Elgin Baylor

Elgin Gay Baylor est né le 16 septembre 1934 dans la capitale fédérale américaine, Washington. La petite histoire dit que son père l’a appelé Elgin en hommage à un sportif...

Elgin Gay Baylor est né le 16 septembre 1934 dans la capitale fédérale américaine, Washington. La petite histoire dit que son père l’a appelé Elgin en hommage à un sportif du lycée local qu’il admirait. Tout jeune, son père lui offrira maillot et ballon pour qu’il puisse jouer au basketball.

Après le lycée, Baylor ira à l’université d’Idaho. Ses résultats scolaires ne lui ont pas permis de choisir sa fac, mais, à Idaho, ils l’ont accepté pour intégrer les équipes de basketball et de foot US. Après une année, le coach est viré et la fac choisit de restreindre les activités sportives. Elgin n’est pas retenu à cause de ses piètres résultats scolaires mais l’université de Seattle lui proposera d’intégrer ses locaux. Afin de limiter les changements de fac, les règles universitaires empêchent aux joueurs de jouer durant un an s’ils partent vers une nouvelle fac. Durant un an, Baylor jouera donc pour une équipe amateur de Seattle.

Il jouera, par la suite, durant 2 saisons à Seattle University. Avec les Chieftains (aujourd’hui les joueurs de SU sont les Redhawks) il ira en finale du championnat, en 1958, une finale perdue contre les Wildcats de Kentucky. Malgré la défaite, il sera nommé MOP du tournoi en 1958. En 3 saisons NCAA, il a tourné à 31.3 points par match. Depuis son départ, Seattle University n’est plus retourné au Final Four et est même descendu en NCAA Division II.

Une carrière dévouée aux Lakers

En 1958, les Lakers héritent du premier choix et sélectionnent Baylor. A cette époque, les Lakers sont à la recherche de leur glorieux passé, celui des années Mikan. Les difficultés se trouvent sur le parquet mais aussi en coulisse. La saison précédant l’arrivée de Baylor, les Lakers avaient un bilan de 19-53 avec une équipe vieillissante et de moins en moins compétitive. Baylor signera un contrat de 20000$ par an (une somme immense pour l’époque) pour redonner vie à une franchise qui aurait pu mourrir. Bob Short, le propriétaire des Minneapolis Lakers de l’époque, déclarera au Los Angeles Times en 1971, « s’il avait refusé, on aurait été foutu. Le club aurait fait banqueroute. » Baylor était le joueur qui devait sauver la franchise. A-t-il réussi? Il y a bien quelques lecteurs fans des angelinos, alors, je vous laisse conclure…

Dès sa saison rookie, Baylor impressionne. Il est le quatrième scoreur de la ligue (24.9ppg), le troisième rebondeur (15rpg) et le huitième passeur (4.1apg) Il établiera la troisième meilleure perf au scoring à ce moment, avec 55 points en un match derrière Joe Fulks (63) et George Mikan (61). Logiquement, Baylor est élu Rookie de l’année et se classera troisième à l’élection du MVP derrière Bob Pettit et Bill Russell. Sous son impulsion, la progression des Lakers est fulgurante. Dernier la saison précédente, les Lakers iront en finales. Une finale perdue 4-0 (premier sweep en finale de l’histoire) face aux Celtics. Cette série annonce les prémices de la plus grosse rivalité de l’histoire NBA, entre les Celtics et les Lakers. Lors de cette saison, il participe également au All-Star Game où il sera nommé co-MVP avec 24 points et 11 rebonds.

Lors de sa troisième saison, le 15 novembre 1960, il score 71 points, un record à ce moment-là. En plus d’être un excellent scoreur, il gobait nombre de rebonds. Cette saison 1960-61 sera l’occasion de son record, 19.8 rebonds par match, une moyenne exceptionnelle pour un ailier. Seulement 5 joueurs ont fait mieux dans l’histoire NBA.

Lors des saisons suivantes, il continue à tourner à plus de 30 points par match, en 1962, sa moyenne est de 38.3 points par match, une moyenne record pour n’importe qui ne s’appelant pas Wilt Chamberlain. Cette saison-là, il ne jouera que 48 matchs car il était réserviste dans l’armée américaine et devait se rendre régulièrement en camp. Il ne pouvait jouer avec les Lakers que lorsqu’il était en permission. Il ne jouera donc que 48 matchs mais plantera tout de même plus de 1800 points. En 1962, les Lakers renouent avec les finales NBA, Baylor établiera un record inégalé en scorant 61 points lors du match 5.

1963-64, Baylor commence à être handicapé par des problèmes d’articulations. Durant les playoffs ’65, il se blessera gravement au genou. Une blessure qui ne se résorbera jamais réellement et son rendement diminuera. Le meilleur exemple est qu’il ne passera plus la barre des 30 points par match sur une saison. Malgré les renforts de Jerry West (1961) puis Wilt Chamberlain (1969), Baylor et les Lakers ne seront jamais champions. L’ailier star collectionnera les hommages individuels (11 fois all-star, 10 fois dans dans la All-NBA First Team) mais ne remportera jamais la bague tant convoitée malgré 8 finales.

Sa fin de carrière est pourrie par des genoux récalcitrants, il disputera 54 matchs en 1970, 2 en 1971 et prendra sa retraite au début de la saison 1971-72 après 9 matchs. Ironie du sort, le match suivant sa retraite sera le premier d’une série de 33 victoires consécutives (un record jamais égalé) puis, en fin de saison, les Lakers remporteront le titre, sans lui. Gail Goodrich prend du galon et forme, avec Jerry West et Jim McMillian, le redoutable backcourt des Lakers, champion en 1972.

Baylor restera comme le meilleur ailier sous-dimensionné (moins de 2m), un ailier au shoot remarquable et redoutable dans le money time. De nombreux joueurs lui ont rendu hommage, Jerry West déclarait notamment au Hoop Magazine en 1992, « il était un des shooters les plus spectaculaires que je n’ai jamais vu. J’ai entendu des gens parler des ailiers d’aujourd’hui mais je n’en ai vu aucun qui peut être comparé à lui. » Il est, en outre, un excellent rebondeur, plus efficace que bien des joueurs lui rendant une dizaine de centimètres, minimum.

La retraite

En 1974, il est engagé comme assistant coach aux New Orleans Jazz dont il deviendra le coach. Son bilan est peu flatteur (86-135) et démissionne après la saison 1978-79. En 1986, il est engagé comme vice président des opérations basket des Los Angeles Clipers. Malgré un roster souvent jeune et talentueux, l’équipe n’ira que 4 fois en playoffs. En 2006, il sera tout de même nommé executive of the year. L’aventure se termine en octobre 2008, avec en fond, une histoire de racisme avec son ex-employer, Donald Sterling.

Parmi les hommages post-carrière, en 1977, il est élu au Hall of Fame, en 1980, il est nommé dans la All-Time Team pour le 35e anniversaire de la league et en 1996, il est nommé parmi les 50 meilleurs joueurs de l’histoire pour les 50 ans de la league. Son numéro 22 a été retiré le 9 novembre 1983. Enfin, en 2003, il est classé onzième du Top 75 NBA Players du magazine SLAM.

Sa fiche

  • Né le 16/09/1934 à Washington DC.
  • Poste: Ailier
  • Taille: 1.98m
  • Poids: 102kg
  • High School: Springarn (Washington DC)
  • College: Seattle University
  • Drafté par les Minneapolis Lakers en 1ere position, lors de la draft ’58.
  • Franchise: Minneapolis/Los Angeles Lakers (1958-72)

Palmarès

  • NBA Rookie of the Year (1959)
  • All-NBA First Team 10 times (1959-65, 67-69)
  • 8 fois finalistes NBA mais jamais champion
  • 11 fois All-Star (1959-65, 1967-70)
  • Co-MVP du All-Star Game (1959)
  • Intronisé au Hall of Fame (1977)
  • Elu parmi les 50 meilleurs joueurs de l’histoire (1996)
  • Elu parmi les 35 meilleurs joueurs de l’histoire (1980)
  • Executive of the Year (2006)

Stats en carrière

  • Points: 23149 soit 27.36 par match. Sa moyenne est la 4e meilleure de l’histoire derrière Jordan, Chamberlain et Iverson.
  • Rebonds: 11463 soit 13.55 par match. Il est le 10e meilleur rebondeur de l’histoire, le premier non-intérieur.
  • Assists: 3650 soit 4.3 par match.
  • Matchs: 8460 de saison régulière, 134 en playoffs.

A sa retraite, il était le…

  • …troisième plus gros scoreur de la league.
  • …cinquième plus gros scoreur du All-Star Game (19.8ppg en 11 matchs)
  • …sixième plus gros scoreur des finales NBA (26.4ppg en 44 matchs)
  • …septème plus gros scoreur des playoffs (27ppg en 134 matchs)
  • Il a scoré 71 points en un match, soit le 8e meilleur total de l’histoire. Il détient également le record du nombre de points sur un match des finales avec 61 points.