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	<title>PassionBasket &#187; Histoire</title>
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	<description>Actualité, histoire, tout le basket américain et européen</description>
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		<title>Les 3 vies de Tom Heinsohn</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 00:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Soyons honnêtes, les années 70s ne regorgent pas franchement des moments les plus excitants de la franchise. L&#8217;équipe, menée par John Havlicek, Dave Cowens et Jo Jo White, remporte 2 titres (1974 et &#8217;76) mais cette période est aussi synonyme de grosses difficultés, avec des disettes sportives méconnues depuis le début des années 50.</em></p>
<p><em>Durant cette période, Tommy Heinsohn était l&#8217;entraîneur des Celtics. En 9 saisons (1969-78), son bilan est tout à fait honorable, 427W-263L (61.9%), malgré 2 saisons négatives. Tour à tour joueur, coach puis commentateur, nous allons revenir sur la carrière de cet incontournable élément de la grande maison verte.</em></p>
<h2>Tom, le joueur</h2>
<p>Sorti d&#8217;Holy Cross, Tom (de son vrai prénom Thomas) Heinsohn est choisi comme pick territorial par les Celtics à la draft 1956. Rookie de l&#8217;année &#8217;57, devant Bill Russell, il s&#8217;impose immédiatement comme son complément idéal. Plus offensif, doté, surtout, d&#8217;un shoot plus fiable, Heinsohn score 18.6 points par match en carrière, qui vont bien avec ses 8.8 rebonds de moyenne.</p>
<p>Le trait dominant du profil d&#8217;Heinsohn reste néanmoins sa dureté. Puissant et physique, il tranche avec la finesse de Cousy ou Russell. Il tranche surtout avec la finesse technique de son prédécesseur, Ed Macauley. Néanmoins, Red Auerbach a fait le bon choix, puisqu&#8217;avec ce nouvel intérieur, il va remporter 8 titres en 9 saisons.</p>
<p>A 30 ans, il décide de partir à la retraite sur le titre de 1965. Il a notamment eu droit à 6 sélections au All-Star Game et 4 présences dans la All-NBA Second Team (1961-1964)<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/les-3-vies-de-tom-heinsohn/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<h2>Tom, l&#8217;entraîneur</h2>
<p>En 1969, il prend la difficile succession de Bill Russell sur le banc. Suite aux nombreuses retraites, l&#8217;équipe des années 70s est basée sur John Havlicek, Dave Cowens et Jo Jo White.</p>
<p>L&#8217;arrivée de Dave Cowens en 1970 a permis aux C&#8217;s de redevenir rapidement compétitifs. Dans la tradition de la dynastie précédente, Heinsohn bénéficie du nez de Red Auerbach pour obtenir des joueurs productifs à la draft (Steve Kuberski, Paul Westphal) ou à partir de trades bien sentis (Art Williams, Paul Silas).</p>
<p>En 1973, les Celtics gagnent 68 matchs. Ils sont prêts à régner à nouveau sur la league. Seulement, privés de Havlicek, ils sont vaincus au 7e match des finales de conférence par les Knicks. Ce n&#8217;est que partie remise, Boston remporte le championnat en 1974 et 1976.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/les-3-vies-de-tom-heinsohn/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p>Dix huit mois après son deuxième titre, Heinsohn décide de quitter son poste. Dans le livre <em>Let Me Tell You a Story</em>, Red Auerbach explique les raisons de ce départ en cours de saison.</p>
<blockquote><p><strong>Red Auerbach : </strong>Je devais faire ce changement. Tommy était usé. Il ne voulait plus affronter les nouvelles batailles. Je le comprends.</p></blockquote>
<h2>Tom, le commentateur</h2>
<p>Aujourd&#8217;hui, Tommy Heinsohn est surtout connu comme commentateur. S&#8217;il a débuté cette activité à sa retraite de joueur, en 1966, il reprend le job en 1981 et commente toujours, à 77 ans, des matchs au côté de Mike Gorman.</p>
<p>Son style direct fait le bonheur des fans des Celtics. A chaque match, il alterne décryptage technique et envolées lyriques. Son regard est d&#8217;ailleurs très respecté puisqu&#8217;il est de notoriété public que ses commentaires sont conservés lors des séances vidéos des Celtics, encore aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Parmi ses moments de folie, un Celtics &#8211; Suns de 2007 reste un énorme moment.</p>
<blockquote><p><strong>Tom Heinsohn : </strong></p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;They&#8217;re gonna call it a hard foul. They&#8217;re gonna call it a hard foul !&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;This is getting ridiculous!&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;He walked!&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;Kenny Mauer better go home to his wife&#8230;because nobody here loves him.&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
</blockquote>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/les-3-vies-de-tom-heinsohn/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
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		<title>La période Dave Cowens</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 00:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Red Auerbach]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite à la retraite de Bill Russell, les Celtics ont vécu une saison de transition sans playoff (36-46). A la draft suivante, en 1970, les Celtics héritent du 4e choix...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Suite à la retraite de Bill Russell, les Celtics ont vécu une saison de transition sans playoff (36-46). A la draft suivante, en 1970, les Celtics héritent du 4e choix qu&#8217;ils utiliseront pour Dave Cowens. Un nouveau choix payant puisque Big Red sera 7 fois All-Star et double champion NBA (1974 et &#8217;76) en 10 saisons.</em></p>
<p><em>Comme il n&#8217;y a pas meilleur témoin que Red Auerbach, je vous propose un nouvel extrait de son livre <span style="text-decoration: underline;">On and Off the Court</span> où il évoque sa relation avec Dave Cowens. Toujours manager général, Auerbach l&#8217;avait repéré à Florida State et délivre quelques anecdotes toujours savoureuses.</em></p>
<p>Personne ne connaissait réellement Cowens, à part qu&#8217;il mesurait 6&#8217;8.5 (2.06m). Il ne semblait pas avoir la taille pour devenir un grand pivot NBA. Son école, Florida State, n&#8217;était pas autorisé à jouer le tournoi NCAA à cause de violations aux règles de recrutement. Donc, cela l&#8217;a éloigné de la lumière nationale. Mais, j&#8217;avais entendu assez sur lui pour qu&#8217;il m&#8217;intrigue. Donc, je suis allé le voir en personne et je ne pouvais pas en croire mes yeux. En fait, il était tellement bon qu&#8217;il m&#8217;a fait peur. Je suis parti durant le troisième quart-temps pour essayer de ne pas trop montrer mon excitation, espérant que personne d&#8217;autre dans la league ne prendrait connaissance de ce que j&#8217;ai appris ce soir là.</p>
<p>Dès que je suis rentré j&#8217;ai dit à Heinsohn, « <em>Tommy, j&#8217;ai trouvé ton pivot.</em> »</p>
<p>Il restait la draft. Lanier est parti en premier. Puis San Diego a pris Rudy Tomjanovich, et Atlanta a sélectionné Pete Maravich. Nous l&#8217;avions !</p>
<p>Russell était allé à Florida State pour le rencontrer, et quand il est revenu, il était aussi impressionné que je l&#8217;étais. Il m&#8217;a dit « <em>Red, tu as déniché un grand.</em> »</p>
<div id="attachment_27397" class="wp-caption alignleft" style="width: 280px"><img class="wp-image-27397  " title="cowens_dave2" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2012/01/cowens_dave2.jpg" alt="Dave Cowens" width="270" height="338" /><p class="wp-caption-text">Dave Cowens</p></div>
<p>« <em>Qu&#8217;est ce qui te rend si sur ?</em> » lui ai-je demandé. « <em>Tu ne l&#8217;as jamais vu joué.</em> » Il m&#8217;a répondu « <em>J&#8217;ai discuté avec lui et je l&#8217;ai vu dans ses yeux. Crois moi, je le sais. Ce gamin va devenir quelqu&#8217;un.</em>»</p>
<p>Cowens est devenu un des plus grands compétiteurs de tous les temps. Simplement, il ne jouait pas les matchs, il les attaquait.</p>
<p>Je crois que mon histoire préférée avec Cowens est le soir où il a fait une faute sur Mike Newlin. C&#8217;est un classique. Nous jouions Houston et Dave touchait le ciel, comme d&#8217;habitude. Il posa un écran puis a ouvert vers le panier, et Calvin Murphy a valdingué sur le parquet. Dave venait de lui mettre un sacré coup de coude. Comme Murphy ne mesurait que 5&#8217;9 (1.75m), il ne l&#8217;avait probablement même pas vu. C&#8217;était un fait mais ils ont sifflé faute. Et là, vous pouviez voir la frustration sur son visage.</p>
<p>Ensuite, vous savez, Newlin a fait un plongeon. Autre faute sur Cowens. Là, Dave était livide. C&#8217;était un bulldozer, il voulait juste jouer. Ces sottises le mangeaient à l&#8217;intérieur. Je savais que quelque chose allait arriver. Je voyais le feu dans ses yeux.</p>
<p>Le jeu a repris et il commença à parcourir le terrain, et puis il percuta Newlin. Pauvre Newlin, il ne savait pas ce qui lui arrivait. Dave l&#8217;a détruit comme s&#8217;il passait sous un train de fret. Puis, il n&#8217;a même pas attendu que Newlin atterrisse, il s&#8217;est tourné vers les arbitres et d&#8217;une voix suffisamment lourde pour que tout le public entende, il lança « <em>Là, c&#8217;est une faute.</em> » C&#8217;était Cowens.</p>
<p>Un autre jour, en novembre 1976, il est venu me voir cinq mois après nous avoir mené à notre deuxième titre de champion en 3 ans, et il m&#8217;a dit qu&#8217;il en avait marre du basket, qu&#8217;il ne pouvait pas faire plus. Il voulait arrêter. Il avait 28 ans.</p>
<p>Je lui ai dit : « <em>Dave, si tu ne veux plus jouer, je ne peux rien y faire. C&#8217;est la vie.</em> »</p>
<p>Bien sur, j&#8217;aurais pu faire un discours emphatique ou exploser. Et tes coéquipiers ? Et tes fans ? Et tes obligations envers tous ces gens ? Mais je ne pouvais pas lui faire ça. J&#8217;avais trop de respect pour lui, il était à bout émotionnellement. Si un gars est malheureux, vous ne pouvez pas le forcer à être heureux. Si vous faites ça, c&#8217;est la pire attitude.</p>
<p>Il voulait arrêter pour une période indéterminée. Si je l&#8217;avais pousser à ce moment-là, peut-être qu&#8217;il serait parti pour de bon. Qui sait ? Mais c&#8217;est ce qui m&#8217;a traversé l&#8217;esprit.</p>
<p>Je lui ai dit : « <em>On reste en contact. Et quand tu pense que tu es prêt à revenir, quand tu auras fait la paix avec toi-même, nous en rediscuterons.</em> » On s&#8217;est quitté comme ça.</p>
<div id="attachment_27400" class="wp-caption alignright" style="width: 280px"><img class=" wp-image-27400  " title="davecowens" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2012/01/davecowens.jpg" alt="Dave Cowens" width="270" height="324" /><p class="wp-caption-text">Dave Cowens</p></div>
<p>Il a dégusté dans certains journaux et la plupart des talk shows; il y avait peu de sympathie pour sa position. Les gens disait qu&#8217;il était lâche. Ils insinuaient qu&#8217;il était égoïste et manquait de loyauté. Ils l&#8217;ont comparé à un soldat déserteur ou à un marin qui sautait de son bateau. Ce qu&#8217;il a pris était bas, blessant et immérité.</p>
<p>C&#8217;était l&#8217;autre raison pour laquelle je n&#8217;ai pas cherché à discuter avec lui quand il m&#8217;a dit comment il se sentait. Il affichait la plus grande éthique imaginable face à cette situation. Il aurait pu policer tout ça. Il aurait pu dire &#8216;mon dos est blessé, je ne peux pas jouer.&#8217; Personne ne l&#8217;aurait critiqué, et il aurait continué à encaisser ses chèques. Croyez moi, cela a déjà été fait auparavant.</p>
<p>Mais ce n&#8217;était pas Cowens. Ce gamin a trop de principes pour ça. Il m&#8217;avait dit « <em>Regardez, je ne suis pas blessé. Il n&#8217;y a rien qui ne va pas, donc je ne veux pas être payé. Je ne ressens simplement plus l&#8217;envie de jouer.</em> » Comment pouvais je discuter avec ça ?</p>
<p>Il est revenu plus tard dans la saison, après avoir manqué 30 matchs et a passé les 3 années suivantes avec nous. Cela inclut les deux pires années de mon aventure avec les Celtics, 1977-78, et 1978-79, une période horrible avec des problèmes de propriétaires et des pertes personnelles. Nous avons perdu 103 matchs. Havlicek a pris sa retraite et durant un temps, Dave est devenu entraineur-joueur. Nous n&#8217;avons revu la lumière que durant l&#8217;été 1979, quand les problèmes en coulisse furent finalement résolus et Larry Bird vint.</p>
<p>Cowens et Bird. Quel duo ils auraient fait quand Dave était au somment. Ils n&#8217;ont joué qu&#8217;une saison ensemble, puis Dave est parti. Là, il avait des blessures qui le minaient. Il avait 32 ans et son corps ne pouvait plus assumer le combat des matchs.</p>
<p>Il est venu dans le bus de l&#8217;équipe au milieu du camp d&#8217;entrainement de 1980, et il a dit au revoir à ses coéquipiers. Sept mois plus tard, nous étions champions à nouveau. J&#8217;aurais souhaité qu&#8217;il partage cela avec nous.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/la-periode-dave-cowens/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
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		<title>5 mai 1969 &#8211; Le dernier match de Bill Russell</title>
		<link>http://www.passionbasket.fr/5-mai-1969-le-dernier-match-de-bill-russell/</link>
		<comments>http://www.passionbasket.fr/5-mai-1969-le-dernier-match-de-bill-russell/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 00:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<category><![CDATA[NBA]]></category>
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		<description><![CDATA[Après 13 saisons, dont 3 comme comme entraineur-joueur, l&#8217;heure de la retraite a sonné pour Bill Russell. Mais avant de quitter le maillot vert, il devait franchir une dernière étape....]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Après 13 saisons, dont 3 comme comme entraineur-joueur, l&#8217;heure de la retraite a sonné pour Bill Russell. Mais avant de quitter le maillot vert, il devait franchir une dernière étape. Un match 7 des finales NBA contre les Lakers.</em></p>
<p>Malgré 10 titres en 12 ans, les Celtics ne partaient pas favoris pour cette finale. Ils n&#8217;avaient terminé que quatrième de la conférence Est (48-34) et Russell souffrait de blessures aux jambes, ce qui ne l&#8217;avait toutefois pas empêché de gober 19.3 rebonds par match en saison régulière.</p>
<p>Surtout, l&#8217;équipe est vieillissante. Outre Russell (35 ans), Sam Jones (36 ans), Satch Sanders (31 ans) ou Bailey Howell (32 ans) s&#8217;approchaient tranquillement de la retraite.</p>
<p>Le contexte est posé. Les Celtics sont en fin de cycle. Bill Russell peut partir sur un dernier titre. Et en face, ils retrouvent les Lakers de Wilt Chamberlain. Peut-il y avoir plus belle histoire ?</p>
<h2>Un scénario mémorable</h2>
<p>En première mi-temps, Wilt Chamberlain domine, 15 points, contre 0 à Russell. Mais les deux équipes sont à égalité jusqu&#8217;au milieu du troisième quart-temps. A 60 partout, les C&#8217;s vont signer un 31-14. 91-74. Un peu moins de 10 minutes à jouer.</p>
<p>Les Celtics gèrent leur avance (100-83)&#8230; jusqu&#8217;à la blessure de Wilt Chamberlain. Le géant se tord le genou et doit quitter le match. Le coup fatal se transforme en piège car Jerry West prend le match en main et ramène son équipe à 103-102.</p>
<p>Jerry West signe même le premier triple double dans un game 7, 42 points, 13 rebonds et 12 assists. Cela lui vaudra le premier titre de MVP des finales mais il est surtout le seul et unique lauréat de ce trophée qui a perdu la finale.</p>
<p>En effet, malgré sa perf et l&#8217;envie de Chamberlain de revenir sur le parquet &#8212; Butch van Breda Kolff, le coach des Lakers, a refusé de le faire revenir &#8212; les Lakers sont crucifiés par Don Nelson. Défensivement, Bill Russell prend un rebond et bloque un dernier tir pour assurer le succès des Celtics, 108-106.</p>
<p>Bill Russell remporte son 11e titre sur le parquet des Lakers. Il compile 6 points et 21 rebonds face à Wilt Chamberlain (18pts-27rbs).<br />
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<h2>Un maillot retiré deux fois</h2>
<p>Dernière anecdote sur Bill Russell: le 12 mars 1972, les Celtics décident d&#8217;organiser une fête pour retirer son numéro 6. Petit soucis, Russell refuse d&#8217;y participer. </p>
<p>27 ans plus tard, le 26 mai 1999, une nouvelle cérémonie est organisée. Cette fois-ci, l&#8217;homme qui ne signait jamais d&#8217;autographe a accepté de s&#8217;y rendre. </p>
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		<title>John Havlicek &#8212; The guts of the team</title>
		<link>http://www.passionbasket.fr/john-havlicek-the-guts-of-the-team/</link>
		<comments>http://www.passionbasket.fr/john-havlicek-the-guts-of-the-team/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 00:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Historique]]></category>
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		<category><![CDATA[John Havlicek]]></category>
		<category><![CDATA[Red Auerbach]]></category>

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		<description><![CDATA[Sorte de transition entre les Celtics de Bill Russell (1956) et la version de Dave Cowens (1970-80), je vous propose un retour sur la carrière de John Havlicek. Membre de...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Sorte de transition entre les Celtics de Bill Russell (1956) et la version de Dave Cowens (1970-80), je vous propose un retour sur la carrière de John Havlicek. Membre de la Green Team de 1962 à 1978, il n&#8217;a pas eu le droit à une arrivée rocambolesque mais a laissé une trace indélébile dans l&#8217;histoire de son équipe, en scorant un total de 26 395 points, soit le meilleur scoreur all-time de la franchise.</em></p>
<p>Etudiant à Ohio State, John Havlicek évolue dans l&#8217;ombre d&#8217;une immense star, Jerry Lucas. Ensemble, ils gagnent le titre NCAA en 1960. Réserviste pour Team USA, il ne participe pas aux Jeux Olympiques 1960 avec probablement la plus belle équipe universitaire américaine (en concurrence avec l&#8217;équipe de 1984).</p>
<h2>&laquo; <em>The guts of the team</em> &raquo; </h2>
<p>En parallèle de sa carrière de basketteur, il est aussi un bon WR. Ainsi, à sa sortie de la fac en 1962, il est retenu par les Cleveland Browns et participe au training camp. Mais, naturellement, il se tourne vers le basket, retenu en septième position de la draft NBA &#8217;62.</p>
<p>Il a débuté sa carrière pro sous les ordres de Red Auerbach qui apprécie son potentiel athlétique au-dessus de la moyenne, son endurance et son intensité. Avec l&#8217;expérience, il est surtout devenu LE joueur capable de sortir l&#8217;action juste au moment nécessaire. Durant sa carrière, il a multiplié les moments clutchs, qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un shoot, d&#8217;un rebond ou d&#8217;une interception. Le coach des Celtics disait de lui qu&#8217;il était &laquo; <em>the guts of the team</em> &raquo;, traduisez &laquo; <em>les boyaux de l&#8217;équipe.</em> &raquo;</p>
<p>Il est aussi un pionnier dans le rôle de sixième homme. Nous avons déjà eu l&#8217;occasion d&#8217;en parler, Red Auerbach était parmi les premiers coachs à utiliser fortement son banc de touche. Hondo (surnommé ainsi en référence à un personnage de John Wayne) a débuté sa carrière sur le banc&#8230; mais avec un fort temps de jeu (14.3ppg en 27.5min durant son année rookie). Capable d&#8217;évoluer sur les postes 1 à 4, il est, par sa polyvalence, le sixième homme idéal.</p>
<h2>&laquo; <em>Havlicek stole the ball !</em> &raquo; </h2>
<p>Au milieu des nombreux titres qu&#8217;il a remporté (8 au total, Bill Russell et Sam Jones sont les seuls à détenir plus de bagues), John Havlicek est passé à la postérité lors du match 7 de la finale de conférence 1965 contre les 76ers. Cinq secondes à jouer, les C&#8217;s mènent 110-109, les Sixers ont la remise en jeu. Hal Greer fait la touche, John Havlicek surgit et envoie son équipe en finale. Au micro, Johnny Most exulte, &laquo; <em>Havlicek stole the ball !</em> &raquo;, ce qui rend le moment encore plus mythique.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/john-havlicek-the-guts-of-the-team/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p>Arbitre ce soir-là, Earl Storm a écrit dans ses mémoires <em>Calling the Shots</em> que la joie après ce match était le plus grand moment qu&#8217;il ait vu en 32 ans de sifflet.</p>
<p>Autres temps forts de sa carrière, lors des NBA Finals &#8217;74, Hondo score 9 points en prolongation contre les Bucks. Une perf qui lui vaudra le trophée de MVP des finales. Deux ans plus tard, durant les NBA Finales &#8217;76, il est un acteur majeur du <a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-the-longest-day/" target="_blank"><em>Greatest Game Ever Played</em></a>. Il inscrit notamment un tir quasi décisif  durant l&#8217;OT2 à la dernière seconde. Sauf que, avec une seconde à jouer, Gar Heard réussit à provoquer une troisième prolongation.</p>
<h2>Recordman</h2>
<p>Aux Celtics, John Havlicek est le leader all-time du nombre de points (26 395 points) et du nombre de matchs joués (1270). Il est devenu le premier joueur à scorer au moins 1000 points durant 16 saisons consécutives, avec une pointe à 2338 (soit 28.9ppg) en 1971.</p>
<p>Avec un palmarès long comme le bras, Hondo a évidemment vu son maillot floqué du #17 retiré au Boston Garden dès sa retraite, en 1978. Six ans plus tard, il intègre logiquement le Hall of Fame. Après sa carrière, il est régulièrement honoré comme en 1996, où il fait partie des <em>50 Greatest Players</em> de l&#8217;histoire NBA ou en 2009, où <em>SLAM Magazine</em> le classe 17e de son <em>Top 50 NBA Players of all time</em><br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/john-havlicek-the-guts-of-the-team/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<h2>Sa fiche</h2>
<ul>
<li>Né le 08/04/1940 à Martins Ferry, Ohio</li>
<li>Poste: SG/SF</li>
<li>Taille: 1.96m</li>
<li>Poids: 92 kgs</li>
<li>Draft: 7e choix de la draft 1962, par les Celtics.</li>
<li>Franchise : Boston Celtics</li>
</ul>
<h2>Palmarès</h2>
<ul>
<li>8 fois NBA Champion (1963, &#8217;64, &#8217;65, &#8217;66, &#8217;68, &#8217;69, &#8217;74, &#8217;76)</li>
<li>MVP des finales (1974)</li>
<li>13 fois All-Star (de 1966 à 1978)</li>
<li>4 fois nommé dans la All-NBA First Team (de 1971 à 1974)</li>
<li>7 fois nommé dans la All-NBA Second Team (1964, &#8217;66, &#8217;68, &#8217;69, &#8217;70, &#8217;75, &#8217;76)</li>
<li>5 fois nommé dans la All-Defensive First Team (de 1972 à 1976)</li>
<li>5 fois nommé dans la All-Defensive Second Team (de 1969 à 1971)</li>
<li>NBA All-Rookie First Team (1963)</li>
<li>NCAA Champion (1960)</li>
</ul>
<h2>Stats en carrière</h2>
<ul>
<li><strong>Points:</strong> 26 395 soit 20.8 par match.</li>
<li><strong>Rebonds:</strong> 8007 soit 6.3 par match.</li>
<li><strong>Assists:</strong> 6114 soit 4.8 par match.</li>
<li><strong>Matchs:</strong> 1270 de saison régulière, 172 en playoffs (22ppg-6.9rpg-4.8apg).</li>
</ul>
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		<item>
		<title>La relation Russell &#8211; Chamberlain</title>
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		<comments>http://www.passionbasket.fr/la-relation-russell-chamberlain/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 00:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Historique]]></category>
		<category><![CDATA[NBA]]></category>
		<category><![CDATA[Bill Russell]]></category>
		<category><![CDATA[Boston Celtics]]></category>
		<category><![CDATA[Wilt Chamberlain]]></category>

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		<description><![CDATA[Pivots dominants des années 60, Bill Russell et Wilt Chamberlain étaient à la fois rivaux sur le parquet et bons camarades dans la vie. Entre le féroce défenseur vert et...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Pivots dominants des années 60, Bill Russell et Wilt Chamberlain étaient à la fois rivaux sur le parquet et bons camarades dans la vie. Entre le féroce défenseur vert et le scoreur de tous les records, il existait surtout un grand respect mutuel. Les deux joueurs se sont régulièrement croisés en playoffs, pour la suprématie de l&#8217;Est lorsque Chamberlain évoluait à Philadelphie, puis pour le titre, suite au départ de l&#8217;échassier pour Los Angeles.</em><br />
<em>Comme la semaine dernière, je vous propose un article exclusivement composé d&#8217;un extrait de livre. Cette fois-ci, il s&#8217;agit de la plume de Bill Russell, <span style="text-decoration: underline;">Second Wind: The Memoirs of an Opinionated Man</span> (1979). En effet, au fond, qui de mieux placé que le principal intéressé pour décrire cette relation ? </em></p>
<p>Wilt Chamberlain et moi étions amis durant tout le temps où nous jouions au basket ensemble, même lorsque les journaux nous présentaient comme des ennemies mortels. Il y a une certaine part de show business dans le basket professionnel et nous deux étions un rêve pour la publicité. Les journalistes faisaient preuve d&#8217;une grande imagination dans leurs titres, comme &laquo;&nbsp;Big Goliath vs Little Goliath&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;The Good Guy vs The Bad Guy&nbsp;&raquo; et ont consacré des milliers d&#8217;articles sur nous. Russell était meilleur que Chamberlain ou vice versa ? On aurait pu croire que nous étions des champions de boxe poids lourds, car nos équipes respectives étaient largement ignoré. En fait, je ne vois pas deux sportifs qui ont été plus opposés à travers des théories aussi diverses que Wilt et moi. Presque tous les arguments ont été utilisés dans le débat Russell vs Chamberlain. Presque toutes les vertus et tous les péchés ont été imaginés dans ce petit jeu. Nous étions des symboles.</p>
<div id="attachment_26945" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><img class=" wp-image-26945 " title="Bill Russell blocks Wilt Chamberlain's shot" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2012/01/russell-vs-chamberlain2.jpg" alt="Bill Russell bloque un tir de Wilt Chamberlain" width="240" height="300" /><p class="wp-caption-text">Bill Russell bloque un tir de Wilt Chamberlain</p></div>
<p>Tant que nous jouions, je pense que Wilt et moi avons réussi à ignorer ça. Nous étions habitués à éviter la controverse. Nous en rigolions car nous savions que ça leur permettait de se faire de l&#8217;argent. Nous avons toujours essayé de ne pas parler de notre relation personnelle, et quelques personnes nous ont bien aidés. Eddie Gottlieb, le propriétaire des Philadelphia Warriors, a souvent rappelé à Wilt que tout ça n&#8217;était que de la hype, en tout cas, c&#8217;est ce que Wilt me disait. Gottlieb, à chaque fois que les Celtics jouaient à Philadelphie, il criait dans les journaux que j&#8217;étais un goaltender criminel, que j&#8217;échappais à la condamnation pour meurtre et que je devais être arrêté. Quand nous arrivions à Philadelphie, je voyais les gros titres, et dans le match, il criait ça sur les arbitres si violemment qu&#8217;il fallait le retenir. J&#8217;ai toujours pensé qu&#8217;il était plus fort pour allumer des mèches que Red, jusqu&#8217;à un soir, où il est venu dans notre vestiaire avant un match. Il s&#8217;est assis à côté de moi et m&#8217;a dit « <em>Je suppose que tu ne prêtes pas attention à tout ce que je dis sur le goaltending. Ça m&#8217;aide juste à remplir la salle.</em>« Il était chaleureux et plein d&#8217;humour, et puis, il allait dans la salle et il se mettait à crier au goaltending contre moi comme un fou.</p>
<p>Wilt était de loin le pivot le plus dur que j&#8217;ai affronté. Il était énorme, et, quoiqu&#8217;en disent les gens sur son manque d&#8217;esprit collectif, ses équipes sont toujours allés en playoffs contre nous. Il m&#8217;a toujours dominé au scoring par de grosses marges &#8212; 20 ou 30 points par match &#8212; donc je n&#8217;espérais même pas lutter contre lui dans un duel de scoreurs. Je ne m&#8217;autorisais pas à être frustré dans le match. Je devais faire tout ce que je pouvais pour nous aider à gagner. une année, Wilt tournait à une incroyable moyenne de 50 points par match, alors que moi j&#8217;étais à 16 ou 17. Cette même année, son équipe tournait à 112 points par match et les Celtics à 110, donc j&#8217;avais réalisé que si je pouvais le faire scorer moins que sa moyenne, nous devrions gagner ces matchs. C&#8217;est ce qui se passait.</p>
<p><center><div id="attachment_26950" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><img class="size-full wp-image-26950" title="Referee Separating Wilt Chamberlain and Bill Russell" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2012/01/russell-vs-chamberlain1.jpg" alt="Wilt Chamberlain et Bill Russell séparés par l'arbitre" width="400" height="267" /><p class="wp-caption-text">Bill Russell - Wilt Chamberlain, rivaux sur le parquet.</p></div></center></p>
<p>Pendant que les titres des Celtics commençaient à s&#8217;accumuler, Wilt prenait mal les attaques, dont l&#8217;étiquette de looser. Ils disaient qu&#8217;il ne pouvait pas gagner le titre, comme s&#8217;il avait un blocage dans sa personnalité qui l&#8217;empêchait de gagner les matchs clés. Pour moi, ça résonnait comme un non-sens. Je pense que vous gagnez des matchs jusqu&#8217;à ce que vous affrontez une meilleure équipe. C&#8217;est aussi simple que ça. Je préfère penser que les Celtics étaient des Winners, les champions en fait, et que les équipe de Wilt étaient la meilleure équipe que nous avions à battre.</p>
<p>En 1967, Wilt et les Philadelphia 76ers nous ont battu car ils étaient meilleurs. Ils nous ont dominé sur le terrain et, pendant un instant, j&#8217;ai eu le goût de la défaite. Les Celtics arrêtaient une série jamais vue de huit titres de champions consécutifs. Cet été-là, les fans à Boston m&#8217;ont hué dans la rue. « <em>Qu&#8217;est-ce qui vous est arrivé l&#8217;an dernier ?</em> » « <em>Vous êtes tous lessivé ou quoi ?</em> » « <em>Je savais que ça ne pourrait pas durer. Vous, les gars, n&#8217;aviez plus envie.</em> » Je n&#8217;en revenais pas. Je n&#8217;ai jamais été aussi heureux de reprendre l&#8217;entraînement pour arrêter ces cris et ces huées. Durant notre série de victoires, j&#8217;ai facilement apprécié les applaudissements. Au moins, j&#8217;ai compris pourquoi Wilt cherchait à chasser cette étiquette de loser. Être allumé avec un tel abus pendant des années aurait agacé n&#8217;importe qui. Malgré ça, notre relation avec Wilt n&#8217;a jamais été endommagé par toutes ces choses.</p>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/la-relation-russell-chamberlain/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
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		<title>Red Auerbach &#8211; L&#8217;art de la motivation</title>
		<link>http://www.passionbasket.fr/red-auerbach-lart-de-la-motivation/</link>
		<comments>http://www.passionbasket.fr/red-auerbach-lart-de-la-motivation/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 00:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Historique]]></category>
		<category><![CDATA[NBA]]></category>
		<category><![CDATA[Boston Celtics]]></category>
		<category><![CDATA[Red Auerbach]]></category>

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		<description><![CDATA[Red Auerbach est un coach reconnu par son palmarès. Mais, bien avant Phil Jackson, le mythique Head Coach des Celtics avait compris qu&#8217;il fallait une bonne dose de psychologie pour...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Red Auerbach est un coach reconnu par son palmarès. Mais, bien avant Phil Jackson, le mythique Head Coach des Celtics avait compris qu&#8217;il fallait une bonne dose de psychologie pour gérer une équipe de basket. La force de Red: motiver ses hommes pour leur donner toujours plus l&#8217;envie de gagner.</em></p>
<p><em>Afin de ne pas parasiter les théories de Red Auerbach, cet article est une traduction complète d&#8217;un passage de son livre, <span style="text-decoration: underline;">On and Off the Court</span>, sorti en 1991. Le &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo; utilisé est donc  l&#8217;écrit direct de l&#8217;ancien boss des C&#8217;s.</em></p>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2012/01/6a00d83451c47869e200e54f6a02408833-800wi.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-26881" title="6a00d83451c47869e200e54f6a02408833-800wi" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2012/01/6a00d83451c47869e200e54f6a02408833-800wi.jpg" alt="" width="250" height="320" /></a>J&#8217;avais une théorie quand j&#8217;ai commencé, et ça donnait à peu près cela: <strong>le basketball, c&#8217;est comme une guerre. Quand tu vas à la guerre, tu y vas pour gagner, car tu ne sais pas ce qui va t&#8217;arriver si tu perds. Tu peux devenir un esclave. Ou exploser. Tu peux aussi être tué</strong>.</p>
<p>C&#8217;est la même chose quand tu diriges une équipe de sport. Qu&#8217;est ce qui va t&#8217;arriver si tu perds ? A la fin, tu meurs.</p>
<p>Donc j&#8217;ai passé des heures à me demander: qu&#8217;est-ce qu&#8217;il nous faut pour gagner ? Ils viennent chez moi avec tout un tas d&#8217;armes offensives, qui shootent dans toutes les positions. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il me faut pour les arrêter ? Comment allons nous gagner cette guerre ?</p>
<p><strong>Une réponse, j&#8217;ai décidé que ce serait la défense</strong>. Vous voyez, en défense, il faut juste travailler dur. Il y aura des soirs où la balle ne va pas tomber dedans, quelque soit la manière dont vous exécutez les systèmes. Ça ne rentrera pas, et vous ne pourrez rien y faire. Ça arrive. C&#8217;est quelque chose de difficile à gérer. Mais quand vous pouvez mettre en place une bonne défense, avec le bon état d&#8217;esprit, ça peut marcher tous les soirs.</p>
<p>Donc, j&#8217;ai imaginé toutes mes équipes pour pratiquer une défense dure. C&#8217;était une manière de gagner la guerre. Mais il y avait un autre facteur déterminant, la motivation. Motivation ! Faire en sorte que vos joueurs donnent le meilleurs soir après soir, match après match. La motivation, c&#8217;était la clé. Chercher des raisons de gagner. C&#8217;est indispensable quand tu joues tellement de match, surtout contre des adversaires plus faibles. Ça sonne comme un jeu d&#8217;enfant, n&#8217;est-ce pas ? Pas du tout.</p>
<p>J&#8217;ai dit cela à beaucoup de coachs universitaires. Il faut motiver vos joueurs pour les matchs dits trop faciles. Les gros matchs vont tout seul, les joueurs se motivent entre eux. C&#8217;est les autres matchs qu&#8217;il ne faut pas négliger.</p>
<p>Donc, il faut traiter chaque match comme une entité séparée, et puis il faut amener une raison logique pour expliquer l&#8217;importance de la victoire ce soir-là. S&#8217;il y avait un secret au succès, j&#8217;apprécierais, en tant que coach, qu&#8217;on me le dise. Je parie que j&#8217;ai trouvé 2000 raisons pour gagner. Mais parfois, il y a eu des facteurs extérieurs qui ont fait le job pour moi. Comme un soir, à Cincinnati, où ils avaient offert 5000 cigares aux spectateurs. C&#8217;était un match important, et les Royals faisaient partie de nos rivaux à cette époque là. Donc, leur idée, était que tout le monde allume et fume le cigare après nous avoir battu. C&#8217;était une imitation de mes cigares, tu vois ? J&#8217;admets que c&#8217;était une bonne idée mais ils ont eu le retour de flamme. On parle de discours. J&#8217;ai du donner le meilleur de ma vie ce soir-là. Il était impossible de perdre là bas. J&#8217;avais l&#8217;équipe, donc j&#8217;espérais qu&#8217;ils allait leur botter les fesses.</p>
<p>Parfois, par contre, j&#8217;essayais simplement d&#8217;appeler chacun au sens commun. « <em>Regardez, certains d&#8217;entre vous ont déjà l&#8217;impression d&#8217;avoir gagné. Mais rappelez vous, personne n&#8217;a jamais gagné sur le papier. Vous devez tout de même aller sur le terrain et faire le boulot. Maintenant, il y a deux possibilités. Soit, vous êtes sérieux dès le début et le match est gagné à la troisième période. Dans ce cas-là, on se rendra les choses faciles et ce sera fun à la fin. Soit, vous ne l&#8217;êtes pas et il faudra batailler durant 48 minutes et rester en vie jusqu&#8217;au buzzer. Je n&#8217;ai pas besoin de vous le dire, une victoire ici compte autant qu&#8217;à Los Angeles, mais vous pouvez faire en sorte qu&#8217;elle soit facile ou compliquée. C&#8217;est votre choix.</em> »</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2012/01/red.jpg"><img class="size-full wp-image-26880 aligncenter" title="red" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2012/01/red.jpg" alt="" width="540" height="340" /></a></p>
<p>Vous voyez, une partie de la motivation est de mettre des idées dans la tête des joueurs, les amener à voir les choses de manière positive. Il y a eu un soir, par exemple, où nous devions jouer un match 7 contre Philadelphie au Garden. A la minute où je suis entré dans le vestiaire, j&#8217;ai pu sentir que quelque chose n&#8217;allait pas. C&#8217;était trop silencieux. Tout le monde était trop sérieux. Nous étions champions depuis un long, long moment. Mais là, tout le monde commençait à s&#8217;interroger. Est-ce l&#8217;année de la fin ? Est-ce au tour de quelqu&#8217;un d&#8217;autre ?</p>
<p>Je suis resté debout durant un moment, j&#8217;ai regardé, j&#8217;ai essayé d&#8217;obtenir de l&#8217;enthousiasme, des réactions. Rien. Juste du silence. Donc qu&#8217;est-ce que j&#8217;ai fait ? J&#8217;ai commencé à rire, franchement et lourdement. Tout le monde m&#8217;a regardé comme si j&#8217;étais débile, mais au moins là, j&#8217;avais leur attention. « <em>Les gars, vous vous fichez de moi ? Si vous êtes inquiets à l&#8217;idée de les jouer, comment vous pensez qu&#8217;ils se sentent avant de nous jouer ?</em> » Puis, je suis sorti.</p>
<p>Satch Sanders m&#8217;a dit plus tard que tout le monde a alors commencé à regarder son voisin et ils ont tous commencé à rire. Jusqu&#8217;à ce que le match débute, ils ont fait la fête. Ensuite, ils ont botté les fesses des joueurs de Philadelphie.</p>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2012/01/379838_o.jpeg"><img class="alignright size-full wp-image-26882" title="RED AUERBACH" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2012/01/379838_o.jpeg" alt="" width="349" height="480" /></a>Il faut tout de même faire attention. Tu peux trop motiver. C&#8217;est quelque chose de difficile à jauger. Il y a des forces intérieurs qu&#8217;il faut parfois appeler, pour donner à un gars la force d&#8217;y aller. Mais ce qu&#8217;il faut surtout éviter, c&#8217;est qu&#8217;un gars se prenne pour ce qu&#8217;il n&#8217;est pas. Après tout, on parle d&#8217;un sport de toucher. C&#8217;est comme un joueur de tennis. Il peut atteindre le ciel. Cela veut dire qu&#8217;il est mentalement prêt et a un fort désir de victoire, mais ça ne veut pas dire que la balle va arriver là où il veut. S&#8217;il est trop sur de lui, il enverra les balles en dehors du terrain.</p>
<p>Tu peux te tromper lourdement. Ça m&#8217;est arrivé une fois, à Detroit, et certains joueurs m&#8217;en parlent encore. C&#8217;était à nouvel an. Nous avions gagné 17 matchs de rang, égalant le record de mes Caps en 1946-47. Le lendemain, nous jouions à Cincinnati, une des pires équipes de la league à ce moment-là. Si nous gagnons, nous entrons dans l&#8217;histoire. Donc au lieu de laisser les gars faire le film ou jouer normalement, je les ai tous convoqués dans mon bureau. Ce n&#8217;était pas une fête. J&#8217;avais demandé des sandwichs et du Coca et nous avons joué aux cartes un moment. Le lendemain, Cincinnati nous a explosé sur le terrain.</p>
<p>Nous avons gagné le titre lors de mes 8 dernières années sur le banc. Cela veut dire qu&#8217;il y a toujours la menace évidente du trop plein de confiance. Donc j&#8217;avais un discours standard que je donnais à l&#8217;ouverture du camp d&#8217;entrainement qui ressemblait à ça « <em>Gentlemen, vous êtes champions du monde. Tout l&#8217;été, vous avez voyagé. Vous avez entendu tous les compliments. Vous avez eu du temps. Mais maintenant, malheureusement, vous allez tous être remis à contribution. Ils veulent tous vous battre. Maintenant, si vous voulez les laisser faire, essayez simplement de vivre sur votre réputation de l&#8217;an dernier. Je ne vous demande pas &#8216;Qu&#8217;est-ce que vous avez fait pour moi dernièrement ?&#8217; C&#8217;est n&#8217;est pas mon club. C&#8217;est votre club. Vous êtes champions. Vous devez décider à quel point c&#8217;est important pour vous et à quel niveau il faudra jouer pour devenir le nouveau champion. En effet, si c&#8217;est ce que vous voulez, si vous voulez garder ce titre et ce sentiment agréable qui va avec, il faudra aller sur les terrains, affronter tous les challengers et leur dire &#8216;nous sommes champions et si vous voulez ce titre, il faudra nous le prendre.</em> »</p>
<p>C&#8217;était ma manière de les accueillir. Ensuite, je leur demandais de lever leurs fesses et j&#8217;ajoutais: « <em>Est-ce cette année que nous allons devenir paresseux ? Est-ce cette année que nous allons devenir soft ? Est-ce cette année que nous allons arrêter de payer le prix ?</em> »</p>
<p>Une manière de motiver un gars est de lui rappeler que tu as le pouvoir de l&#8217;envoyer dans une franchise minable, dans un endroit où il sera traité comme une marchandise plutôt qu&#8217;avec respect, un endroit où il n&#8217;y a ni fierté, ni sentiment d&#8217;appartenance.</p>
<p>Parfois, pour me moquer, j&#8217;allais vers quelqu&#8217;un comme Jim Loscutoff et je chuchotais: « <em>Continue comme ça Loscy, et tu joueras à Minneapolis. Il y fait très froid à ce qu&#8217;on m&#8217;a dit.</em> »</p>
<p>Cela étant dit, si vous êtes le coach d&#8217;une franchise merdique &#8212; peut-être que c&#8217;est le seul job que vous avez pu trouver &#8212; et que la plupart des jeunes joueurs ont un contrat longue durée, que pouvez vous faire ? Comment les motiver ?</p>
<p>Je l&#8217;admets, ce n&#8217;est pas facile. Mais c&#8217;est possible. Vous pouvez toujours manger le contrat d&#8217;un joueur et l&#8217;éjecter. Cependant, c&#8217;est mieux de le convoquer et de lui parler.</p>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2012/01/2384771_f520.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26883" title="2384771_f520" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2012/01/2384771_f520.jpg" alt="" width="520" height="347" /></a></p>
<p>Votre conversation devrait ressembler à ça: « <em>Écoute, si tu n&#8217;as pas de valeurs, pas de sentiment d&#8217;accomplissement autre que l&#8217;argent que tu gagnes, tu fais une erreur grossière. Si c&#8217;est comme ça que tu abordes la question, qu&#8217;est-ce que tu vas penser une fois que ton contrat aura expiré et que tu auras dépensé tout ton fric ? Je vais te dire ce qui va arriver. Ta carrière sera un petit coup. Nous ne te donnerons jamais un autre contrat et si nous te laissons partir, c&#8217;est en sachant que la situation sera pire pour toi, quelque soit tes capacités. La rumeur sera lancée que tu es néfaste dans l&#8217;alchimie d&#8217;une équipe. Tu ne veux pas ça et je ne veux pas ça pour toi. Donc, écoute, tout ce que je te demande est de donner le meilleur de toi-même durant 82 matchs. C&#8217;est tout. Soit impliqué au maximum. Je comprends qu&#8217;il y aura des moments où tu iras au rebond et que la balle te filera des doigts. Je sais qu&#8217;il y a des soirs où tes shoots ne rentreront pas. Je sais que ça arrive. Mais je sais aussi que si tu te bouges, que tu es motivé, que tu défends dur, nous aurons une chance de gagner ce match. Tout ce qu&#8217;il faut, c&#8217;est faire des efforts honnêtes. Donc, qu&#8217;est-ce que je te demande maintenant ? Donne moi de l&#8217;implication. Si tu ne veux ou ne peux pas, si nous sommes une mauvaise équipe, je mange ton contrat ou je te prouve que je suis capable de trouver quelqu&#8217;un de suffisamment idiot pour te récupérer.</em> »</p>
<p>Malheureusement, il y a des moments où tu dois abandonner au sujet d&#8217;un joueur. Nous traversions une période compliquée en 1977 et 1978 avec des joueurs comme Sidney Wicks et Curtis Rowe. Ils n&#8217;auraient pas duré une semaine avec moi. Tommy Heinsohn était notre coach et il fit de son mieux pour leur tendre la main. Mais ils ne l&#8217;ont pas saisi. Ils s&#8217;enfichaient. Donc, nous les avons laisser partir. Leur attitude a ruiné le moral de l&#8217;équipe. Wicks a fini en jouant quelques années avec San Diego mais n&#8217;a jamais rien gagné. Et Rowe n&#8217;a plus jamais joué du tout. Il n&#8217;avait que 29 ans quand nous l&#8217;avions viré.</p>
<p>Un jour, un des premiers agents avec lequel j&#8217;ai du discuter est venu dans mon bureau avec son client. Ce gamin n&#8217;était même pas un haut choix de draft, quand son agent a démarré en me disant que ce gars allait nous aider à gagner un autre titre de champion. Je n&#8217;ai rien dit. Je suis resté assis et je l&#8217;ai laissé causer. Puis, il a parlé argent. Ils voulaient tant de dollars en plus si le gamin scorait X nombre de points, et tant de dollars en plus si nous gagnions X nombre de matchs. C&#8217;en était trop pour moi. « <em>Si rejoindre notre équipe n&#8217;a pas assez de valeur pour ce gamin, je n&#8217;en veux pas. Maintenant, dégagez ! </em> »</p>
<p>Ils sont partis, et le lendemain, ils signaient avec une autre équipe. J&#8217;étais d&#8217;accord avec ça. Si c&#8217;était sa mentalité, il n&#8217;était pas notre type de joueur. La motivation doit débuter avec la bonne attitude.</p>
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		<title>Theo Ratliff, profession bloqueur</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 09:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>N.K</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[NBA]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est après 16 ans en NBA et 9 équipes différentes, que Théo Ratliff, pivot défensif, décide de prendre sa retraite. Je prends ma retraite. J&#8217;en ai assez de voyager et...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est après 16 ans en NBA et 9 équipes différentes, que Théo Ratliff, pivot défensif, décide de prendre sa retraite.</p>
<blockquote><p>Je prends ma retraite. J&#8217;en ai assez de voyager et d&#8217;être loin de ma famille. Mes enfants grandissent, Papa a besoin d&#8217;être à leurs côtés. Ma vie professionnelle a été longue et je l&#8217;ai faite au galop.</p></blockquote>
<p>Naturellement, Théo Ratliff n&#8217;est pas LA star des pivots défensifs mais il a su rendre des services et a connu des moments fastes dans sa spécialité: le block. Quand on pense Ratliff, généralement on pense à ça:<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/theo-ratliff-profession-bloqueur/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<h3>Spécialité: shot-blocker</h3>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/12/1.jpg"><img class=" wp-image-26839 alignleft" title="Ben Wallace, Theo Ratliff, Andre Iguodala" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/12/1.jpg" alt="" width="287" height="410" /></a>Theo Ratliff (né le 17 avril 1973) est sélectionné en 18ème position de la draft 1995 par les Detroit Pistons (derrière des Bryant Reeves, Cherokee Parks et autres Corliss Williamson). Il sort d&#8217;un cursus universitaire à l&#8217;Université du Wyoming où il est sélectionné en tant que Defensive player of the Year, terminant second meilleur bloqueur NCAA derrière Zo Mourning (Georgetown) avec 3.8 blocks par match (5.14 blocks en senior). Et c&#8217;est pour ses qualités que Detroit le prend, en tant que back-up du vieillissant Otis Thorpe.</p>
<p>Avec moins de 20 minutes par match, il conclut sa seconde saison à plus de 1.4 blocks et mène son équipe sur ce point. Il devient enfin titulaire à sa troisième saison mais après 24 matchs<strong> il est tradé aux Sixers où il termine la saison avec 9.9 pts, 6.7 rbds et 3.15 blocks, dont 11.2 pts et 7.3 rbds à Philly. Il va vraiment connaître la consécration à ce moment-là, il jouera trois saisons à Philly et connaîtra les joies du All Star Game en 2001 en tant que pivot titulaire mais il ne jouera pas pour cause de blessure. Il culmine à 12.4 pts, 8.3 rbds et surtout 3.74 blocks par match, meilleur de la ligue</strong>.</p>
<p>Il est un grand artisan de la réussite des Sixers mais une blessure (une stress fracture du poignet droit, saison terminée) oblige la franchise à le trader au dernier moment de la deadline de février pour un certain Dikembe Mutombo en provenance d&#8217;Atlanta. Il y rejoint un effectif où Nazr Mohammed et Hanno Mottola (le fameux finlandais) sont titulaires. Les pépins physiques ne vont pas lui faire de cadeau puisqu&#8217;il ne jouera que 2 matchs la saison suivante avant de passer sur la table d&#8217;opération (réparation d&#8217;un petit bout de cartilage), il met son 1000ème block juste avant d&#8217;être sur l&#8217;IR. C&#8217;est un pas en arrière pour mieux sauter car il revient plus fort que jamais pour soutenir le trio Jason Terry &#8211; Glenn Robinson &#8211; Shareef Abdur-Rahim.<strong> 3.23 blocks en 2002/03, 3.61 blocks en 2003/04 avec presque 9 pts et 7 rbds en moyenne</strong>, il fait office d&#8217;intérieur solide, travailleur de l&#8217;ombre. L&#8217;échec retentissant de la nouvelle équipe dont les 3 stars sont payées un pont d&#8217;or pour peu, voire pas de résultat, va pousser les Hawks à changer les choses et à reconstruire leur roster&#8230;</p>
<p>Résultat: Ratliff est envoyé aux Blazers avec SAR et Dan Dickau en échange de Rasheed Wallace (qui ne restera qu&#8217;un match avant d&#8217;aller aux Pistons) et Wesley Person. Il y signe une extension de contrat de 3 ans mais s&#8217;il continue de contrer (2.51 blocks) le reste de son apport est discuté et il perd la saison suivante (2005/06) sa place de titulaire au profit de Joel Przybilla en cours de route. Son entrée tardive dans la ligue (22 ans) fait qu&#8217;il a déjà 33 ans et est sur le déclin.</p>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/12/Kyrylo-Fesenko-Dunks-On-Theo-Ratliff.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-26844" title="Kyrylo Fesenko Dunks On Theo Ratliff" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/12/Kyrylo-Fesenko-Dunks-On-Theo-Ratliff.jpg" alt="" width="329" height="400" /></a>Il passe de pivot titulaire décent à pivot de remplacement et d&#8217;appoint pour candidats au titre ou équipes de jeune. Ceci expliquant la fin de sa carrière, très erratique : en 2006 il est échangé en compagnie de Sebastian Telfair contre un pick, Raef LaFrentz et Dan Dickau aux Boston Celtics. Il n&#8217;y jouera que deux matchs, dans une équipe complètement amorphe où hormis Paul Pierce et Al Jefferson on ne retrouve aucun joueur de gros calibre, ni de collectif. En juillet 2007, il est à nouveau tradé en compagnie de Gerald Green, Ryan Gomes, Al Jefferson, S.Telfair et de picks aux Wolves contre Kevin Garnett. Il est le plus vieux joueur de l&#8217;effectif, juste devant Antoine Walker et Michael Doleac, lui laissant quelques minutes de jeu (1.4 blocks en 16 minutes) où il est efficace.</p>
<p>Mais Minny ne le retiendra pas, il est viré en février 2008 et termine la saison aux Pistons, en mars, qui à l&#8217;époque menaient encore la Conférence Est mais étaient clairement sur leurs réserves et à deux doigts de l&#8217;implosion. Ratliff ne sera que très peu utilisé d&#8217;ailleurs&#8230;.</p>
<p>Un petit retour à Philly en 2008/09 (1 block en 12 mins par match), il signe durant l&#8217;intersaison aux Spurs (1.2 blocks) puis est transféré aux Bobcats contre un pick en février.<strong> L&#8217;arrivée de Ratliff fait un petit buzz du fait de sa spécialité aux blocks, vu que dans l&#8217;effectif il y a un certain Tyrus Thomas</strong>:</p>
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/theo-ratliff-profession-bloqueur/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p>
<p>Il signe en juillet 2010 avec les Lakers pour une dernière pige en tant que bout du bout du banc.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/theo-ratliff-profession-bloqueur/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p>Si Ratliff a connu les honneurs grâce à sa capacité à faire des blocks, il a aussi essuyé des revers et s&#8217;est pris plus d&#8217;un dunk sur la tête. Les fans ne s&#8217;y trompent pas, si on ne voit pas de &laquo;&nbsp;top 10 dunk on Shaquille O&#8217;Neal&nbsp;&raquo;, c&#8217;est plutôt la fiesta pour Ratliff, comme quoi sens de l&#8217;anticipation et du placement ne rime pas forcément avec meilleur défenseur. Il faut plus, à l&#8217;instar d&#8217;un Ben Wallace efficace au rebond et aux contres par exemple. C&#8217;est pourquoi il restera un joueur spécialisé, défenseur bien au-dessus de la moyenne à son poste pour la NBA et rien que pour ça, respect.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/theo-ratliff-profession-bloqueur/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
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		<title>1957-1969: La dynastie en un coup d&#8217;oeil</title>
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		<comments>http://www.passionbasket.fr/1957-1969-la-dynastie-en-un-coup-doeil/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 25 Dec 2011 00:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Historique]]></category>
		<category><![CDATA[NBA]]></category>
		<category><![CDATA[Bill Russell]]></category>
		<category><![CDATA[Boston Celtics]]></category>
		<category><![CDATA[John Havlicek]]></category>
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		<description><![CDATA[Entre 1957 et 1969, les Celtics ont dominé la NBA. 13 saisons, 11 titres, 1 finale perdue. Jamais une équipe a dominé la league de cette manière. Jamais, probablement, une...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Entre 1957 et 1969, les Celtics ont dominé la NBA. 13 saisons, 11 titres, 1 finale perdue. Jamais une équipe a dominé la league de cette manière. Jamais, probablement, une équipe ne dominera à nouveau comme ça. Avant de rentrer les détails, nous vous proposons de connaitre les moments clés de cette période, saison par saison.</em></p>
<h2>1957-58: perte du titre</h2>
<p>Après avoir conquis <a href="http://www.passionbasket.fr/1957-le-premier-titre-des-celtics/" target="_blank">leur premier titre</a>, les Celtics n&#8217;ont pas immédiatement enchaîné. Ils n&#8217;ont pas réussi à conserver leur couronne malgré la sélection de Sam Jones à la draft.</p>
<p>Durant cette saison, Bill Russell a tout de même réussi à gober 49 rebonds contre les Philadelphia Warriors le 16 décembre puis, en playoffs, toujours contre les Warriors, il a glané 40 prises. Par contre, en finale, privés de Russell (blessé à la cheville et absent 2 matchs), les C&#8217;s s&#8217;inclinent en 6 manches contre les Hawks. Bob Pettit a profité de l&#8217;absence de son rival pour claquer 50 points dans le match 6 !</p>
<h2>1958-59: reconquête</h2>
<p>Pour la première fois, les NBA Finals se terminent par un sweep. Déjà en saison régulière, les Celtics avaient humilié les Lakers en leur passant 173 points, avec 28 assists de Bob Cousy.</p>
<p>En finales, les Minneapolis Lakers n&#8217;ont pas fait le poids. Bob Cousy signe un record de la franchise en playoffs en distribuant 19 assists dans le match 4.</p>
<h2>1959-60: confirmation</h2>
<p>En saison régulière, les C&#8217;s ont réussi à scorer 91 points en un mi-temps contre les Royals (victoire finale 151-118) et à gober 109 rebonds contre les Pistons le soir de Noël. Ils ont aussi signé une série de 17 victoires de rang.</p>
<p>Le troisième titre est remporté contre les Hawks, en 7 matchs, avec un Bill Russell (22pts-35rbs) décisif durant la dernière manche.</p>
<h2>1960-61: encore les Hawks</h2>
<p>A la draft, les Celtics récupèrent Tom Sanders. Un nouveau renfort de choix.  Mais la league se découvre un nouveau monstre, Wilt Chamberlain, qui gobe 55 rebonds face au maître du genre, Bill Russell.</p>
<p>En finales, les Celtics retrouvent encore les Hawks et s&#8217;imposent (enfin) nettement, 4-1. La série s&#8217;achève par une grosse perf de Bill Russell, 30 points et 38 rebonds.</p>
<h2>1961-62: les vaillants Lakers</h2>
<p>Pendant que Wilt Chamberlain tourne à 50 points sur la saison et Oscar Robertson assure sur son triple double de moyenne, les Celtics se contentent de records collectifs, comme la première saison à plus de 60 victoires.</p>
<p>En finales, les Lakers sont vaillants, notamment Elgin Baylor (61pts dans le G5) mais s&#8217;inclinent durant la prolongation du septième match (110-107).<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/1957-1969-la-dynastie-en-un-coup-doeil/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<h2>1962-63: les débuts d&#8217;Havlicek</h2>
<p>Evidemment, on y reviendra, mais en 1963, John Havlicek débarque en NBA. Cet arrière, numéro 7 de la draft, s&#8217;impose directement comme le meilleur scoreur de l&#8217;équipe et plantera 26 395 points durant sa carrière. Il assure la transition avec Bob Cousy, dont cette saison restera la dernière.</p>
<p>Le Boston Garden offre à Cousy une sortie exceptionnelle lors du dernier match de saison régulière. En finales, les Celtics dominent les Lakers, qui ont déménagé à Los Angeles.</p>
<h2>1963-64: retraites</h2>
<p>En début de saison, les Celtics retirent les numéros de Bob Cousy (#14) et Ed Macauley (#22). John Havlicek plante 43 points au Madison Square Garden, sa top perf en carrière.</p>
<p>Le septième titre est remporté contre les San Francisco Warriors de Wilt Chamberlain, en cinq matchs. Si l&#8217;échassier est un formidable performer, il ne peut rien contre le collectif vert, qui s&#8217;impose en 5 manches.</p>
<h2>1964-65: le décès de Brown</h2>
<p>Avant le début de saison, Walter A.Brown décède. En son honneur, le numéro 1 est retiré et le trophée du champion renommé.</p>
<p>Autre moment de légende: Johnny Most s&#8217;excite au micro &laquo; <em>Havlicek stole the balle !</em> &raquo; C&#8217;était lors du septième match des finales de conférence. Les Celtics menaient 110-109 à 5 secondes du gong.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/1957-1969-la-dynastie-en-un-coup-doeil/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p>Pour le titre, les Celtics ont écrasé les Lakers (4-1). Ils ont gagné trois matchs de plus de 20 points !!</p>
<h2>1965-66: la dernière d&#8217;Auerbach</h2>
<p>Avant le début de saison, Bill Russell devient le premier joueur à signer un contrat de 100 000$ l&#8217;année. Le club recrute aussi Don Nelson, viré par les Lakers.</p>
<p>Red Auerbach dirige son dernier match le 28 avril, un match 7 de finale NBA contre les Lakers. Bill Russell honore son boss de 25 points et 32 rebonds. Les C&#8217;s s&#8217;imposent 95-93. Red Auerbach peut fumer un dernier cigare.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/1957-1969-la-dynastie-en-un-coup-doeil/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<h2>1966-67: transition</h2>
<p>Dirigés par Bill Russell, les Celtics réalisent une très belle saison régulière (74.1% de victoire) mais s&#8217;inclinent en finale de conférence contre les 76ers de Wilt Chamberlain.</p>
<p>Les premiers cadres continuent de se retirer. Tom Heinsohn et Bill Sharman voient leurs maillots respectifs s&#8217;élever sous la charpente du Boston Garden.</p>
<h2>1967-68: 10 !</h2>
<p>Bill Russell, toujours entraineur-joueur, parvient à mener son équipe en finales. Revanchards, les C&#8217;s éliminent les 76ers en finale de conférence.</p>
<p>Le 10e titre est remporté en 6 manches contre les Lakers. 10 titres. Le premier sans Auerbach.</p>
<h2>1968-69: 1000 et 11</h2>
<p>Le 19 octobre 1968, les Celtics remportent le 1000e match de la franchise contre les Bulls.</p>
<p>Encore une fois, les Greens s&#8217;opposent aux Lakers en finales. Dans le match 7 décisif, Bill Russell joue les 48 minutes pour 6 points et 21 rebonds. Son dernier match comme joueur. Son dernier match sur le banc des Celtics. La fin d&#8217;une grande et belle histoire.</p>
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		<title>Peja Stojakovic &#8212; Tireur d&#8217;élite</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 10:45:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A 34 ans, miné par des douleurs insupportables au dos, Predrag Stojakovic a finalement décidé de se retirer du sport professionnel. Une sage décision pour cet ailier européen honoré en...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>A 34 ans, miné par des douleurs insupportables au dos, Predrag Stojakovic a finalement décidé de se retirer du sport professionnel. Une sage décision pour cet ailier européen honoré en NBA par le All-Star Game, la All-NBA Second Team et, pour une fin en apothéose, le titre de champion.</em></p>
<h2>La guerre pour formation</h2>
<p>Né le 9 juin 1977, Predrag Stojakovic est tout juste un adolescent lorsque l&#8217;ex-Yougoslavie s&#8217;embrase. Formé à l&#8217;école de l&#8217;Etoile Rouge de Belgrade, il y évolue jusqu&#8217;en 1994 avant de fuir pour la Grèce.</p>
<p>Cet ailier de grande taille (2.08m) au shoot soyeux trouve refuge au PAOK Salonique où il achève sa formation. Retenu par les Kings en 14e position de la draft 1996, il reste au PAOK jusqu&#8217;en 1998, notamment à cause d&#8217;obligations militaires pour satisfaire sa demande de naturalisation grecque.</p>
<p>Son heure de gloire au PAOK reste les playoffs &#8217;98. En demi-finale, il plante une tir à 3-points assassin à la dernière seconde pour offrir une place en finale à son club. Ce shoot élimine l&#8217;Olympiacos, quintuple tenant du titre. Mais en finale, Salonique est battu par le Panathinaikos, 3-2.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/peja-stojakovic-tireur-delite/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<p>Pour l&#8217;anecdote, il a croisé durant la finale Byron Scott, son futur Head Coach aux Hornets. L&#8217;ancien ailier des Lakers était même régulièrement assigné aux basques du shooteur serbo-grec. Avec 23.9 points de moyenne, il est élu MVP du championnat grec en 1998.</p>
<h2>Cap sur la Californie</h2>
<p>Signé par les Kings en juin 1998, Predrag, devenu Peja en Grèce, doit attendre la résolution du lockout pour enfin fouler les parquets NBA. Ses deux premières saisons sont encourageantes. Il a droit à une grosse vingtaine de minutes par match pour 8.4 et 11.9 points de moyenne en sortie de banc. Le shooteur est encore en réglage.</p>
<p>En 2000, Rick Adelman le place dans son cinq de base à la place de Nick Anderson. L&#8217;explosion est immédiate : 20.4 points à 47% (dont 40% à 3-points), 5.8 rebonds et 2.2 assists. Les Kings gagnent 55 matchs, record de franchise égalé et record à Sacramento pulvérisé. Il passe à un cheveu du MIP, finalement donné à Tracy McGrady.</p>
<p>La base des Kings du début des années 2000 est en place. Avec Vlade Divac, Chris Webber, Doug Christie et Jason Williams (puis Mike Bibby), ils forment un collectif à la fois spectaculaire et efficace.</p>
<p>Malheureusement, cette équipe n&#8217;ira jamais au bout. En 2002, elle atteint les finales de conférence après une saison magistrale (61-21). Mais, au terme d&#8217;une série controversé, les Kings sont éliminés alors qu&#8217;ils menaient 3-2. Sur le dernier match, perdu en prolongation, Peja Stojakovic signe un piteux 3/12 au tir, dont 0/6 à 3-points, qui lui collera longtemps à la peau.</p>
<p>Néanmoins, Peja est au sommet de sa carrière. Triple All-Star (de 2002 à 2004), membre de la All-NBA Second Team (2004), deux fois vainqueur du concours de tirs à 3-points du All-Star Game (2002 et 2003), il est reconnu parmi les meilleurs européens de NBA.</p>
<div id="attachment_26712" class="wp-caption aligncenter" style="width: 586px"><img class=" wp-image-26712 " title="peja-stojakovic-kings-2002" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/12/peja-stojakovic-kings-2002.jpg" alt="Peja Stojakovic Kings 2002" width="576" height="377" /><p class="wp-caption-text">Peja Stojakovic, avec la plus belle équipe des Kings.</p></div>
<h2>Une courte carrière internationale</h2>
<p>En parallèle, il participe à quelques campagnes glorieuses avec la Yougoslavie, qui regroupe encore la Serbie et le Monténégro. Médaillé de bronze à l&#8217;EuroBasket 1999, il est encore un joueur marginal dans ce roster blindé de talent (Divac, Bodiroga, Danlovic&#8230;). Il fait aussi partie de l&#8217;aventure olympique de Sydney où son pays est éliminé en quart de finale par la Lituanie.</p>
<p>Il prend de l&#8217;importance en 2001, lors de l&#8217;EuroBasket organisé par la Turquie. Avec 23 points par match, il mène une équipe renouvelée (Jaric, Rakocevic, Drobnjak pointent le bout de leur nez) au titre. Il est élu MVP d&#8217;un tournoi que la Yougoslavie termine invaincue. Le cinq majeur du tournoi, qui comprend Nowitzki, Gasol et Jaric, marque le changement de génération.</p>
<p><div id="attachment_26724" class="wp-caption alignright" style="width: 285px"><img src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/12/peja-stojakovic-vlade-divac-yugoslavia.jpg" alt="Peja Stojakovic et Vlade Divac champions du monde en 2002" title="peja-stojakovic-vlade-divac-yugoslavia" width="275" height="200" class="size-full wp-image-26724" /><p class="wp-caption-text">Peja Stojakovic et Vlade Divac champions du monde en 2002</p></div><br />
En 2002, toujours présent, il fait partie de l&#8217;équipe championne du monde qui élimine les Etats-Unis à Indianapolis et vient à bout de l&#8217;Argentine en finale. Il est le meilleur scoreur de l&#8217;équipe (18.7ppg) et termine dans le meilleur cinq du tournoi.</p>
<p>Il met un terme à sa carrière internationale en 2003, après l&#8217;EuroBasket en Suède, où la Yougoslavie ne prend que la sixième place. Officiellement, il n&#8217;a jamais déclaré qu&#8217;il ne reviendrait pas. Il a toujours mis en avant le besoin de repos et de soigner son corps.</p>
<h2>Mauvaise pente</h2>
<p>Sa carrière NBA commence à prendre la mauvaise pente. Les Kings tentent de nombreux trades pour viser le titre. Mais leur chance est passée. En 2005, Peja passe sous les 45% de réussite et en 2006, il ne score plus que 16.5 points en moyenne. Il est alors transféré aux Pacers contre le boudeur Ron Artest, à quelques mois de la fin de son contrat. Individuellement, il montre qu&#8217;il n&#8217;est pas fini et signe 19.5 points (46.1%) et 6.3 rebonds mais collectivement, l&#8217;aventure s&#8217;achève sur un sweep au premier tour, face aux Nets.</p>
<p>Libre, il décide de s&#8217;engager contre un joli chèque (63.2M$ sur 5 ans) en faveur des Hornets. Le 14 novembre, il claque 42 points contre les Bobcats, record en carrière, et devient le premier joueur de l&#8217;histoire NBA à inscrire les 20 premiers points de son équipe. Cependant, les réjouissances tournent cours. Opéré du dos, sa saison ne dure que 13 matchs.</p>
<p>Malgré quelques absences pour blessures, il est partie intégrante des succès des Hornets en 2008 (56W-26L, demi-finales de conférence). En 2010, à l&#8217;arrivée de Monty Williams, les relations se tendent. Le nouvel entraîneur annonce que Stojakovic ne sera pas titulaire afin de l&#8217;économiser. Les rumeurs de trade sont insistantes et se concrétisent le 20 novembre 2010. Il est envoyé aux Raptors avec Jerryd Bayless en échange de Jarrett Jack, Marcus Banks et David Andersen. Blessé au genou, il ne joue que 2 matchs avant d&#8217;être libéré.<br />
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<p style="text-align: center;"><em>Peja Stojakovic pour un 10/13 à 3-points contre les Lakers</em></p>
<h2>Sa chance pour le titre</h2>
<p>Après 4 jours de chômage, il signe aux Dallas Mavericks pour le minimum vétéran. Là encore, il est économisé. Il joue 25 matchs, dont 13 comme titulaire, et score 8.6 points (45%) en 20 minutes.</p>
<p>En playoffs, il est utilisé exclusivement en sortie de banc et surtout brille en début de campagne, lors du match 2 face aux Blazers (21pts, 813 dt 5/10 à 3-pts) puis lors de la décapitation des Lakers (21pts à 7/7 dt 6/6 à 3-pts). Durant les finales, il est plus discret et n&#8217;inscrit que 2 points, lors du match 3. Il n&#8217;est plus utilisé durant les deux derniers matchs.<br />
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<p>Entre l&#8217;Europe (l&#8217;Olympiacos en rêvait depuis plusieurs saisons) et la NBA, il intéressait encore de nombreuses équipes. Mais, conscient des limites de son corps, Peja Stojakovic décide de prendre sa retraite au terme du lockout. Comme pour boucler la boucle. Arrivé avant un lockout. Parti après un autre lockout. Avec une bague !</p>
<blockquote><p><strong>Peja Stojakovic : </strong>Quand tu commences à te battre contre ton corps plus que tu ne te prépares pour le match suivant, ça sonne comme un réveil.</p></blockquote>
<p>A Sacramento, son #16 sera probablement retiré aux côtés des maillots de Chris Webber et Vlade Divac. A Dallas, il n&#8217;aura probablement pas cet honneur mais a reçu un bel hommage de Dirk Nowitzki, « <em>un des meilleurs coéquipiers que je n&#8217;ai jamais eu</em> » sur Twitter.</p>
<p>Limité au niveau athlétique, pas franchement bon défenseur, Peja Stojakovic a bâti une belle carrière sur son tir extérieur et son adresse. En 13 ans, il a planté 1760 tirs primés (4e all-time). Il était également un redoutable tireur de lancer-franc (89.5% en carrière).</p>
<h2>Sa fiche</h2>
<ul>
<li>Né le 09/06/1977 à Belgrade, Yougoslavie</li>
<li>Poste: SF</li>
<li>Taille: 2.08m</li>
<li>Poids: 104 kgs</li>
<li>Draft: 14e choix de la draft 1996, par les Kings.</li>
<li>Franchises :</li>
<ul>
<li>Etoile Rouge de Belgrade (jusqu&#8217;en 1994)</li>
<li>PAOK Salonique (1994-98)</li>
<li>Sacramento Kings (1998-2006)</li>
<li>Indiana Pacers (2006)</li>
<li>New Orleans Hornets (2006-10)</li>
<li>Toronto Raptors (2010-11)</li>
<li>Dallas Mavericks (2011)</li>
</ul>
</ul>
<h2>Palmarès</h2>
<ul>
<li>NBA Champion (2011)</li>
<li>Vainqueur de l&#8217;EuroBasket (2001)</li>
<li>Vainqueur du championnat du Monde (2002)</li>
<li>3 fois All-Star (2002-04)</li>
<li>1 fois nommé dans la All-NBA Second Team (2004)</li>
<li>2 fois vainqueur du Three-Point Shootout (2002 et 2003)</li>
<li>MVP de L&#8217;EuroBasket (2001)</li>
<li>MVP du championnat grec (1998)</li>
</ul>
<h2>Stats en carrière</h2>
<ul>
<li><strong>Points:</strong> 13 647 soit 17 par match.</li>
<li><strong>Rebonds:</strong> 3782 soit 4.7 par match.</li>
<li><strong>Assists:</strong> 1408 soit 1.8 par match.</li>
<li><strong>Matchs:</strong> 804 (dont 665 en tant que titulaire) de saison régulière, 95 en playoffs (14.4ppg-4.9rpg-1apg).</li>
</ul>
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]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>1957: le premier titre des Celtics</title>
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		<comments>http://www.passionbasket.fr/1957-le-premier-titre-des-celtics/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 00:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Historique]]></category>
		<category><![CDATA[NBA]]></category>
		<category><![CDATA[Bill Russell]]></category>
		<category><![CDATA[Bill Sharman]]></category>
		<category><![CDATA[Bob Cousy]]></category>
		<category><![CDATA[Boston Celtics]]></category>
		<category><![CDATA[Red Auerbach]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Heinsohn]]></category>

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		<description><![CDATA[1957. Pour la première fois, une finale de NBA est diffusée à la télévision. Pour la première fois, aussi, Boston disputait les finales NBA, 7 ans après l&#8217;arrivée de Red...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>1957. Pour la première fois, une finale de NBA est diffusée à la télévision. Pour la première fois, aussi, Boston disputait les finales NBA, 7 ans après l&#8217;arrivée de Red Auerbach et Bob Cousy. Le changement impulsé par les arrivées de Bill Russell et Tommy Heinsohn a porté ses fruits. Ironiquement, le titre s&#8217;est joué entre les Celtics et les Hawks, soit les deux équipes qui ont animé le marché des transferts avec le deal Russell-Macauley-Hagan.</em></p>
<h2>Le parcours</h2>
<p>Les Celtics, menés par Bill Sharman (21.1ppg) et Bob Cousy (20.6ppg-7.5apg-4.8rpg) en attaque, et Bill Russell (14.7ppg-19.6rpg) en défense, ont bouclé la saison avec 44 victoires et 28 défaites, soit le deuxième meilleur bilan de l&#8217;histoire de la franchise. </p>
<p>En playoffs, au premier tour, Boston a sweepé les Syracuse Nationals (3-0), champion 2 ans plus tôt.</p>
<p>En face, se présentaient les St.Louis Hawks. Si Cliff Hagan est resté un remplaçant moyennement utilisé, Ed Macauley (16.5ppg-6.1rpg) s&#8217;est imposé comme le parfait complément de la star de l&#8217;équipe, Bob Pettit (24.7ppg-14.6rpg). Le tandem a fait des carnages dans les raquettes adverses.</p>
<h2>Les finales</h2>
<ul>
<li>Boston Celtics 123-125 <strong>St.Louis Hawks</strong> (2OT)</li>
<li><strong>Boston Celtics</strong> 119-99 St.Louis Hawks</li>
<li><strong>St.Louis Hawks</strong> 100-98 Boston Celtics </li>
<li>St.Louis Hawks 118-123 <strong>Boston Celtics</strong> </li>
<li><strong>Boston Celtics</strong> 124 109 St.Louis Hawks</li>
<li><strong>St.Louis Hawks</strong> 96-94 Boston Celtics </li>
<li><strong>Boston Celtics</strong> 125-123 St.Louis Hawks (2OT)</li>
</ul>
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<p>Deux matchs se sont terminés par double prolongations. Étrangement, le score fut à chaque fois identique (125-123). Autre curiosité, chaque victoire des Hawks s&#8217;est conclue par 2 points d&#8217;écart.</p>
<p>Lors du match 7, Bill Russell a glané 32 rebonds pour finir la série avec une moyenne de 22.9 prises. C&#8217;est la perf marquante de ces finales.</p>
<p>Le jeu des Celtics est schématiquement simple à résumer. Tout part d&#8217;une défense très agressive et d&#8217;un rebond sécurisé par Bill Russell. Red Auerbach a toujours insisté sur la défense et l&#8217;intensité. Il fait partie des premiers coachs à utiliser à plein son banc pour vivre le moins de temps faible possible. En saison régulière, 10 joueurs avaient droit à plus de 15 minutes par match. En playoffs, il basait sa rotation sur 9 joueurs.<br />
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<p><strong>Les 10 joueurs utilisés en playoffs</strong> (par ordre alphabétique)</p>
<ul>
<li>Andy Phillip</li>
<li>Arnie Risen</li>
<li>Bill Russell</li>
<li>Bill Sharman</li>
<li>Bob Cousy</li>
<li>Dick Hemric</li>
<li>Frank Ramsey</li>
<li>Jack Nichols</li>
<li>Jim Loscutoff</li>
<li>Tom Heinsohn</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Brandon Roy &#8212; Une carrière trop courte</title>
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		<comments>http://www.passionbasket.fr/brandon-roy-une-carriere-trop-courte/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Dec 2011 10:16:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[NBA]]></category>
		<category><![CDATA[Brandon Roy]]></category>
		<category><![CDATA[Portland TrailBlazers]]></category>

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		<description><![CDATA[Vendredi 9 décembre, en pleine agitation du marché, la triste nouvelle a commencé à circuler. Brandon Roy quitterait la NBA, forcé de prendre sa retraite à cause de genoux en...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Vendredi 9 décembre, en pleine agitation du marché, la triste nouvelle a commencé à circuler. Brandon Roy quitterait la NBA, forcé de prendre sa retraite à cause de genoux en compote. L&#8217;officialisation est venue en quelques heures. Le risque pour sa santé était trop grand. Il nous paraissait évident de revenir sur sa carrière de ce All-Star qui a replacé Portland sur la carte du basket pour de bonnes raisons.</em></p>
<h2>Habitué des camps de McMillan</h2>
<p>Natif de Seattle, Brandon Roy a très tôt une passion pour le basket. Dans les années &#8217;90, il est un habitué du camp organisé par Nate McMillan, alors joueur des SuperSonics. Lycéen dominant, il envisage de se présenter à la draft 2002 avant de retirer son nom et partir à l&#8217;université locale, Washington.</p>
<p>Ne maitrisant pas totalement la lecture, Roy a eu du mal à intégrer la fac et a du passer 4 fois le SAT (aidé par des tuteurs) pour atteindre le niveau requis pour jouer en NCAA. Par peur de ne pas être pris, il avait même commencé à travailler sur les docks de Seattle pour se faire un peu d&#8217;argent.</p>
<p>En 2002, il débute sous les ordres de Lorenzo Romar chez les Huskies, où il fait équipe avec Nate Robinson. Joueur d&#8217;équipe, il progresse au fil des saisons jusqu&#8217;à atteindre 20.2 points par match en Senior. Il mène son équipe à un bon bilan (26-7) et en Sweet Sixteen. Il est élu joueur de l&#8217;année de la PAC-10 et fait partie des finalistes de nombreux trophées nationaux.</p>
<p>A Washington, son numéro 3 est retiré depuis le 22 janvier 2009.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/brandon-roy-une-carriere-trop-courte/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
<h2>Promis aux Wolves</h2>
<p>Lors de la draft 2006, il est annoncé comme lottery pick certain. Cette draft est dense en bons joueurs mais les scouts ont du mal à détacher LA perle rare. Qui est la superstar de la draft ? Les avis divergent entre les prospects LaMarcus Aldridge et Rudy Gay, le très physique Ty Thomas, le scoreur Adam Morrison, le <em>nouveau-Wade</em> Randy Foye ou encore la vedette italienne Andrea Bargnani.</p>
<p>Les mock-drafts avaient beaucoup évolué dans les jours précédents la draft mais Brandon Roy ne bougeait pas de son spot 6. Il est Senior, ce qui limite son potentiel, et ne parait pas assez dominant pour intégrer le top 5. Pourtant, entre Chicago et Portland, les équipes en reconstruction, qui pourraient être intéressés par sa maturité, ne manquent pas.</p>
<p>Le soir de la draft, Brandon Roy est effectivement choisi par les Wolves&#8230; mais immédiatement transféré aux Blazers contre Randy Foye. Sur le coup, le move paraissait incompréhensible. Cinq ans après, ça n&#8217;a pas changé. Même s&#8217;il s&#8217;est dit que Kevin McHale avait été alerté par l&#8217;état de ses genoux. Une fois le joueur passé sur le billard, l&#8217;avenir est plus facile à prédire.</p>
<h2>Un impact immédiat.</h2>
<p>Brandon Roy débarque dans une équipe de Portland en mutation. L&#8217;équipe cherche de nouvelles bases après la période JailBlazers. Les nouvelles têtes d&#8217;affiche ont pour nom Brandon Roy et LaMarcus Aldridge.</p>
<p>Il frappe fort dès son premier match dans la league: 20 points contre Seattle. Par contre, il se blesse rapidement au tendon d&#8217;Achille, ce qui lui fait manquer 20 matchs. Revenus fin décembre, il réalise son premier double double face aux Raptors puis s&#8217;impose comme le top scoreur des rookies. Il est logiquement sélectionné au rookie game, élu rookie des mois de janvier, février et mars et remporte le trophée de rookie de l&#8217;année (16.8ppg-4.4rpg-4apg) avec 127 premières places sur 128.</p>
<div id="attachment_26633" class="wp-caption aligncenter" style="width: 620px"><img class="size-full wp-image-26633 " title="brandon-roy-rookie-of-the-year-2007" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/12/brandon-roy-rookie-of-the-year-2007.jpg" alt="Brandon Roy élu Rookie de l'année 2007" width="610" height="403" /><p class="wp-caption-text">Brandon Roy, élu Rookie de l&#39;année 2007, avec sa femme, son fils, Brandon Jr et sa mère</p></div>
<p>Pour son année sophomore, il permet aux Blazers de remporter 13 matchs de rang en décembre et devient All-Star (18pts-9rbs-5pds). Ce match des étoiles, il n&#8217;aurait probablement pas du le jouer, car il était blessé à la cheville.</p>
<h2>Un corps fragile</h2>
<p>Durant l&#8217;été 2008, il est opéré du genou gauche. Une opération qui en entrainera cinq autres. Mais en novembre, il est sur le parquet et plutôt brillant, un buzzer beater en prolongation contre les Rockets et 52 points contre les Suns (career high). En janvier, il égale un record de franchise en piquant 10 ballons contre les Wizards. Il est à nouveau All-Star (14pts-5rbs-5pds, 7/8 au tir), remporte le titre de joueur du mois d&#8217;Avril et termine 9e à l&#8217;élection du MVP. En récompense à cette brillante saison, il devient le premier Blazer depuis Clyde Drexler (1991) a intégré une All-NBA Team. Dans son cas, la deuxième.<br />
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<p>Malgré ses problèmes physiques, les Blazers lui offrent un deal de 5 ans au maximum salarial. Le 5 août 2009, le contrat est signé. A nouveau All-Star, il doit renoncer à cause d&#8217;une blessure à la cuisse. En avril, il est opéré du genou. Il fait l&#8217;erreur de revenir trop vite, après seulement 8 jours de rééducation, lors du match 4 du premier tour des playoffs. Une victoire et deux défaites plus tard, son équipe est éliminée.</p>
<p>Etait-il nécessaire de revenir pour 9.6 points à 30% au tir ? Pour une élimination ? A long terme, cette décision est une catastrophe.</p>
<p>En décembre 2010, ses genoux le tiraillent à nouveau. Il est opéré des 2 articulations le 17 janvier et revient un mois plus tard pour planter un tir au buzzer contre Denver. Remplaçant et économisé, il rend ses plus faibles moyennes en carrière, 12.2 points, 2.7 assists et 2.6 rebonds en 28 minutes.</p>
<h2>Le dernier exploit</h2>
<p>Lors des playoffs 2010, le torchon semble brulé entre l&#8217;ex-franchise player et Nate McMillan. Il ne joue que 8 minutes lors du match 2 et ne rentre qu&#8217;un tir sur les 2 premiers matchs de la série contre Dallas. Après ses épanchements dans la presse, Roy score 16 points dans le match 3 pour prouver sa valeur.</p>
<p>Le plus beau est encore à venir. Lors du match 4, les Mavs mènent de 23 points dans le QT3. Ils ont forcé 15 tirs manqués consécutifs et se dirigent vers une victoire facile. A la fin du QT, Roy score un 3-points qui va lancer une série incroyable. Il plante 18 points dans le quatrième quart-temps, dont un 3+1 pour égaliser et le shoot de la gagne à 49 secondes du gong.</p>
<blockquote><p><strong>Gerald Wallace : </strong>Quand les gens vont me demander ce que j’ai fait dans le quatrième quart-temps, je leur dirai ‘j’étais dans le corner et j’ai regardé <em>The Brandon Roy Show</em>.</p></blockquote>
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<p>Cet exploit ne permet pas aux Blazers de franchir le premier tour des playoffs. Mais il leur donnera des regrets car ils furent l&#8217;équipe la plus inquiétante pour les Mavs, futurs champions.</p>
<h2>Du cinq à la retraite&#8230;</h2>
<p>Après le lockout, Brandon Roy fait partie des favoris à l&#8217;Amnesty Rule, la faute à son contrat massif. Début décembre, les Blazers annonce néanmoins qu&#8217;ils ne couperont pas leur ex-franchise player. Au cours d&#8217;une entrevue avec son coach, il est même question de le relancer comme titulaire.</p>
<p>C&#8217;était sans compter l&#8217;état de ses genoux. La menace est réelle: s&#8217;il continue le sport à haut niveau, il risque de ne plus jamais pouvoir marcher. Le 9 décembre, la décision surprend le petit monde de la NBA: Brandon Roy est contraint de prendre sa retraite.</p>
<p>Pris par l&#8217;émotion, il n&#8217;a pas souhaité se présenter à la conférence de presse initialement prévue. C&#8217;est donc dans un communiqué commun avec Paul Allen (le propriétaire des Blazers) et Larry Miller (le président) qu&#8217;il a confirmé la nouvelle.</p>
<blockquote><p><strong>Brandon Roy : </strong>C&#8217;est un joueur très difficile et très douloureux. <em>I love this game !</em> J&#8217;aime les Portland Trail Blazers. Et j&#8217;aime nos fans. Mais après avoir consulté mes médecins, j&#8217;ai compris que j&#8217;ai une blessure qui met un terme à ma carrière.</p>
<p>Ma famille et ma santé sont le plus importants. Au final, cette décision est prise pour garder une qualité de vie. Je veux remercier Paul Allen, Coach McMillan, l&#8217;ensemble de la franchise Trail Blazers et nos fans pour tout leur soutien et leur amour durant ma période à Portland. C&#8217;était une belle aventure.</p></blockquote>
<blockquote><p><strong>Paul Allen : </strong>Comme tous les fans des Blazers, je suis très triste d&#8217;apprendre que les jours de Brandon à Portland sont terminés. Jusqu&#8217;à jeudi, nous espérions qu&#8217;il revienne sur le terrain vendredi pour notre premier jour d&#8217;entrainement.</p>
<p>Je veux personnellement remercier Brandon pour tout ce qu&#8217;il a fait en tant que Trail Blazer, sur et en dehors du terrain. Il est un vrai all-star et nous le remercions tous pour tous les moments incroyables qu&#8217;il nous a apportés durant ses 5 années.</p></blockquote>
<blockquote><p><strong>Larry Miller : </strong>Brandon Roy restera un Trail Blazer dans nos coeurs et nos têtes. Il était un All-Star et un guerrier tous les soirs où il a mis les pieds sur le terrain. Il nous a aidé à gagner. C&#8217;est un modèle, un leader, qui a ramené la victoire à notre franchise.</p></blockquote>
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<h2>Sa fiche</h2>
<ul>
<li>Né le 23/07/1984 à Seattle, Washington</li>
<li>Poste: SG</li>
<li>Taille: 1.98m</li>
<li>Poids: 96 kgs</li>
<li>High School: Garfield HS (Seattle, Washington)</li>
<li>College: Washington</li>
<li>Draft: 6e choix de la draft 2006, par les Timberwolves. Immédiatement échangé aux Trail Blazers</li>
<li>Franchise : Portland Trail Blazers (2006-11)</li>
</ul>
<h2>Palmarès</h2>
<ul>
<li>NBA Rookie of the Year (2007)</li>
<li>NBA All-Rookie First Team (2007)</li>
<li>1 fois nommé dans la All-NBA Second Team (2009)</li>
<li>1 fois nommé dans la All-NBA Third Team (2010)</li>
<li>3 fois All-Star (2008-10), forfait en 2010.</li>
</ul>
<h2>Stats en carrière</h2>
<ul>
<li><strong>Points:</strong> 6107 soit 19 par match.</li>
<li><strong>Assists:</strong> 1494 soit 4.7 par match.</li>
<li><strong>Rebonds:</strong> 1374 soit 4.3 par match.</li>
<li><strong>Matchs:</strong> 321 (dont 295 en tant que titulaire) de saison régulière, 15 en playoffs (16.3ppg-3.2rpg-2.6apg).</li>
</ul>
<p>Pour conclure, le top 10 proposé par la NBA à l&#8217;annonce de sa retraite.<br />
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		<title>Bill Russell, la dernière pierre</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.passionbasket.fr/bob-cousy-le-pequenaud-du-coin/" target="_blank">Comme l&#8217;arrivée de Bob Cousy</a>, le débarquement de Bill Russell à Boston n&#8217;a pas été aussi simple qu&#8217;une sélection à la draft. Mais à la différence de l&#8217;épisode précédent, la clairvoyance de Red Auerbach est à louer. Comment cette arrivée décisive dans la dynastie Celtics s&#8217;est-elle ficelée ? </em></p>
<h2>Bill Reinhart, l&#8217;entremetteur</h2>
<p>1956, les Celtics ont une bonne équipe, participent aux playoffs mais Red Auerbach a le sentiment qu&#8217;il manque une présence défensive dans la raquette pour atteindre la dernière marche. Au niveau universitaire, San Francisco connait ses uniques heures de gloire en remportant les titres en 1955 et &#8217;56, avec une série de 55 victoires consécutives.</p>
<p>Dans son livre <em>Let me tell you a story</em>, Red Auerbach explique comment son son ancien coach à la fac, Bill Reinhart, lui a conseillé lors d&#8217;une communication téléphonique de recruter Bill Russell. Après un tournoi où il a coaché contre lui, l&#8217;ancien mentor d&#8217;Auerbach a eu un flash. Il est conquis par ce pivot charismatique.</p>
<blockquote><p><strong>Bill Reinhart : </strong>J&#8217;ai vu le gars qui te transformera en équipe championne. Tu dois avoir ce gars.</p></blockquote>
<p>Intrigué, Red Auerbach écoute religieusement Bill Reinhart lui vanter les mérites de Bill Russell. Sa manière de dominer en défense. Son sens du rebond. Mais l&#8217;attaque ?</p>
<blockquote><p><strong>Red Auerbach : </strong>Comment il est en attaque ?<br />
<strong>Bill Reinhart : </strong>Moyen. Ce n&#8217;est pas du tout un bon shooteur. Mais ce n&#8217;est pas important. D&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, tu dois recruter ce gars.</p></blockquote>
<div id="attachment_26556" class="wp-caption alignright" style="width: 282px"><img class="size-full wp-image-26556 " title="bill-russell-champion-ncaa" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/12/bill-russell-champion-ncaa.png" alt="Bill Russell champion NCAA" width="272" height="293" /><p class="wp-caption-text">Bill Russell champion NCAA avec San Francisco</p></div>
<p>Le coach des Celtics prend note des recommandations de Reinhart. USF remporte un deuxième titre consécutif, sans perdre un match de la saison. Red Auerbach a besoin d&#8217;un pivot et décide de suivre l&#8217;intuition de son ancien coach. Puis, il ne faut pas oublier qu&#8217;on est au milieu des années 50. Les franchises n&#8217;ont pas de scouts. Les coachs marchent donc beaucoup au réseau.</p>
<h2>Ben Kerner, le vieux rival</h2>
<p>Titulaire du 7e pick, les Celtics n&#8217;avaient aucune chance de récupérer Bill Russell. En fin de saison, Ed Macauley, intérieur all-star et arme offensive principale de l&#8217;équipe, avait demandé un trade à Auerbach. De préférence, à St-Louis, sa ville natale. Sa fille est malade et il souhaite être davantage près de chez lui.</p>
<p>Red Auerbach souhaite alors mettre un deal en place avec les Hawks. Il propose à Ben Kerner, son ancien patron, un swap de pick et Macauley. Deal accepté. Boston monte à la deuxième place de la draft. Reste Rochester, peu intéressé par Russell, car trop gourmand financièrement et en quête d&#8217;un arrière. Trop simple ? Évidemment.</p>
<p>En effet, Ben Kerner est revenu sur sa décision. Il veut plus et ne fera aucun cadeau à son ancien employé.</p>
<blockquote><p><strong>Ben Kerner : </strong>Il me faut plus pour faire le deal.<br />
<strong>Red Auerbach : </strong>Plus que Macauley, qui est all-star et mon leader ?<br />
<strong>Bill Reinhart : </strong>Oui.<br />
<strong>Red Auerbach : </strong>Mais, Ben, nous avions un deal.<br />
<strong>Bill Reinhart : </strong>Il est annulé. Sauf si tu ajoutes un joueur.<br />
<strong>Red Auerbach : </strong>Qui veux tu ?<br />
<strong>Bill Reinhart : </strong>Cliff Hagan.</p></blockquote>
<p>Red Auerbach est face à un dilemme. Il avait récupéré Cliff Hagan 3 ans plus tôt mais en était privé à cause de ses obligations militaires. Il souhaitait surtout faire de Hagan le remplaçant de Macauley dans son cinq de base.</p>
<blockquote><p><strong>Red Auerbach : </strong>Je devais décider si je mettais tous mes œufs dans le même panier, car c&#8217;est ce qui allait se passer. Je voyais déjà les gens dire que je suis fou de prendre Russell, qui ne savait pas tirer ou scorer. Mais j&#8217;étais sur de deux choses. Un, Reinhart savait de quoi il parlait. Deux, nous avions besoin de changement. Nous étions une bonne équipe mais pas un candidat au titre. Je devais laisser partir Macauley à St-Louis car je le lui avait promis. Hagan était talentueux, mais avec lui, nous allions vers le même style de jeu. Avec Russell, nous allions être différent. J&#8217;ai décidé de saisir cette chance et de faire de nous une équipe différente. Pour mieux. Ou pire.</p></blockquote>
<p>Red Auerbach rappelle Kerner et lui confirme son choix. Il lui laisse Macauley et Hagan. Il ne lui reste plus qu&#8217;à prier pour que les Royals ne prennent pas Bill Russell. Premier choix: Sihugo Green, un arrière qui a réalisé une carrière honnête. Deuxième choix: Bill Russell.</p>
<p>Lors de cette draft, les Celtics ont récupéré deux autres joueurs majeurs, le futur hall of famer Tom Heinsohn (Territorial pick) et le meneur de jeu K.C. Jones, ex-coéquipier de Russell aux Dons et donc lui aussi double champion NCAA.</p>
<h2>Bill Russell, le bon choix</h2>
<p>Le sacrifice valait-il le coup ? Bill Russell est le joueur le plus titré de l&#8217;histoire NBA. 11 titres en 13 ans.</p>
<p>12 fois All-Star, 11 fois dans une All-NBA Team, 5 fois MVP, Russell ne savait pas scorer mais a radicalement changé le visage des Celtics. Red Auerbach avait besoin de rebonds. Sa pire moyenne en carrière ? 18.6 !</p>
<p>En 963 matchs avec les Celtics et 42 minutes en moyenne, il tourne à 15.1 points, 22.5 rebonds et 4.3 assists. Merci Bill Reinhart.<br />
<p><a href="http://www.passionbasket.fr/bill-russell-la-derniere-pierre/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p></p>
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		<title>En attendant Russell&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Nov 2011 00:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em>La construction d&#8217;un champion ne se fait pas en un jour ou une saison. Red Auerbach a vécu 6 éliminations avant d&#8217;amener les Celtics en haut de la pyramide NBA. Une période peu connue, marquée par des difficultés financières, mais décisive pour la suite par la qualité du recrutement. Retour sur cette période de transition.</em></p>
<h2>Difficultés financières</h2>
<p>L&#8217;argent est un problème depuis les premiers pas des Celtics en BAA. Nous l&#8217;avions vu en évoquant <a href="http://www.passionbasket.fr/la-naissance-des-celtics/" target="_blank">la naissance des Celtics.</a> Je vous rappelle que Walter A.Brown avait décidé de vendre sa maison pour combler le déficit de la franchise. Le fondateur des Celtics n&#8217;est pas aussi riche que d&#8217;autres propriétaires NBA alors il compense par sa passion et des idées.</p>
<p>Les Celtics ne peuvent pas engendrer des recettes dans le Boston Garden. Contrairement à la majorité des équipes NBA, les Celtics ne sont pas propriétaires de la salle. Ils sont en quelque sort des locataires des Bruins (NHL), qui encaissent les bénéfices des recettes au parking ou de restauration. L&#8217;histoire entre Red Auerbach et les Celtics aurait pu s&#8217;arrêter nette, avant même d&#8217;avoir commencé, si Walter A.Brown n&#8217;avait pas obtenu un investissement de 50 000$ de la part de Lou Pieri, propriétaire de la défunte équipe de Providence.</p>
<p>Dans son livre, <em>Let Me Tell You a Story</em>, Red Auerbach revient sur cette période extrêmement difficile.</p>
<blockquote><p><strong>Red Auerbach : </strong>Je n&#8217;étais pas juste le coach et le manager général. J&#8217;étais aussi le gars responsable du marketing. Nous essayions en permanence de trouver des idées pour faire venir des fans. Même après avoir commencé à gagner des matchs, nous ne jouions pas à guichets fermés car les gens pensaient que nous n&#8217;allions nul part. Seuls les playoffs les intéressaient. Donc nous devions trouver d&#8217;autres moyens de les faire venir.</p></blockquote>
<p>Les Celtics proposent rapidement des produits dérivés. Pionnier dans le domaine, la gamme va du mug à la batte de baseball (!!). En terme d&#8217;affluence, les efforts payent. De 4252 supporters en moyenne en 1950, les Celtics vont attirer entre 5500 et 7500 fans les 5 années suivantes. Les titres doperont évidemment la fréquentation de la salle mais, preuve de la difficulté à fidéliser le public, la seule saison à plus de 10 000 spectateurs en moyenne durant les 17 ans de règne d&#8217;Auerbach est 1956-57, pour le premier titre.</p>
<h2>Noyau dur</h2>
<p>En parallèle aux problèmes extra-sportifs, les Celtics gagnent des matchs. Grande première, la saison 1950-51 est positive (39-30). Chaque année, ils font les playoffs (3 demi-finales, 3 finales de conférence en 6 ans) et le noyau dur des futurs champions prend forme.</p>
<div id="attachment_26496" class="wp-caption aligncenter" style="width: 582px"><img class="size-full wp-image-26496 " title="MaCauley, Cousy &amp; Brown" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/11/ed-macauley-walter-brown-bob-cousy.jpg" alt="Ed Macauley, Walter A.Brown et Bob Cousy" width="572" height="378" /><p class="wp-caption-text">Ed Macauley, Walter A.Brown et Bob Cousy : les forces vives de la première moitié des années 50</p></div>
<p>A l&#8217;été 1950, Bob Cousy et Ed Macauley sont recrutés. Un an plus tard, c&#8217;est au tour de Bill Sharman et Bob Brannum. Mais, le vrai coup de génie d&#8217;Auerbach vient en 1953.</p>
<p>Cette année-là, l&#8217;université de Kentucky est privée de basket suite à une violation des règles. Adolph Rupp parle alors de ses deux meilleurs joueurs, Frank Ramsey et Cliff Hagan, à Auerbach. Comme Kentucky ne joue pas, ils ne sont pas supervisables et risquent de passer sous le radar. Mais il leur faut rester une cinquième année à UK pour devenir éligible selon les règles de l&#8217;époque.</p>
<p>Red Auerbach propose alors de calquer le règlement NBA sur celui de la NFL. Au lieu de compter les saisons jouées en NCAA (4 en général, le temps du cursus universitaire), la nouvelle référence sera les années depuis la sortie du lycée. Personne ne voit le coup venir, la proposition est adoptée. Quelques mois plus tard, il retient Frank Ramsey au premier tour et Cliff Hagan au troisième.</p>
<blockquote><p><strong>Red Auerbach : </strong>Tout le monde a hurlé &#8216;qu&#8217;est que tu fais ? tu ne peux pas le prendre, [Frank Ramsey] retourne à Kentucky.&#8217; J&#8217;ai répondu: &#8216;Lisez la règle. Nous l&#8217;avons changé il y a quelques mois.&#8217;</p></blockquote>
<p>Toujours dans son livre, Red Auerbach cite la réaction de Ned Irish, le président des Knicks. « <em>Nous avons fait une gaffe. Red a raison. La règle dit qu&#8217;il a le droit de faire ça.</em> »</p>
<p>Ni l&#8217;un, ni l&#8217;autre n&#8217;ont immédiatement joué pour les Celtics. Frank Ramsey est arrivé en 1954, au terme de son cursus à Kentucky, et a immédiatement endossé le rôle de sixième homme &#8212; très important chez Auerbach. Cliff Hagan a du attendre deux ans, le temps de répondre à ses obligations militaires. Il débuta en NBA en 1956 avec les St-Louis Hawks.</p>
<blockquote><p><strong>Red Auerbach : </strong>Ce fut compliqué durant les premières années. Les gens ont tendance à l&#8217;oublier. Ils croient que nous sommes arrivés et que nous avons gagné et continué à gagner. J&#8217;aurais souhaité que ce soit vrai. Mais ce n&#8217;est pas le cas.</p></blockquote>
<p>En 1956, Red Auerbach a la base de son équipe, Bill Sharman, Bob Cousy, Ed Macauley, Jack Nichols, Jim Loscutoff, Frank Ramsey. L&#8217;équipe est éliminée en demi-finale de conférence. Pour passer le cap, Red Auerbach mettra en place un nouveau stratagème pour obtenir le pivot sur lequel il a toujours voulu construire &#8212; souvenez vous de Chuck Share &#8212; Bill Russell.</p>
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		<title>Bob Cousy, le péquenaud du coin</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Nov 2011 00:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pierre angulaire des Celtics entre 1950 et 1963, Bob Cousy n&#8217;aurait jamais du jouer à Boston. La raison est très simple : Red Auerbach n&#8217;en voulait pas. Le coach mythique...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Pierre angulaire des Celtics entre 1950 et 1963, Bob Cousy n&#8217;aurait jamais du jouer à Boston. La raison est très simple : Red Auerbach n&#8217;en voulait pas. Le coach mythique de la franchise a expliqué cet épisode dans son livre <span style="font-style: oblique;">Let Me Tell You A Story</span>. Nous vous proposons donc de comprendre les conditions de cette arrivée rocambolesque à travers des extraits de ce livre.</em></p>
<h2>L&#8217;idole du coin</h2>
<p>Natif de New York, Robert Joseph Cousy est issu d&#8217;une famille française très pauvre, qui a émigré vers les Etats-Unis après la première guerre mondiale. Au lycée, le jeune Cousy n&#8217;est pas un talent pur et se fait régulièrement fermer les portes des équipes de basket. En deuxième année, il tombe d&#8217;un arbre et se casse la main droite, ce qui le force à développer sa main gauche. Un mal pour un bien, puisqu&#8217;il devient ambidextre.</p>
<p>Malgré des difficultés scolaires, il intègre l&#8217;équipe de basket du lycée Andrew Jackson et commence à se faire une petite réputation. Bob Cousy, qui n&#8217;aurait jamais envisagé d&#8217;aller à l&#8217;université, est courtisé par les programmes sportifs. Bien décidé à quitter New York, Cousy a la possibilité d&#8217;aller à Boston College ou Holly Cross. Il privilégie la deuxième option, impressionné par les installations.</p>
<p>A Holy Cross, coaché par Alvin &laquo;&nbsp;Doggie&nbsp;&raquo; Julian, il débute comme meneur remplaçant. Il est le troisième scoreur de l&#8217;équipe mais se plaint de son temps de jeu. La petite histoire dit qu&#8217;il allait prier après les entrainements pour obtenir davantage de temps de jeu. Pour cette première saison, il remporte le titre mais ne score que 4 points, à 2/13, en finale contre Oklahoma.</p>
<div id="attachment_26447" class="wp-caption alignright" style="width: 220px"><img class="size-full wp-image-26447 " title="bob-cousy-holly-cross" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/11/bob-cousy-holly-cross.jpg" alt="Bob Cousy à Holy Cross" width="210" height="280" /><p class="wp-caption-text">Bob Cousy à Holy Cross</p></div>
<p>Durant son année sophomore, Bob Cousy reste frustré par son temps de jeu. Il demande alors un transfert et écrit au coach de l&#8217;université de St.John&#8217;s à New York, Joe Lapchick. Ce dernier lui répond que Coach Julian est un des meilleurs coachs du pays, et qu&#8217;il doit lui faire confiance.</p>
<p>Il devient une star dans un match contre Loyola, où, dans les 5 dernières minutes, il inscrit 11 points, dont le buzzer beater après un dribble derrière le dos. Par la suite, il mène Holy Cross à 26 victoires consécutives. Il ne remporte plus de titre universitaire mais son talent est reconnu à travers les distinctions individuelles.</p>
<h2>Le péquenaud du coin</h2>
<p>En 1950, Bob Cousy est un joueur réputé. Son handling est vanté dans tout le pays et sa qualité de passe le rend imprévisible. Mais Red Auerbach n&#8217;en veut pas. Pourquoi ?</p>
<blockquote><p><strong>Red Auerbach : </strong>Je ne voulais pas vraiment de lui. En fait, je n&#8217;en voulais pas du tout. Il était une mégastar à New England car il a été la star d&#8217;Holy Cross, et le basket universitaire était bien plus important que le pro à l&#8217;époque. Tout le monde, dans les médias, disait que je devais le prendre à la draft. Ma réponse était simple: je dois construire une équipe, le péquenaud du coin ne m&#8217;intéresse pas.</p></blockquote>
<p>Arrivé quelques semaines plus tôt, Red Auerbach a pris la direction d&#8217;une équipe au bilan négatif depuis ses débuts. Pour construire son équipe, le coach souhaitait avant tout un pivot. Pas un meneur flashy.</p>
<blockquote><p><strong>Red Auerbach : </strong>J&#8217;ai vu Cousy jouer. Il était très flashy. Il n&#8217;était pas le premier gars à dribbler derrière le dos, un gars nommé Bob Davies le faisait avant lui, mais il était celui qui a rendu cela populaire. La presse locale était sur mon dos pour que je prenne Cousy. Rendre la presse contente ne m&#8217;intéressait pas. J&#8217;avais une franchise à construire. On ne construit pas avec des arrières mais avec des intérieurs. Donc, au moment de choisir, j&#8217;ai pris Charlie Share de Bowling Green. Il faisait 2.05m, il était grand et puissant. Plus tard, je l&#8217;ai transféré contre Bob Brannum, Bill Sharman et Bob Harris. Ce fut plutôt un bon deal. Là, j&#8217;avais de nouveaux joueurs et j&#8217;ai renoncé au héros local.</p></blockquote>
<p>Mais l&#8217;intersaison ne s&#8217;est pas arrêté là. Bob Cousy était finalement retenu en troisième position par les Tri-Cities Blackhawks, une destination qui n&#8217;enchantait pas le joueur. Un différent financier plus tard &#8212; Bob Cousy demandait 10000$, Ben Kerner proposait 6000$ &#8212; le rookie est transféré aux Chicago Stags. Sauf que la franchise n&#8217;a pas passé l&#8217;intersaison. Les trois meilleurs joueurs de l&#8217;équipe, Max Zaslofsky, Andy Phillip et Bob Cousy, sont alors déclarés éligibles dans une dispersal draft qui concerne les trois plus mauvaises équipes de la league. Les Celtics en font partie.</p>
<p>A cette annonce, Red Auerbach a un avis bien tranché sur le joueur qu&#8217;il souhaite accueillir.</p>
<blockquote><p><strong>Red Auerbach : </strong>Si j&#8217;avais eu le choix, mon troisième choix aurait été Cousy. Les deux autres gars étaient des professionnels référencés. Phillip avait de longs bras et était un grand défenseur. Zaslofsky pouvait vraiment scorer. Cousy était juste un rookie.</p></blockquote>
<p>Par mesure d&#8217;équité, la destination des trois joueurs concernés par cette draft est tirée au sort. Lorsque Red Auerbach sort la main du chapeau, il découvre le nom de son nouveau joueur, Bob Cousy. Le péquenaud du coin.</p>
<div id="attachment_26451" class="wp-caption aligncenter" style="width: 543px"><img class="size-full wp-image-26451  " title="bob-cousy-celtics-assists" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/11/bob-cousy-celtics-assists.jpg" alt="Bob Cousy à la baguette" width="533" height="398" /><p class="wp-caption-text">Bob Cousy à la baguette. Une image impossible si le sort n&#39;avait pas décidé à la place d&#39;Auerbach.</p></div>
<h2>Changement d&#8217;avis</h2>
<p>Red Auerbach doit donc composer avec Bob Cousy, un joueur dont il ne voulait pas. Trop flashy. Juste un arrière. Un joueur sur lequel on ne peut pas construire. Un péquenaud. Tout cela étant dit, Red Auerbach change rapidement d&#8217;avis après les premiers entrainements.</p>
<blockquote><p><strong>Red Auerbach : </strong>J&#8217;étais surpris car, en le voyant jouer, je m&#8217;attendais à rencontrer un mec suffisant. Mais pas du tout. Il était discret et modeste. Bien différent de son style de jeu. Puis, au début des entraînements, je pouvais me rendre compte que son jeu flashy avait du sens. Il ne faisait pas une passe fantaisiste juste pour faire une passe fantaisiste. Il le faisait parce que c&#8217;était la meilleure manière de mettre la balle là où il le fallait.</p></blockquote>
<p>Rapidement, les deux hommes se comprennent. Red Auerbach a un côté paternaliste qui le pousse à toujours discuter et comprendre ses joueurs. Bob Cousy a accepté la situation avec beaucoup d&#8217;humilité. Alors, le coach a laissé son artiste s&#8217;exprimer, tant qu&#8217;il respectait une règle.</p>
<blockquote><p><strong>Red Auerbach : </strong>Il était en avance sur son temps avec sa manière de passer le ballon. Mais je voulais qu&#8217;il comprenne une chose. Il pouvait passer le ballon comme il voulait, entre les jambes, dans le dos, en avant, en arrière, je m&#8217;enfichais. Mais je lui ai dit qu&#8217;il fallait qu&#8217;elle arrive. Si elle ne va pas dans les mains du joueur, c&#8217;est de sa faute. Si la balle est perdue, il ne jouera plus. Je ne voulais pas être dur avec lui, mais j&#8217;ai toujours pensé que 95% des balles perdues étaient de la faute du passeur. Je voulais qu&#8217;il comprenne ça.</p></blockquote>
<p><p><a href="http://www.passionbasket.fr/bob-cousy-le-pequenaud-du-coin/">Consultez la version classique du site pour pouvoir voir la vidéo</a></p><br />
En 13 saisons, Bob Cousy pèse 18.4 points, 7.5 assists et 5.2 rebonds de moyenne. 13 fois all-star, 10 fois membre de la All-NBA first Team, 1 fois MVP, 6 fois champion NBA, Bob Cousy a un palmarès long comme le bras. Logiquement, son #14 n&#8217;est plus attribué.</p>
<p>Red Auerbach a tout fait pour ne pas l&#8217;avoir. Le destin en a décidé autrement. L&#8217;intersaison 1950 a marqué le début d&#8217;une nouvelle ère. Les Celtics étaient des losers. Ils établiront en quelques années un règne sans partage.</p>
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		<title>L&#8217;embauche de Red Auerbach</title>
		<link>http://www.passionbasket.fr/lembauche-de-red-auerbach/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 00:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Connu comme le grand architecte de la plus grande dynastie de l&#8217;histoire de la league, Arnold Jacob &#171;&#160;Red&#160;&#187; Auerbach est aussi le sauveur des Celtics. A son arrivée, la franchise...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Connu comme le grand architecte de la plus grande dynastie de l&#8217;histoire de la league, Arnold Jacob &laquo;&nbsp;Red&nbsp;&raquo; Auerbach est aussi le sauveur des Celtics. A son arrivée, la franchise connaissait de graves problèmes financiers et avait besoin de victoires. Il a offert bien plus à Boston.</em></p>
<h2>Conflit avec les Hawks</h2>
<p>La vie d&#8217;une franchise NBA est marquée par des décisions, parfois judicieuses, parfois ahurissantes. Lorsque Walter A.Brown a embauché Red Auerbach, il a eu le nez creux. Après 4 saisons négatives et 2 entraineurs limogés, le propriétaire des Greens a déniché l&#8217;Homme qui révolutionnera l&#8217;image des Celtics.</p>
<p>Red Auerbach n&#8217;était pas un inconnu dans le milieu. Durant la première saison de BAA, il dirigeait les Washington Capitols qu&#8217;il a mené au meilleur bilan de la league (49-11) avec une série record de 17 victoires de rang. En 1949, il menait son équipe en finale du championnat, perdue contre les Minneapolis Lakers de George Mikan.</p>
<p>Il quitte la capitale au terme de son contrat et ne prolonge pas à cause d&#8217;un différend financier. Il accepte alors le poste de Duke où il ne coachera finalement jamais. En effet, il décide de rester dans le sport professionnel et rejoint les Tri-City Blackhawks où il connaitra la seule saison négative de sa carrière (28-29). Furieux du départ de John Mahnken (son meilleur joueur) sans avoir été consulté, il démissionne après la saison.</p>
<p>On aura l&#8217;occasion d&#8217;en reparler, mais la relation entre Red Auerbach et Ben Kerner, le propriétaire des Blackhawks (futur Hawks de St-Louis), était très tendue. Les deux hommes ne s&#8217;appréciaient guère. En coulisse, les combats de coq étaient trop fréquents car les deux hommes voulaient diriger. L&#8217;avenir donnera tord à Kerner, dont l&#8217;équipe sera régulièrement battue sur le terrain et en coulisse par les Celtics.</p>
<h2>27 avril 1950</h2>
<p>S&#8217;il y a une date à retenir dans l&#8217;histoire des Celtics, une seule date, il s&#8217;agit bien du 27 avril 1950. En France, cette journée coïncide avec la naissance du premier Club Med. A Boston, ce jour pourrait presque devenir férié puisque Red Auerbach signait son contrat. Il restera sur le banc jusqu&#8217;en 1966.</p>
<div id="attachment_26375" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-full wp-image-26375 " title="red-auerbach-chuck-cooper" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/11/red-auerbach-chuck-cooper.jpg" alt="Red Auerbach &amp; Chuck Cooper" width="300" height="267" /><p class="wp-caption-text">Red Auerbach avec Chuck Cooper, le premier joueur noir drafté en NBA</p></div>
<p>L&#8217;arrivée d&#8217;Auerbach à Boston est un énorme bouleversement. Auparavant, Walter A.Brown dirigeait la politique sportive. Mais, échaudé par son expérience aux Blackhawks, il a demandé et obtenu les pleins pouvoirs. Le boss, désormais, c&#8217;est Auerbach. Il faudra s&#8217;y faire.</p>
<p>Boston ne le sait pas encore, mais Walter A.Brown vient de nommer l&#8217;architecte d&#8217;une équipe presque mystique qui dominera la NBA, établira de nombreux records, intimidera ses adversaires et drainera vers le Boston Garden un public fidèle, trop souvent absent jusque là. Le temps des difficultés financières cèdera rapidement sa place aux parades des champions.</p>
<h2>Décisions tranchées</h2>
<p>Immédiatement, Red Auerbach impose ses décisions. Avec 2 choix majeurs, la draft 1950 est un excellent exemple de ce que va devenir son règne.</p>
<p>Les Celtics disposent du premier choix. Les fans locaux rêvent de Bob Cousy, le meneur de jeu d&#8217;Holy Cross, dont le campus est situé à 80 km de Boston, champion NCAA en 1947. Seulement, la pression locale, Auerbach n&#8217;en a rien à faire. Le nouvel entraîneur trouve que Cousy n&#8217;est pas l&#8217;homme sur qui bâtir la franchise. En conférence de presse, Red Auerbach fut d&#8217;ailleurs très sévère.</p>
<blockquote><p><strong>Red Auerbach : </strong>Ça ne m&#8217;intéresse pas de drafter quelqu&#8217;un juste parce que c&#8217;est le péquenaud du coin.</p></blockquote>
<p>En première position, les Celtics ont finalement sélectionné Chuck Share, un pivot de 2.10m qui n&#8217;a jamais défendu le maillot au trèfle. Ironiquement, les Celtics ont tout de même engagé Bob Cousy, dans des conditions que nous détaillerons dans le prochain article.</p>
<p>La deuxième décision marquante est nettement plus symbolique : le choix au deuxième tour de Chuck Cooper, un ailier sorti de Duquesne et qui a fait une carrière relativement anonyme. A un détail près : il est le premier noir drafté en NBA. A une époque où la ségrégation raciale est toujours appliquée, Red Auerbach se pose en homme de progrès. Il sera d&#8217;ailleurs le premier entraîneur à aligner un cinq majeur composé uniquement de joueurs noirs.</p>
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		<title>La naissance des Celtics</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 00:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[NBA]]></category>
		<category><![CDATA[Boston Celtics]]></category>
		<category><![CDATA[Walter A.Brown]]></category>

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		<description><![CDATA[En ces temps de disette NBA, nous avons décidé de replonger dans l&#8217;histoire de la league à travers l&#8217;équipe la plus titrée, les Boston Celtics. Entre moments clés, matchs de...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>En ces temps de disette NBA, nous avons décidé de replonger dans l&#8217;histoire de la league à travers l&#8217;équipe la plus titrée, les Boston Celtics. Entre moments clés, matchs de légende et rivalités, ce feuilleton vous permettra de devenir incollable sur la franchise au trèfle. Notre première étape nous replonge logiquement à la naissance de la franchise, sur fond de création de league et difficultés financières.</em></p>
<h2>La BAA, ancêtre de la NBA</h2>
<p>Printemps 1946. La deuxième guerre mondiale est terminée depuis un an. Les américains ont à nouveau besoin de loisir et de divertissement. Le sport est toujours prisé par la population. Walter A. Brown, le propriétaire du Boston Garden, soumet alors une idée à d&#8217;autres riches investisseurs de la côte Est, créer une ligue de basket-ball, dans le but de remplir les salles lors des <em>days off</em></p>
<p>Les ligues indépendantes sont déjà nombreuses mais aucune ne parvient à rivaliser avec le sport universitaire. Les principaux talents partent pour la NBL, créée en 1937. Ces investisseurs souhaitent la concurrencer à grands coups de dollars dans des villes importantes de l&#8217;Est américain.</p>
<div id="attachment_26295" class="wp-caption alignright" style="width: 243px"><img class="size-full wp-image-26295" title="celtics-walter-a-brown" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/11/celtics-walter-a-brown.jpg" alt="Walter A.Brown" width="233" height="324" /><p class="wp-caption-text">Walter A.Brown, le premier propriétaire des Celtics</p></div>
<p>Le 6 juin 1946, 11 personnalités, propriétaires de grandes salles ou d&#8217;équipes de hockey sur glace, se réunissent à New York pour finaliser ce projet, baptisé Basketball Association of America (BAA). Maurice Podoloff, déjà président de l&#8217;American Hockey League, en devient le président et 11 équipes sont créées dans des marchés aussi importants que New York, Boston, Washington, Philadelphie, Chicago et Detroit.</p>
<h2>Celtics ? Vert ? Pourquoi ?</h2>
<p>A Boston, implanter une équipe de basket était un pari risqué. La ville est traditionnellement tournée vers le baseball et le hockey. Ce sport n&#8217;est même plus pratiqué dans les écoles depuis 1925, soit plus de 20 ans. Néanmoins, Walter Brown, un des leaders du projet BAA, souhaite que sa ville soit représentée. Il obtient la création d&#8217;une franchise lors de la réunion du 6 juin et doit lui trouver un nom.</p>
<p><em>Whirlwinds</em>, <em>Unicorns</em> ou <em>Olympics</em> sont évoqués, mais Brown préfère un nom plus local. Le choix se porte finalement sur <em>Celtics</em> avec un objectif clair, plaire à la large communauté irlandaise résidant à Boston.</p>
<p>Le trèfle, autre symbole irlandais, devient alors l&#8217;emblème de la franchise. La couleur s&#8217;impose d&#8217;elle-même et suit la même logique, l&#8217;équipe évoluera en vert.</p>
<h2>Tristes premières</h2>
<p>L&#8217;aventure des Celtics débute à Providence, contre les Steamrollers, par une défaite 56-53. Le 5 novembre 1946 au Boston Garden, les C&#8217;s sont accueillis pour la première fois par 4 329 fans. Pour l&#8217;anecdote, le match a débuté avec une heure de retard car un panneau, à l&#8217;époque en bois, avait été endommagé par un dunk à l&#8217;échauffement. Le match a finalement bien eu lieu et l&#8217;histoire retiendra que les Celtics se sont inclinés 57-55 face aux Chicago Stags.</p>
<p>La première saison est triste et se termine par un bilan de 22-38. Les défaites n’encouragent pas la foule à se déplacer. En moyenne, le Boston Garden n&#8217;accueille que 3 608 personnes à chaque match.</p>
<div id="attachment_26294" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><img class="size-full wp-image-26294" title="walter-a-brown-trophy" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/11/walter-a-brown-trophy.jpg" alt="Walter A.Brown trophy" width="200" height="266" /><p class="wp-caption-text">Walter A.Brown Trophy</p></div>
<p>Walter Brown, et sa société, la Boston Garden Arena Corporation, connaissent alors d&#8217;importantes pertes financières qui auraient pu être fatales à la franchise. Après 4 saisons, la franchise a un déficit cumulé de 500 000$ et le bilan sportif n&#8217;est pas reluisant (89-147). La conséquence est logique: le public n&#8217;est pas au rendez-vous. Néanmoins, Walter A.Brown veut conserver sa franchise et choisit de vendre d&#8217;autres actifs, dont sa maison, pour renflouer les caisses.</p>
<p>Cette décision sera récompensée : les Celtics conservent leur place dans la nouvelle NBA. Un an plus tard, en 1950, il fera un autre choix majeur, l&#8217;embauche d&#8217;Arnold Jacob, dit &laquo;&nbsp;Red&nbsp;&raquo;, Auerbach. La fin du chemin de croix pour la franchise au trèfle. En hommage à la détermination de ce propriétaire, le trophée de champion NBA original fut renommé en 1964, Walter A. Brown Trophy, jusqu&#8217;à son remplacement, en 1984.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Sidney Moncrief &#8211; Le chien de garde</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 10:10:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
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		<description><![CDATA[Profitons de ce 21 septembre pour retracer la carrière du premier DPY de l&#8217;histoire, Sidney Moncrief. Un joueur d&#8217;équipe, défenseur hors pair et, accessoirement, le plus grand joueur de l&#8217;histoire...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Profitons de ce 21 septembre pour retracer la carrière du premier DPY de l&#8217;histoire, Sidney Moncrief. Un joueur d&#8217;équipe, défenseur hors pair et, accessoirement, le plus grand joueur de l&#8217;histoire des Bucks, derrière Kareem Abdul-Jabbar.</em></p>
<p>On va parler d&#8217;un joueur qui n&#8217;était pas un habitué du haut du classement des scoreurs, qui n&#8217;est pas un bon client des habitués des boxscores et qui n&#8217;a jamais fait les finales NBA. Par contre, Sidney Moncrief fait partie des top all-around players des années 80. Un joueur capable de sortir l&#8217;action juste, au bon moment. Shooter, jouer en post-up, faire la bonne passe, postériser un 7-footer, lutter dans la peinture, récupérer les rebonds&#8230; Moncrief savait tout faire. Il n&#8217;avait qu&#8217;un défaut, ce n&#8217;était pas une menace <em>from downtown</em>. S&#8217;il était un attaquant complet, Moncrief était surtout un défenseur implacable.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, on dirait certainement qu&#8217;il est trop petit ou que son gabarit n&#8217;est pas approprié à la NBA. Mais son agilité et sa vigueur faisaient de lui un défenseur redoutable. Il était même un bon contreur pour sa taille grâce à ses jambes explosives, sa détente (91 cm de détente sèche) et sa coordination. Enfin, en man-man, il était infranchissable. Pour lui, la défense était primordiale. La petite histoire dit qu&#8217;il était toujours le premier revenu en défense après un panier ou une balle perdue. En 1982, il fut le premier Defensive Player of the Year, un award créé pour lui selon certains. Michael Jordan termine de planter le décor.</p>
<blockquote><p><strong>Michael Jordan : </strong>Quand tu joues contre Moncrief, tu es parti pour une nuit de basket complète. Il te suivra n&#8217;importe où tu iras, des deux côtés du parquet.</p></blockquote>
<h3>Jeunesse</h3>
<p>Sidney Moncrief a grandi dans l&#8217;Arkanas, état ségrégationniste jusqu&#8217;à la fin des années 1960. Il y a appris très tôt à défendre ce qui lui appartenait et à se défendre, lui même. Est-ce de ce contexte que lui est venu cette mentalité ? Dans <em>Sports Illustrated</em>, il confia, &laquo;&nbsp;<em>dans cet environnement, vous étiez toujours sur la défensive parce que vous ne vouliez jamais montrer que vous pouviez être dominé.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<div id="attachment_26067" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-full wp-image-26067" title="moncrief-si-arkansas" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/09/moncrief-si-arkansas.jpg" alt="Moncrief en couverture de Sports Illustrated (Arkansas)" width="300" height="390" /><p class="wp-caption-text">Moncrief en couverture de Sports Illustrated (Arkansas)</p></div>
<p>Dans ces conditions, il développe un fort esprit de compétition sur le terrain comme dans la vie. Une anecdote : dans sa dernière année de lycée, il devait augmenter sa moyenne (scolaire) de 2.3 points pour pouvoir intégrer l&#8217;université d&#8217;Arkansas. Il l&#8217;augmentera de 3.8 points et partira donc pour Fayetteville, lieu du campus de la fac locale.</p>
<p>A Arkansas, le programme de basketball n&#8217;est pas une priorité et sort de décennies au succès très modérés. Avec Marvin Delph et Ron Brewer, il forme &laquo;&nbsp;The Triplets&nbsp;&raquo;, un trio d&#8217;arrière aux caractéristiques très similaires, coaché par Eddie Sutton (qui formera par la suite Alvin Robertson, un autre DPY et habitué des meilleures équipes défensives) et ressuscite le basketball au sein de l&#8217;université.</p>
<p>En 4 ans, il ne cesse de progresser et de faire progresser les Razorbacks. Durant son année Senior, il compile des moyennes de 22 points et 9.6 rebonds par match et démontre un leadership plus qu&#8217;impressionnant, ce qui lui permet d&#8217;être nommé dans la All-America Team. L&#8217;équipe va au Final Four et remporte la petite finale face à Notre Dame. Depuis, Moncrief finance de nombreux projets pour le développement de sa fac dont le moment de gloire sera un titre national en 1994, mené par Corliss Williamson.</p>
<h3>L&#8217;âme des Bucks</h3>
<p>En 1979, celui qui deviendra <em>Sir Sid</em> se présente à la draft. Avant lui, seront choisis Magic Johnson, David Greenwood, Bill Cartwright et Greg Kelser, deux intérieurs, un ailier et un Magic ! Les Bucks recherchaient un arrière solide pour compléter le duo Marques Johnson &#8211; Junior Bridgeman. Globalement, les Bucks ont bien du mal à se remettre de l&#8217;après-Kareem Abdul-Jabbar, 4 saisons négatives en 5 ans. Par ailleurs, l&#8217;équipe est coachée par Don Nelson qui débutait sa 4e saison dans le Wisconcin.</p>
<p>Sidney Moncrief débarque dans une équipe en pleine mutation. Durant son année rookie, les Bucks passent de 38 à 49 victoires, remportent la Division Midwest (6 titres consécutifs suivront) et retrouvent les playoffs. Moncrief prendra lui part à 77 matchs pour 8.5 points de moyenne en un peu plus de 20 minutes. Pour vous montrer que ce n&#8217;était pas une menace derrière l&#8217;arc, il n&#8217;a pris, sur l&#8217;ensemble de la saison, qu&#8217;un seul shoot à trois points. S&#8217;il n&#8217;est jamais titulaire, il bénéficie en revanche de la pleine confiance de Don Nelson. Les Bucks (qui étaient encore dans la conférence Ouest) sont sortis en sept manches par les Sonics, champion en titre. En playoffs, Moncrief joue 26 minutes pour 12.4 points et 4.4 rebonds en moyenne.</p>
<p>Lors de son années Sophomore, les Bucks passent à l&#8217;Est (et les Rockets font le chemin inverse). Ils remportent 60 matchs. Moncrief n&#8217;est toujours pas titulaire mais inscrit 14 points par match en plus de 30 minutes. Cette saison-là, il rentre son premier 3-points (2/9 sur la saison). Les Bucks vont en demi-finale de la Conférence Est mais tombent sur une de leur bête noire, les 76ers (l&#8217;autre, c&#8217;est les Celtics) Les Bucks chutent au septième match, 99-98, au terme d&#8217;une opposition extrêmement intense.</p>
<div id="attachment_26076" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-full wp-image-26076 " title="moncrief-si-bucks" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/09/moncrief-si-bucks.jpg" alt="Moncrief en couverture de SI (Bucks)" width="300" height="390" /><p class="wp-caption-text">Moncrief en couverture de SI (Bucks)</p></div>
<p>L&#8217;année suivante, en 1981-82, Sidney Moncrief devient titulaire et première option offensive de l&#8217;équipe (19.8ppg), réalise sa meilleure moyenne en carrière au rebond (6.7) et délivre 4.8 passes décisives par match. Vous avez dit all-around player ? Il devient également All-Star et fait sa première apparition dans une All-Defensive Team. Il est aussi nommé dans la All-NBA Second Team. Il obtient enfin ses premiers points à l&#8217;élection du MVP (7e juste devant son compagnon de promo Magic Johnson) Sa réputation est faite et sa carrière lancée !</p>
<h3>Defense !</h3>
<p>Durant les 4 années suivantes, Moncrief tourne au-dessus des 20 points par match, récupère toujours plus de 330 rebonds et offre plus de 300 assists par an. Avec sa petite taille qui reste un handicap, il a développé son jump-shot qui a fini par devenir une arme particulièrement dangereuse, complémentaire de sa panoplie dans la raquette.</p>
<p>La saison 1982-83 reste sa saison la plus accomplie en terme statistique, 22.5 points (à 52.4%), 5.8 rebonds et 3.9 assists. Il terminera 4e au vote du MVP. Il gagne également son premier DPY, le premier de l&#8217;histoire et intègre la All-NBA First Team, avec Larry Bird, Julius Erving, Moses Malone et Magic Johnson.</p>
<p>Par la suite, Moncrief progresse encore dans l&#8217;aspect le plus significatif de son jeu, la défense. Par moment, il semblait avoir un aimant pour récupérer le ballon. Il est un stealer de premier ordre que ce soit sur l&#8217;homme ou pour couper les lignes de passes. Sa défense sur l&#8217;homme est également prise en référence. Face à lui, vous savez qu&#8217;aucun tir n&#8217;est facile. En 1984, Moncrief remporte son second titre de meilleur défenseur.</p>
<p>En 1985, il est reconnu comme le meilleur dans son domaine de prédilection, la défense, et même un peu plus. Il se taille une forte réputation d&#8217;all-around player. Chaque joueur dans la league a sa réputation, Mark Aguirre et Adrian Dantley sont des scoreurs nés, Moses Malone un rebondeur hors pair, mais Moncrief sait tout faire, et tout bien faire ! Il est reconnu comme le joueur d&#8217;équipe par excellence. Dans le <em>Los Angeles Times</em>, Don Nelson vantait les qualités mental de son leader.</p>
<blockquote><p><strong>Don Nelson : </strong>Sa force mentale est supérieure à tous les joueurs que j&#8217;ai vu. Et j&#8217;ai vu un paquet de joueurs.</p></blockquote>
<p>Cependant, collectivement, les Bucks n&#8217;arriveront jamais au sommet de la pyramide NBA. Il y aura toujours plus fort qu&#8217;eux. En 1983, les Bucks sweepent les Celtics de Bird mais tombent face aux 76ers de M.Malone. L&#8217;année suivante, les Celtics prennent leur revanche. Malgré tous les titres de Division qu&#8217;ils ont eu, jamais ils n&#8217;iront disputer les NBA finals.</p>
<h3>Blessures, blessures&#8230;</h3>
<p>A partir de 1986, Sidney Moncrief connait des problèmes physiques, notamment au genou et au pied. Les Bucks perdent la tête de la Division Central au profit des Hawks. Après avoir vaincu Philadelphie en 5 manches, ils tombent, encore, face aux Celtics. Moncrief qui n&#8217;a joué que 39 matchs ne pèse plus que 11.8 points par match et a laissé le leadership au trio Terry Cummings &#8211; Ricky Pierce &#8211; John Lucas.</p>
<p>En 1987, il perd encore du temps de jeu et loupe de nombreux matchs en raison de problèmes chroniques au genou et d&#8217;une blessure au cou. La saison 1988-89 est sa dernière avec les Bucks, une saison encore placée sous le sceau des blessures. Après trois saisons et une petite centaine de matchs manqués, il laisse son corps se reposer. Il quitte donc les Bucks au printemps &#8217;89, à, seulement, 31 ans.</p>
<p>Son départ marque la fin d&#8217;une époque. Sidney Moncrief est un acteur majeur de la franchise du Wisconcin : second scoreur de l&#8217;histoire des Bucks (derrière Kareem Abdul-Jabbar), second passeur (sans être meneur de jeu) et second au nombre de matchs joués. Il est également premier au niveau des lancers francs, tentés comme inscrits.</p>
<p><div id="attachment_26065" class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><img class="size-full wp-image-26065" title="moncrief-assistant" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/09/moncrief-assistant.jpg" alt="Moncrief assistant aux Warriors" width="225" height="275" /><p class="wp-caption-text">Moncrief assistant aux Warriors</p></div><br />
Le 16 janvier 1990, son maillot #4 est retiré en hommage à ses 10 ans de carrière. L&#8217;<em>Arkansas Democrat </em>le désigne comme &laquo;&nbsp;<em>l&#8217;athlète le plus apprécié de l&#8217;histoire de l&#8217;Arkansas</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>A 33 ans, il repart tout de même pour une dernière campagne avec les Hawks. Il participe à 72 matchs (dont 3 en tant que titulaire) pour 4.7 points, 1.8 rebonds et 1.4 passes en 15 minutes de moyenne.</p>
<p>Après sa carrière, il a notamment coaché l&#8217;université d&#8217;Arkansas-Little Rock durant une saison et les Fort Worth Flyers (DLeague). Il a également occupé divers postes d&#8217;assistants, notamment aux côtés de Don Nelson aux Mavs et aux Warriors. En 2011, il est revenu aux Bucks dans le staff de Scott Skiles.</p>
<p>A la fin de sa carrière, un journaliste lui a demandé quel héritage il souhaitait laisser à la NBA. Sa réponse.</p>
<blockquote><p><strong>Sidney Moncrief : </strong>J&#8217;aimerais qu&#8217;on se souvienne de moi comme un joueur régulier.</p></blockquote>
<h3>Sa fiche</h3>
<ul>
<li>Né le 21/09/1957 à Little Rock, Arkansas.</li>
<li>Poste: Guard</li>
<li>Taille: 1.92m</li>
<li>Poids: 88kg</li>
<li>High School: Hall in Little Rock, Arkansas</li>
<li>College: University of Arkansas</li>
<li>Drafté par les Milwaukee Bucks en 5e position, lors de la draft &#8217;79.</li>
</ul>
<h3>Franchises successives:</h3>
<ul>
<li>Milwaukee Bucks (1979-89)</li>
<li>Atlanta Hawks (1990-91)</li>
</ul>
<h3>Palmarès</h3>
<ul>
<li>NCAA AP All-America (1st, 1979)</li>
<li>NCAA AP All-America (3rd, 1978)</li>
<li>2 fois NBA Defensive Player of the Year (1983 et &#8217;84)</li>
<li>1 fois nommé dans la All-NBA First Team (1983)</li>
<li>4 fois nommé dans la All-NBA Second Team (1982, &#8217;84, &#8217;85 et &#8217;86)</li>
<li>4 fois nommé dans la NBA All-Defensive First Team (1983 à &#8217;86)</li>
<li>1 fois nommé dans la NBA All-Defensive Team (1982)</li>
<li>5 fois All-Star (1982 à &#8217;86)</li>
</ul>
<h3>Stats en carrière</h3>
<ul>
<li><strong>Points:</strong> 11 931 soit 15.6 par match.</li>
<li><strong>Rebonds:</strong> 3 575 soit 4.7 par match.</li>
<li><strong>Assists:</strong> 2 793 soit 3.6 par match.</li>
<li><strong>Matchs:</strong> 767 (dt 513 en tant que titulaire) de saison régulière, 93 en playoffs.</li>
</ul>
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		<title>Kareem Abdul-Jabbar &#8211; L&#8217;art du sky-hook</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Aug 2011 13:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Parmi les articles qui avaient lancé PassionBasket, nous (Nicolas aka p-hardaway et moi-même) avions réalisé un grand dossier sur les grands pivots de la league. Dans cette série d&#8217;articles, nous avions laissé une large page à Kareem Abdul-Jabbar, pivot au profil révolutionnaire au début des années 70.</em></p>
<p>En 1969, un jeune prodige de UCLA, Lew Alcindor, est drafté en première position par les Milwaukee Bucks. Petit détail de l&#8217;histoire, durant cette période, la NCAA, le championnat universitaire américain interdisait le dunk. Ce détail a conduit Lew Alcindor, plus connu sous le nom de Kareem Abdul-Jabbar (après sa conversion en 1971), à révolutionner le poste de pivot en NBA, avec son très célèbre Sky-Hook. </p>
<h2>Le sky-hook</h2>
<p>Qu&#8217;est que le sky-hook? Un bras roulé, l&#8217;action typique de l&#8217;immense KAJ et de ses 2m20, il travaille dos au panier, il se retourne et fait passer le ballon au dessus de son défenseur, ce geste a fait de lui une légende et lui a permis d&#8217;être toujours aujourd&#8217;hui le meilleur marqueur de tous les temps, dépassant les 38 000 points en carrière à près de 56% de réussite.<br />
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<p>De 1969 à 1989, où il met fin à sa carrière à 42 ans, après la défaite face aux Pistons d&#8217;Isiah Thomas en finale, Abdul-Jabbar marque 38 387 points, prend 17 440 rebonds, donne 5 660 passes et contre 3189 tirs adverses (plus ceux contrés entre 1969 et 1974 non comptabilisés).</p>
<p>Personne ne peut se targuer d&#8217;avoir un palmarès plus fourni que Jabbar, si ce n&#8217;est Bill Russell. Rookie de l&#8217;année 1970, 6 fois champion NBA (71, 80, 82, 85, 87, 88), 6 fois MVP de la saison régulière (71, 72, 74, 76, 77, 80), 10 fois nommé dans la First Team NBA (71, 72, 73, 74, 76, 77, 80, 81, 84, 86), 5 fois dans la Second Team NBA (70, 78, 79, 83, 85), 5 fois dans la All Defensive First Team (74, 75, 79, 80, 81), et 6 fois dans la seconde (70, 71, 76, 77, 78, 84). Il est aussi 2 fois MVP des Finals, 2 fois meilleur marqueur de la saison, et 19 fois All-Star en 20 saisons dont 13 en tant que titulaire. Et pour la petite anecdote, sur les 15 800 tirs qu&#8217;il a marqué, on compte un et un seul tir primé en 1987.</p>
<p>Pat Riley, qui l&#8217;a entraîné durant 8 saisons sous le maillot des Lakers, pourtant énorme fan de Jordan (je vous rappelle qu&#8217;il a fait retiré le numéro 23 de la franchise de Miami, en hommage à MJ) dit de Kareem Abdul-Jabbar qu&#8217;il est le meilleur joueur que la NBA ait vu passé.</p>
<p>Kareem Abdul-Jabbar n&#8217;a pas révolutionné le poste de pivot que par son Hook, il est aussi un pivot très technique, particulièrement agile, très loin des critères du genre, que pouvaient être les Unseld et autre Chamberlain qui se servaient avant tout de leurs physiques.</p>
<p>Même avant son arrivée en NBA, Kareem Abdul-Jabbar était une star. Conduit par sa finesse et son hook, il est meilleur joueur universitaire en 67-68-69, est sélectionné dans l&#8217;équipe type universitaire durant ces 3 mêmes années, mais est aussi triple champion avec UCLA. Il a absolument tout gagné.</p>
<h2>Une place à prendre</h2>
<p>A son arrivée dans la ligue, Bill Russell vient de mettre un terme à sa carrière, Wilt Chamberlain est toujours efficace mais a 35 ans. C&#8217;est donc le moment idéal pour Jabbar, et il s&#8217;impose d&#8217;entrée comme le 2è meilleur scoreur de la ligue (derrière Jerry West) et le 3è meilleur rebondeur (l&#8217;ailier Elvin Hayes et Wes Unseld en tête). Les Bucks passent de 27 victoires et 55 défaites à 56 victoires et 26 défaites en une année.</p>
<p><div id="attachment_25717" class="wp-caption alignleft" style="width: 243px"><img src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/08/kaj-vs-wilt.jpg" alt="Kareem Abdul-Jabbar face à Wilt Chamberlain" title="kaj-vs-wilt" width="233" height="320" class="size-full wp-image-25717" /><p class="wp-caption-text">Kareem Abdul-Jabbar face à Wilt Chamberlain</p></div><br />
Après une élimination en finale de conférence, contre les Knicks (4-1), futurs champions, les Bucks réalisent un gros coup pendant la période des transferts, l&#8217;expérimenté Oscar Robertson arrive contre 4 joueurs. Impact immédiat, le bilan de la saison 71 est élogieux, 66 victoires 16 défaites, dont une série de 20 succès consécutifs. Les Bucks, passés à l&#8217;ouest, éliminent les Warriors en demi finale de conférence, les Lakers en finale de l&#8217;ouest, pour enfin sweeper les Bullets en finale, le 2ème sweep de l&#8217;histoire de la ligue après celui infligé aux Lakers par les Celtics en 1959.</p>
<p>Les Bucks retournent en finale en 1974 mais perdent contre les Celtics, emmenés par Dave Cowens. Robertson se fait vieux, 35 ans, et arrête sa carrière. L&#8217;équipe explose en 1975. Kareem Abdul-Jabbar veut une ville où il pourra partager ses croyances avec plus de monde, New York ou Los Angeles ont sa préférence. Il part pour Los Angeles contre 4 californiens.</p>
<p>Jabbar redresse la franchise qui a perdu de sa superbe depuis le départ de Chamberlain. Ils atteignent tout de même la finale de conférence en 1977, mais se font sweeper par les Blazers emmenés par Bill Walton.</p>
<p>Seul, sans West, Jabbar peine à redoré l&#8217;image de la franchise jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée de Magic Johnson en 79. Jabbar prend de l&#8217;âge mais il compense : il travaille beaucoup sa musculature, toujours aussi fine et aiguisée grâce aux heures de fitness et d&#8217;arts martiaux pratiqués chaque jour (il a même participé à un film avec Bruce Lee). Magic Johnson dit de lui qu&#8217;il est le plus bel athlète du moment.</p>
<p>C&#8217;est en 1984 qu&#8217;il dépasse le record de 31 420 points détenus jusque là par Wilt Chamberlain. Il jouera encore 5 ans.</p>
<h2>Dominateur à 38 ans</h2>
<p>Sous l&#8217;ère Magic-KAJ, qui dura 10 ans, les Lakers ont joué 8 fois la finale, et ont été 5 fois sacré champions. Pour Jabbar la plus significative reste la finale 85 contre les Celtics de Larry Bird et Robert Parish. KAJ a 38 ans, l&#8217;ensemble des observateurs le trouvent fatigué et ne donnent pas cher de sa performance contre Parish. En effet, lors du fameux <a href="http://www.passionbasket.fr/nba-finals-memorial-day-massacre/" target="_blank">Memorial Day Massacre</a> le match 1 remporté par Boston 148 à 114, Jabbar finit le match à 12 points et 3 rebonds.</p>
<p>Durant les 2 jours entre les 2 matchs, Jabbar passe son temps à regarder les vidéos des Celtics, il fait des entraînements de marathonien, Riley lui demande de faire un break, Jabbar refuse, les Lakers gagnent le match 2 avec 30 points, 17 rebonds, 8 passes, 3 contres de KAJ. Sur les 4 matchs victorieux conduisant les Lakers au titre, Jabbar rend des statistiques folles 30.2 points 11.3 rebonds, 6.5 passes, 2 contres, à 38 ans. Il obtient le titre de MVP des finals en poche.<br />
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<p>En 87, Jabbar passe sous la barre des 10 points par match à 40 ans et pour la première fois de sa carrière. Les Lakers sont quand même champion. En 89, Les Lakers atteignent une nouvelle fois la finale, mais sans Johnson et sans Scott, les Lakers sont défaits. Durant son dernier match, Jabbar inscrit 7 points et prit 3 rebonds.</p>
<h2>Sa fiche</h2>
<ul>
<li>Né le 16 avril 1947 à Harlem, New York</li>
<li>College: UCLA.</li>
<li>Drafté par les Milwaukee Bucks en 1ère position lors de la draft ’69.</li>
<li>Franchises successives :</li>
<ul>
<li>Milwaukee Bucks: 1969-1989</li>
<li>LA Lakers: 1975-1989</li>
</ul>
</ul>
<h2>Palmarès</h2>
<ul>
<li>6 fois Champion NBA (1971 (Bucks), 1980, &#8217;82, &#8217;85, &#8217;87, &#8217;88 (Lakers)</li>
<li>6 MVP (1971, &#8217;72, &#8217;74, &#8217;76, &#8217;77, &#8217;80)</li>
<li>19 fois All-Star (de 1970 à 1989, à l&#8217;exception de 1978)</li>
<li>10 fois membre de la All-NBA First Team (de 1971 à 1974, 1976, &#8217;77, &#8217;80, &#8217;81, &#8217;84, &#8217;86)</li>
<li>5 fois membre de la All-NBA Second Team (1970, &#8217;78, &#8217;79, &#8217;83, &#8217;85)</li>
<li>5 fois membre de la All-Defensive First Team (1974, &#8217;75, &#8217;79, &#8217;80, &#8217;81)/li>
<li>6 fois membre de la All-Defensive Second Team (1970, &#8217;71, &#8217;76, &#8217;77, &#8217;78, &#8217;84)</li>
<li>NBA Rookie of the Year (1970)</li>
<li>3 fois champion NCAA (de 1967 à &#8217;69)</li>
<li>3 fois MOP du tournoi NCAA (de 1967 à &#8217;69)</li>
<li>Naismith College Player of the Year (1969)</li>
<li>2 fois USBWA College Player of the Year (1967 et &#8217;68)</li>
<li>#33 retiré par les Bucks et les Lakers</li>
<li>Parmi les 50 meilleurs joueurs de l&#8217;histoire NBA en 1996</li>
</ul>
<h2>Stats en carrière</h2>
<ul>
<li><strong>Points :</strong> 38 387 soit 24.6 par match</li>
<li><strong>Rebonds :</strong> 17 440 soit 11.2 par match</li>
<li><strong>Assists :</strong> 5 660 soit 3.6 par match</li>
<li><strong>Blocks :</strong> 3 189 soit 2.6 par match</li>
<li><strong>Matchs:</strong>  1560 en saison régulière, 237 en playoffs.</li>
</ul>
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		<title>Dennis Rodman &#8211; Un ouvrier au Hall of Fame</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Aug 2011 17:25:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[NBA]]></category>
		<category><![CDATA[Chicago Bulls]]></category>
		<category><![CDATA[Dennis Rodman]]></category>
		<category><![CDATA[Detroit Pistons]]></category>
		<category><![CDATA[Hall of Fame]]></category>
		<category><![CDATA[San Antonio Spurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Véritable star du week-end, Dennis Rodman est un basketteur comme il en a peu existé. Des débuts tardifs, un talent limité, une éthique de travail dont il ne faut pas...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Véritable star du week-end, Dennis Rodman est un basketteur comme il en a peu existé. Des débuts tardifs, un talent limité, une éthique de travail dont il ne faut pas s&#8217;inspirer et un caractère frôlant parfois la folie&#8230; Mais Dennis Rodman était aussi un rebondeur hors norme, un défenseur redouté et un combattant envahi par une grande soif de victoire. Une double personnalité qui l&#8217;a parfois torturé mais qui l&#8217;a mené jusqu&#8217;au Hall of Fame. Je vous propose ainsi cette bio rédigée il y a quelques années, mises à jour avec la vidéo de son discours d&#8217;entrée au Hall of Fame.</em></p>
<h2>Basketteur tardif</h2>
<p>Originaire de Dallas, Dennis Rodman ne fait absolument pas partie des lycéens réputés doués pour le basket. Ce n&#8217;est que tard dans son adolescence, lorsqu&#8217;il prend 27 centimètres en un an, qu&#8217;il envisage de se lancer dans le basketball. Il jouait dans une petite université Southeastern Oklahoma State University, en NAIA (sorte de deuxième division universitaire). Dans cette fac, il pouvait au moins se targuer d&#8217;être la star, à la fois bon scoreur et bon rebondeur.</p>
<p>Chez les Savages, il établit tous les records, faisant partie de la First-Team NAIA All-American lors de ses trois dernières saisons universitaires. Il sort du lot par ses qualités de rebondeur, tournant à 15.9 prises par match en junior et 17.8 en sénior.</p>
<p>Problème, un joueur qui joue dans une petite fac ne bénéficie que de très peu de lumière, et les scouts ne prisent jamais réellement des joueurs qui pour la plupart sont de secondes zones.</p>
<p>Renseignements pris, ce sont les Pistons qui le choisissent en 27e position de la draft &#8217;86. C&#8217;est le second choix des Pistons (il n&#8217;y avait alors que 24 équipes dans la league) au premier tour, les Pistons avaient jeté leur dévolu sur John Salley.</p>
<h2>L’obsession du rebond</h2>
<p>Dennis Rodman débarque dans une équipe très complète, menée par les deux guards Isiah Thomas et Joe Dumars, et le pivot Bill Laimbeer. Une équipe qui compte également Adrian Dantley, Vinnie Johnson ou Rick Mahorn. L&#8217;intensité que peut amener Rodman sur le parquet est la raison principale pour laquelle il intègre la rotation, la défense et le jeu dur étant déjà la marque de fabrique des Pistons.<br />
Une fois arrivé dans la ligue, Rodman se rend bien vite compte qu&#8217;il ne pourra compter sur ses talents offensifs pour s&#8217;imposer face à la concurrence. Il choisit donc de bosser en défense, et en particulier sa capacité à aller récupérer des rebonds impossibles. Ce choix est surement le plus judicieux de sa carrière, car il fera de lui un joueur unique.</p>
<p>Pour l&#8217;anecdote, sa taille a longtemps fait débat. Lorsqu&#8217;il s&#8217;est présenté à la draft, il était mesuré à à 6ft8 (2m03). Mais Rodman était sous les 2m. Aujourd&#8217;hui, il est plutôt listé à 6ft6 (1m98).</p>
<p>Lors de sa première saison aux Pistons, Dennis Rodman ne casse rien. Ni la baraque, ni la chronique. Il apprend. Il apparait lors de 77 matchs pour 15 minutes de moyenne. Il tourne à 6.5 points et 4.3 rebonds par match. Il peut néanmoins se vanter d&#8217;être arrivé en finale de Conférence dès sa première année. Les Pistons se font sortir en 7 matchs par les Celtics.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-25676" title="Dennis Rodman" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/08/rodman-aux-pistons.jpg" alt="Rodman aux Pistons" width="266" height="400" /></p>
<p>Lors de sa deuxième saison, Dennis progresse. Autant offensivement que défensivement. D&#8217;ailleurs, il fera sa seule saison au dessus de 10 points par match. Il joue les 82 matchs de la saison pour des moyennes de 11.6 points (56%) et 8.7 rebonds par match. En fin de saison, Coach Chuck Daly décide de le mettre dans le 5 majeur à la place d&#8217;Adrian Dantley. Un choix qui se révèle payant : avec Rodman dans le 5, les Pistons signent un bilan de 20 victoires pour 4 défaites. Les Pistons atteignent les finales NBA, battus en 7 matchs par les Los Angeles Lakers.</p>
<p>Rodman s&#8217;affirme pour sa 3e saison. Moins en vue offensivement (9ppg à 59%) il gobe 9.4 rebonds par match dans un rôle de 6e homme. Plus important, Rodman se montre indispensable aux siens dans son style besogneux. Il est le seul remplaçant à prendre plus de 300 rebonds offensifs durant la saison et est nommé pour la première fois dans la All-Defensive First Team. De plus, il est cité dans la course au titre de meilleur défenseur et meilleur 6e homme. Bien qu&#8217;il soit vraiment devenu une force défensive, il peut par moment explosé en attaque, comme ce 18 février 1989 où il passe 32 points et 21 rebonds aux Warriors. En playoffs, Rodman a un rôle plus que significatif, il est bel et bien intégré à la rotation des Pistons. Les Pistons arrivent en finale NBA où ils sweepent sèchement les Lakers.</p>
<p>A nouveau sur le banc en début de saison, Rodman n&#8217;a pas l&#8217;intention de se contenter de ce rôle. A la mi-saison, Chuck Daly choisit de le remettre dans le cinq majeur. Sur les 43 derniers matchs, les Pistons engrangent 39 victoires. Un bilan simplement remarquable. Rodman commence à être réellement reconnu pour sa défense et ses qualités aux rebonds. Aucun parallèle n&#8217;est possible, ce joueur est unique, incomparable. Il est pour la première fois de sa carrière sélectionné au All Star Game, et en fin de saison, il est élu NBA Defensive Player of the Year. Une belle récompense pour un joueur qui tourne à 8.8 points et 9.7 rebonds par match. Durant la deuxième campagne victorieuse des Pistons, il est starter des 19 rencontres pour 6.6 points et 8.5 rebonds par match. Les Pistons remportent les finales en 5 manches face aux Blazers.</p>
<p>Saison suivante, Rodman donne un aperçu de ce que va être la suite de sa carrière : une domination constante aux rebonds. Il tourne à 12.5 rebonds par match et cette moyenne ne cessera de croître. Le petit PF est devenu l&#8217;arme défensive numéro 1, prouvant qu&#8217;il peut faire taire n&#8217;importe quel adversaire, et surtout n&#8217;importe quel type d&#8217;adversaires du meneur au pivot adverse. La récompense ne tarde pas : il est nommé pour la seconde fois Defensive Player of the Year. Rodman est le meilleur rebondeur offensif (361 prises) et deuxième au total de rebonds derrière David Robinson. Le 2 janvier 1991, il établit sa meilleure performance au scoring en carrière contre les Nuggets, 34 points. Par contre, déception collective, les Pistons ne parviennent pas à conserver leur titre, battu par les Bulls en finale de conférence.</p>
<p>En 1991-92, Rodman évolue. Il n&#8217;est plus un talent au rebond, mais un génie. Il prend 18.7 boards par match, la moyenne la plus élevée depuis 20 ans et Wilt Chamberlain qui en 71-72 prenait 19.2 rebonds par match. Au milieu de cette saison, Rodman fait sa deuxième et dernière apparition au ASG. Il joue les 82 matchs, est le meilleur rebondeur des Pistons à 79 reprises et, lors de 39 matchs, il dépasse la barre des 20 rebonds. Il signe son record en carrière contre les Pacers le 4 mars 1992, 34 prises. Offensivement, il tourne à 9.8 points par match, son second meilleur total. En fin de saison, il est nommé dans la 3e équipe NBA et, bien entendu, l&#8217;équipe défensive. Il reçoit aussi l&#8217;IBM Award pour sa contribution au succès se son équipe. Ce trophée récompensaient les joueurs les plus polyvalents.</p>
<p>L&#8217;année suivante, il connait sa première blessure, ce qui lui fait manquer 20 matchs. Il domine toujours la league aux rebonds. Mais entre blessures et problèmes personnels, il doit mettre un terme à sa série de 470 matchs consécutifs disputés. De plus, il a quelques soucis avec son coach, Chuck Daly. Lorsque ce dernier fut prolongé, Rodman clama sa désapprobation. Son attitude change, bad boy sur le terrain, il le devient également en coulisse. Quand il joue, il reste l&#8217;un des joueurs les plus durs de la league. Il gobe plus de 20 rebonds lors de 28 matchs et est nommé une nouvelle fois dans la All-Defensive First Team.</p>
<p>Clairement mécontent, Rodman est transféré par les Pistons durant l&#8217;intersaison. Direction le Texas, terre de son enfance, en compagnie d&#8217;Isaiah Morris, en retour les Pistons obtiennent Sean Elliott et David Wood. Dennis Rodman était clairement malheureux à Detroit, et ce trade fut bénéfique pour tout le monde. Les Pistons apaisent leur vestiaire, les Spurs récupèrent le joueur le plus dur de la league et Rodman retrouve l&#8217;envie de jouer. Du moins, c&#8217;est ce que l&#8217;on pensait&#8230;<br />
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<h2>Le col bleu de Robinson</h2>
<p>Comme dit, cette arrivée permet aux Spurs de bénéficier du meilleur rebondeur de la league, depuis 3 ans. elle permet à David Robinson d&#8217;être plus concerné sur ses taches offensives et la prise en charge de son vis à vis (à une époque où les pivots talentueux étaient légions) Rodman s&#8217;occupant de ramasser tout ce qui traine. L&#8217;association s&#8217;annonce fructueuse. Surtout que Robinson sort d&#8217;une saison où il fut le meilleur scoreur de la league (29.8 ppg)</p>
<p>Comme prévu, Rodman continue à gober des rebonds comme personne dans la league. Avec 17.3 rebonds par match, il devançait largement la star naissante du Magic, un certain Shaquille O&#8217;Neal (second avec un peu plus de 13 prises par match) Au passage, Rodman établit un record de franchise avec 32 rebonds, le 22 janvier 1994 contre Dallas. L&#8217;arme offensive numéro 1 étant David Robinson, Rodman ne voit que très peu le ballon dans la raquette adverse. Il n&#8217;inscrit que 4.7 points (53%) par match. Il n&#8217;est plus connu que pour sa rugosité défensive. Les Spurs ont la deuxième défense de la league, mais bizarrement, Rodman n&#8217;est nommé que dans la All-Defensive Second Team en fin de saison. Les Spurs présentent un bilan de 55-27 en saison régulière, mais trop dépendant de David Robinson, ils s&#8217;inclinent contre le Jazz au premier tour des playoffs.</p>
<p>Lors de cette saison, Rodman commence les expériences capillaires. Les statisticiens se penchent sur la question et se demande quand les Spurs sont le plus efficace. Quand Rodman est blond, le bilan est de 35V-14D, quand il a les cheveux rouges, il est moins fructueux (3-5), quand ils sont violets le bilan est positif (9-2) tout comme en bleu (3-2) alors qu&#8217;il est négatif (3-4) lorsqu&#8217;il arbore le look <em>Demolition Man</em>.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-25686" title="rodman-spurs" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/08/rodman-spurs.jpg" alt="rodman aux spurs" width="200" height="265" /></p>
<p>La saison suivante est également pleine d&#8217;événements en tout genre. À l&#8217;ouverture de la saison, aucune trace de Rodman. Il est suspendu pour des absences diverses, en particulier durant le training camp. En tout, cette suspension à la base de 3 matchs durera jusqu&#8217;au 10 décembre. Il manquera finalement 19 matchs. Dès son retour, il se lance en quête de rebonds. Plus d&#8217;un mois plus tard, le 24 janvier, contre les Bulls, il retrouve les joies du 5 majeur et gobe 23 rebonds. Un mois plus tard, le 21 février, il en récupère 30 contre les Rockets. Le lendemain, il en prend encore 24 contre les Suns. Rodman retrouve son jeu. Durant cette période, les Spurs gagnent 11 fois en 13 matchs. En mars, même topo, 14 victoires pour deux défaites. Fin mars, Rodman souffre du dos, suite à un accident de moto et manque 14 matchs. Il revient en avril, et finit la saison avec 823 rebonds dans sa besace (16.8 par match). Il ajoute 7 points (57%) et 2 assists par match.</p>
<p>Avec le meilleur rebondeur, et le MVP (David Robinson) les Spurs ont un bilan de 62 victoires pour 20 défaites. En playoffs, ils passent l&#8217;obstacle Nuggets puis viennent à bout des Lakers en 6 matchs. En finales de conférence, ce sont les Houston Rockets d&#8217;Hakeem Olajuwon qui se dressent sur leur route. Obstacle infranchissable. Durant les playoffs, Rodman continue de faire parler de lui, Bob Hill, le coach des Spurs, excédé, le laisse sur le banc durant toute une rencontre face aux Lakers. Mais sur le parquet, Rodman reste indispensable et tourne à 8.9 points et 14.8 rebonds par match.</p>
<p>En fin de saison, il est quasiment offert aux Bulls contre Will Perdue. Dennis Rodman trouve Robinson trop soft. Son départ devient inéluctable. A San Antonio, on note surtout la naissance du <em>nouveau</em> Rodman. Sa relation avec Madonna est ultra médiatisé. L&#8217;anecdote la plus célèbre est cette soirée où il resta enfermé dans son pick-up avec un fusil à pompe. Dans son autobiographie, il écrira qu&#8217;il a « <em>tué l&#8217;ancien Dennis pour laisser place au nouveau Dennis.</em> »<br />
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<h2>Chicago lui tend la main</h2>
<p>En débarquant à Chicago, Dennis Rodman rejoint bien évidemment les stars de l&#8217;époque qu&#8217;étaient Michael Jordan et Scottie Pippen, ainsi que Ron Harper, Toni Kukoc, Steve Kerr ou Luc Longley. Sa mission est claire : reprendre le flambeau d&#8217;Horace Grant, parti un an plus tôt et pas vraiment remplacé. Pour canaliser Rodman, il faut toute la psychologie de Phil Jackson sur le banc. En outre, Rodman doit abandonner son numéro 10, propriété de Bob Love à Chicago pour l&#8217;éternité, et opte pour le 91 ce qui lui vaudra des amendes régulières puisque la league n&#8217;accepte pas les numéros au dessus de 50 (pour des raisons d&#8217;arbitrage, eh oui les arbitres n&#8217;ont que deux mains) Pourquoi 91 ? Il y a deux versions. 9+1 = 10. Mais aussi car ce sont les deux premiers chiffres du numéro des urgences (911) La seconde est crédible quand on connait un peu le bonhomme !</p>
<p>Revenons au basket et sur le parquet l&#8217;expérience s&#8217;avère concluante, il termine meilleur rebondeur pour la cinquième année consécutive, comme Moses Malone en son temps (1981-85) Et comme Chamberlain, il a réussi à être le meilleur rebondeur de la league dans 3 équipes différentes. Outre les rebonds, Rodman apporte 5.5 points et 2.5 assists en 32.6 minutes par match. Mais comme de coutume, la tache prioritaire de Rodman est la défense et le rebond. Durant cette saison, il réalise le premier triple double de sa carrière, le 16 janvier contre Philadelphie, compilant 21 rebonds, 10 points et 10 assists. Sa saison est cependant entachée d&#8217;une blessure au mollet qui lui fait rater les 10 premiers matchs. Il a également droit à 6 matchs de suspension en mars après une expulsion contre les Nets. Il est encore une fois nommé dans la meilleure équipe défensive, et pour la première fois, une franchise aligne 3 joueurs dans cette équipe puisque Pippen et Jordan l&#8217;accompagnent. C&#8217;est dire si à Chicago, non seulement il y avait du jeu mais également de la rigueur défensive. Il est ainsi un rouage essentiel de la saison record des Bulls (72-10)</p>
<p><img class="size-full wp-image-25687 alignright" title="rodman-bulls" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/08/rodman-bulls.jpg" alt="rodman aux bulls" width="243" height="298" /></p>
<p>Débutant les playoffs sur le banc dans la série contre le Heat, il regagne sa place de titulaire dès le second tour de conférence. En finale NBA, contre les Seattle SuperSonics, il égale le record d&#8217;Elvin Hayes en prenant 11 rebonds offensifs en un match. En fait, il reproduit la performance deux fois, lors des matchs deux et six. Et bien évidement, il empoche sa 3e bague de champion, la première avec les Bulls.</p>
<p>Saison 1996-1997, et comme de coutume, Rodman termine meilleur rebondeur de la league avec 16.1 prises par match. Il réalise 11 doubles-doubles pour permettre aux Bulls d&#8217;atteindre les 69 victoires. Il gobe plus de 10 rebonds dans 54 des 55 matchs qu&#8217;il a joués. La seule équipe qui a résisté, c&#8217;est Denver, le 21 novembre 1996 qui l&#8217;a limité à 7 rebonds. Il prend 20 rebonds ou plus à 9 reprises. Par contre, il manque 27 matchs à cause de blessures ou suspensions. Blessé au genou gauche, il doit renoncer aux 13 derniers matchs de la saison régulière. Il est aussi suspendu 2 matchs le 11 décembre, 11 + 25000$ d&#8217;amende le 17 janvier et encore un match + 7500$ d&#8217;amende le 5 mars. En playoffs, on attend une revanche, et la réponse est plutôt mitigée. Toujours blessé au genou, son rendement est limité. Il prend énormément de fautes et de fautes techniques ce qui réduit considérablement son temps de jeu. Il ne prend finalement que 8.4 rebonds par match, quasiment moitié moins qu&#8217;en saison régulière. En finale de conférence, contre Miami, il réalise tout de même un match à 19 rebonds. Et lors du match 6 contre le Jazz, il gobe 11 rebonds pour une victoire décisive (90-86) qui offre aux Bulls une 2e bague consécutive.</p>
<p>Année suivante, Rodman doit une revanche après des playoffs en demi-teinte. Il prend encore 15 rebonds par match. Sa meilleure performance aux rebonds sera contre les Mavs, le 29 décembre avec 29 prises. Deux jours plus tôt, il prenait 15 rebonds offensifs (pour un total de 27) contre les Clippers. Le 23 mars, il réalise sa meilleure prestation au scoring, 12 points. Il joue 80 matchs, en débute 66. Il reste le meilleur rebondeur des siens, mais ses frasques ont pris le dessus. Il participe tout de même au three peat, ce titre marquant la fin de son règne sur le classement du meilleur rebondeur.<br />
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<h2>Licenciements</h2>
<p>Le lock out passé, les Bulls implosent. Michael Jordan est reparti à la retraite, Scottie Pippen a rejoint Houston, et Dennis Rodman n&#8217;est pas conservé. Il signe en faveur des Lakers le 23 février 1999. Moins de deux mois plus tard, il est viré. Sur le parquet, il continue de gober ses rebonds, 11.2 de moyennes en 23 matchs. Mais c&#8217;est son attitude qui gène. Rodman, excessif au possible, lâché dans Los Angeles, il fallait s&#8217;attendre à quelques dérives&#8230; Il fait ses débuts contre les Clippers le 26 février et gobe 11 rebonds. Sa meilleure perf, il la fera contre ses mêmes Clippers, le 9 mars en gobant 20 rebonds. Le 15 avril, il est renvoyé.<br />
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<p>La saison suivante, il signe aux Mavs. Dallas, la ville de sa jeunesse. Pourtant, ça ne lui apportera aucune stabilité. Signé le 3 février, il est viré un peu plus d&#8217;un moins après. Là encore, avec 14.3 rebonds par match, ce ne sont pas ses prestations qui sont remises en cause, mais bien son caractère. Il signe tout de même quelques bonnes prestations, la meilleure sera lors d&#8217;une défaite contre New Jersey où il totalise 21 rebonds. Il capte 19 rebonds lors d&#8217;une défaite face aux Suns, 18 lors d&#8217;une autre défaite face aux Pacers&#8230; Les stats sont là mais pas l&#8217;attitude. Son licenciement est annoncé le 8 mars.<br />
<strong>Steve Nash : </strong>Il n&#8217;a jamais voulu être un Maverick. Il n&#8217;était pas motivé.</p>
<p>Depuis, malgré des rumeurs de retour, on ne l&#8217;a jamais revu sur un parquet NBA. Les seuls fans américains qui ont eu la chance de le revoir sont ceux des Tijuana Dragons, équipe de la nouvelle (à l&#8217;époque) ABA.</p>
<p>Un petit mot sur sa <em>carrière</em> hors parquet, car elle vaut le détour. Il a été marié à Carmen Electra et a fait une apparition publique extrêmement remarqué en robe de mariée pour la présentation de son autobiographie <em>As Bad as I Wanna Be</em>. Il a également fait quelques matchs de catch à la WCW où il fut notamment membre de la NWO au coté d&#8217;Hollywood Hogan (les amateurs s&#8217;en souviendront). Il fit 3 matchs, dont un en équipe avec Hogan contre DDP et&#8230; Karl Malone. Il a également tourné quelques films, tel <em>Double Team</em> avec Jean-Claude Van Damme pour lequel il a obtenu 3 <em>Golden Raspberry Awards</em>: pire nouvelle star, pire second rôle et pire couple (partagé avec Van Damme).</p>
<blockquote><p><strong>Dennis Rodman : </strong>J&#8217;ai brûlé ma vie par les deux bouts, et c&#8217;est pour cette raison que je suis étonné d&#8217;être encore là aujourd&#8217;hui. [Extrait de son discours d'entrée au Hall of Fame]</p></blockquote>
<div id="attachment_25692" class="wp-caption alignright" style="width: 239px"><img class="size-full wp-image-25692 " title="rodman-ceremonie-retrait" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/08/rodman-ceremonie-retrait.jpg" alt="Maillot retiré aux Pistons" width="229" height="152" /><p class="wp-caption-text">Maillot retiré aux Pistons</p></div>
<p>Le 1er avril 2011, les Pistons lui rendent hommage en retirant définitivement le #10. Il reçoit enfin un hommage d&#8217;une league qui a plutôt eu tendance à lui tourner le dos.</p>
<p>Mais le meilleur est à venir. Trois jours plus tard, le Hall of Fame annonce officiellement son introduction parmi les grands. Alors que toute les excentricités étaient attendus, ou redoutées, Dennis Rodman prend encore tout le monde à contre-pied en proposant un discours émouvant où il a distillé un peu de sa vérité.</p>
<p>Il rend notamment un bel hommage à sa femme, Michelle Moyer, et a fait des confidences sur la relation tumultueuse entretenue  avec sa mère et l&#8217;absence de son père.<br />
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<p>Dennis Rodman est l&#8217;un des plus beaux développements de la league. Un joueur que rien n&#8217;a prédestiné à une carrière de basketteur jusqu&#8217;à ce qu&#8217;une tardive poussée de croissance ne change son destin. Il a appris les rudiments du jeu organisé, devenant une référence, le meilleur même, au rebond et l&#8217;un des athlètes les plus reconnus. Enigmatique, individualiste, showman, extravagant, Rodman a attiré les yeux du public avec ses incessantes teintures, ses tatouages ou son style de vie peu orthodoxe. Cela lui a surtout attiré les foudres d&#8217;une league qui a décidé qu&#8217;elle ne voulait plus de fous, aussi géniaux soient-ils&#8230; Un Rodman canalisé aurait peut-être joué plus de 2 ASG mais n&#8217;aurait certainement pas marqué les esprits comme il l&#8217;a fait durant une dizaine d&#8217;année.</p>
<h2>Sa fiche</h2>
<ul>
<li>Né le 13 septembre 1961, Trenton (New Jersey)</li>
<li>College: Southeastern Oklahoma State University.</li>
<li>Drafté par les Detroit Pistons en 27ème position lors de la draft ’86.</li>
<li>Franchises successives :</li>
<ul>
<li>Detroit Pistons: 1986-1993</li>
<li>San Antonio Spurs 1993-1995</li>
<li>Chicago Bulls 1995-1998</li>
<li>LA Lakers: 23/02/1999-15/04/1999</li>
<li>Dallas Mavericks: 03/02/2000-08/03/2000</li>
<li>Il a depuis fait quelques apparitions en ABA (Tijuana Dragons) en Finlande (Sonkajärvi, 2 matchs) et en Angleterre (Brighton Bears, 1 match)</li>
</ul>
</ul>
<h2>Palmarès</h2>
<ul>
<li>5 fois Champion NBA (1989-90 (Detroit), 1996–98 (Chicago))</li>
<li>All-NBA Third Team (1992, 1995)</li>
<li>2 fois All-Star (1990 et 1992)</li>
<li>2 fois Defensive Player of the Year (1990 et 1991)</li>
<li>7 fois dans la All-Defensive First Team (1989–93, &#8217;95, &#8217;96)</li>
<li>All-Defensive Second Team (1994)</li>
<li>Meilleur rebondeur de la league (1992–98)</li>
</ul>
<h2>Stats en carrière</h2>
<ul>
<li><strong>Points:</strong> 6683 soit 7.3 par match</li>
<li><strong>Rebonds:</strong> 11954 soit 13.1 par match</li>
<li><strong>Assists:</strong> 1600 soit 1.8 par match</li>
<li><strong>Matchs:</strong> 911 (dont 573 comme titulaire), 169 en playoffs.</li>
</ul>
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		<title>John Starks &#8211; Le symbole du Garden</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Aug 2011 12:45:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[NBA]]></category>
		<category><![CDATA[John Starks]]></category>
		<category><![CDATA[New York Knicks]]></category>
		<category><![CDATA[Pat Riley]]></category>

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		<description><![CDATA[En ce 10 août, reprenons une vieille tradition en célébrant l&#8217;anniversaire de John Starks. Sorti de nul part, il est devenu une idole du Madison Square Garden par son engagement,...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>En ce 10 août, reprenons une vieille tradition en célébrant l&#8217;anniversaire de John Starks. Sorti de nul part, il est devenu une idole du Madison Square Garden par son engagement, sa hargne et son grain de folie.</em></p>
<p>John Starks et le basket, c&#8217;est une histoire qui a bien failli ne jamais commencer. Et je ne vous parle même pas de la NBA&#8230; En high school, quand les recruteurs commencent à saliver sur les plus beaux prospects du pays, John ne jouait même pas dans l&#8217;équipe du lycée. Etudiant instable, il fréquenta 4 universités différentes en autant d&#8217;années. Il commence tout de même à jouer sérieusement au basket et pris de l&#8217;importance à Oklahoma State où il bouclera son année senior à 15.4 points de moyenne par match. Malgré cette dernière année honorable, il n&#8217;est pas sélectionné à la draft &#8217;88 mais se dégote un contrat chez les Golden State Warriors de Don Nelson.</p>
<p>Dans la baie d&#8217;Oakland, il joue 36 matchs (jamais titulaire) et se brouille rapidement avec son coach à qui il reproche ses méthodes et son style de coaching. Ses 4.1 points par match ne parlent pas pour lui, ainsi Starks ne passe pas l&#8217;hiver. Dans les médias, Don Nelson le traite d&#8217;idiot et raconte une anecdote restée célèbre. Un jour, un fan lui demanda un autographe et lui dit qu&#8217;il s&#8217;appelle « <em>Marc avec un C</em> » et Starks signa pour &laquo;&nbsp;Carc&nbsp;&raquo;. Il quitte donc Oakland sans grand regret et s&#8217;en va parfaire son apprentissage du basket dans les ligues mineurs, d&#8217;abord en CBA avec les Cedar Rapids Silver Bullets où il claque 21.7 points, 5.5 passes et 5.3 rebonds par match. puis, en WBL chez les Memphis Rockers où il ne restera que quelques semaines.</p>
<h2>Conserver grâce à une blessure.</h2>
<p>Lors de l&#8217;intersaison &#8217;90, les Knicks, à la recherche d&#8217;un back-up pour Gerald Wilkins, lui offre un essai. Dans un moment de folie, il tenta de dunker sur Pat Ewing qui, vexé, le balança à terre et lui cassa le bras. Vu qu&#8217;il était blessé, les Knicks n&#8217;avaient pas le droit de le couper. Fin décembre il est à nouveau opérationnel et intègre la rotation. Il débutera même une dizaine de matchs à la place de Wilkins. Et Starks dira souvent qu&#8217;il doit sa carrière à Ewing pour son geste. Pat Riley apprécie le gaillard qui colle parfaitement à l&#8217;esprit Knicks grâce à sa défense, son énergie voire sa surmotivation. S&#8217;il a fait carrière, qu&#8217;il est devenu titulaire à part entière aux Knicks voire qu&#8217;il est devenu all-star, c&#8217;est en partie pour ses qualités mentales et cette immense confiance en lui qu&#8217;il possédait.</p>
<p>En 1991-92, sa carrière décolle vraiment. Il ne débute pas un match mais en 25.8 minutes, il est la seconde option offensive de l&#8217;équipe (13.9ppg) et sa principale menace extérieure. Les Knicks de Riley comptaient autour de Pat Ewing de remarquables guerriers qui feraient passer les bad boys du Michigan pour de vulguaires ballerines. Des mecs dangereux de la trempe d&#8217;Oakley, McDaniels, Wilkins ou Mason qui ont formé la plus belle équipe des Knicks depuis 20 ans. Seulement, en 1992, il y avait encore les Bulls qu&#8217;ils ont rencontré en demi-finales de conférence. Les séries Knicks-Bulls, c&#8217;est culte, et quand il y a Jordan, ça tourne à l&#8217;avantage des Bulls. Même quand les Knicks paraissent supérieurs, même quand Starks défend dans le short de Jordan&#8230; rien à faire. Les Bulls passent en 7 matchs. En outre, cette année-là, Starks va au All-Star Game pour participer au Slam Dunk Contest, remporté par Cedric Ceballos.</p>
<p>L&#8217;année suivante, Starks devient titulaire avec le départ de Wilkins pour les Cavs. Il reste surtout la principale menace extérieure. À lui seul il prend plus de shoot <em>from downtown</em> que tous les autres joueurs du roster réunis et sa défense est plus que réputée. Il intègre alors la All-Defensive Second Team. Durant les playoffs, les Knicks retrouvent les Bulls en finales de conférence. Starks se permet alors un des dunks les plus impressionnants du basket moderne. Lors du match 2, il est dans le coin droit avec BJ Armstrong sur le dos, il reçoit le ballon, Ewing lui pose un écran, il pénetre et s&#8217;en va planter un dunk sur la tête d&#8217;Horace Grant. Une action hallucinante qui montre bien la confiance qui peut l&#8217;animer. Les Knicks remportent ce second match et mènent 2-0.<br />
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<p>Cependant, malgré l&#8217;avantage du terrain, ils perdront les 4 matchs suivants et donc la série ! Heureusement pour les Knicks, à la fin de cette saison, Jordan quitte le monde du basket et les favoris à la succession des Bulls, ce sont bien eux. Cette saison 1993-94 est certainement la plus accomplie de Starks, bien que blessé en début de saison. Fin novembre, il égale un record en plantant 7 paniers primés en une mi-temps face au Heat. Cette année là, il tourne à 19 points et 5.9 assists, ses plus belles stats en carrière qui lui vaudront une sélection au All-Star Game où il inscrira 9 points en 20 minutes. Il est par ailleurs devenu le second joueur après Dennis Rodman à avoir joué le ASG sans avoir joué au basket au lycée.</p>
<h2>Le traumatisme des finales.</h2>
<p>Mais 1994, c&#8217;est aussi des playoffs où les Knicks ont tout connu ! Après avoir sorti le voisin Nets (3-1), les Knicks sont opposés aux Bulls. Jordan n&#8217;est plus là et les Knicks bénéficient d&#8217;un &laquo;&nbsp;coup de pouce&nbsp;&raquo; signé Hue Hollins (un arbitre) qui siffla une faute inexistante de Pippen sur Hubert Davis. Les Knicks avaient alors 2 points de retard et Davis rentra les 3LF pour la victoire. Après ce &laquo;&nbsp;vol&nbsp;&raquo; (parce que c&#8217;en était un!) les Bulls remportent le match 6 mais s&#8217;inclinent dans le 7. Ce sera la seule fois où les Knicks sortiront les Bulls en playoffs dans les années 90. Les Knicks éliminent ensuite les Pacers en 7 matchs non sans affrontements géniaux entre Miller et Starks, et, pour la première fois depuis 1972, on retrouve les new-yorkais en finales NBA.</p>
<p>Durant ces finales, on pourrait parler de Pat Ewing&#8230; mais on n&#8217;est pas là pour ça. Les Knicks mènent 3-2, lorsque dans le match 6, ils se retrouvent avec la belle de match. Le commentateur annonce qu&#8217;il ne serait pas surpris si Starks prenait le shoot de la gagne. Remise en jeu, Maxwell se prend l&#8217;écran d&#8217;Ewing, Starks prend bien le shoot, Olajuwon effleure le ballon, suffisamment pour empêcher le shoot de rentrer! Si ce shoot était rentré, Ewing, Starks, Riley et toute la clique des Knicks version &#8217;90 auraient eu cette bague absente aujourd&#8217;hui.<br />
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<p>Le match 7 est encore pire ! John Starks tente toute la soirée d&#8217;apporter son scoring, rien n&#8217;y fera, 2/18 dont 0/11 à 3 points. Le non-match au pire moment. Malgré cela, il détient le record de paniers primés, 50, inscrits durant une série de playoffs. On se console comme on peut&#8230;</p>
<p>Ces finales ont certainement changé la face de la carrière de Starks. L&#8217;histoire raconte qu&#8217;il est resté de très longues minutes prostré et en larmes dans les douches. Elle raconte aussi qu&#8217;il s&#8217;est refait ce match des centaines et des centaines de fois et que ça l&#8217;a toujours miné, jusqu&#8217;à la fin de sa carrière.</p>
<p>Des années après, Pat Riley admettra qu&#8217;il aurait peut-être dû sortir Starks qui loupait son match au profit de Rolando Blackman, l&#8217;ancienne star des Mavs qui n&#8217;a pas vu le parquet ce jour-là. Mais il a aussi et surtout justifié son choix en disant qu&#8217;à tout moment Starks pouvait trouver la mire et faire gagner son équipe. Malheureusement, ce moment n&#8217;est jamais arrivé et le titre promis aux Knicks est parti dans le Texas.</p>
<div id="attachment_25625" class="wp-caption alignright" style="width: 296px"><img class="size-full wp-image-25625 " title="john-starks-don-nelson" src="http://www.passionbasket.fr/wp-content/uploads/2011/08/john-starks-don-nelson.jpg" alt="John Starks et Don Nelson" width="286" height="132" /><p class="wp-caption-text">John Starks et Don Nelson, le MSG était trop petit pour ces deux-là</p></div>
<p>En 1995, les stats de Starks déclinent (15.3ppg). Après une élimination en 7 matchs face aux Pacers, petit séisme, Pat Riley quitte New York pour la Floride où le Heat lui promet les pleins pouvoirs. Dave Checketts, le GM de l&#8217;époque, prend alors la pire décision possible pour les Knicks comme pour Starks, il nomme Don Nelson à la tête de l&#8217;équipe. Des années après leur collaboration aux Warriors, les deux hommes ne se sont pas oubliés et Nelson n&#8217;hésite pas à sortir Starks du cinq au profit d&#8217;Hubert Davis! Et le coach ne se prive pas d&#8217;allumer Starks dans la presse. En milieu de saison, Nellie est viré et se fait remplacer par Jeff Van Gundy qui colle nettement mieux au profil de cette équipe. Mais cette année-là, c&#8217;est aussi le retour de Jordan qui élimine les Knicks en 5 matchs en demi-finales de conférence!</p>
<h2>Starks s&#8217;efface.</h2>
<p>John Starks reste sur sa plus mauvaise saison depuis sa saison sophomore. La venue de Nelson n&#8217;est pas étrangère à ce constat mais on sent que le joueur est meurtri. Alors, l&#8217;année suivante, redistribution des cartes, Allan Houston débarque des Pistons et Starks accepte de reprendre le role nouveau de sixième homme. Son apport au scoring remonte (13.8ppg) et il remporte le Sixth Man Award devant Toni Kukoc avec 84 premières places sur 115 possibles. Il est également le mentor d&#8217;Houston et s&#8217;effacera petit à petit à son profit. Il signe toutefois quelques perfs de choix au scoring, 34 points avec un 6/8 à 3 points contre les Hawks le 13 janvier 1998 et deux semaines plus tard, 32 points, contre les Bucks avec 9 paniers primés (record de franchise).</p>
<p>A l&#8217;été 1998, il est transféré aux Warriors avec Chris Mills et Terry Cummings pour Latrell Sprewell. Il y effectue une bonne saison et inscrit le 1000e panier à 3-points de sa carrière face aux Sonics le 10 février 1999. Au milieu de sa deuxième saisons aux Warriors, il est envoyé aux Bulls dans un deal à trois. Starks aux Bulls, l&#8217;association est quasi improbable et il n&#8217;y joue finalement que 4 matchs&#8230; Il dispute encore deux saisons avec le Jazz et prend sa retraite en 2002 pour devenir, comme beaucoup d&#8217;anciens joueurs, consultant à la télévision.</p>
<p>John Starks termine sa carrière à la 18è place au niveau des paniers primés inscrits et est le numéro 1 du côté des Knicks. Avec 217 paniers primés durant la saison 1994-95, il établit un nouveau record qui fut battu par Dennis Scott (267) puis Ray Allen (269) Aux Knicks, il est le shooteur longue distance le plus prolifique de tous les temps que ce soit les paniers inscrits (982) et tentés (2,846). Il est également classé 5è aux steals (711) et 7è aux assists (2,404). S&#8217;il n&#8217;a jamais gagné de titre, il a marqué la franchise par ses montées d&#8217;adrénaline et, par moment, sa folie. Un jour, son maillot floqué du #3 flottera au dessus du Madison Square Garden, théatre de ses plus beaux exploits.<br />
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<h2>Sa fiche </h2>
<ul>
<li>Né le 10/08/1965 à Tulsa, Oklahoma</li>
<li>Poste: SG</li>
<li>Taille: 1.96m</li>
<li>Poids: 86 kgs</li>
<li>High School: Tulsa Central, Oklahoma</li>
<li>College: Oklahoma State University</li>
<li>Draft: non drafté</li>
</ul>
<h4>Franchises successives:</h4>
<ul>
<li>Golden State Warriors (1988-89)</li>
<li>New York Knicks (1990-98)</li>
<li>Golden State Warriors (1998-2000)</li>
<li>Chicago Bulls (2000)</li>
<li>Utah Jazz (2000-02)</li>
</ul>
<h2>Palmarès</h2>
<ul>
<li>NBA Sixth Man of the Year (1997)</li>
<li>1 fois nommé dans la All-NBA Second Team (1993)</li>
<li>1 fois All-Star (1994)</li>
</ul>
<h2>Stats en carrière</h2>
<ul>
<li><strong>Points:</strong> 10829 soit 12.5 par match.</li>
<li><strong>Rebonds:</strong> 3085 soit 3.6 par match.</li>
<li><strong>Assists:</strong> 2129 soit 2.5 par match.</li>
<li><strong>Matchs:</strong> 866 (dt 420 en tant que titulaire) de saison régulière, 96 en playoffs.</li>
</ul>
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