Dernier épisode de notre historique des Pistons avec la dernière décennie, qui a vu l’équipe atteindre les sommets en étant Champions NBA en 2004, avant de retomber dans un relatif anonymat et entamer une reconstruction en profondeur…

La première de la reconstruction des Pistons
La saison 2000-2001 sera à oublier pour les Pistons. Suite au départ de Grant Hill à Orlando, l’équipe ne décolle pas et n’atteint que la barre des 30 victoires… Mais cette saison sera le début de la construction d’une équipe qui deviendra championne NBA en 2004. En effet, lors de l’intersaison, les Pistons font venir, dans le trade de Grant Hill, un monstre des raquettes dans le Michigan: Ben Wallace. Ce joueur, quasi inconnu – il ne fut même pas drafté – lors de ces saisons à Washington (franchise qui le signa avant la saison 97) et à Orlando, deviendra la clé de voûte de la défense de fer á la base du retour au premier plan des Pistons.
Déjà cette saison, il était le moteur de l’équipe, dominant toutes les catégories défensives de statistiques (rebonds, blocks et steals). L’autre futur champion, arrivé en cours de saison, est Corliss Williamson, venu de Sacramento (après un court passage d’une demi-saison à Toronto). Joueur discret, Williamson s’imposera aussi comme un pion central du collectif de Detroit. En sortie de banc, il amènera son énergie et ses capacités offensives. La saison ne fut pas brillante pour l’équipe mais le départ de Grant Hill permet á Jerry Stackhouse de s’inscrire en vrai leader. Il explose quelques records d’équipe lors de cette saison: tout d’abord, le record de points marqués en un match avec 57 points, dépassant l’ancien record de Kelly Tripucka datant de 1983 de 1 point; le record de moyenne de points par match avec une moyenne de 29.8 points, dégommant des tablettes le vieux record de George Yardley datant de 1958; enfin le record de points marqués sur le total de la saison: en inscrivant 2380 points, il bat le record de Dave Bing de 1971 de 167 unités…
On notera également la bonne performance du rookie Mateen Cleaves qui inscrit 16 points lors du Rookie Game du All Star Weekend.
Ben Wallace, Roi des raquettes
La saison 2001-2002 sera celle du retour au sommet des Pistons: les Pistons deviennent champions de la Central Division. Ce succès collectif est le fait de la révélation de deux hommes en particulier: Ben Wallace, qui devient le meilleur défenseur de la ligue, dominant la ligue dans les catégories du rebond et du contre.Grâce à cette performance, il rejoint le clan très fermé – trois joueurs avaient déjà réalisés cette performance, Kareem Abdul-Jabbar, Bill Walton et Hakeem Olajuwon – des joueurs étant classé N°1 ces deux catégories de stats lors de la même saison.
A la fin de la saison, il était logiquement couronné le titre de Defensive Player of the Year. La deuxième révélation de la saison fut le talent de Rick Carlisle. Il parvenait à atteindre des résultats assez incroyables vu le groupe qui était à sa disposition: à l’exception de Stackhouse, les autres joueurs n’étaient que des seconds couteaux avant d’arriver dans le Michigan (Cliff Robinson, Corliss Williamson, Chucky Atkins ou autre Jon Barry). Ce manque de pur talent sera compensé par un style de jeu basé sur une grosse défense et une grande rigueur, symbole du style Carlisle à Detroit et qui portera ses fruits, redressant l’équipe après une fin de siècle difficile… Il sera nommé NBA Coach of the Year, le deuxième de l’histoire des Pistons après Ray Scott en 1974, mais le premier à recevoir cet honneur lors de sa première saison de coaching.
Deux autres joueurs s’illustraient particulièrement et recevaient un award : Corliss Williamson était nommé NBA Sixth Man of the Year et Zeljko Rebraca apparaissait dans la NBA All-Rookie Second Team. Collectivement, les Pistons faisaient une formidable saison, terminant avec 52 victoires mais devaient une nouvelle fois s’incliner en playoffs, des œuvres des Celtics de Paul Pierce et Antoine Walker en demi-finale de conférence.
La saison 2002-03, toujours sous la conduite de Rick Carlisle, fut tout aussi fructueuse que la précédente, les Pistons empochant une nouvelle fois le titre de champion de la Central Division. L’équipe avait été largement reconstruite, Joe Dumars ayant fait venir de nombreux joueurs à l’intersaison. Parmi ceux-ci, Richard Hamilton, Shooting Guard évoluant à Washington débarquait avec un premier tour de draft pour la saison suivante contre Jerry Stackhouse. Un pari risqué vu la contribution et les qualités de Stackhouse, mais un pari au final payant pour la franchise.
Le deuxième trade important est la signature, en tant que Free Agent de Chauncey Billups, un Point Guard relativement méconnu mais qui va complètement exploser et montrer à ses détracteurs ce qu’il vaut à Detroit. Ces deux joueurs amenaient une diversité dans le jeu offensif des Pistons, trop dépendant du niveau de forme de Stackhouse lors de l’exercice précédent… Et cela paiera, l’équipe obtenant le même bilan lors de la saison régulière (52-30), mais atteignaient cette fois les finales de conférence, stade où ils seront éliminés par les Nets qui se feront ensuite impitoyablement sweeper par les Lakers de Bryant-O’Neal. Ben Wallace était une nouvelle fois couronné Defensive Player of the Year, nommé dans la NBA Defensive Team of the Year et dans la All-NBA Second Team.
Joe Dumars, pour le flair qu’il a démontré lors des différents échanges effectués (Hamilton et Billups notamment) se voyait décerner le trophée de NBA Executive of the Year, récompensant le meilleur manager de la saison. Ce n’était que justice pour celui qui transforma, grâce à de nombreux moves judicieux, une équipe dont les résultats étaient en dents de scie depuis une décennie en une des Top teams de la conférence Est. C’est également lors de cette saison que le jeu à la fois collectif et basé sur une défense rigoureuse et impitoyable des Pistons s’est mis en place, l’équipe n’encaissant en moyenne que 87.7 points, soit 3 points de moins que la deuxième meilleure défense de la ligue…
CHAMPIONS

2004 sera l’année de la consécration d’un groupe qui sera devenu, grâce à son style collectif, le signe que le basket US est en pleine (r)évolution. Pour la première fois, un groupe homogène, où le danger vient de partout offensivement comme défensivement, a pris le pouvoir en NBA. L’équipe, – à l’exception du départ du vétéran Cliff Robinson – était sensiblement le même que celui ayant déjà porté ses fruits la saison précédente. Le seul changement notable de l’équipe fut l’arrivée, en provenance de Philadelphie du coach Larry Brown en lieu et place de Rick Carlisle, parti chez les rivaux d’Indianapolis…
L’équipe finit la saison avec 54 victoires, insuffisant pour accrocher un nouveau titre de la Central Division à leur palmarès, les Pacers de Carlisle faisant mieux avec 61 victoires. Les Pistons concluaient cependant la saison sur un incroyable 19-4 après l’arrivée de Rasheed Wallace de Portland. Ce transfert, faisant venir un des joueurs ayant une des réputations les plus sulfureuses de la NBA et dont Portland voulait se débarrasser fut LA bonne affaire de la saison. Il venait combler le seul manquement de l’équipe (le poste d’ailier fort) issu du départ de Cliff Robinson et l’énorme déception Darko Milicic, drafté en N°2 de la draft (devant Wade, Melo Anthony, Bosh, David West,…) qui avait pourtant impressionné tous les observateurs ayant fait le voyage pour le voir jouer en Serbie… Sur la lancée de leur incroyable fin de saison, les Pistons se baladent durant les playoffs.
Seuls les Nets du duo Martin-Kidd les poussent à bout lors des demi-finales de conférence, obligeant les Pistons à disputer une septième manche. Les autres tours étaient passés sans embûche pour les Pistons, se débarrassant 4-1 des Bucks et assommant les Pacers, champions de la conférence Est, par un 4-2. La franchise de William Davidson avait enfin la chance de regoûter au parfum des NBA Finals, 14 ans après leur dernière apparition à ce stade de la compétition. En finale, les Pistons se retrouvaient face à la Dream Team de Los Angeles, avec 4 probables futurs Hall of Famers (Payton, Bryant, O’Neal et Malone). Les Pistons se retrouvent donc dans la position d’outsiders qui devraient, si la logique est respectée, se faire manger tout cru par l’ogre de LA, tout comme avait été mangés les Rockets, les Spurs et les Wolves auparavant… Mais la magie du sport opéra, et les Pistons baladaient les Lakers lors de ces Finals, imposant leur faux-rythme et leur défense infaillble, mettant complètement sous silence les « vieux » des Lakers, Payton et Malone et obligeant O’Neal et Bryant à tirer à eux seuls toute une équipe…
Offensivement, la force collective des Pistons faisaient la différence, les 5 joueurs de base inscrivant plus de 10 points par match. Les Pistons s’imposaient très facilement par 4 victoires à 1, ne perdant le Game 2 qu’après prolongation… Niveau récompense individuelle, Billups remportait le trophée de MVP des Finals, Ben Wallace étaient nommé à la fois dans la All-NBA Second Team et dans la All-Defense Team. A noter aussi que lors de ces playoffs, les Pistons ont sans doute joué une des meilleures défenses de l’histoire moderne, ne concédant que 80 points par match en moyenne sur les 23 matchs disputés…

L'équipe championne NBA en 2004
« On ne change pas une équipe qui gagne ». Joe Dumars l’a bien compris. Durant les deux saisons consécutives au titre, il ne changera pas l’ossature du roster – le seul move significatif sont les départs des benchman Williamson et Okur, remplacé par Antonio Mcdyess. Chauncey Billups, Rip Hamilton, Ben Wallace, Rasheed Wallace et Tayshaun Prince continue de voler sur les sommets de la conférence Est. L’équie dirigée par Larry Brown termine la saison 2004-05 avec le bilan de 54-28.
Mais en playoffs, les Pistons se révèlent face à l’adversité. Un premier tour facilement géré face aux Sixers (4-1), suivi par deux séries de haute lutte face aux Pacers (et le dernier match de Reggie Miller, le 19/05/2005 au Palace of Aubuirn Hills), remportée 4-2. Et une finale de conférence face aux Heat du tandem O’Neal-Wade durant laquelle les Pistons ont menés 3-2, avant de l’emporter 91-66 à Detroit et d’aller gagner à Miami 88-82. Pour la deuxième saison consécutive, les Pistons retrouvaient les NBA Finals. Et cette fois, c’était les San Antonio Spurs qui attendaient les hommes du Michigan. Des Finals d’une grande intensité se profilaient, entre deux équipes peu sexy, mais jouant un basket très sérieux, basé sur une défense de fer. Menés 2-0 après les deux rencontres dans le Texas, les Pistons reviendront à 2-2à domicile, en limitant les Spurs à 71 et 75 points respectivement… Sur la lancée et toujours au Palace of Aubrun Hills, les Pistons passeront tout près de la montre en or. Le responsable? Robert Horry, qui a su profiter des largesses défensives de Rasheed Wallace pour gagner le match à lui tout seul…
La série repart à San Antonio, où les Pistons parviendront à remporter la victoire et disputer un match 7 décisif. Match dans lequel Ginobili et Duncan feront la loi pour emmener les Spurs vers le titre et empêcher le deuxième back-to-back de l’histoire des Pistons.
La saison 2005-06 sera du même acabit pour les Pistons. Deux petits changements ont eu lieu durant l’intersaison: Antonio McDyess a rejoint le navire avec Flip Saunders, remplaçant Larry Brown sur le banc. Mais la philosophie de jeu reste la même: la solide défense reste à la base des succès. En valeur absolue, les Pistons rendent à avril 2006 le meilleur bilan de l’histoire de la franchise, avec 64-18, mieux que les 63 victoires compilées par les Bad Boys de Chuck Daly en 1988/89. Mais une élimination précoce et indiscutable en finale de conférence (4-2 face au futur champion du Miami Heat) viendra gâcher ce record.
L’intersaison 2006 est la fin d’une époque à Detroit. Ben Wallace, 32 ans et quadruple DPY en 2002, 2003, 2005 et 2006, quitte le navire après 6 saisons réussies et rejoint les Bulls pour 16 millions de dollars (!!!). Antonio McDyess intègre le cinq de base tandis que Nazr Mohammed et en cours de saison Chris Webber – il ne restera qu’une demi-saison – rejoignent le bateau. Suffisant pour rendre une belle feuille de 53-29 en saison régulière, mais insuffisant pour venir à bout des Cavs en finale de conférence. On reprend les mêmes et on recommence pour la saison 2007-08. Avec un roster inchangé (si ce n’est le départ de C-Webb), les Pistons reclaquent un joli 59-23 en saison régulière. Mais comme la saison précédente,les Pistons tombent en finales de conférence, cette fois face aux futurs champions de Boston…
La galère est de retour
William Davidson, Rasheed Wallace et Chauncey Billups célèbrant le titre en 2004.
Et vient la saison 2007-08 et ses « erreurs » de management. Elle commence avec un changement de coach: Michael Curry prend les rênes de l’équipe en lieu et place de Flip Saunders. Elle continue avec le transfert de Chauncey Billups et Antonio McDyess à Denver (McDyess ne portera pas la tunique des Nuggets: il rompt rapidement son contrat et resigne aux Pistons 30 jours plus tard), en échange d’Allen Iverson.
L’objectif de ce mouvement est double: permettre de dégager du cap en vue de la Free Agency 2009 en récupérant le contrat expirant d’Allen Iverson (20 millions de dollar) et donner à Rod Stuckey le poste de PG titulaire, lui qui a prouvé ses capacités en sortie de banc la saison précédente. Présenté de la sorte , ce trade est « acceptable »… Sauf qu’Allen Iverson, c’est du talent, mais aussi et surtout un égo surdimensionné. Et vu la philosophie des Pistons, Iverson apparaissait dès son arrivée comme une erreur de casting. De fait, Iverson ne jouera que 54 matchs sur la saison, étant écarté avant la fin de la saison pour ses frasques et son côté ingérable. La saison est un cauchemar pour la franchise. Michael Curry n’a pas les talents de gestion des hommes qu’avaient par le passé Flip Saunders, Rick Carlisle ou Larry Brown. La défense s’effrite, tandis que l’attaque devient risible sans Billups…
Au final, les pistons rendent un 39-43 insuffisant leur donnant le droit de jouer – et se faire sweeper par – les Cavs. Et pour couronner le tout, les Pistons perdent leur propriétaire historique, William Davidson. Il décède le 13 mars, à 89 ans, laissant l’équipe à sa femme Karen Davidson. Les Pistons sont actuellement en vente, Karen Davidson ne souhaitant pas conserver l’équipe…

Greg Monroe, clé du futur des Pistons
L’intersaison 2009 devait faire fructifier le transfert de Chauncey Billups. Des mecs comme Artest, Odom, Andre Miller étaient unrestricted Free Agent. Des Bynum, Granger ou David Lee étaient potentiellement unrestricted Free Agent… Et les Pistons avaient environ 20 millions de dollar à investir. Joe Dumars a alors opté pour choix assez « étranges »: 35 millions sur 5 ans pour Villanueva et 55 millions sur 5 ans pour Ben Gordon. Combiné avec le départ du Sheed (remplacé numériquement par le vieux Ben Wallace), l’intersaison 2009 était plus peu convaincante du côté du Michigan. Cela se verra sur le parquet.
Peu épargnée par les blessures, l’équipe concèdera 55 défaites sur la saison – pire saison depuis 1993-94. Et aucune des recrues ne sera vraiment à la hauteur des attentes: Ben Gordon et Charlie Villanueva, tous deux en sortie de banc, ne seront que les ombres d’eux mêmes… Austin Daye, 15ème pick de la draft, décevra énormément. En fait, seul le rookie Jonas Jerebko répondra aux attentes, se frayant un chemin jusque dans la NBA All-Second Rookie team. Chemin que devra suivre l’intérieur Greg Monroe, issu de Georgetown et drafté en juin 2010. Le retour au premier plan des Pistons passe par là…
L’histoire récente des Pistons – et le futur de la franchise – a été grandement conditionné par les choix faits ces dernières saisons. Parmi ceux-ci, deux erreurs majeures ont été commises: la sélection de Darko Milicic lors de la draft 2003 – devant des Wade ou Carmelo Anthony, je me répète – et la gestion de l’après-Billups et les signatures des gros contrats de Villanueva et Gordon.
La fiche de franchise
Palmarès
- Champions NBL 1944 et 1945.
- Champions NBA 1989, 1990 et 2004.
- Champions de la Conférence ouest en 1955 et 1956.
- Champions de la Conférence est en 1988, 1989, 1990, 2004 et 2005.
- 15 fois champions de divisions (1943, 1944, 1945, 1946, 1955, 1956, 1988, 1989, 1990, 2002, 2003, 2005, 2006, 2007 et 2008).
Numéros retirés
- William Davidson: Propriétaire de 1974 à 2009.
- Jack McCloskey: General Manager de 1979 à 92.
- 2: Chuck Daly: Head Coach de 1983 à 92 (il n’a joué en NBA. Le 2 représente les deux titres qu’il a conquis en tant qu’head coach).
- 4: Joe Dumars: joueur (SG) de 1985 à 99 et Team President depuis 2000.
- 11: Isiah Thomas: joueur (PG) de 1981 à 94.
- 15: Vinnie Johnson: joueur (SG) de 1981 à 91.
- 16: Bob Lanier: joueur (C) de 1970 à 80.
- 21: Dave Bing: joueur (G) de 1966 à 75.
- 40: Bill Laimbeer: joueur (C) de 1982 à 94.
Membres du NBA Hall of Fame
- Walt Bellamy, 1993
- Dave Bing, 1990
- Larry Brown (head coach), 2002
- Chuck Daly (head coach), 1994
- Adrian Dantley, 2008
- William Davidson (contributor), 2008
- Dave DeBusschere, 1983
- Joe Dumars, 2006
- Harry Gallatin, 1991
- Bob Houbregs, 1987
- Bailey Howell, 1997
- Bob Lanier, 1992
- Earl Lloyd (contributor), 2003
- Bob McAdoo, 2000
- Bobby McDermott, 1988
- Isiah Thomas, 2000
- Dick Vitale (contributor), 2008
- George Yardley, 1996
- Fred Zollner (contributor), 1999
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Merci de cet article même si il y a quelques erreurs:
la finale de conf perdue contre les C’s n’est pas mentionnée (vous parlez de 2 défaites face aux Cavs avant le départ de Billups)
Mc Dyess arrive deux fois dans le michigan (une fois après le titre, une fois après la finale)
Merci Dayinho pour les erreurs. Je viens de procéder aux corrections à l’instant