Après un mois d’avril un peu fou en Final Four, les championnats reprennent leurs droits. Et tandis que les Italiens ou les Espagnols terminent seulement leur saison régulière, d’autres sont déjà en route pour les playoffs. Zoom sur deux de ces pays — honnêtement choisis arbitrairement — : la Grèce, où en est déjà aux demi-finales, et la Russie.
En attendant la finale Pana-Oly

Pekovic VS Vujcic, le duel des frères athéniens tellement attendu
4 sweeps lors des 4 quarts de finale, un seul match – sur 8 – se terminant avec un écart inférieur a 10 points, les favoris n’ont pas fait dans le détail lors du premier tour des play-offs grecs. Le Panathinaikos, leader après la phase classique, a écrasé le Panionios; l’Olympiacos a mange tout cru un Aris bien décevant; Maroussi a mis une rouste au Kolossos et le Panellinios s’est débarrassé sans soucis d’un PAOK toujours bien pale. Les quatre premiers de la phase régulière de la saison se retrouve donc en demi-finale. Avec au programme des alléchants Panathinaikos-Panellionios et surtout Olympiacos-Maroussi.
Ce dernier duel promet d’être assez ouvert. C’est que lors des rencontres entre ces deux équipes lors de la saison régulière, les Reds ont eu des fortunes diverses face à Maroussi. Lors de la deuxième journée, à la maison, les hommes de Giannakis avait su gérer les banlieusards. Emmenés par le trio Kleiza (27 points, 7 rebonds) – Childress (15 points, 7 rebonds, 3 steals) – Schortsanitis (16 points, 6 rebonds), les Reds avaient remporte le match 86-77. Le retour a été bien plus délicat… Malgré une entame de match parfaite (0-8, par Big Sofo et Linas Kleiza), les joueurs de Bartzokas ont su se relever pour passer aux commandes a la fin du premier quart-temps. Et ne plus jamais laisser l’Olympiacos repasser devant pour finalement l’emporter 82-74. Au final, 5 joueurs locaux passaient la barre des 10 points (Keys, Gordon – avec 9 assists, Mavroidis – avec 8 rebonds, Calathes et Kaimakoglou – avec 8 rebonds) dans un succès du collectif de Maroussi. Ce seront sans doute des Reds revanchards que l’on devrait voir et qui se battront pour une place en finale.
Le Panathinaikos ne devrait par contre pas rencontrer trop de difficultés a se défaire du Panellinios. Lors de la saison régulière, les Greens avaient balayes a deux reprises le renaissant Panellinios, 84-63 a domicile et 63-75 en déplacement. La mission du Panellinios s’annonce d’autant plus compliquée que le Pana évolue a un niveau stratosphérique en ce moment. Invaincu en championnat depuis le 29 novembre, les Greens restent sur une série de 9 matchs remportes d’au moins 18 points (81-63 face a Kavala, 110-81 face a Ilysiakos, 72-101 a Trikala, 66-111 au Peristeri, 91-62 face a l’AEK, 60-80 face au Kolossos et 102-84, 92-57 et 59-107 face au Panionios). Malgré l’élimination en Euroleague — notamment cause par Maroussi –, le Panathinaikos continue de faire la loi en Grèce. Et la bande a Pekovic, Diamantidis, Spanoulis et autre Batiste est a nouveau favorite pour être sacré cette saison encore. D’autant que Coach Obradovic possède une rotation suffisamment large que pour permettre a ses hommes de récupérer des pépins physiques que certains ont connu cette saison (Batiste, Jasikevicius, Diamantidis, Pekovic, Spanoulis et Tepic ont tous été touchés plus ou moins gravement touche au cours de la saison).
Debut des séries: le week-end prochain avec Pana-Panellinios samedi et Olympiacos-Maroussi dimanche.
Des playoffs plus ouverts que jamais
Ce week-end sera synonyme de début des play-offs en Russie. La lutte à distance entre Khimki et CSKA promet de continuer, tandis que l’UNICS Kazan voire le Triumph, le Dynamo et le Lokomotiv espèrent venir ajouter leur grain de sel dans la lutte a deux… Preview, en attendant le duel au sommet tant attendu en finale.
Dans le haut du tableau, le CSKA devra d’abord se défaire du Krasnie Krilya. Récent finaliste de l’EuroChallenge, les Samariens devront jouer crânement leur chance. C’est qu’au cours de la saison régulière, ils avaient pousse le CSKA dans ses retranchements. Défaits 85-76 a Moscou, ils avaient pousse à bout l’Armée Rouge a domicile. Une prolongation et des gargantuesques JR Holden (26 points) et Viktor Khryapa (10 points et 15 rebonds) ont été nécessaires pour que les hommes de Pashutin s’en aillent avec la victoire. Malgré une puissance de feu inférieure, les joueurs de Mikhail Mikhailov peuvent surprendre grâce aux coups de chaud que peuvent avoir les US Ernest Bremer, Marcus Douthit ou le Belge naturalise Ralph Biggs. Mais le CSKA devrait pouvoir élever son niveau de jeu pour passer sous sourciller.
Le vainqueur de l’affrontement CSKA-Krsnie Krilya jouera le vainqueur de Dynamo Moscou-Lokomotiv Kuban. Ce duel, comme celui du CSKA, parait assez déséquilibré sur le papier. Les Bykov, Monya, Savrasenko, Shved et consorts (notamment les méconnus Zhukanenko et Domani) devraient s’en sortir sans trop de dommages. En face, pas grand monde a vrai dire. On retrouve bien des Andre Owens, Aleksei Surovtsev, Aleksei Vzdyhalkin ou Ketsutis Kemzura aux commandes, mais le roster a complètement été refait en cours de saison. A un tel point que les artisans de la victoire du Loko sur le Dynamo (en double overtime) en novembre ont quitte le navire: Aleksandar Capin, Pero Antic et Nebojsa Joksimovic ont tous rejoint des cieux plus cléments en cours de saison. La mission s’annonce délicate pour le Lokomotiv et un beau derby CSKA-Dynamo se profile en demi-finale…
De l’autre cote, le Khimki est attendu en finale. Le contender du CSKA devra sortir le Spartak Saint-Petersbourg. Un club qui avait poussé les Jaunes et Bleus en double-overtime lors de la saison régulière. Mais entre nous, les Kelly McCarthy, Vitaly Fridzon, ‘Tas Javtokas, Carlos Cabezas et compagnie passeront sans problème. Il suffira juste de contrôler les US James White et Laurence Fields et le Serbe Milovan Rakovic. Les joueurs de Scariolo ont sans doute retenu la leçon après le match en double prolongation et les 30 points rentrés par Rakovic (malgré des problèmes de faute l’ayant limite a 34 minutes de jeu).
Enfin, le dernier quart de finale promet d’être le plus intéressant a suivre. Car, avec le Triumph et l’UNICS, on est en présence de deux solides morceaux pouvant chatouiller CSKA et Khimki – l’UNICS a d’ailleurs battu le CSKA le 25 avril… L’UNICS Kazan peut compter sur un roster très dense et très complet. Inside, ce sont Maciej Lampe, Vladimir Veremeenko et Krasimir Loncar qui font la loi. Peu connus à l’ouest de l’Europe, les deux derniers nommés jouissent d’un crédit énorme en Russie. Pour compléter le tableau, on rajoute des références comme Terrell Lyday, Saulius Stombergas, Petr Samolyenko ou encore, en sortie de banc, Marko Popovic, et on obtient un collectif très intéressant. En face, le Triumph s’est repositionné sur l’axe de la formation. Avec comme seuls étrangers Paul Miller et Brion Rush, Coach Eremin doit faire avec des produits locaux. Et sans véritable star, il est parvenu à construire un vrai groupe qui se bat ensemble, 6 joueurs (les 2 US + Sergeev, Likhodey, Vyaltsev et Nesterov) passent plus de 7 points par match sur la saison.
Des quarts de finale qui, en fin de compte, ne devraient pas réserver de grosses surprises. En attendant des demis qui, elles, promettent beaucoup…

Tient tu ne parles pas de Gerald Green à Kuban. C’est fini ses 30 points par match, il a aussi quitté le navire ?
J’ai découvert au passage que Stombergas jouait encore. Je le croyais à la retraite depuis bien longtemps !
Gerald Green est passé sous mon radar. Je crois d’ailleurs qu’il est arrivé quand les autres sont partis. Et dans ce collectif décimé, il est parvenu à planter 15 ppg sur la saison. Mais son impact est resté moindre. A part croquer du ballon (40% de réussite aux shoots sur la saison), il n’a pas amené grand chose d’autre…
Quand au mythique Stombergas, il était parti en retraite en 2007. Mais est revenu en début de saison pour une tournée d’adieu avec Kazan
Bien sur Green est venu en Russie pour shooter et remplir sa feuille de stat. Pas pour les victoires.
Merci pour l’info sur Stombergas