, les yeux rougis, les nausées et la fragilité générale de son corps, Michael Jordan a joué 44 minutes. A la sirène, il pouvait s&#8217;écrouler sereinement.</p>
<blockquote><p><b>Michael Jordan : </b>C&#8217;est probablement la chose la plus difficile que je n&#8217;ai jamais faite. Je me suis mis en danger pour gagner un match de basket. Si nous avions perdu, j&#8217;aurais été dévasté.</p></blockquote>
<blockquote><p><b>Phil Jackson : </b>En raison des circonstances, ce match étant crucial dans les finales, je devrais dire que c&#8217;est le plus grand match que j&#8217;ai vu de Michael. Simplement se lever avec ses nausées était une épreuve. C&#8217;est un effort héroïque, un de plus dans sa collection qui font sa légende.</p></blockquote>
<p>Après le match, Scottie Pippen a apporté une conclusion parfaite au <em>Flu Game</em></p>
<blockquote><p><b>Scottie Pippen : </b>Il est le plus grand, et tout le monde a vu pourquoi ce soir.</p></blockquote>
<h2>Epilogue</h2>
<p>Pas totalement remis au retour à Chicago, Michael Jordan guide une nouvelle fois son équipe lors du G6, avec 39 points. Le match 6 est aussi culte, avec le 3-points égalisateur de Russell, le shoot de Steve Kerr en tête de raquette et le stop de Pippen pour le dunk final de Toni Kukoc.</p>
<p>L&#8217;année suivante, les deux équipes se sont retrouvés. Une série que nous aurons l&#8217;occasion de parcourir dans quelques jours.</p>
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		<title>[NBA Finals] Big Shot Bob</title>
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		<comments>http://www.passionbasket.fr/nba-finals-big-shot-bob/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 23:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lors du Three-Peat 2000-02, les Lakers étaient évidemment articulés autour de Shaquille O&#8217;Neal et Kobe Bryant. Mais ils étaient soutenus par des role players prêts à élever leur niveau de...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Lors du Three-Peat 2000-02, les Lakers étaient évidemment articulés autour de Shaquille O&#8217;Neal et Kobe Bryant. Mais ils étaient soutenus par des role players prêts à élever leur niveau de jeu. Les Sixers ont goûté à un coup de fusil de Robert Horry.</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-indomptable-shaq/" target="_blank">Champion en 2000</a>, les Lakers ont réalisé une saison correcte (56-26) alors que les prémices des antagonismes entre Shaq et Kobe sortaient dans la presse. Une fois les playoffs entamés, l&#8217;équipe s&#8217;est mise en ordre de bataille pour étriller les Blazers, les Kings puis les Spurs (#1 à l&#8217;Ouest). Sweep, sweep, sweep.</p>
<p>Les Sixers, coachés par Larry Brown, présentaient la même fiche en saison régulière grâce au soutien de Dikembe Mutombo et la <em>career-year</em> d&#8217;Allen Iverson, élu MVP. Contrairement aux Lakers, les Sixers ont souffert pour en arriver là, ayant recours à un match 7 pour sortir les Raptors puis les Bucks.</p>
<p>Pourtant, à la surprise générale, les Sixers ont subtilisé le match 1 à Los Angeles, en prolongation, grâce à un énorme Allen iverson (48pts-6pds-5rbs-5stls). Les Lakers ont égalisé dans le match 2.</p>
<h2>Le match</h2>
<p>10 juin 2001, First Union Center, Philadelphia. Grâce à leur victoire surprise, les Sixers ont l&#8217;avantage du terrain et n&#8217;ont aucune intention de le céder. Allen Iverson (35pts-12rbs-4pds) se démultiplie encore une fois, Dikembe Mutombo (23pts-12rbs) est plus offensif que jamais et les Sixers résistent malgré un lourd déficit à la mi-temps (-10).</p>
<p>Au courage, les Sixers sont revenus à 1 point dans la dernière minute et semblent prêts au hold-up. Shaquille O&#8217;Neal et Derek Fisher sont cloués au banc à cause des fautes, ce qui limite les possibilités. Pourtant, si on attendait Kobe Bryant, plutôt en difficulté en deuxième mi-temps, c&#8217;est un autre clutch player qui va se mettre en évidence.</p>
<p>Robert Horry s&#8217;était déjà signalé avec les Rockets, lors du titre &#8217;95, et en demi-finale de conférence &#8217;97, contre le Jazz. Il n&#8217;est pas encore redouté comme il le sera plus tard, mais ce n&#8217;est pas le premier venu pour autant. Il avait déjà alimenté les highlights du soir avec un immense dunk main droite sur Mutombo à 9 minutes du gong. Mais le meilleur est encore à venir.</p>
<p>47.1 secondes à jouer, Robert Horry est servi dans le corner par Brian Shaw. L&#8217;intérieur-shooteur dégaine dans un fauteuil et fusille les Sixers dans leur élan. +4 aux Lakers.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-big-shot-bob/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p>En plus de ce shoot, <em>Big Shot Bob</em> va rentrer 4 lancer-francs dans cette dernière minute pour tuer le match. Il n&#8217;était qu&#8217;à 44% dans l&#8217;exercice en playoffs. Mais l&#8217;espace d&#8217;une minute, il était sur un nuage. Les Sixers sont battus, 96-91.</p>
<blockquote><p><b>Kobe Bryant : </b>Je ne sais pas pourquoi vous êtes surpris. Il fait ça tout le temps. Il a l&#8217;habitude. C&#8217;est pas la première fois, il est régulier. Il l&#8217;a fait l&#8217;an dernier en finales, il l&#8217;a fait tout au long de la saison, et il va continuer. C&#8217;est Robert, pour vous.</p></blockquote>
<p>Le héros du soir n&#8217;est ni Kobe Bryant (32pts-6rbs-3pds) ni Shaquille O&#8217;Neal (30pts-12rbs-4blks-3pds). Mais bien Robert Horry, 15 points, 4/5 dont 3/3 à 3-points, 4/4 aux LF, 4 rebonds, 3 assists et 2 blocks.</p>
<p>Une victoire leur peut-être permis aux Sixers de croire encore au titre, cette défaite va les écarter définitivement.</p>
<h2>Epilogue</h2>
<p>La série se terminera à Philadelphie, lors du match 5. Le score final, 4-1, est cinglant, car les Sixers n&#8217;ont finalement explosé qu&#8217;après ce match 3 durement perdu.</p>
<p>Les Lakers remporteront encore le titre l&#8217;année suivante alors que les Sixers végètent depuis cette finale. En dix ans, ils n&#8217;ont passé qu&#8217;une fois le premier tour des playoffs. Allen Iverson a gagné l&#8217;admiration de tous cette année-là mais ne parviendra jamais à amener sa franchise au bout.</p>
<p>De son côté, Robert Horry a glané 7 bagues et ses clutchs plays sont restés dans la légende de la league.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-big-shot-bob/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
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		<title>[NBA Finals] Indomptable Shaq</title>
		<link>http://www.passionbasket.fr/nba-finals-indomptable-shaq/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Jun 2011 23:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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		<description><![CDATA[Il est de circonstance ces temps-ci de rendre hommage à Shaquille O&#8217;Neal. Dans notre série d&#8217;articles, il était prévu de revenir sur les NBA Finals 2000 que le Shaq a...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Il est de circonstance ces temps-ci de rendre hommage à Shaquille O&#8217;Neal. Dans notre série d&#8217;articles, il était prévu de revenir sur les NBA Finals 2000 que le Shaq a écrasé de tout son poids. Séquence souvenir et hommage.</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p>Privés du titre par les Spurs un an plus tôt, les Lakers ont embauché Phil Jackson pour tirer le meilleur de Shaquille O&#8217;Neal et Kobe Bryant. La saison régulière est une franche réussite (67-15) et Shaquille O&#8217;Neal reçoit le titre de MVP. En playoffs, ils ont notamment éliminé les Blazers au terme d&#8217;une série restée mythique.</p>
<p>Les Pacers, coachés par Larry Bird, restaient sur deux éliminations en finales de conférence et ont enfin passé cet obstacle. Reggie Miller est épaulé par Jalen Rose, le MIP de la saison régulière, Rik Smits et Austin Croshere, en sixième homme.</p>
<p>Les NBA Finals ont débuté le 7 juin par une nette victoire des Lakers (104-87). Shaquille O&#8217;Neal (43pts-19rbs) a dominé le match alors que Reggie Miller est passé complètement à côté (1/16 au tir&#8230;).</p>
<h2>Le match</h2>
<p>9 juin 2000, Staples Center, Los Angeles. Les Lakers accueillent le match 2 des NBA FInals. Le match débute par un énorme coup dur, Kobe Bryant tombe sur le pied de Jalen Rose et se donne une entorse à la cheville. Début du deuxième quart-temps, le numéro 8 d&#8217;alors est out pour la soirée.</p>
<p>Mais les Lakers ont une autre arme : Shaquille O&#8217;Neal. Injouable comme rarement, il va forcer Larry Bird a utilisé le <em>hack-a-Shaq</em>. Rick Smits (5 fautes) ne passe que 16 minutes sur le parquet, Dale Davis et Sam Perkins donnent leurs six fautes, Derrick McKey et même le pivot croate Zan Tabak (3 fautes en 3 minutes) sont envoyés au front.</p>
<p>Au total, le Big Cactus tire 39 lancer-francs, un record dans un match de playoffs. Problème, il n&#8217;en convertit que 18, ce qui incite forcément les Pacers à continuer.</p>
<p>Malgré cette technique lâche, les visiteurs sont dominés. Ron Harper (21pts-6pds) et Glen Rice (21pts, 5/6 à 3-pts) élèvent leur niveau de jeu pour compenser l&#8217;absence de Bryant. Et Shaquille O&#8217;Neal fait un match de mammouth, 40 points (11/18), 24 rebonds, 4 assists et 3 blocks.</p>
<p>Dans l&#8217;autre camp, Jalen Rose (30pts) est survolté. Dans son sillage, les Pacers reviennent à 3 points (99-96) en fin de match. Sur la possession suivante, la balle transite évidemment par Shaq (qui rend un honorable 9/16 aux LF dans le QT4) mais avant la faute, il trouve Robert Horry pour un layup facile, avec la faute. 2+1. 102-96, le break est fait. Les Lakers s&#8217;imposent au final 111-104.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-indomptable-shaq/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<h2>Epilogue</h2>
<p>Archi dominés pendant les 2 premiers matchs, les Pacers ont tiré leur épingle du jeu lors du match 3, joué sans Kobe Bryant. De retour au match 4, KB offre la victoire à son équipe en prolongation avec 3 tirs clutchs. Le match 5 est largement remporté par les Pacers (+32). La série se joue donc à Los Angeles où les Pacers n&#8217;ont pas été capable de gagner. Le match 6 le confirme et les Lakers obtiennent un 12e titre.</p>
<p>Avec des moyennes presque irréelles, Shaquille O&#8217;Neal (38ppg-16.6rpg) est élu MVP des finales. En 6 matchs, il n&#8217;est jamais passé sous les 50% de réussite &#8212; 4 matchs à plus de 60% &#8212; et a tenté 15.5 lancer-francs en moyenne (38.7% de réussite). En larmes, Shaq a eu les mêmes mots pour ce trophée que pour le MVP de la saison régulière, il a remercié Phil Jackson &laquo; <em>le vrai coach de l&#8217;année.</em> &raquo;</p>
<blockquote><p><b>Larry Bird : </b>Il est le joueur le plus dominant de la league. Il était phénoménale tout au long de la série.</p></blockquote>
<p><p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-indomptable-shaq/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p><br />
Ce titre a aussi lancé le Three Peat 2000-02. A l&#8217;inverse, les Pacers n&#8217;ont jamais, à nouveau, eu les honneurs des NBA Finals. Ainsi, Reggie Miller a fait son entrée dans le cercle des grands joueurs sans bague.</p>
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		<title>[NBA Finals] L&#8217;échec des 4 fantastiques</title>
		<link>http://www.passionbasket.fr/nba-finals-lechec-des-4-fantastiques/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Jun 2011 23:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Immenses favoris pour le titre 2004, les Lakers ont chuté de manière spectaculaire lors des NBA Finals contre les Pistons que personne n&#8217;attendait vraiment. Sur fond de guerre Shaq-Kobe, cette...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Immenses favoris pour le titre 2004, les Lakers ont chuté de manière spectaculaire lors des NBA Finals contre les Pistons que personne n&#8217;attendait vraiment. Sur fond de guerre Shaq-Kobe, cette série avait quelque chose de surréaliste.</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p>Privés du titre en 2003, les Lakers ont recruté durant l&#8217;été Karl Malone et Gary Payton, désireux d&#8217;obtenir le titre qui manque à leurs palmarès. En saison régulière, les blessures des uns et des autres et l&#8217;ambiance pas franchement au beau fixe ont contraint les Lakers à finir avec &laquo;&nbsp;seulement&nbsp;&raquo; 56 victoires. Mais une fois en playoffs, la soif de titre a pris le dessus sur les querelles interne.</p>
<p>Les Pistons étaient nettement moins attendus. L&#8217;arrivée de Rasheed Wallace en cours de saison a fait naitre des ambitions dans les rangs de Detroit. Mais soyons clair, personne ne voit les Pistons champions. La grande question, finalement, c&#8217;est sweep ou pas sweep ?</p>
<blockquote><p><b>Ben Wallace : </b>Nous ne sommes pas juste heureux d&#8217;être là. Tout le monde dans ce vestiaire a faim.</p></blockquote>
<h2>Le match</h2>
<p>Le 6 juin 2004, les NBA Finals débutent à Los Angeles. Le rythme est imposé par les Pistons. Ils n&#8217;ont pas encaissé plus de 80 points depuis 8 matchs et savent bien que c&#8217;est leur meilleure option pour faire tomber les 4 fantastiques.</p>
<p>Alors, les Pistons vont se dévouer corps et âmes à la défense. Imaginez, Karl Malone et Gary Payton ne cumulent que 7 points. Le banc n&#8217;apporte que 4 points. Kobe Bryant score 25 points, mais à 10/27 au tir ! Larry Brown n&#8217;a jamais assisté à un tel spectacle. Il a livré une leçon tactique de très, très haut niveau.</p>
<blockquote><p><b>Larry Brown : </b>Je ne sais pas s&#8217;il est possible de mieux défendre. Nous avons contesté chaque tir. Nous avons fait un boulot incroyable, et c&#8217;est ce qu&#8217;il fallait.</p></blockquote>
<p>Sur ce match, Chauncey Billups a franchi un cap aux yeux du public. Meneur de talent mais irrégulier, il n&#8217;a jamais vraiment été considéré comme une star. Ce soir-là, il a humilié Gary Payton. Il claque 22 points (8/14), 4 assists et 3 rebonds face au gant, devenu moufle.</p>
<p>Gary Payton (3pts-3pds, 1/4), justement, et Karl Malone (4pts-11rbs-3pds, 2/9) ont été victimes de critiques très durs après ce match. Les deux joueurs ont signé aux Lakers pour gagner un titre mais n&#8217;ont rien apporté au moment venu. Pas d&#8217;énergie, pas de volonté, pire, pas de passion. C&#8217;est à peine croyable de voir deux vétérans, futurs Hall of Famer, se planquer à ce point au moment de chercher la bague.</p>
<p>Finalement, le seul Laker à tenir son rang est Shaquille O&#8217;Neal. Il rend 34 points à 13/16 (et un honorable 8/12 aux LF) et 11 rebonds. La tactique des Pistons était de le couper de ses partenaires. Le pari est réussi. Le Shaq a joué chaque position et a dominé Ben Wallace. Mais il a reçu trop peu de ballons. Après le match, il n&#8217;a même pas cherché à masquer sa colère.</p>
<blockquote><p><b>Shaquille O&#8217;Neal : </b>Fatigué ? Oui, je suis fatigué d´attendre la balle et de ne pas la recevoir. Vous croyez qu&#8217;un gars qui fait 13/16 aux tirs est fatigué ?</p></blockquote>
<p>Dans un match qu&#8217;on peut quasiment labelliser de bataille d&#8217;Euroleague, les Pistons ont creusé l&#8217;écart au début du QT4 (+13).<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-lechec-des-4-fantastiques/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p>Avec un tempo si lent et si maitrisé, cet écart est un gouffre qu&#8217;il était impossible de combler pour les Lakers. Ils n&#8217;ont évidemment pas réussi et s&#8217;inclinent 87-75. Un match de plus sous les 80 points pour l&#8217;adversaire des Pistons. Une humiliation pour les Lakers.</p>
<h2>Epilogue</h2>
<p>Malgré le sursaut d&#8217;orgueil du match 2, remporté en prolongation, les Lakers vont perdre ces finales sèchement, 4-1. Tout a semblé sortir de la quatrième dimension dans cette série. La victoire au match 1, les 3 victoires consécutives à Detroit, l&#8217;apathie des Lakers (le G4 est perdu malgré un Shaq à 36pts-20rbs !!) et le manque de passion des 2 vétérans.</p>
<p>Cette défaite va marquer l&#8217;implosion des Lakers, avec les départs de Shaquille O&#8217;Neal (vers le Heat), Karl Malone (retraite), Gary Payton (envoyé à Boston contre des cacahuètes), Derek Fisher (FA) et Phil Jackson.</p>
<p>A l&#8217;inverse, les Pistons resteront un long moment une place forte de la Conférence Est, avec un groupe stable et ce fameux cinq majeur Chauncey Billups (élu MVP des finales), Rip Hamilton, Tayshaun Prince, Rasheed Wallace et Ben Wallace. Durant six saisons, coachés par Larry Brown puis Flip Saunders, ils seront chaque année au moins en finale de conférence.</p>
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		<title>[NBA Finals] Blazersmania</title>
		<link>http://www.passionbasket.fr/nba-finals-blazersmania/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 23:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce nouveau voyage au coeur des années &#8217;70 &#8212; question de calendrier &#8212; nous amène à Portland. En 1977, la ville de l&#8217;Oregon n&#8217;est pas encore Rip City mais la...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ce nouveau voyage au coeur des années &#8217;70 &#8212; question de calendrier &#8212; nous amène à Portland. En 1977, la ville de l&#8217;Oregon n&#8217;est pas encore Rip City mais la folie s&#8217;est emparé de la ville. Portée par la Blazermania, l&#8217;équipe de Jack Ramsay joue un match 6 qui peut les amener au titre.</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p>Nous l&#8217;avions vu lors de la chronique sur le <a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-fo-fi-fo/" target="_blank"> &laquo; <em>Fo&#8217;, fi&#8217;, fo&#8217;</em> &raquo; </a>, les 76ers ont commencé à monter en puissance au milieu des années &#8217;70 suite à la venue de Julius Erving en provenance de l&#8217;ABA. Les fondations de l&#8217;équipe championne en 1983 ne sont pas encore présentes mais Phily fait figure de favori.</p>
<p>Il faut dire que les Blazers sont une toute jeune franchise. En ce printemps &#8217;77, ils disputent leur première campagne de playoffs, 7 ans après leur entrée en NBA. L&#8217;équipe est articulée autour d&#8217;un fort duo intérieur, Bill Walton et Maurice Lucas, épaulé par Lionel Hollins.</p>
<p>Battus lors des deux premiers matchs à Philadelphie, les Blazers sont revenus à 2-2 au Memorial Coliseum. Vainqueurs du match 5, les Blazers ont l&#8217;occasion de remporter leur premier titre sur ce match 6.</p>
<h2>Le match</h2>
<p>De retour de Philadelphie, les Blazers sont accueillis à Portland comme des héros par 5000 fans. Pourtant, ils n&#8217;ont encore rien gagné. Dans 48 heures, ils doivent jouer un match décisif qui peut les amener au top de la league. Mais la ferveur populaire a déjà envahi la ville.</p>
<p>Le match est, dans un premier temps, dominé par les Blazers. Ils scorent 40 points dans le deuxième quart-temps pour prendre 15 points d&#8217;avance.</p>
<p>Mais Julius Erving n&#8217;a aucune envie de partir en vacances. Il score 40 points pour tenter d&#8217;obtenir le match 7. Revenus à 2 points, les Sixers ont deux balles de prolongation. D&#8217;abord, par Julius Erving qui se fait contrer par Bob Gross. La balle part en touche. Il reste 5 secondes à jouer. La balle va entre les mains de George McGinnis. Bill Schonely, le commentateur des matchs des Blazers, s&#8217;enflamme.</p>
<blockquote><p>Philadelphia ball.<br />
Five seconds to go&#8230;Free will inbound.<br />
Here we go.<br />
The inbound to McGinnis.<br />
Drives, stops, pumps, shoots, short, no good!<br />
AND THE GAME IS OVER! THE GAME IS OVER!</p></blockquote>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-blazersmania/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
<p>Bill Walton (18.2ppg-15.2rpg-5.5apg) est nommé MVP des Finales, il est le meilleur rebondeur et, plus surprenant, passeur des playoffs. Dans le dernier match, il a dominé les débats avec 23 rebonds et 8 blocks. <em>The Mountain Man</em> a reçu de nombreux hommages après coup.</p>
<blockquote><p><b>Jack Ramsay : </b>Je n&#8217;ai jamais coaché un meilleur joueur ni un plus grand compétiteur. Et je n&#8217;ai jamais coaché une meilleure personne que Bill Walton.</p></blockquote>
<blockquote><p><b>Maurice Lucas : </b>Si j&#8217;avais reçu son maillot, je l&#8217;aurais mangé. Bill est mon héros.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-blazersmania/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
<h2>Epilogue</h2>
<p>Malheureusement, les Blazers n&#8217;ont jamais pu confirmer ce titre de champion. L&#8217;année suivante, Bill Walton se blesse au pied et entame une traversée du désert qui durera six ans. A l&#8217;inverse, les Sixers vont monter en puissance et modifier le roster en prenant exemple sur les Blazers.</p>
<blockquote><p><b>Julius Erving : </b>Le basket se joue à cinq. Les Blazers ont joué comme s&#8217;ils avaient inventé ce concept. Nous étions une équipe qui possédait de belles individualités mais Portland jouait comme une unité, sans que personne ne semblait plus fort que l&#8217;autre. A la fin, le concept d&#8217;équipe a triomphé.</p></blockquote>
<p>Ainsi, Moses Malone, Bobby Jones, Maurice Cheeks et Andrew Toney vont petit à petit remplacer Darryl Dawkins, Caldwell Jones, World B. Free et George McGinnis, des joueurs aux qualités individuelles certaines mais à l&#8217;apport au collectif plus suspect. Ces changements mèneront la franchise au titre en 1983.</p>
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		<title>[NBA Finals] The Longest Day</title>
		<link>http://www.passionbasket.fr/nba-finals-the-longest-day/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Jun 2011 23:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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		<description><![CDATA[Les finales, c&#8217;est parfois des épopées fantastiques, parfois des matchs incroyables. Le match 5 des NBA Finals 1976 entre dans la deuxième catégorie. Le titre ne s&#8217;est pas joué là,...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Les finales, c&#8217;est parfois des épopées fantastiques, parfois des matchs incroyables. Le match 5 des NBA Finals 1976 entre dans la deuxième catégorie. Le titre ne s&#8217;est pas joué là, mais il a fallu 3 prolongations pour séparer les chevronnés Boston Celtics et les tout jeunes Phoenix Suns.</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p>Indétrônables durant les années &#8217;60, les Celtics sont tombés de leur piédestal lorsque Bill Russell a quitté le banc vert. Tom Heinsohn a pris le relais pour reconstruire une équipe autour de Jo Jo White, Dave Cowens, Don Nelson et le vétéran John Havlicek. Cette ossature a remporté le titre en 1974 et a obtenu une nouvelle chance de titre deux ans plus tard.</p>
<p>A l&#8217;inverse, les Suns n&#8217;ont aucune histoire. Créée en 1968, la franchise n&#8217;avait réussi à s&#8217;inviter qu&#8217;une seule fois aux playoffs avant 1976. Miraculés, avec un bilan de 42-40, ils ont sorti tour à tour les Sonics (4-2) et les Warriors (4-3), le champion en titre. L&#8217;équipe est menée par Paul Westphal, un ancien Celtic, Alvan Adams et Curtis Perry.</p>
<h2>Le match</h2>
<p>A quoi tient un match de légende ? A pas grand chose, évidemment. En l’occurrence, un lancer-franc raté par John Havlicek dans les dernières secondes du match. S&#8217;il avait rentré ce tir, je ne vous ferai pas une chronique sur ce match. Les Celtics se seraient imposés au terme de 48 minutes de &laquo;&nbsp;petit basket&nbsp;&raquo; et auraient filé vers un nouveau titre.</p>
<p>Mais ce lancer, John Havlicek ne l&#8217;a pas inscrit. Alors, ce match où chaque équipe a eu sa mi-temps devait continuer. Les C&#8217;s ont dominé la première mi-temps et pris 22 points d&#8217;avance. Les Suns ont réussi à refaire leur retard dans le sillage de Paul Westphal et du remplaçant Phil Lumpkin.</p>
<blockquote><p><b>Tom Heinsohn : </b>Les forces mystiques ont travaillé. Paul Westphal était absolument fantastique dans leur come-back.</p></blockquote>
<p>Les Suns comptaient même 1 point d&#8217;avance dans la dernière minute &#8212; leur premier avantage du match. Jusqu&#8217;à la faute d&#8217;Alvan Adams, qui a atteint son quota sur l&#8217;action, sur John Havlicek à 19 secondes du gong. Le meilleur scoreur de l&#8217;histoire des C&#8217;s rentre le premier mais manque le deuxième. 95-95.</p>
<p>En prolongation, les C&#8217;s reprennent la main. Le Boston Garden fait un boucan pas possible pour pousser son équipe mais les Suns parviennent à nouveau à égaliser par Curtis Perry et Gar Heard. John Havlicek a une nouvelle balle de match, dans le corner, mais c&#8217;est un échec. A son micro, Brent Musberger, le commentateur de CBS, s&#8217;enflamme.</p>
<blockquote><p><b>Brent Musberger : </b>Heureusement que nous sommes vendredi soir. Les enfants, vous n&#8217;allez pas à l&#8217;école demain. Demandez à votre père un autre Coca-Cola.</p></blockquote>
<p>La deuxième prolongation est comme un éternel recommencement. Les Celtics prennent l&#8217;avantage mais les Suns ne s&#8217;avouent pas vaincus. A 19 secondes de la fin, Jo Jo White assure un panier inside pour donner 3 points d&#8217;avance aux Celtics (109-106). Mais les Suns vont réussir l&#8217;exploit de scorer par Dick Van Arsdale puis Curtis Perry. 110-109. </p>
<p>John Havlicek a gaspillé suffisamment de ballon décisif pour enfin se montrer clutch. Cinq secondes à jouer, il remonte la moitié de terrain des Suns et rentre un tir à 4 mètres. La salle s&#8217;enflamme. Le parquet est envahi par les fans&#8230;</p>
<blockquote><p><b>Paul Silas : </b>Nous courions tous sur le terrain car nous pensions que le match était terminé. Nous menions d&#8217;un point.</p></blockquote>
<p>Seulement, les arbitres montrent l&#8217;horloge. Il reste une seconde à jouer.</p>
<blockquote><p><b>Alvan Adams : </b>On se disait &#8216;les gens courent partout ! Le match est terminé ? Je ne crois pas. Non, il reste du temps&#8217;.</p></blockquote>
<p>Après plusieurs minutes de grande pagaille, la seconde restante peut se jouer. Paul Westphal va alors faire preuve d&#8217;un culot monstrueux. Il demande un temps mort alors que les Suns n&#8217;en avaient plus en réserve. Faute technique et lancer franc converti. 112-110. Mais le calcul est bon. La remise en jeu se fait alors au milieu du terrain. La règle sera d&#8217;ailleurs changée l&#8217;année suivante.</p>
<p>John MacLeod met alors un système en place pour Westphal. Dans le même temps, les fans des Celtics mettent un énorme bazar, au point que Jerry Colangelo menace de ne pas revenir à Boston dans le cas d&#8217;un match 7 si la situation n&#8217;est pas maitrisée. C&#8217;est entouré par un cordon de policiers que les joueurs reviennent sur le terrain.</p>
<blockquote><p><b>John MacLeod : </b>Nous avions mis en place un système pour un jump shot de Paul dans le corner mais ils ont bien défendu sur lui.</p></blockquote>
<p>Auteur de la remise en jeu, Curtis Perry doit alors improviser. Gar Heard, qui avait posé l&#8217;écran pour Westphal propose une solution en tête de raquette. Il reçoit le ballon et prend un tir au-dessus de Don Nelson pour égaliser, encore une fois.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-the-longest-day/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<blockquote><p><b>Gar Heard : </b>Je pense que les gens se rappellent de moi plus pour ces deux secondes que pour le reste de ma carrière.</p></blockquote>
<blockquote><p><b>Tom Heinsohn : </b>Il a pris un tir de loin avec un mec devant lui et il l&#8217;a rentré !!</p></blockquote>
<blockquote><p><b>Paul Silas : </b>J&#8217;ai pensé que personne n&#8217;allait gagner ce match.</p></blockquote>
<p>La troisième prolongation est particulièrement débridée. Les paniers s&#8217;enchainent de part et d&#8217;autre, et, finalement, c&#8217;est un rookie complètement inconnu, Glenn McDonald, qui va faire la différence en scorant 6 points rapides. L&#8217;écart est fait, 128-120. Reposé, McDonald a joué sur sa vitesse pour tirer son épingle du jeu au milieu de joueurs émoussés.</p>
<p>Mais le match n&#8217;est toujours pas terminé. Les Suns vont revenir à 128-126 à 11 secondes du gong. La dernière action est chaude mais les Celtics parviennent à garder le ballon et leur avance.</p>
<p>128-126. Trois prolongations et la victoire des Celtics. 33 points pour Jo Jo White contre 26 pour Paul Westphal. Pourtant Dave Cowens a gardé un souvenir plutôt inattendu de ce match.</p>
<blockquote><p><b>Dave Cowens : </b>Il y avait une femme assise au premier rang. Elle m&#8217;a dit que c&#8217;est la première fois qu&#8217;elle était à un match de basket professionnel. J&#8217;ai trouvé ça drôle, car je me suis dit qu&#8217;elle allait probablement penser que chaque match est comme celui-là.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-the-longest-day/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
<h2>Epilogue</h2>
<p>Battus deux fois à Phoenix qui était revenu à 2-2, les Celtics ont remporté le titre dans le désert de l&#8217;Arizona lors du match 6. Jo Jo White (21.6ppg) est élu MVP des finales et John Havlicek remporte son huitième et dernier titre.</p>
<blockquote><p><b>Dick Van Arsdale : </b>C&#8217;était certainement le tournant de la série. Havlicek ne l&#8217;admettra jamais, mais je lui ai dit que si nous avions gagné le match 5, nous aurions gagné le titre.</p></blockquote>
<p>Les Suns ont profité de cette série en général, et de ce match en particulier, pour se révéler auprès du grand public. La franchise est sortie de l&#8217;anonymat.</p>
<blockquote><p><b>John MacLeod : </b>Je pense que cela a placé les Phoenix sur la carte de la NBA. Encore aujourd&#8217;hui, beaucoup de gens se souviennent exactement de ce qu&#8217;ils faisaient ce vendredi soir, quand ce match s&#8217;est déroulé.</p></blockquote>
<p>Néanmoins, les Suns n&#8217;ont toujours pas gagné de titre NBA. Ils ne sont retournés qu&#8217;une seule fois en finale, en 1993. Sur le banc, un coach rookie, Paul Westphal.</p>
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		<title>[NBA Finals] Souvenir des Sonics</title>
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		<pubDate>Tue, 31 May 2011 23:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1er juin 1979, les regrettés Sonics jouaient un match 5 décisif pour remporter leur premier titre NBA. A Washington DC, l&#8217;équipe dirigée par Lenny Wilkens prend sa revanche sur les...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>1<sup>er</sup> juin 1979, les regrettés Sonics jouaient un match 5 décisif pour remporter leur premier titre NBA. A Washington DC, l&#8217;équipe dirigée par Lenny Wilkens prend sa revanche sur les Bullets.</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p>Les NBA Finals 1978 mettaient déjà aux prises les Bullets aux Sonics. Au terme du septième match, les coéquipiers d&#8217;Elvin Hayes privaient Seattle d&#8217;un premier titre NBA.</p>
<p>Un an après, Gus Williams, Dennis et John Johnson, Jack Sikma et Fred Brown étaient encore dans le groupe. Le seul changement majeur était le remplacement de l&#8217;intérieur Marvin Webster par Lonnie Shelton, plus complémentaire de Jack Sikma.</p>
<p>A Washington, le vestiaire est au bord de l&#8217;implosion. Bob Dandridge est jaloux d&#8217;Elvin Hayes qui touche 200 000$ de plus que lui&#8230; &Ecirc;tre la première équipe depuis les Celtics a gagné 2 titres consécutifs devient secondaire. Néanmoins, lors des NBA Finals 1979, aucun match ne s&#8217;est joué à plus de 10 points, ce qui n&#8217;empêche pas les Sonics mènent 3-1 au moment de revenir à Washington.</p>
<h2>Le match</h2>
<blockquote><p><b>Rick Barry : </b>Les Sonics gagneront parce qu&#8217;ils y croient.</p></blockquote>
<p>L&#8217;ancien scoreur des Warriors, toujours joueur avec les Rockets, commentait le match pour CBS. A l&#8217;heure des pronostics, il ne voyait pas la série s&#8217;éternisait. Lenny Wilkens était lui aussi confiant.</p>
<blockquote><p><b>Lenny Wilkens : </b>La différence par rapport à l&#8217;an dernier, c&#8217;est la maturité. L&#8217;an dernier, nous étions encore jeunes, nous jouions avec émotion. Il y avait des doutes. Là, nous jouons avec confiance.</p></blockquote>
<p>Vainqueurs des trois matchs précédents, les Sonics étaient confiants et ne s&#8217;imaginaient pas faire durer la série plus longtemps. Seul Elvin Hayes, auteur de 20 points en première mi-temps, a fait douter les Sonics. A la pause, WAS mène de 8 points.</p>
<p>Dans le troisième quart-temps, les Sonics prennent l&#8217;avantage suite à un 12-0. Dans les 13 dernières minutes, Fred Brown, devenu une rotation, rentre 4 tirs sur 5.</p>
<p>La gestion de la fin de match est bonne. Même si les Sonics ne tuent pas le match, ils s&#8217;imposent 97-93. Gus Williams termine le match avec 23 points, Dennis Johnson cumule 21 points, 5 assists et 4 rebonds, et Jack Sikma gobe 17 rebonds.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-souvenir-des-sonics/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p>Ce triomphe est le succès d&#8217;une équipe sans grande star. Bien que Gus Williams soit le meilleur scoreur de l&#8217;équipe ou que le blondinet Jack Sikma ait pris une nouvelle dimension, le trophée de MVP des finales revient à Dennis Johnson (22.6ppg), le meneur à la fois scoreur, passeur, défenseur et contreur (4 lors du G4).</p>
<blockquote><p><b>Wally Walker : </b>La NBA a toujours été un produit dirigé par des stars, mais l&#8217;équilibre de cette équipe veut dire qu&#8217;il n&#8217;y avait pas qu&#8217;un joueur qui nous a porté. Nous avions deux vétérans et beaucoup de joueurs dans leur vingtaine. Nous avions un bel esprit d&#8217;équipe. Et nous avions un vestiaire vraiment bon.</p></blockquote>
<h2>Epilogue</h2>
<p>Ce titre marque la fin d&#8217;une époque. L&#8217;alternance qui a régné durant toutes les années &#8217;70 va laisser sa place à la rivalité Lakers/Celtics. Dennis Johnson en profitera pour garnir son palmarès avec deux nouvelles bagues de champion (1984 et &#8217;86).</p>
<p>Par contre, aucune des deux franchises n&#8217;a réussi à revenir au sommet de la league. Les Bullets (puis Wizards) ne sont allés que 12 fois en playoffs lors des 30 saisons suivantes, ne faisant jamais mieux qu&#8217;une demi finale de conférence. Les Sonics sont retournés en Finals en 1996 avant de déménager à Oklahoma City.</p>
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		<item>
		<title>[NBA Finals] &#171;&#160;Fo&#8217;, fi&#8217;, fo&#8217;&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.passionbasket.fr/nba-finals-fo-fi-fo/</link>
		<comments>http://www.passionbasket.fr/nba-finals-fo-fi-fo/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 May 2011 23:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<description><![CDATA[Notre deuxième voyage dans le temps nous amène à Philadelphie. Place forte de la NBA entre 1976 et 1986, les Sixers n&#8217;ont finalement gagné qu&#8217;un titre, en 1983. Avant les...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Notre deuxième voyage dans le temps nous amène à Philadelphie. Place forte de la NBA entre 1976 et 1986, les Sixers n&#8217;ont finalement gagné qu&#8217;un titre, en 1983. Avant les playoffs, Moses Malone avait involontairement mis une cible dans le dos de son équipe en annonçant le fameux &laquo;&nbsp;Fo&#8217;, fo&#8217;, fo&nbsp;&raquo;. Une pression supplémentaire finalement assumée.</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p>Entre 1976 et 1986, les Sixers ont joué 4 finales NBA et 3 finales de conférence. Sous la houlette de Gene She puis Billy Cunningham, ils étaient le principal concurrent des Celtics avant l&#8217;émergence des Pistons et des Bulls. Mais c&#8217;est en 1983 que les Sixers ont décroché le graal.</p>
<p>Les Sixers comptaient déjà dans leur rang Julius Erving, Maurice Cheeks, Andrew Toney et Bobby Jones. Ils ont obtenu l&#8217;été précédent Moses Malone qui avait annoncé le fameux &laquo;&nbsp;Fo&#8217;, fo&#8217;, fo&nbsp;&raquo; sur un malentendu. Transformé en &laquo;&nbsp;Fo&#8217;, fi&#8217;, fo.&nbsp;&raquo; (four, five, four), les Sixers ont décroché le titre en 13 matchs (12-1), un record à ce moment-là.</p>
<h2>Le match</h2>
<p>Le 31 mai 1983, au Forum d&#8217;Inglewood, les Sixers ont l&#8217;occasion de décrocher le titre. Ils mènent 3-0 face aux Lakers et sont globalement supérieurs aux Lakers. Il y a également un sentiment de revanche un an après la finale &#8217;82 remportée en 6 manches par les Lakers sur les Sixers.</p>
<blockquote><p><b>Billy Cunningham : </b>La différence par rapport à l&#8217;année dernière, c&#8217;est Moses.</p></blockquote>
<p>Le match 4 ne déroge pas à la règle. Les Sixers ont mené tout le match dans le sillage de Moses Malone (24pts-23rbs) encore une fois stratosphérique. </p>
<p>Néanmoins, l&#8217;instinct de survie des Lakers va les pousser à chatouiller le futur champion. A un peu moins de trois minutes du gong, ils comptaient trois points d&#8217;avance. C&#8217;est le moment choisi par Julius Erving pour rappeler que, bien que vieillissant (33 ans), il reste un joueur exceptionnel.</p>
<p>Dr J commence par une passe de KAJ interceptée et un dunk pour égaliser (106-106). Une minute plus tard, il réalise une action à 3 points et boucle son coup de chaud par un tir à 6 mètres à 24 secondes du gong. Il a réussi à inscrire 7 points en 98 secondes pour offrir le titre aux Sixers.</p>
<blockquote><p><b>Moses Malone : </b>C&#8217;était pour le Doc. Je voulais pouvoir dire que j&#8217;ai joué dans une équipe championne avec Dr.J.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-fo-fi-fo/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
<p>Malgré ses 21 points sur ce dernier match, Julius Erving laisse à Moses Malone, déjà MVP de la saison régulière, les honneurs du MVP des finales. Il fut, à chaque match, le meilleur scoreur et rebondeur de son équipe. Ses moyennes : 25.5 points et 18 rebonds par match. Il a écrasé Kareem Abdul-Jabbar, son vis-à-vis.</p>
<h2>Epilogue</h2>
<p>Revenons une minute sur l&#8217;anecdote du &laquo;&nbsp;fo&#8217;, fo&#8217;, fo&#8217;.&nbsp;&raquo; Un journaliste avait demandé à Malone comment il sentait les playoffs. Il avait répondu par &laquo;&nbsp;four, four, four&nbsp;&raquo; qui, avec l&#8217;accent de Moses, avait raisonné en &laquo;&nbsp;fo&#8217;, fo&#8217;, fo&#8217;.&nbsp;&raquo; Néanmoins, il ne voulait pas dire qu&#8217;il s&#8217;attendait à sweeper tout le monde, mais plutôt qu&#8217;il fallait 4 victoires pour gagner chaque série. Logique !</p>
<p>Le &laquo;&nbsp;fo&#8217;, fo&#8217;, fo&#8217;.&nbsp;&raquo; fut le fil rouge des playoffs. Les Sixers n&#8217;ont finalement laissé filé qu&#8217;un match, en finale de conférence, face aux Bucks. Ils ont successivement battu les Knicks (4-0), les Bucks (4-1) et les Lakers (4-0). D&#8217;où l&#8217;expression &laquo;&nbsp;fo&#8217;, fi&#8217;, fo&#8217;&nbsp;&raquo;. </p>
<p>A l&#8217;heure actuelle, le 12-1 des playoffs &#8217;93 est la deuxième plus grosse domination en playoffs de l&#8217;histoire. Les Lakers on fait mieux en 2001 (15-1). Aujourd&#8217;hui, il serait possible de faire mieux puisqu&#8217;il faut gagner 16 matchs pour gagner le titre.</p>
<p>Le titre des Sixers décroché en 1983 est le dernier de la franchise et le dernier de la ville de Philadelphie jusqu&#8217;à 2008 et la victoire des Phillies aux World Series.</p>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-fo-fi-fo/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
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		<item>
		<title>[NBA Finals] Memorial Day Massacre</title>
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		<comments>http://www.passionbasket.fr/nba-finals-memorial-day-massacre/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 May 2011 23:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[NBA]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce 27 mai marque notre entrée dans les finales NBA. Régulièrement, nous vous proposerons de revivre des grands moments des finales en célébrant, à chaque fois, l&#8217;anniversaire d&#8217;un match, d&#8217;une...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ce 27 mai marque notre entrée dans les finales NBA. Régulièrement, nous vous proposerons de revivre des grands moments des finales en célébrant, à chaque fois, l&#8217;anniversaire d&#8217;un match, d&#8217;une perf ou d&#8217;un événement. Le premier volet est consacré aux finales &#8217;85 et à un match explosif connu sous le nom de Memorial Day Massacre.</em></p>
<h2>Le contexte</h2>
<p>La rivalité entre les Celtics et les Lakers fait partie des grandes histoires de la grande league. Avant les finales &#8217;85, les deux franchises s&#8217;étaient affrontés huit fois pour le titre. A chaque fois, les Celtics en étaient sortis vainqueurs. Un an plus tôt, les Greens avaient conquis le titre en 7 matchs face aux Purple &#038; Gold. Au terme d&#8217;une saison dominée par les 2 rivaux (63W pour Boston, 62W pour L.A., Bird MVP), c&#8217;est une revanche attendue qui débute à Boston en ce 27 mai 1985.</p>
<h2>Le match</h2>
<p>14 890 fans ont pris place dans le Boston Garden et soutenir leur équipe face au grand rival de la Conférence Ouest. Les rosters sont blindés de stars, Larry Bird, Kevin McHale, Robert Parish, Dennis Johnson, Danny Ainge, Cedric Maxwell et K.C. Jones sur le banc d&#8217;un côté, Kareem Abdul-Jabbar, Magic Johnson, James Worthy, Byron Scott, Bob McAdoo, Michael Cooper, Jamaal Wilkes, Kurt Rambis et Pat Riley à la baguette de l&#8217;autre. Les Celtics sont champions en titre et ont l&#8217;avantage du terrain. Mais dans les rangs des Lakers, un sentiment dominait, le titre des C&#8217;s un an plus tôt était un sacré coup de bol.</p>
<blockquote><p><b>Kareem Abdul-Jabbar : </b>Nous avons le sentiment d&#8217;être la meilleure équipe et nous voulons le prouver.</p></blockquote>
<p>Parfois, quelques minutes suffisent à mettre en doute les certitudes les plus absolues. Le premier quart-temps permet aux Celtics de prendre 14 points d&#8217;avance, dans le sillage d&#8217;un excellent Danny Ainge 15 unités au compteur. </p>
<blockquote><p><b>K.C. Jones : </b>Un bon départ ne signifie jamais grand chose face aux Lakers.</p></blockquote>
<p>Certes, 14 points face aux as de la contre-attaque, ça se perd très vite. Mais, non seulement les C&#8217;s ne vont pas dilapider cette avance, mais ils vont l’accroitre. Mi-temps : +30. 79 points marqués. Deux records.</p>
<blockquote><p><b>Magic Johnson : </b>On ne peut jamais dire ce qu&#8217;il va se passer après la mi-temps.</p></blockquote>
<p>A la pause, les Lakers n&#8217;avaient pas encore lâché l&#8217;affaire. Mais la tendance ne s&#8217;est pas inversée en deuxième mi-temps. Les Celtics terminent le match avec 148 points au compteur. Ils ont shooté à 60.8%, ils ont dominé le rebond et six joueurs ont fini en double figure, dont le remplaçant Scott Wedman, 26 points à 11/11. Il termine co-meilleur marqueur du match avec Kevin McHale. Score final : 148-114</p>
<p>Les Celtics, habitués au jeu dur et au tempo contrôlé, ont multiplié les paniers en transition. Jamais les Lakers n&#8217;ont trouvé leur rythme à l&#8217;image de Kareem Abdul-Jabbar qui rend 12 points et 3 rebonds.</p>
<blockquote><p><b>Magic Johnson : </b>C&#8217;était un cauchemar absolu. C&#8217;est ce qui arrive lorsque tout ce que vous tentez ne marche pas et que tout ce qu&#8217;ils tentent marche. C&#8217;était vraiment très, très gênant.</p></blockquote>
<p>Ce match, aujourd&#8217;hui surnommé <em>Memorial Day Massacre</em> en référence à une tuerie à Chicago le 30 mai 1937, est le théâtre de nombreux records pour un match des finales <em>at this time</em>.</p>
<ul>
<li>Plus grand nombre de points : 148</li>
<li>Plus grand nombre de points en première mi-temps: 79</li>
<li>Plus gros écart à la mi-temps : 30</li>
<li>Meilleur pourcentage : 60.8% (62/102)</li>
<li>Plus grand nombre de paniers : 62</li>
<li>Meilleur pourcentage individuel : Scott Wedman (11/11; 100%)</li>
</ul>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-memorial-day-massacre/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
<h2>Epilogue</h2>
<p>Si les Lakers ont pris un coup sur la carafe, les Celtics ont déclaré après le match que ça ne changeait pas grand chose de gagner de 30 ou de 4 points. Bien vu.</p>
<p>En effet, les Lakers, portés par Kareem Abdul-Jabbar (30pts-17rbs), vont remporter le match 2 puis vont détruire à leur tour les C&#8217;s au Forum d&#8217;Inglewood (136-111). Il faut croire que les grosses défaites ont des vertus mobilisatrices puisque Boston va remporter le match 4 grâce à Dennis Johnson, à la dernière seconde.</p>
<p>Mais cela ne permettra pas aux Celtics de conserver leur titre puisque les Lakers remporteront les matchs 5 et 6. Pour la première fois, ils décrochent le titre contre les Celtics. Cerise sur le gâteau, la fête s&#8217;est déroulé à Boston.</p>
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		<item>
		<title>Les fab 4 à travers le All-Star Game</title>
		<link>http://www.passionbasket.fr/les-fab-4-a-travers-le-all-star-game/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 15:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[NBA]]></category>
		<category><![CDATA[Boston Celtics]]></category>
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		<category><![CDATA[Philadelphie 76ers]]></category>

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		<description><![CDATA[Quatre Celtics, Rajon Rondo, Paul Pierce, Kevin Garnett et Ray Allen, coachés par Doc Rivers, défendront les couleurs de leur franchise lors du All-Star Game. Cette situation est rare mais...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Quatre Celtics, Rajon Rondo, Paul Pierce, Kevin Garnett et Ray Allen, coachés par Doc Rivers, défendront les couleurs de leur franchise lors du All-Star Game. Cette situation est rare mais pas inédite puisque, pas plus tard qu&#8217;en 2006, quatre Pistons se présentaient également au match des étoiles. Retour sur les Fab 4 qui ont marqué le All-Star Game.</em></p>
<h3>Detroit Pistons 2006</h3>
<p>A l&#8217;instar des quatre Celtics, Ben Wallace, Chauncey Billups, Richard Hamilton et Rasheed Wallace avaient débuté sur le banc. Comme leurs homologues des Celtics, les Pistons squattaient la tête de la Conférence Est et il était difficile de sortir une individualité de ce groupe. A tel point que Tayshaun Prince était également cité. Champions en 2004, finalistes en 2005, ce groupe a finalement explosé en 2008, lorsque Joe Dumars a décidé d&#8217;échanger Chauncey Billups contre Allen Iverson.</p>
<h4>Stats lors du All-Star Game</h4>
<ul>
<li>Ben Wallace : 0 points (0/1), 8 rebonds, 3 steals, 2 assists, 2 blocks en 24 minutes.</li>
<li>Rasheed Wallace : 2 points (1/6), 2 rebonds, 1 steal en 17 minutes.</li>
<li>Chauncey Billups : 15 points (6/10), 7 assists, 4 rebonds en 15 minutes.</li>
<li>Richard Hamilton : 6 points (3/7), 1 assist en 13 minutes.</li>
</ul>
<h3>Los Angeles Lakers 1998</h3>
<p>Michael Jordan est au crépuscule de sa carrière et la league s&#8217;est trouvée un nouveau chouchou, Kobe Bryant. Elégant, ne doutant de rien et pétri de talent, il n&#8217;est pourtant que le sixième homme des Lakers. Del Harris préfère miser sur Eddie Jones, le premier mentor pro de Kobe. Néanmoins, les fans ont voté pour la titularisation du jeune Bryant au côté de Shaquille O&#8217;Neal. Le banc est complété par deux autres Lakers, Eddie Jones et Nick Van Exel, ce dernier, choisi un peu par défaut par manque de concurrence.</p>
<h4>Stats lors du All-Star Game</h4>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Kobe Bryant</span> : 18 points (7/16), 6 rebonds, 2 steals, 1 assist en 22 minutes.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;">Shaquille O&#8217;Neal</span> : 12 points (5/10), 4 rebonds en 18 minutes.</li>
<li>Eddie Jones : 15 points (7/19), 11 rebonds, 2 steals, 1 assist en 25 minutes.</li>
<li>Nick Van Exel : 13 points (5/14), 3 rebonds, 2 assists en 20 minutes.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/les-fab-4-a-travers-le-all-star-game/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
<h3>Philadelphia 76ers 1983</h3>
<p>Finalistes de la league en 1977, &#8217;80, et &#8217;82, les Sixers ont enfin décroché leur titre de champion en 1983. Quelques mois auparavant, trois joueurs de cette équipe exceptionnelle plantaient plus de 19 points par match, et il était normal de les récompenser. Ainsi, Moses Malone (24.5ppg-15.3rpg-2bpg), Julius Erving (21.4ppg-6.8rpg-3.7apg) et Andrew Toney (19.7ppg-4.5apg-2.8rpg) étaient incontournables. Mais si les 76ers avaient trois titulaires &#8212; fait unique dans l&#8217;histoire &#8211;, Toney n&#8217;en fit pas partie, cet honneur fut réservé au quatrième larron, Mo Cheeks (12.5ppg-6.9apg).</p>
<h4>Stats lors du All-Star Game</h4>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Julius Erving</span> : 25 points (11/19), 6 rebonds, 3 assists et 2 blocks en 28 minutes (MVP).</li>
<li><span style="text-decoration: underline;">Moses Malone</span> : 10 points (3/8), 8 rebonds et 3 assists en 24 minutes.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;">Maurice Cheeks</span> : 6 points (3/8), 1 assists et 1 rebond en 18 minutes.</li>
<li>Andrew Toney : 8 points (4/5), 7 assists et 2 steals en 18 minutes.</li>
</ul>
<h3>Boston Celtics 1975</h3>
<p>Champions en 1974 et dominateurs la saison suivante, les Celtics ont vécu une reconstruction express suite à la période faste des années &#8217;60. John Havlicek, 34 ans, claque encore 19.2 points par match et assure la transition avec la nouvelle génération, dont Dave Cowens (20.4ppg-14.7rpg-4.6apg) est le fleuron. JoJo White (18.3ppg-5.6apg) et Paul Silas (10.6ppg-12.5rpg) étaient également de la partie.</p>
<h4>Stats lors du All-Star Game</h4>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">John Havlicek</span> : 16 points (7/12), 6 rebonds et 2 steals en 31 minutes.</li>
<li>Dave Cowens : 6 points (3/7), 6 rebonds et 3 assists en 15 minutes.</li>
<li>Paul Silas : 6 points (2/4), 4 steals, 2 rebonds et 2 assists en 15 minutes.</li>
<li>JoJo White : 7 points (1/2), 4 assists et 2 rebonds en 13 minutes.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/les-fab-4-a-travers-le-all-star-game/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
<h3>Boston Celtics 1962</h3>
<p>Quatre joueurs, quatre Hall of Famers. Les Celtics des années 60 avaient leur lot de légende. Néanmoins, cette sélection a une petite particularité puisque Sam Jones (18.4ppg-5.9rpg-3apg) a remplacé Larry Costello, blessé. Tom Heinsohn (22.1ppg-9.5rpg-2.1apg), Bill Russell (18.9ppg-23.6rpg-4.5apg) et Bob Cousy (15.7ppg-7.8apg-5.9rpg) avaient obtenu leur billet directement. Pour l&#8217;anecdote, un cinquième Celtic, Frank Ramsey, plantait plus de 15 points par match (15.3ppg) et aurait pu faire partie de l&#8217;équipe.</p>
<h4>Stats lors du All-Star Game</h4>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Bob Cousy</span> : 11 points (4/13), 8 assists et 6 rebonds en 31 minutes</li>
<li><span style="text-decoration: underline;">Tom Heinsohn</span> : 10 points (4/11), 2 rebonds en 13 minutes</li>
<li>Bill Russell : 12 points (5/12), 12 rebonds et 2 assists en 27 minutes.</li>
<li>Sam Jones : 2 points (1/8), 1 rebond en 14 minutes.</li>
</ul>
<p>Note : les noms soulignés étaient titulaires.</p>
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		<item>
		<title>2010 &#8212; Une année de basket</title>
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		<comments>http://www.passionbasket.fr/2010-une-annee-de-basket/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 31 Dec 2010 13:30:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[2010 fut une année riche pour le basket. Entre le titre des Lakers, au terme d&#8217;une fantastique série contre les Celtics, la domination de Barcelone sur l&#8217;Europe, The Decision par...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>2010 fut une année riche pour le basket. Entre le titre des Lakers, au terme d&#8217;une fantastique série contre les Celtics, la domination de Barcelone sur l&#8217;Europe, The Decision par LeBron James ou la démonstration de Kevin Durant en NBA puis au Mondial, on gardera tous un souvenir de cette année. Nous vous proposons donc une petite rétro, avec de nombreuses vidéos à quelques heures de 2011.</em></p>
<p><b>9 janvier </b> Ben Gordon score le 10 millionième point de l&#8217;histoire de la saison régulière NBA.</p>
<p><b>1er février </b> Kobe Bryant, devenu quelques jours plus tôt le plus jeune joueur à atteindre le cap des 25 000 points, devient le meilleur scoreur de l&#8217;histoire des Lakers, dépassant Jerry West (25 192).<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/2010-une-annee-de-basket/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p><b>3 février </b> Dick McGuire, Hall of Famer NBA, décède à l&#8217;age de 84 ans. Il avait défendu les couleurs des Knicks et des Pistons dans les années 50.</p>
<p><b>27 février </b> Michael Jordan trouve un accord pour devenir l&#8217;actionnaire majoritaire des Charlotte Bobcats, 4 ans après son entrée dans le capital et l&#8217;organigramme sportif de la franchise.</p>
<p><b>5 avril </b> Duke remporte le Final Four face à Butler (61-59) dans un match haletant. Kyle Singler (19pts en finale) est élu MOP. Mike Krzyzewski remporte son 4e titre national.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/2010-une-annee-de-basket/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p><b>14 avril </b> A 21 ans, Kevin Durant devient le plus jeune meilleur scoreur de l&#8217;histoire. En moyenne, il plantait 30.1 points par match.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/2010-une-annee-de-basket/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p><b>18 avril </b> Le Power Electronics Valencia de Nando de Colo et Florent Pietrus décroche l&#8217;EuroCup et un billet pour la prochaine Euroleague. Dominateurs durant toute la compétition, ils écrasent l&#8217;Alba Berlin (67-44) en finale. Matt Nielsen est élu MVP de la finale et Nando de Colo fait partie de la All-Eurocup First Team.</p>
<p><b>30 avril </b>Roanne fait honneur au basket français en EuroChallenge <a href="http://www.passionbasket.fr/leurope-du-basket-roanne-en-quete-de-titre-europeen/" target="_blank">avec une place au Final Four.</a>. Mais en Allemagne, ils ne finiront que troisième, battus par le BG Göttingen, futur vainqueur.</p>
<p><b>9 mai 2010.</b> Le FC Barcelone remporte l&#8217;Euroleague au terme d&#8217;une saison quasi parfaite. Même la finale, contre l&#8217;Olympiacos, fut à sens unique (86-68). Juan-Carlos Navarro (21pts-5rbs en finale) est logiquement élu MVP du Final Four. Mais le trophée de MVP de la compétition est pour Milos Teodosic.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/2010-une-annee-de-basket/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p><b>4 juin </b> John Wooden, <a href="http://www.passionbasket.fr/john-wooden/" target="_blank">légende du coaching universitaire</a>, décède à quelques mois de son 100e anniversaire.</p>
<p><b>13 juin </b> Cholet devient champion de France pour la première fois de son histoire en dominant Le Mans (81-65). Les projecteurs se braquent sur Erman Kunter, le grand artisan de ce succès.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/2010-une-annee-de-basket/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p><b>17 juin </b> Les Los Angeles Lakers deviennent champion NBA, <a href="http://www.passionbasket.fr/les-lakers-realisent-le-back-to-back-83-79-dans-un-match-epique/" target="_blank">au terme d&#8217;un match 7 très intense.</a> Kobe Bryant est élu MVP des finales.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/2010-une-annee-de-basket/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p><b>19 juin </b> Manute Bol, le géant-contreur soudanais, décède à 47 ans à cause d&#8217;une insuffisance rénale aiguë.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/2010-une-annee-de-basket/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p><b>8 juillet </b> LeBron James marque la free agency de son empreinte avec <em>The Decision</em>. Il rejoint Chris Bosh et Dwyane Wade au Heat.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/2010-une-annee-de-basket/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p><b>28 août &#8211; 12 septembre </b> La Turquie accueille un Mondial exceptionnel. Entre le parcours turc, mené par Bojan Tanjevic après sa lutte contre le cancer, le super match Brésil &#8211; Argentine en huitième de finale, le shoot de Milos Teodosic qui sort l&#8217;Espagne, le parcours exemplaire des américains et la domination de Kevin Durant ou la défaite française contre la Nouvelle-Zélande, les moments forts sont nombreux.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/2010-une-annee-de-basket/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p><b>23 septembre 3 octobre 2010.</b> En République Tchèque, les USA remportent aussi le Mondial féminin avec un parcours parfait (9-0) face à l&#8217;équipe locale. La France termine sixième, après une défaite &laquo;&nbsp;à la française&nbsp;&raquo; contre l&#8217;Espagne en quart de finale.</p>
<p><b>21 décembre </b> Les féminines de Connecticut remporte un 89e match consécutif, un record all-time (masculin et féminin) jusque là détenu par UCLA entre 1971 et 1974. Le 90e match fut celui de trop, puisque UConn s&#8217;est incliné contre Stanford (71-59).</p>
<p>N&#8217;hésitez pas à nous faire part de vos moments forts de cette année de basket 2010.</p>
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		<title>La sélection dont Karl Malone, John Stockton et Charles Barkley furent recalés</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Dec 2010 23:35:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Difficile de former une sélection. Aux Etats-Unis, Jerry Colangelo ne le sait que trop bien. Une équipe nationale, c&#8217;est des choix, des joueurs écartés, des critiques si la mayonnaise ne...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Difficile de former une sélection. Aux Etats-Unis, Jerry Colangelo ne le sait que trop bien. Une équipe nationale, c&#8217;est des choix, des joueurs écartés, des critiques si la mayonnaise ne prend pas.</p>
<p>Les sélections américaines de basket-ball ont plutôt trop de talent que pas assez. Même à l&#8217;époque où seuls les universitaires étaient conviés. C&#8217;est toute l&#8217;histoire proposée par le site <a href="http://www.usabasketball.com/mens/national/tough_competition_2010_12_09.html" target="_blank">d&#8217;USA Basketball</a>. Imaginez une sélection où Karl Malone, John Stockton et Charles Barkley ont été recalés. Inimaginable. Et pourtant&#8230;</p>
<p>En 1984, Los Angeles accueille les Jeux Olympiques. Au basket, les américains ont remporté toutes les médailles d&#8217;or sauf en 1972, et la fin de match très controversé contre l&#8217;URSS, et 1980, édition boycottée par les USA.</p>
<p>Alors, 1984 doit être l&#8217;année de tous les records. Les USA veulent rafler un maximum de médaille et le basket sera un fer de lance de la domination locale. Ainsi, l&#8217;ABAUSA, l&#8217;ancêtre d&#8217;USA Basketball, a annoncé dès décembre 1983 que des camps seront organisés pour envoyer la meilleure sélection possible. Le premier aura lieu du 17 au 22 avril 1984, quelques semaines seulement après la fin de la saison universitaire à Bloomington, campus d&#8217;Indiana University et de Coach Bob Knight, futur boss de l&#8217;équipe.</p>
<p>72 joueurs ont été invités. Certains ne sont pas venus, ce qui a provoqué l&#8217;ire de Jerry Colangelo qui avait gratifié <em>USA Today</em> d&#8217;une longue tirade sur le patriotisme.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 304px"><img class="  " title="Stockton et Malone" src="http://www.usabasketball.com/photos/1984_oly_trials_malone_stockton.jpg" alt="John Stockton face à Karl Malone. Les deux seront recalés." width="294" height="286" /><p class="wp-caption-text">John Stockton face à Karl Malone. Les deux seront recalés.</p></div>
<p>Parmi les présents, il y a des jeunes qui vont devenir des stars, des leaders voire des idoles. Charles Barkley, Joe Dumars, Chuck Person, Karl Malone et John Stockton n&#8217;ont pas passé le dernier cut. Même sanction pour Dell Curry, Johnny Dawkins, A.C. Green, Danny Manning, Mark Price, Ed Pinckney et tant d&#8217;autres qui ont, par la suite, réalisé une très belle carrière NBA.</p>
<p>Sur les 72 de la première liste, cinq joueurs font partie des 50 plus grands de l&#8217;histoire. Trois (Barkley, Malone et Stockton) n&#8217;ont pas participé à la campagne olympique &#8217;84. Par contre, ils seront de l&#8217;aventure de Barcelone avec les deux autres membre de la liste de 1996, Michael Jordan et Patrick Ewing.</p>
<p>Cela en dit long sur la férocité de la concurrence. D&#8217;ailleurs, au lieu de 16 &#8216;finalistes&#8217; au terme du camp de Bloomington, Bobby Knight a retenu 20 noms. Il s&#8217;en était expliqué au <em>New York Times</em>.</p>
<blockquote><p><strong>Bobby Knight : </strong>Les possessions sont vraiment disputés, en particulier chez les arrières. Au lieu de débattre des arrières, nous avons décidé de les laisser jouer. C&#8217;est pourquoi nous sommes encore 20.</p></blockquote>
<p>En juillet, Bob Knight a décidé de se passer de Barkley, de Malone, de Stockton ou de Dumars. Des choix qui peuvent faire bondir aujourd&#8217;hui, surtout que les meneurs étaient Steve Alford et Leon Wood, à l&#8217;arrière, on retrouvait Vern Flemming et à l&#8217;intérieur Jon Koncak et Jeff Turner. Bien sûr, il y avait des stars, Michael Jordan, Pat Ewing, Chris Mullin et le futur DPY Alvin Robertson.</p>
<p>Au final, les USA ont gagné leur 8 matchs, ils ont explosé la majorité des équipes avec un écart moyen de 32.1 points. La France est notamment passée à la moulinette (120-62) et l&#8217;Espagne a pris une rouste en finale (96-65). Michael Jordan a claqué 17.1 points par match et a logiquement mené le scoring. Mais le meilleur rebondeur fut Wayman Tisdale (6.4rpg) et Leon Wood a distribué 7.9 passes par match.</p>
<p>Cet article d&#8217;USA Basketball est pertinent à plusieurs titres. Il montre qu&#8217;une sélection bâtie sur un vécu sera forcément plus forte en compétition. Elle montre aussi que des Hall of Famers peuvent passer sous le radar et que certains &#8216;anonymes&#8217; (Jeff Turner, Steve Alford ont fait des carrières modestes) correspondaient mieux à l&#8217;équipe à un instant T. Enfin, il montre que certains joueurs mettent plus de temps à éclore et que la marge de progression dépend beaucoup du contexte. John Stockton est un bel exemple.</p>
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		<title>La Turquie dans le basket mondial</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 10:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Max</dc:creator>
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		<description><![CDATA[S&#8217;il est une Nation qui a su monter en puissance durant la dernière décennie sur la planète Basket, c&#8217;est bien celle surplombant le Bosphore. Petit retour historique sur cette équipe...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>S&#8217;il est une Nation qui a su monter en puissance durant la dernière décennie sur la planète Basket, c&#8217;est bien celle surplombant le Bosphore. Petit retour historique sur cette équipe qui fait désormais partie des sérieux outsiders pour le titre de champion du monde, à domicile..<br />
</em></p>
<h2>Une seule médaille&#8230; Conquise à domicile</h2>
<p>L&#8217;histoire du basket turc se résume à peu de choses: 2 participations aux J.O (1936 et 1952), 2 Championnats du Monde (2002 et 2006) et 20 EuroBasket (49, 51, 55 à 63, 71 à 75, 81, 93 à 09). Et de ces 24 tournois, un seul résultat probant est à noter: <strong>une médaille d&#8217;argent conquise lors de l&#8217;EuroBasket 2001 à domicile</strong>&#8230;</p>
<p>L&#8217;équipe était alors emmenée par les Kutluay, Turkoglu, Okur, Turkcan, Besok, Peker ou Tunceri. Les Turcs avaient enchainé les exploits. Lors du premier tour, en battant l&#8217;Espagne (84-79) pour conserver la première place du groupe. Ensuite en s&#8217;imposant de 2 points face à la Croatie en quart de finale (86-84) puis d&#8217;un point face à l&#8217;Allemagne en demi (79-78). Impeccable dans la gestion des money-time, la Turquie a sans aucun doute bénéficié du soutien de ses supporters pour forger ses 3 exploits consécutifs. De bon augure pour ces Championnats du Monde 2010.</p>
<p><img class="alignleft" src="http://turkey2010.fiba.com/images/web/News/Photos/2010/05/03/_483x332/Efe-Aydan.jpg" alt="" width="284" height="194" />De l&#8217;histoire du basket turc &#8211; si on excepte la génération actuelle toujours active sur les parquets &#8211; on retiendra aussi un nom, celui de<strong> Efe Aydan</strong>. Recordman du nombre de sélections en équipe nationale (224) et de points marqués sous le maillot national (2195), Aydan a démontré tout au long de sa carrière une très grande classe. Ce n&#8217;est qu&#8217;à 16 ans, après avoir échoué dans le football, qu&#8217;il a découvert le basket en rejoignant le Galatasaray. Il restera une saison au Galat&#8217;, avant de véritablement lancer sa carrière en deuxième division turc, à Karsiyaka. Dès sa première saison, il s&#8217;impose comme le moteur de l&#8217;équipe. A 18 ans, il conduit son club à la première division. Et pour sa première saison en D1, il emmène Karsiyaka à la 3ème place du championnat. Il met alors le cap à Eczibasi, club de la banlieue d&#8217;Istanbul. Le début d&#8217;un règne assez incroyable. Il restera 6 ans au club, remportant avec le club 5 titres de champion. Il mettra alors le cap sur le Fenerbahce, qu&#8217;il transformera en club de basket majeur au pays. Mais en 4 années passées là-bas, il ne parviendra pas à remporter le titre. C&#8217;est le Besiktas qui viendra chercher Aydan en 1987. Mais sans succès: il ne reste qu&#8217;une saison au Besiktas, se faisant sortir au premier tour par le Galatasaray.</p>
<p><strong>Sur cet échec, il quitte le club pour rejoindre Tofas, là où la &laquo;&nbsp;légende humaine&nbsp;&raquo; Aydan se bâtira</strong>. Contre toute attente, Tofas est relégué. Tout le monde s&#8217;attend à le voir partir du club et rejoindre un grand de Turquie. Mais Aydan surprend tout le monde en restant et en acceptant d&#8217;évoluer en deuxième division. Survolant la compétition, Tofas remonte immédiatement en première division. Une ascension qui permettra à Aydan de terminer sa carrière sur deux belles saisons au cours desquelles Tofas s&#8217;imposera au sommet du basket turc, jouant deux finales de TBL &#8211; Turkish Basketball League.</p>
<h2>L&#8217;année ou jamais?</h2>
<p>Qu&#8217;attendre du 8ème d&#8217;un Euro aux Championnats du Monde? A priori, pas grand chose&#8230; Sauf que la Turquie a de très belles références&#8230; Depuis sa place de vice-champion d&#8217;Europe 2001, les Turcs ont cumulés quelques bonnes performances. La 10ème place de l&#8217;Euro 2003 n&#8217;est pas glorieuse. Ni même les 12ème places de 2005 et 2007.</p>
<p>Mais lors des Championnats du Monde 2006, les Trucs avaient fait bonne impression, atteignant les quarts de finale et s&#8217;inclinant face aux solides Argentins. Et l&#8217;an passé, lors de l&#8217;EuroBasket polonais, les Turcs avaient accumulé les bons coups. Vainqueurs des Serbes et des Espagnols, ils ne s&#8217;étaient inclinés que de deux points face à la Slovénie lors du second tour et de deux points après prolongation face à la Grèce (en ayant galvaudé la balle de match lors de la prolongation).</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Conclusion:</span> la Turquie termine à une peu flatteuse 8ème place de l&#8217;EuroBasket, suite à des matchs de classement disputés sans envie et sans ambition. Une position qui ne reflète nullement la qualité du groupe à disposition de<strong> Bogdan Tanjevic</strong>.</p>
<p><img class="alignleft" src="http://nimg.sulekha.com/sports/original700/bogdan-tanjevic-2009-8-15-15-42-48.jpg" alt="" width="303" height="235" />En poste depuis 2001, le Monténégrin a su imposer à l&#8217;équipe turque ses méthodes: la liberté dans la rigueur. Avec succès, au vu des résultats engrangés ces dernières saisons. Il faut dire que Tanjevic a à disposition un roster bardé de talents. Les Turkoglu, Ilyasova, Tunceri, Arslan ou Akyol comptent parmi le gratin du basket européen. Mais avec cette équipe turque, le seul talent ne suffit pas. Si l&#8217;équipe est bien dans sa tête, elle développe un jeu brillant et peut jouer les yeux dans les yeux avec tout le monde. Par contre, quand l&#8217;esprit s&#8217;évapore, c&#8217;est une toute autre histoire &#8211; cf. les matchs de classement l&#8217;an passé.</p>
<p>Cependant, cette année, les signaux semblent au vert pour l&#8217;équipe turque. &laquo; <em>Le moral a été au plus haut tout au long du camp d&#8217;entrainement et nous avons bien travaillé</em> &raquo;, expliquait Ersan Ilyasova début août.  Autre facteur motivant, la volonté de bien faire pour les &#8211; possibles? &#8211; adieux de Bogdan Tanjevic au basket turc. Victime de gros soucis de santé lors de la saison passée, le Monténégrin avait été contraint de quitter le banc du Fenerbahce. De gros doutes ont d&#8217;ailleurs plané sur sa présence lors de ces Championnats du Monde. Il sera finalement présent sur le banc, avec notamment à ses côtés l&#8217;ancien All-Star NBA Rolando Blackman.</p>
<p><img class="alignright" src="http://turkey2010.fiba.com/images/web/News/players_head_shots/tur/Hidayet_Turkoglu/_483x332/turkoglu.jpg" alt="" width="290" height="199" />Enfin, dernier élément en faveur des Turcs, la motivation de jouer a la maison, devant leurs propres fans.</p>
<blockquote><p><strong>Hedo Turkoglu:</strong> En tant que joueurs, nous savons a quel point ce tournoi est important. Notre objectif est d&#8217;être prêt pour le 28 août et nous voulons impressionner nos fans. Nous pouvons le faire en tant qu&#8217;organisateur d&#8217;un tournoi majeur. Jouer à domicile et avec nos supporters derrière nous devront être des facteurs que nous devons combiner avec nos performances.</p></blockquote>
<p>Cette sur-motivation leur avait donné des ailes en 2001 lors de l&#8217;EuroBasket. Ils avaient alors été chercher une médaille d&#8217;argent à la surprise générale. Avec les qualités présentes dans le roster, les connaissances de Bogdan Tanjevic et les supporters derrière eux, tout semble réuni pour créer une nouvelle grosse surprise&#8230;</p>
<h2>L&#8217;avenir du basket européen?</h2>
<p>Et pourtant, l&#8217;avenir s&#8217;annonce encore plus rose; car si la génération Turkoglu a démontré de belles choses lors de cette dernière décennie, les joueurs qui s&#8217;apprêtent a prendre le pouvoir promettent d&#8217;être au moins aussi doués.</p>
<p>Il y a bien entendu Ersan ilyasova, qui à 23 ans a déjà acquis une énorme expérience entre D-League (Tulsa 66ers), Europe (FC Barcelone) et NBA (Milwaukee Bucks). Prototype du PF typique, Ersan Ilyasova est un diamant. Du haut de 2,09m, il est capable de batailler dans la raquette, notamment dans la conquête du rebond. Mais à la manière d&#8217;un Nowitzki, le jeune Turc est capable de s&#8217;écarter de l&#8217;anneau et de se révéler une menace derrière la ligne des 3 points. Ces qualités lui ont permis d&#8217;être un des éléments-clés du Barça champion d&#8217;Espagne 2009 et de s&#8217;imposer dans la rotation de Bucks cette saison.</p>
<p>Pour épauler Ilyasova, les futurs sélectionneurs turcs pourront compter sur des joueurs du calibre de Cenk Akyol (23 ans, 43 matchs en EuroLeague), Oguz Savas (23 ans et 79 matchs en EL) ou encore Semih Erden (55 matchs en EL à 23 ans). Des joueurs toujours très jeunes, mais qui peuvent déjà compter sur une solide expérience du plus haut niveau. Et des joueurs loin d&#8217;être des manchots&#8230;</p>
<p><img class="alignleft" src="http://content.draftexpress.com/gallery/EnesKanter/1218019036.jpg" alt="" width="196" height="307" />Mais le plus gros talent de la Turquie, on doit aller le chercher du côté de Kentucky et d&#8217;Enes Kanter. Turc de 18 ans né à Zurich, Kanter a déjà su démontrer des grandes qualités, tant sur les parquets qu&#8217;en dehors. Le petit a de la suite dans les idées. Au Fenerbahce, il a l&#8217;occasion de découvrir le plus haut niveau &#8211; tant la première division turc que l&#8217;Euroleague &#8211; à 16 ans en octobre 2008. Mais il refuse de signer tout contrat: son objectif est de passer par le cursus américain pour aller se perfectionner. Il reste donc une saison au Bahce, sans rémunération, avant de traverser l&#8217;Atlantique et d&#8217;aller terminer sa formation en High School. Il rejoint le Stoneridge Preparatory de Simi Valley, et ce malgré les sollicitations de l&#8217;Olympiacos et du Barça. Et les scouts US tombent sous le charme&#8230;</p>
<blockquote><p><strong>DraftExpress sur Kanter</strong>: Le jeu offensif de Kanter s&#8217;est étoffé depuis son passage au Fenerbahce en plus de son incroyable sens du scoring au poste bas qui a attiré l&#8217;attention des scouts il y a des années. Enes Kanter est désormais aussi capable de s&#8217;écarter de l&#8217;anneau et rentrer les shots avec une bonne consistance. Il a une bonne réussite depuis la ligne des 3 points en high school et pourrait devenir une très bonne menace en pick-and-pop.</p></blockquote>
<blockquote><p>Défensivement, Kanter a montré de très bonnes choses, bloquant des shots et gênant les adversaires par son sens du positionnement &#8211; plus que par ses capacités physiques. Son sens du placement lui permet de se battre a l&#8217;intérieur de la raquette tandis que son physique lui permet de contester les pénétrations quand un adversaire essaye de le dribbler.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/la-turquie-dans-le-basket-mondial/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
<p>Au-delà de ses qualités physiques et techniques, les qualités morales de Kanter sont souvent mises en avant. Se plaignant très peu auprès des arbitres, il reste concentré en permanence sur son jeu. Sans surprise, Kanter répond toujours présent lors des matchs à enjeux. Lors du match pour la 3ème place des Championnats d&#8217;Europe -18 à Metz l&#8217;an passé, il écrasera à lui seul les Lituaniens. Auteur de 35 points, 19 rebonds et 4 blocks, Kanter permet aux siens d&#8217;aller chercher la médaille de bronze. Et cet été, lors du très réputé Nike Hoop Summit, il effacera des tablettes le record établi par Dirk Nowitzki. Il inscrira 34 points et prendra 14 rebonds (cf vidéo ci-dessus).</p>
<p>A suivre l&#8217;an prochain en NCAA. Mais sous les ordres d&#8217;un formateur comme John Callipari, tout laisse à penser qu&#8217;on entendra encore parler du jeune intérieur turc&#8230;</p>
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		<title>[Retro] Le CSP sur le toit de l&#8217;Europe</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 17:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Max</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 15 avril 1993, Limoges entrait à jamais dans l&#8217;histoire du sport français. Le CSP Limoges devenait le premier club sportif français à être sacré champion d&#8217;Europe, un mois avant...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le 15 avril 1993, Limoges entrait à jamais dans l&#8217;histoire du sport français. Le CSP Limoges devenait le premier club sportif français à être sacré champion d&#8217;Europe, un mois avant d&#8217;être imité par l&#8217;OM&#8230; Retour sur l&#8217;exploit réalisé cette année-là par les hommes de Coach Maljkovic.<br />
</em></p>
<h2>La décennie 80 ou l&#8217;art de la perfection&#8230;</h2>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 232px"><img src="http://www.beaublanc.com/musee/photos/dac_livio.jpg" alt="" width="222" height="240" /><p class="wp-caption-text">Richard Dacouy (à droite) à son arrivée à Limoges en 1978 (Crédits: Beaublanc.com)</p></div>
<p>Les racines du titre de 93 sont à aller chercher au début des années 80. Le Cercle Saint-Pierre Limoges (CSP, pour faire court) rejoint la première division du basket français à l&#8217;issue de la saison 77-78. Richard Dacoury, arrivé au club à 19 ans lors de l&#8217;été 78, sera le moteur du club qui deviendra un des cadors de France et d&#8217;Europe lors de la décennie. Les Apollo Faye, Ed Murphy, Jacques Monclar, Greg Beugnot, Stéphane Ostrowski ou Don Collins conduisaient le CSP à 6 titres de champion de France (83, 84, 85, 88, 89, 90), 2 Coupes Korac (82 et 83, à chaque fois face au Sibenik de Drazen Petrovic + une finale perdue en 87 face au Barça de San Epifanio) et une Coupe des Vainqueurs de Coupe (88, face à la Joventut Badalone).</p>
<p>Sous les ordres d&#8217;André Buffière, de Pierre Dao et de Michel Gomes, le CSP était respecté et craint partout en Europe. En 1990, le CSP atteint même pour la première fois le Final Four de l&#8217;EuroLeague. Une expérience qui tournera court face à l&#8217;Aris Salonique, qui s&#8217;inclinera ensuite en finale face au Jugoplastika Split, qui signera là le deuxième succès de son Three-Peat européen. En dix ans, le CSP est passé de club de seconde division nationale à grand d&#8217;Europe. L&#8217;illustration de cette accession au sommet de l&#8217;Europe est l&#8217;arrivée du mythique Aleksandr Gomelsky aux commandes de l&#8217;équipe. Gomelsky, 62 ans à l&#8217;époque, c&#8217;est juste 4 titres de champion d&#8217;Europe (58, 59, 6, soit les trois premières Euroleague et 71), 15 titres de champion d&#8217;URSS, 4 médailles olympiques (or en 88, argent en 64 et bronze en 68 et 80), 5 médailles aux championnats du monde (or en 67 et 82, argent 78 et bronze en 63 et 70) et 6 titres de champion d&#8217;Europe (63, 65, 67, 69, 79 et 81). Mais la sauce ne prendra pas et le CSP se fera voler son titre de champion de France en 1991 (par Antibes) et 1992 (par Pau-Orthez).</p>
<h2>Le génie Maljkovic</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 256px"><strong><strong><img src="http://www.b92.net/news/pics/2008/05/1569000581481cc3a9dfadf133598021_big.jpg" alt="" width="246" height="328" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">Bozidar Maljkovic, architecte de la campagne 92-93</p></div>
<p><strong> </strong></p>
<p>Le renouveau viendra en 1992. Faute de résultat, Gomelsky quitte le club. Pour le remplacer, les dirigeants limougeauds vont aller recruter du lourd, du très lourd avec Bozidar Maljkovic. Le maître serbe, double-vainqueur de l&#8217;Euroleague 89 et 90 avec le Jugoplastika Split de Kukoc, Radja ou Ivanovic sort d&#8217;une expérience mitigée au FC Barcelone. Le Serbe arrive dans le Limousin en cours de saison 1991-92 et impose d&#8217;entrée de jeu sa vision du basket: défense, défense, défense. Le showtime déserte Beaublanc. La défense est la clé du jeu, tandis que l&#8217;attaque est utilisée pour fatiguer l&#8217;adversaire. Les attaques vont volontairement au bout des 30 secondes de possession. La défense en béton armé devient une marque de fabrique. La saison 1991-92 permet à Limoges de se replacer en ordre utile en France. Le club devient vice-champion de France,  suffisant pour se qualifier pour l&#8217;Euroleague 1992-93.</p>
<p>Avec Bozidar Maljkovic et leur nouveau maillot (exit le maillot vert d&#8217;Adidas sponsorié par Opel, bonjour le jaune et grenat de Nike sponsorisé par Casino), les Limougeauds retrouvent l&#8217;Euroleague le 30 septembre pour un déplacement à Guilforf dans le cadre du tour préliminaire II de la compétition. Et face aux Kings anglais, les Français sont à la peine et doivent se contenter d&#8217;un match nul 72-72. Le retour s&#8217;annonce tendu à Beaublanc. Mais sous l&#8217;impulsion du duo Michael Young (18 pts, 10 rebonds, 7 assists) &#8211; Jim Bilba (18 points, 8 rebonds), les Anglais sont dominés de la tête et des épaules, pour finalement s&#8217;incliner 71-57 (première victoire défensive) et ouvrir la voie des poules.</p>
<p>Le CSP se retrouve verser dans la poule A, en compagnie du PAOK,du Scavolini Pesaro, du Kinder Bologne, de Badalone, du Cibona Zagreb et du Maccabi Tel-Aviv. Un groupe très costaud, dans lequel les 4 premiers seront qualifiés pour les quarts de finale. Cette phase de poule commencera plutôt mal pour le Cercle, concédant deux défaites d&#8217;entrée de jeu face au PAOK et à Bologne. Et une première réaction d&#8217;orgueil se fait sentir: Badalone se fait balayer par les 31 points de Young (victoire 62-78), le Cibona repart de France avec une défaite 82-51 dans la besace, Jure Zdovc entre en démonstration à Pesaro (15 points, 4 rebonds, 5 steals dans la victoire 61-76), Michael Young est une nouvelle fois stratosphérique face au Maccabi (35 points, pour un succès 75-63), même le PAOK venait tomber à Beaublanc 60-58.</p>
<p>Avec un bilan de 5-2 après 7 matchs, les Limougeauds géraient la situation pour finalement tranquillement se qualifier pour les quarts de finale. Deuxième de leur groupe derrière le PAOK, le CSP terminait finalement avec un bilan de 7 victoires pour 5 défaites, se signalant principalement pour sa défense de fer (63 points en moyenne par match) et les coups de chaud de Michael Young, redoutable ailier de 2,00m, aussi bon aux rebonds que derrière  la ligne à 3-points.</p>
<h2>CSP, Just Do It</h2>
<p>En quart de finale, le CSP retrouve l&#8217;Olympiacos de Zarko Paspalj, Giorgios Sigalas, Dragan Tarlac et Walter Berry (meilleur joueur NCAA 85-86), un club qui sera désigné &laquo;&nbsp;meilleur club de la décennie 90&#8242;s&nbsp;&raquo;. Le challenge est de taille, mais les Limougeauds possèdent toutefois l&#8217;avantage du terrain et recevront donc les Grecs en cas de match d&#8217;appui. Une possibilité qui deviendra réalité: le CSP se fait dominer 70-67 au Stade de la Paix et de l&#8217;Amitié d&#8217;Athènes d&#8217;entrée de jeu. L&#8217;équation est donc simple pour les hommes de Maljkovic: soit vaincre deux fois à Beaublanc, soit dire <em>byebye </em>au Final 4 prévu à Athènes.</p>
<p>Le match retour tournera à la démonstration défensive. Les Grecs sont limités à 53 points (dont 27 pour le seul Paspalj et 16 pour Berry), tanids que les Limougeauds enquillent un 38-30 en seconde mi-temps pour s&#8217;imposer 59-53 et décrocher le droit de disputer un match d&#8217;appui à la maison. Et quel match d&#8217;appui! Tout simplement mythique: une référence de basket défensif et physique, conclu par un finale digne d&#8217;un thriller hollywoodien.</p>
<p>Les Grecs égalisent à 40 secondes du buzzer 58-58. Jure Zdovc monte la balle. Énorme pression défensive de la part des Athéniens qui ne laisse pas un millimètre d&#8217;espace. Zdovc décale sur la gauche pour Frédéric Forte qui prend en première intention un shot casse-croute à 10 mètres de l&#8217;arceau. La tentative échoue, grosse lutte pour le rebond qui atterrit dans les mains de Paspalj. Coup de sifflet: Paspalj a posé un doigt de pied sur la baseline lors de son rebond&#8230; La dernière possession sera donc française. Il reste une grosse vingtaine de secondes, les Limougeauds ont leur destin entre les mains. Jure Zdovc sera le sauveur. Le Slovène joue son un-contre-un seul, comme un grand. Il pénètre, petit cross-over, le défenseur est mis dans le vent. Il prend son shoot et le rentre à 2 secondes du buzzer. Folie à Beaublanc. Temps-mort grec suivi d&#8217;une perte de balle. Le CSP est au Final 4 et sera de retour à Athènes.</p>
<p><img class="alignleft" src="http://www.memosport.fr/wp-content/uploads/2009/09/csp.jpg" alt="" width="344" height="240" />Sur leurs routes se dresse alors le Real MAdrid d&#8217;Arvydas Sabonis et de José Biriukov. Mais même ce duo magique ne peut rien faire face à la furia française. Le grand Real, qui tournaitr en moyenne à plus de 80 points scorés par match, se retrouve limité à 52 points. ils s&#8217;inclinent 52-62 et ouvre la voie de la finale aux miraculés français. Le titre de champion d&#8217;Europe de basket se jouera donc entre le CSP Limoges et le Benetton Trévise de Toni Kukoc, dans un remake de David contre Goliath.</p>
<p>Le petit David français vaincra le Goliath italien. Mais là où la qualification face à l&#8217;Olympiacos s&#8217;était jouée sur un coup du sort (le pied de Paspalj) , la victoire face à Trévise sera incroyable de maîtrise. Maîtrise des nerfs, quand Zdovc et Butter rentreront leurs lancers-francs pour maintenir le CSP dans le coup face aux coups de boutoir de Kukoc. Self-control de la part de Jim Bilba quand il mettra le Cercle devant à 57-55 depuis la ligne des LF. Maîtrise défensive ensuite, avec l&#8217;incroyable interception de Frédéric Forte sur Toni Kuloc, au moment où le Croate prenait son envol pour crucifier le CSP depuis la ligne des trois-points. Et à nouveau, Jure &laquo;&nbsp;Big Clutch&nbsp;&raquo; Zdovc intervenait pour tuer le match, rentrant deux lancers-francs donnant 4 points d&#8217;avance à ses couleurs. Le CSP remportait finalement le match 59-55. Une défense incroyable (61 points concédés en moyenne sur l&#8217;ensemble de la compétition, et 57 points pris sur les 5 derniers matchs) et un esprit de groupe hors-norme ont permis à Bozidar Maljkovic de retrouver les sommets européens. Et Richard Dacoury de rentrer dans l&#8217;histoire en devenant le premier sportif français à soulever le trophée de &laquo;&nbsp;Meilleur club d&#8217;Europe&nbsp;&raquo;, toute discipline confondue.</p>
<p><strong>Le roster du CSP champion d&#8217;Europe</strong></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="308">
<col width="128"></col>
<col width="80"></col>
<col width="20"></col>
<col width="80"></col>
<tbody>
<tr>
<th>Joueur</th>
<th>Poste</th>
<th>Taille</th>
<th>Origine</th>
</tr>
<tr>
<td width="128" height="20">Frédéric Forte</td>
<td width="80">Meneur</td>
<td style="text-align: center;" width="39">1,92</td>
<td width="80">France</td>
</tr>
<tr>
<td height="20">Jimmy Verove</td>
<td>Ailier</td>
<td style="text-align: center;">1,98</td>
<td>France</td>
</tr>
<tr>
<td height="20">Richard Dacoury</td>
<td>Ailier</td>
<td style="text-align: center;">1,95</td>
<td>France</td>
</tr>
<tr>
<td height="20">Michael Young</td>
<td>Ailier</td>
<td style="text-align: center;">2,00</td>
<td>USA</td>
</tr>
<tr>
<td height="20">Jure Zdovc</td>
<td>Meneur</td>
<td style="text-align: center;">1,96</td>
<td>Slovénie</td>
</tr>
<tr>
<td height="20">Franck Butter</td>
<td>Centre</td>
<td style="text-align: center;">2,10</td>
<td>France</td>
</tr>
<tr>
<td height="20">Jim Bilba</td>
<td>Centre</td>
<td style="text-align: center;">1,98</td>
<td>France</td>
</tr>
<tr>
<td height="20">Willie Redden</td>
<td>Centre</td>
<td style="text-align: center;">2,08</td>
<td>USA/France</td>
</tr>
<tr>
<td height="20">Marc M&#8217;Bahia</td>
<td>Centre</td>
<td style="text-align: center;">2,00</td>
<td>Côte-d&#8217;Ivoire</td>
</tr>
<tr>
<td height="20">Coach</td>
<td colspan="2">Bozidar Majlokovic</td>
<td>Yougolavie</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>﻿<strong>Bonus: le résumé de la finale, en deux parties:</strong></p>
<p>Première mi-temps: <p><a href="http://www.passionbasket.fr/le-csp-sur-le-toit-de-leurope/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p>Deuxième mi-temps: <p><a href="http://www.passionbasket.fr/le-csp-sur-le-toit-de-leurope/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Shaq &#8211; Kobe : l&#8217;impossible entente</title>
		<link>http://www.passionbasket.fr/shaq-kobe-limpossible-entente/</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Dec 2009 00:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[NBA]]></category>
		<category><![CDATA[Kobe Bryant]]></category>
		<category><![CDATA[Los Angeles Lakers]]></category>
		<category><![CDATA[Phil Jackson]]></category>
		<category><![CDATA[Shaquille O'Neal]]></category>

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		<description><![CDATA[Shaquille O&#8217;Neal, Kobe Bryant, deux joueurs fantastiques, adorés à travers le monde, deux all-stars ultra-populaires, deux joueurs dominants qui ont régné sur la league ensemble. L&#8217;histoire aurait pû être belle&#8230;...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Shaquille O&#8217;Neal, Kobe Bryant, deux joueurs fantastiques, adorés à travers le monde, deux all-stars ultra-populaires, deux joueurs dominants qui ont régné sur la league ensemble. L&#8217;histoire aurait pû être belle&#8230; mais les deux se détestaient cordialement. Nous allons ainsi effectuer un retour chronologique sur cette relation mouvementée qui aura tout de même duré huit ans, entre 1996 et 2004.</em></p>
<h2>Construction du duo</h2>
<p>Eté 1996. Les Los Angeles Lakers de Del Harris refont peu à peu surface. Le début des années 90 n&#8217;a rien de catastrophique, le roster a une certaine qualité mais ça manque de stars et de paillettes. Eddie Jones, Elden Campbell, Vlade Divac, Cedric Ceballos, Nick Van Exel, la qualité est là, mais un leader charismatique fait défaut. De l&#8217;autre côté des Etats-Unis, la star plus qu&#8217;émergente de la league, Shaquille O&#8217;Neal, finaliste NBA dès sa troisième année, est en renégociation pour un contrat. L&#8217;histoire est connue, le front office du Magic proposera un contrat que le mastodonte jugea insultant. Dans le même temps, Jerry West, GM de Lakers de l&#8217;époque, débarqua avec un contrat immense, 122M$ sur 7 ans, avec la possibilité d&#8217;évoluer dans la ville la plus hype des USA, au sein d&#8217;une franchise mythique où il pourra prendre la succession de certains des plus grands pivots de l&#8217;histoire, Mikan, Chamberlain et Abdul-Jabbar. Le challenge est exitant. Shaq le relèvera!</p>
<p>Trois semaines plus tôt, à East Rutherford, se tenait la draft 1996. Une draft particulièrement dense où, pour l&#8217;anecdote, les Lakers ont récupéré Derek Fisher. Mais Jerry West avait une autre cible en vue, un teenager suffisamment confiant en ses possibilités pour sauter la case universitaire, où une bourse l&#8217;attendait à Duke, et intégrer le monde professionnel. Il s&#8217;agit évidemment de Kobe Bryant, sélectionné en 13e position par les Charlotte Hornets. Le gamin n&#8217;a que 17 ans mais il sait déjà ce qu&#8217;il veut&#8230; et ce qu&#8217;il ne veut pas. En l&#8217;occurence, jouer à Charlotte ne fait pas partie de son plan de carrière. Il préférerait jouer dans une franchise plus prestigieuse, dans une ville plus classe et ça tombe bien, lors des workouts de pré-draft, Jerry West est tombé sous son charme. Les négociations dureront une quinzaine de jours et Divac sera finalement sacrifié. West récupère ainsi un talent brut, un joyau que le coaching staff devra polir.</p>
<p>En une semaine, Jerry West a ajouté à son roster les deux joueurs qui ont fait des Lakers la top team de la league du début des années 2000. Ces acquisitions alimenteront évidemment les colonnes spécialisées tout l&#8217;été. Cependant, West avait un regret: il n&#8217;a pas réussi à reconstituer le duo Shaq/Penny.</p>
<p><img class="alignleft" src="http://img692.imageshack.us/img692/1566/philkobeshaq.jpg" alt="" width="300" height="351" />Le début de la cohabitation se passe sans embûche. La situation était claire, Shaquille O&#8217;Neal est arrivé en tant que star, Kobe Bryant en tant que prospect. Même si le jeune Kobe est ambitieux, il n&#8217;y a pas de conflit pour le leadership car ce dernier n&#8217;est que remplaçant. Les quatre premières saisons se passent sans encombre mais sont décevantes sportivement. De 1996 à 1998, la franchise progresse, le bilan passe de 53 à 61 victoires, chaque saison un nouveau tour de playoffs est passé mais l&#8217;équipe vise le titre, elle ne peut donc pas se contenter d&#8217;un sweep en finale de conférence.</p>
<h2>Titres et querelles</h2>
<p>Pour faire passer un nouveau palier à l&#8217;équipe, Jerry Buss, le propriétaire de la franchise, décide de licencier Del Harris au cours de la saison 1998-99 et engage Phil Jackson, 6 fois champion avec les Bulls, durant l&#8217;été suivant. Sportivement, le pari est réussi, les Lakers remportent 67 matchs, Shaq est nommé MVP et Kobe passe pour la première fois de sa carrière au-dessus des 20 points par match sur une saison. En finale de conférence, les Lakers jouent les Blazers. La série se joue en 7 matchs, un septième match restait dans les mémoires puisque les Lakers remonteront un déficit de 15 points dans le dernier quart-temps. Ce match fut gagné en équipe, une action symbolise bien cela, un alley oop avec passe de Kobe pour dunk du Shaq. Au-dessus du lot, les Lakers domineront les Pacers en finale pour un premier sacre depuis 9 ans.</p>
<p>En 2001, les Lakers réalisent le back-to-back, cependant durant la saison, les premières tensions apparaissent. Bryant (28.5ppg) prend de plus en plus d&#8217;importance mais le leader, sur le terrain comme dans les stats (28.7ppg) reste le Shaq. Leurs querelles d&#8217;égos ne sont pas encore vives. O&#8217;Neal disait même que Bryant était &laquo;&nbsp;son idole&nbsp;&raquo;. Il ira même plus loin après le Game 1 de finales de conférence contre les Spurs, déclarant que Kobe est &laquo;&nbsp;le meilleur joueur de la league, et de loin&nbsp;&raquo;. Lors de la saison 2001-02, la cohabitation dans le vestiaire n&#8217;est pas toute rose mais l&#8217;illusion médiatique perdure, O&#8217;Neal faisant campagne pour que le MVP soit attribué à Bryant. Il ne l&#8217;obtiendra pas mais en fin de saison les Lakers remportent un troisième titre consécutif.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://img30.imageshack.us/img30/5971/shaqnkobe.jpg" alt="" width="350" height="276" /></p>
<p>L&#8217;été suivant, Shaquille O&#8217;Neal, comme de coutume, n&#8217;a pas passé ses vacances à bosser sa condition physique. Au contraire, malgré une gêne à un orteil, il décida d&#8217;attendre avant de subir une intervention chirurgicale. Une décision regrettable puisqu&#8217;il devra tout de même se faire opérer, mais en début de saison, ce qui lui fera manquer le premier mois. La conséquence sportive est immédiate, les Lakers coulent. Ils seront longtemps sous la barre des 50% et le débat pré-All-Star Game à la mode était &laquo;&nbsp;les Lakers allaient-ils se qualifier pour les playoffs?&nbsp;&raquo; Ils accrocheront finalement la cinquième place et seront sortis au second tour par les Spurs. La perte de la couronne va définitivement faire basculer la relation des deux superstars de Los Angeles. Bryant aimerait être reconnu à sa juste valeur, comme le leader de l&#8217;escouade dont il fut pour la première fois le meilleur scoreur, en saison régulière (30ppg) comme en playoffs (32.1ppg)</p>
<p>Eté 2004, les Lakers effectuent le recrutement du siècle avec Malone et Payton. Ils deviennent ainsi les favoris logiques au titre, les médias se demandent s&#8217;ils vont atteindre le seuil des 70 victoires mais dans ce monde d&#8217;égo surdimensionné les ennuis ne sont jamais bien loin.</p>
<h2>Conflit ouvert</h2>
<p><img class="alignright" src="http://img31.imageshack.us/img31/791/shaqkobe.jpg" alt="" width="358" height="466" />Lors du camp de présaison, le conflit n&#8217;est plus larvé. En l&#8217;absence de Kobe, pour raisons judiciaires (accusation de viol) et médicales (opération au genou), le Shaq ouvre le bal des bons mots. En conférence de presse, il était interrogé sur le fait que l&#8217;ensemble de l&#8217;équipe ne soit pas là constituait un handicap. Il répondit, sans jamais nommer Bryant, que les absences n&#8217;étaient pas un problème et que leur rôle n&#8217;était pas si important que cela. Kobe n&#8217;était pas le seul absent, Rick Fox manquait aussi à l&#8217;appel, mais les piques du Big Daddy semblaient bien orientées. Quelques jours plus tard, au retour de Kobe, Shaq en remit une petite couche, conseillant à Bryant de se concentrer davantage sur les passes que le scoring. L&#8217;interessé apprécia modérément et répondit qu&#8217;il n&#8217;avait pas de conseil à recevoir d&#8217;O'Neal sur la manière de jouer à son poste. Réponse suivante, toujours dans les médias, O&#8217;Neal déclara qu&#8217;il continuerait à donner son opinion puisque les Lakers étaient son équipe. Et si Bryant n&#8217;est pas content, il n&#8217;a qu&#8217;à partir.</p>
<p>Dans une interview à Jim Gray d&#8217;ESPN, Bryant fit alors ses critiques les plus virulentes à l&#8217;égard de son pivot. Bryant commença par balancer sur l&#8217;état de forme d&#8217;O'Neal, &laquo;&nbsp;il est gros et hors de forme&nbsp;&raquo;, il a également dit qu&#8217;O'Neal exagérait régulièrement l&#8217;importance de ses blessures. Puis sur son autoritarisme, précisant qu&#8217;il n&#8217;hésitait jamais à rejeter la responsabilité des défaites sur ses coéquipiers. Il critiqua aussi le lobbying fait par O&#8217;Neal pour obtenir un nouveau contrat, alors que le sien expirait un an avant. Il dit aussi qu&#8217;O'Neal l&#8217;avait menacé de ne pas donner son maximum s&#8217;il n&#8217;avait pas plus souvent le ballon. Il continua en parlant de sa relation avec Shaq. Longtemps, celui-ci se présentait comme le &laquo;&nbsp;Big Brother&nbsp;&raquo; et Bryant était le &laquo;&nbsp;Little Brother&nbsp;&raquo; Or, lorsque Kobe a eu ses ennuis judiciaires, il avoua avoir reçu de nombreux témoignages de soutien, même l&#8217;oncle du Shaq l&#8217;avait appelé. Mais silence radio du côté du #34. Petite pique de Kobe: &laquo;&nbsp;Ceci, ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;on attendrait d&#8217;un grand frère.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Il conclua cette interview en critiquant &laquo;&nbsp;son manque de professionnalisme&nbsp;&raquo; qui nuit aux Lakers. Bryant, agent libre en fin de saison, précise qu&#8217;un facteur de sa décision sera &laquo;&nbsp;l&#8217;infantilité, l&#8217;égoisme et la jalousie&nbsp;&raquo; que peut avoir O&#8217;Neal envers lui.</p>
<p>Désormais, même les fans les plus candides savent ce qu&#8217;il se passe dans le vestiaire pourpre et or. Lors de l&#8217;opening night, les Lakers reçoivent les Mavs, Bryant est forfait alors O&#8217;Neal peut tranquillement montrer que les Lakers peuvent gagner sans lui. Interviewé, Kobe calma un peu le jeu: &laquo;&nbsp;On est cool. On a parlé ce matin. Il a dit ce qu&#8217;il a dit, j&#8217;ai dit ce que j&#8217;ai dit. C&#8217;est derrière nous. Shaq et moi allons de l&#8217;avant, on va être coéquipiers et aider cette équipe à gagner un quatrième titre.&nbsp;&raquo; Seulement, les blessures vont rythmer la saison des Lakers, Malone, le ciment de cette équipe, O&#8217;Neal et Bryant manqueront tour à tour à l&#8217;appel. Malgré cela, les Lakers remportent la Division Pacific mais tombe en finale face aux Pistons.</p>
<h2>Le départ du Shaq</h2>
<p>Après cette défaite, la fracture entre O&#8217;Neal et Bryant refait surface. Lors de la conférence de presse, après le dernier match, O&#8217;Neal s&#8217;inquiète, Phil Jackson est en fin de contrat et ne semble pas chaud pour revenir et Bryant est agent libre et maintient le suspense autour de ses intentions. &laquo;&nbsp;Chacun doit faire ce qui est le mieux pour lui. Moi y compris&nbsp;&raquo;, lacha le Shaq. Jackson ne recevra finalement pas d&#8217;extension et quittera l&#8217;équipe. La décision du front office est bien plus lourde de signaux qu&#8217;il n&#8217;y parait.</p>
<p>Phil Jackson était très proche d&#8217;O'Neal alors que Bryant avait critiqué à plusieurs reprises l&#8217;attaque en triangle. Ne pas conserver Jackson est donc un signe fort envers Bryant qui est courtisé par les Nuggets, les Suns et surtout par le voisin Clippers. O&#8217;Neal apprit le départ de son coach à la télévision. Son avis n&#8217;a jamais été sollicité et, évidemment, il l&#8217;a très mal pris. Sa réaction ne se fait pas attendre, conférence de presse et annonce sans appel.</p>
<blockquote><p><strong>Shaquille O&#8217;Neal : </strong>La direction choisie par les dirigeants ne m´intéresse pas. Je préfère partir. Lorsque je suis arrivé ici, il y avait un projet d´équipe. Là, les dirigeants cherchent à nous monter les uns contre les autres. Donc, vous pouvez l´écrire : si un GM cherche un pivot dur au mal, capable de scorer et qui veut gagner des titres, qu´il appelle Mitch Kupchak.</p></blockquote>
<p>Les Mavs et les Kings seront immédiatement sur les rangs. Dans le même temps, Bryant scrute ce qui se passe. Les médias annoncent que sa femme souhaite rester à Los Angeles, donc sa prochaine équipe sera soit les Lakers, soit les Clippers, en sachant que ces derniers ont la marge salariale pour réaliser l&#8217;opération. Kupchak doit donc faire un choix, il sera fait le 14 juillet, lorsqu&#8217;il envoie Shaquille O&#8217;Neal à Miami contre Lamar Odom, Caron Butler, Brian Grant et un first-round draft pick. Le lendemain, Kobe Bryant signait un nouveau contrat de 127M$ sur 7 ans!</p>
<p><img class="alignleft" src="http://img692.imageshack.us/img692/7194/aago064shaquilleonealko.jpg" alt="" width="361" height="450" />Les jours suivants ce trade seront propices aux petites piques. O&#8217;Neal ouvrait le bal, décrivant Bryant comme &laquo;&nbsp;un clown&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;un voyou&nbsp;&raquo;. Il n&#8217;en fallait pas plus pour que Bryant se lache à nouveau, il questionna O&#8217;Neal sur un interrogatoire subi par O&#8217;Neal en 2003, au sujet de demoiselles aux moeurs légères grassement rémunérées. O&#8217;Neal a démenti ces accusations avec une formule toute trouvée, &laquo;&nbsp;il ne sait rien de mes affaires personnelles puisqu&#8217;on ne se parlait plus.&nbsp;&raquo; Avant d&#8217;ajouter, &laquo;&nbsp;je ne suis pas celui qui achète l&#8217;amour, Bryant est celui qui achète l&#8217;amour&nbsp;&raquo;, faisant référence à une bague de plusieurs million de dollars achetée pour sa femme.</p>
<p>La NBA ne se priva pas de surfer sur cet emballement médiatique en programmant les retrouvailles d&#8217;O'Neal et Bryant pour le jour de Noël. Ce match fut l&#8217;occasion d&#8217;un battage publicitaire quasiment sans précédent et fit les meilleures audiences pour une partie de saison régulière depuis 1998.</p>
<p>Une question était sur toutes les lèvres, dans tous les journaux, sur tous les sites web, dans quelle ambiance ce match va-t-il se dérouler ? Début de réponse lors du NFL Monday Night Football précédant le match, lorsque le Shaq déclara au micro d&#8217;Al Michaels sur ABC que Bryant était une &laquo;&nbsp;Corvette&nbsp;&raquo; et lui &laquo;&nbsp;un mur de brique&nbsp;&raquo;. Au début du match, Bryant pénétra deux fois sur les deux premières possessions, il prit un contre du Shaq et rentra l&#8217;autre tentative. O&#8217;Neal fut expulsé (6 fautes) dans le quatrième quart-temps, Bryant manqua le panier de la gagne et le Heat s&#8217;est imposé en prolongation.</p>
<p>Bryant et O&#8217;Neal se sont retrouvés à nouveau à deux reprises cette saison-là, au All-Star Game puis le 17 mars 2005 pour une victoire des Lakers.</p>
<p><img class="alignright" src="http://img30.imageshack.us/img30/7812/kobeshaqallstar.jpg" alt="" width="290" height="299" />Au fur et à mesure, l&#8217;ambiance se normalisa. Bryant s&#8217;engagea à ne plus faire d&#8217;attaque publique envers O&#8217;Neal et lui souhaitait &laquo;&nbsp;le meilleur&nbsp;&raquo; pour la suite. De son côté, O&#8217;Neal fit de même, montrant toutefois une certaine rancune en refusant régulièrement de citer le nom de son ancien équipier, préférant l&#8217;appeler &laquo;&nbsp;that guy&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;the other guy&nbsp;&raquo;. Et lorsqu&#8217;une question sur Bryant lui était posé, il l&#8217;ignorait.</p>
<h2>Réconciliation</h2>
<p>Le 16 janvier 2006 est la date &laquo;&nbsp;officielle&nbsp;&raquo; de l&#8217;enterrement de la hache de guerre. Avant le match opposant le Heat aux Lakers, O&#8217;Neal rendit un hommage chaleureux à Bryant. Il s&#8217;en suivra une poignée de main et une étreinte. O&#8217;Neal avouera que c&#8217;est le légendaire pivot des Celtics Bill Russell qui l&#8217;incita à se réconcilier avec Bryant.</p>
<p>Le 14 mai 2007, sur le réseau TNT, O&#8217;Neal déclarait que son favori pour le titre de MVP était Kobe Bryant. Celui-ci ne sera que troisième, derrière Nowitzki et Nash.</p>
<p>Conséquence de cette paix retrouvée, la NBA a déprogrammé l&#8217;affrontement de Noël entre les Lakers et le Heat. En 2007, les deux équipes étaient tout de même en tenue, les premiers face aux Suns, les seconds opposés aux Cavs. Le signe qu&#8217;une page s&#8217;est belle et bien tournée. Néanmoins, dans une NBA en manque de rivalité, les grands cerveaux de la league ont décidé de nous sortir le match pour ce Noël, profitant au passage de LeBron James.</p>
<p>Si les deux hommes ne se détestent plus, ils s&#8217;envoient tout de même des piques de temps à autre. En 2008, le Shaq va chatouiller Bryant dans un rap, chantant « <em>Kobe couldn&#8217;t do it without me</em> » en référence aux finales NBA perdues par les Lakers face aux Celtics.</p>
<p>En novembre, Shaquille O&#8217;Neal ira même jusqu&#8217;à dire que leur entente peu cordiale était de la faute de Phil Jackson, qui n&#8217;a pas su gérer l&#8217;égo des deux hommes. Il s&#8217;en excusera par la suite. Au All-Star Game 2009, réunis pour la première fois dans la même équipe depuis le départ d&#8217;O'Neal des Lakers, les deux hommes seront élus co-MVP. Comme un happy end.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://img696.imageshack.us/img696/6026/kobebryantandshaquilleo.jpg" alt="" width="417" height="357" /></p>
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