La saison régulière NBA se termine officiellement dans moins de 10 jours (le 26 avril), à quelques encablures de la ligne d’arrivée, passage en revue des différentes batailles en cours à l’Est comme à l’Ouest pour les derniers spots.
Plié à l’Est, homogénéité à l’Ouest
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Déjà six qualifiés en Eastern
Avant de voir quelles sont les batailles en cours, il faut s’arrêter sur celles qui n’ont plus lieu. En effet, il y a déjà 10 équipes qualifiées sur les 16 prétendants aux playoffs, dont 6 rien que pour la Conférence Est. Raillée depuis longtemps pour sa prétendue faiblesse par rapport à la Conférence ouest, elle ne dément pas les facilités que peuvent avoir les équipes bien équipées à vite être dans la course au trône.
Chicago (46-15) a déjà remporté la division centrale, et ce malgré le fait que sa superstar Derrick Rose n’ait joué que 37 matchs sur 61. On tire, de facto, un grand coup de chapeau à Tom Thibodeau qui a réussi encore une fois à composer avec un effectif touché (Rose, Hamilton 23 matchs…), via des révélations comme C.J Watson. Même applaudissements à Vogel qui qualifie les Pacers (39-22), 3ème de la Conférence Est. Indiana n’avait plus connu un bilan positif depuis la saison 2005/06 sous l’égide de Rick Carlisle, et a réussi à monter un effectif solide avec notamment la venue de David West, George Hill et Léandro Barbosa autour de Granger et Hibbert. Ces deux équipes trainent aussi, ce n’est pas un secret, dans une division où Detroit et Cleveland sont déjà éliminés. On n’oublie pas Miami (43-17) qui possède certainement le futur MVP avec Lebron James, sauf si la ligue décide de le donner à Durant en fonction de la position du Thunder.
Boston (36-25) est également qualifié, Doc Rivers fait un gros boulot avec son big three et Rondo mène la barque. Il faut avouer qu’être dans la division Atlantic où New Jersey et Toronto sont déjà éliminés, lui facilite la tâche. Atlanta (36-25) et Orlando (36-25) font jeu égal mais comme ils ont déjà perdu le titre de la divison SouthEast, ils seront obligatoirement derrière Boston sauf s’ils font un meilleur boulot qu’Indiana, vu que Boston ne peut, en tant que champion de division, descendre en dessous de la 4ème place qualificative (cf. le changement de règle après l’escroquerie de 2006 des Nuggets à l’Ouest).
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Gros duel californien derrière les leaders
Heureusement, à l’Ouest, la bataille est beaucoup plus débridée. Deux équipes se sont nettement détachées, il s’agit des San Antonio Spurs (43-16), premier de la Conférence et qui ont déjà remporté leur division devant Memphis (35-25). Un gros travail de fond de la part du staff de Gregg Popovich et sur lequel est revenu Jérôme hier. L’autre contender, second, est évidemment le Thunder qui continue sur sa lancée de la saison dernière (1er de division, 4ème en 2010/11). Scott Brooks a amélioré la défense (de 107.2 pts encaissés à 103) sans compromettre une attaque bien huilée autour du trio Westbrook-Durant-Harden, et la machine à blocks, Serge Ibaka (de 2.4 à 3.6 blocks par match en une saison). Vainqueur de sa division une nouvelle fois, Portland et Minnesota étant déjà éliminés, le Thunder arrive en pleine forme.
Derrière, ce sont les deux clubs de Los Angeles, les Lakers et les Clippers (1 match de différence) qui se tirent la bourre et le titre de division va se jouer à couteau tirés. Il reste, à l’heure où j’écris ces quelques lignes, 5 matchs à jouer pour ces deux équipes, alors que les Lakers joueront vraisemblablement sans Kobe Bryant jusqu’au premier tour de playoffs. Le calendrier n’est pas facile des deux côtés: côté Clippers, Denver (6ème) – Phoenix (8ème) ainsi qu’Atlanta (qualifié mais pour se placer) et New York (7ème), que des équipes en grosse lutte. Côté Lakers, deux fois les Spurs, une fois le Thunder et les éliminés Warriors et Kings pour souffler.
La chasse est ouverte
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Trois fauteuils pour deux à l’Est
Comme six équipes sont déjà qualifiées, il ne reste plus que deux spots de libre. Sachant que Detroit, New Jersey, Toronto, Cleveland, Washington et les pitoyables Charlotte Bobcats (17 défaites d’affilée!) sont déjà éliminés, ce qui fait, une myriade d’équipes de bas niveau vous en conviendrez, il ne reste alors que New York (31-29), Philadelphie (31-29) et Milwaukee (29-31) en course. La situation n’est pas si dramatique puisqu’une seule équipe est encore en lutte avec un bilan, pour l’instant, négatif, ça change.
Les trois équipes ont, à ce jour, six matchs à jouer, un calendrier qui pèsera lourd. New York a un agenda équilibré, affrontant trois équipes de bas de tableau (New Jersey, Cleveland, Charlotte) et trois équipes du haut dont deux de la même conférence (Boston, Atlanta et les Clippers). Même son de cloche pour Milwaukee qui devra impérativement se débarrasser de Washington, New Jersey et Toronto, tout en s’extirpant des Celtics, Pacers et surtout, des adversaires directs, les Sixers. Philly a la lourde tâche de battre deux fois les Pacers et l’adversaire direct les Bucks pour assurer sa place, avec ses 2 victoires d’avance. Les cas Cleveland, New Jersey et Detroit doivent être balayés. On constate donc que les éliminés vont jouer un rôle primordial dans cette lutte, tout dépendra de leur politique: faire jouer les jeunes et tester des tactiques ou jouer à fond jusqu’au dernier moment malgré l’élimination.
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Encore six équipes en course côté Western
La lutte aurait pu être encore plus étoffée si Portland (28-34) et Minnesota (25-37), n’avaient pas connu tant de tourments cette saison, entre blessures, trades et licenciements, rien ne les a épargné. Néanmoins, revenons sur les dernières équipes en bataille. Memphis (35-25), 5ème, a certes une victoire d’avance sur Denver (34-27) et Dallas (34-28) mais le plus intéressant reste l’agenda à venir, ultra-favorable aux Grizzlies: Wolves, Hornets, Bobcats, Blazers, Cavs et Magic. Hormis Orlando, toutes les autres équipes sont éliminées et, en toute état de cause, prenables, sans oublier que 4 matchs sur 6 sont à domicile. La voie semble tracée pour les oursons avec un bilan de 22-7 à domicile.
Denver a une position moins envieuse, 3 matchs sur 5 à jouer sont à l’extérieur et 4 équipes sur 5 sont qualifiés ou playoffables (Clippers, Suns, Magic, Thunder), autant dire que la tâche s’avère difficile. George Karl reste néanmoins optimiste, car les champions en titre viennent de perdre contre le Jazz et sur les 4 matchs restant, Chicago, Atlanta et Houston vont jouer la gagne. Si les texans subissent une série de défaite, ils peuvent se faire rattraper et éliminer par Phoenix (32-29), Houston (32-29) et le Jazz (32-30). La défaite en triple prolongation la nuit dernière contre le Jazz sonne comme un avertissement pour les hommes de Rick Carlisle.
Le scénario paraît peu probable pour Dallas, qui compte toujours deux victoires d’avance sur le trio suscité. Cette prédiction est d’autant plus probable que les Suns ont un calendrier absolument infâme à venir: Thunder – Clippers – Nuggets – Jazz – Spurs. On peut dire infâme ou opportuniste car, si Phoenix arrive à battre les Nuggets et le Jazz, une partie du travail sera déjà effectuée. Gros matchs en perspectives, donc, alors que les Rockets croisent par deux fois les Hornets et une fois les Warriors, autant dire que ces rencontres sont à portée des hommes de McHale (mission accomplie cette année, quoi qu’il arrive). Si en plus, Houston bat les Mavs dans le duel texan, c’est la cerise. Il n’y aura que Miami pour jouer les troubles fêtes et le fait que 3 matchs se jouent à l’extérieur. Je crois très peu à ce scénario car Houston reste sur 4 défaites consécutives contre Denver (x2), Phoenix et Utah, soit tous les concurrents directs à la qualification….
Enfin, le Jazz, a fait un grand pas pour voler le 8ème spot en battant Dallas dans un match épique. L’équipe a toutes les cartes en main pour éliminer les Suns (et de facto, certainement protéger les Mavs) vu qu’il reste Portland à affronter deux fois, Orlando une fois, et l’affiche de la fin de saison face aux Suns qui sera complètement décisive. 3 matchs sur 4 à domicile dont l’affrontement crucial le 24 avril contre Phoenix, Utah a réellement tous les atouts dans sa manche.
En résumé, je pense que Memphis, Denver et Dallas vont se qualifier tandis qu’Utah va voler le dernier spot pour éliminer définitivement Suns et Rockets. N’étant pas à l’abri d’une surprise, il nous reste 9 jours pour suivre ce combat farouche!











Un mot sur les Pacers qui commencent vraiment à ressembler à qqch. Danny Granger est un bon joueur mais pas un leader en puissance. Je le trouve vraiment bien entourré, avec du beau linge en dessous (West, Hibbert, Hansbrough) et le très bon Paul George, avec qui il est vraiment complémentaire.
Si Collison avait confirmé son bon début de carrière aux Hornets, les Pacers seraient un vrai contender.
Au passage, le départ de Jim O’Brien est la meilleure décision des Pacers depuis une demi-douzaine d’années. C’est le genre de mec qui n’a rien à faire sur un banc.
A l’Est, je pense que les Bucks ne renverseront pas la vapeur. J’aime beaucoup le travail de Skiles mais la place du con sera pour eux.
A l’Ouest, à l’affect, j’aimerais que les Rockets passent, eux aussi ont connu un sacré paquet de blessures (Kevin Martin est out depuis un mois, Lowry…).
Mais à la vue du calendrier, comme toi, je pense que ça devrait passer pour le Jazz.
Al Jefferson découvrira ainsi les playoffs.
Il s’était passé quoi avec les Nuggets en 2006 ?
Une incongruité hallucinante.
http://www.basketball-reference.com/leagues/NBA_2006.html
Les Nuggets se sont qualifiés en ayant le seed n°3 parce qu’ils ont remporté leur division. Or, leur bilan était moins bon que: Dallas, Memphis, les Clippers (qu’ils affronteront au premier tour), les Lakers et égale au dernier qualifié, les Kings. Ça l’a foutait mal d’avoir le 3ème de la Conférence Est avec le même bilan de victoires/défaites que le 8ème….
ah ouais effectivement c’est bizarre.
Merci pour la reponse.
Pas vraiment d’accord là dessus.
Justement, gagner ta division doit te donner un avantage par rapport à ceux qui ne l’ont pas gagné. Ici, le 3rd seed et l’avantage du terrain, un peu comme en NFL (cf les Broncos cette saison par exemple). Si gagner ta division ne te donne aucun avantage par rapport au 8e, je vois pas l’intérêt de se battre pour la gagner.
A ce moment là, autant supprimer les divisions et ne laisser que deux conférences.
« A ce moment là, autant supprimer les divisions et ne laisser que deux conférences. »
Tout à fait.
Le pire dans ce chamboulement de classement en 2006, c’est que Dallas, qui avait le deuxième bilan à l’ouest loin devant le troisième, s’est retrouvé 4è à l’ouest car Phoenix remportait de son côté la division Pacific avec un moins bon bilan (même topo pour Denver).
Résultat : Dallas et les Spurs (les deux meilleurs bilans à l’ouest) se retrouvent dès les demies de conférence… Pas sûr que les Spurs aient apprécié…
Ca avait permis d’éliminer les Spurs plus tôt que prévu. C’était donc une bonne chose
suns et bucks ont encore perdu. jazz encore gagné.