EuroBasket 2011 : les temps forts

Vu le rythme effréné du tournoi, il était impossible de tout suivre. Les deux tours de qualifications étant maintenant terminés, nous vous proposons de revivre quelques temps forts, les moments...

Vu le rythme effréné du tournoi, il était impossible de tout suivre. Les deux tours de qualifications étant maintenant terminés, nous vous proposons de revivre quelques temps forts, les moments clutchs ou les surprises des 2 premières semaines.

Premier tour

Une mise en route difficile

Mercredi 31 août, 15h15 locale, l’EuroBasket 2011 est lancée. Parmi les premiers matchs du tournoi, l’entrée en lice de l’Espagne est scrutée avec intérêt. Le match débute normalement, les ibériques déroulent (42-25 à 1’33 de la mi-temps)… puis s’endorment ! Malgré 12 points de Pau Gasol dans le QT4, la Pologne revient à 80-78 à 17.2 secondes du gong. L’Espagne assure son succès sur la ligne des lancer-francs et évite le pire. Avertissement sans frais.

Dans le même genre, la Croatie se débarrasse avec toutes les difficultés du monde de la Finlande. A 4 minutes de la mi-temps, les partenaires de Koponen menait de 11 points (42-31) avant de se faire reprendre. Les croates s’imposent 84-79 grâce à Bojan Bogdanovic (27pts). Le groupe C n’a pas fini de surprendre.

La mise en route ne fut pas forcément plus facile pour la France, longtemps mise en difficulté par Janis Blums et la Lettonie, la Macédoine a concédé sa seule défaite du premier tour contre le Monténégro, après prolongation — et la seule victoire des partenaires de Nikola Pekovic — , et la Russie, en manque d’adresse, a vaincu l’Ukraine au forceps.

La Macédoine a des cojones

Battue lors de la première journée, la Macédoine a appris de ce revers en prolongation. Dès le lendemain, elle remonte à la Croatie un déficit de 10 points dans le QT3 avant que Vlado Ilievski ne rentre le tir de la gagne à 10 secondes de la sirène.
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Toujours au premier tour, les macédoniens ont encore remporté le défi d’une fin de match au couteau contre la Finlande. Pero Antic (14pts-19rbs) gobe 2 rebonds clés dans les 2 dernières minutes et Bo McCalebb scelle la victoire des siens sur la ligne des lancer-francs à 5 secondes du terme.

Bizarrement, la victoire la plus large de la Macédoine est venue contre la Grèce (+14, 22-11 dans le QT4). Vu le conflit à peine larvé existant entre les deux pays, Bo McCalebb (27pts) a probablement gagné sa statue à Skopje.

L’échec polonais

Dardan Berisha, 22 ans, fait partie des révélations de la compétition. Avec 13.2 points par match, ce natif du Kosovo s’est imposé comme un X-Factor polonais. Mais pour sortir du lot, il en fallait un peu plus. Comme un tir clutch à 12 secondes de la fin contre la Turquie. Derrière, Tunçeri ne parvient pas à rendre l’avantage à son pays et les turcs pouvaient commencer à préparer les bagages.
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Et en plus, le gamin est roublard. Hedo Turkoglu est la victime du panier le plus idiot de la compétition.
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La Pologne a réussi le plus dur en dominant la Turquie et se dirige tout droit vers le deuxième tour. Elle n’a plus qu’à battre la Grande-Bretagne, déjà éliminée. Facile ? C’était sans compter la motivation des britanniques, en tête tout le match et portés par Joel Freeland (27pts-11rbs, 14pts dans le QT4) quand les polonais ont commencé à croire à la victoire. Stats Don’t Lie : la Grande-Bretagne a écrasé le rebond (46-25).

Ersan Ilyasova : Il y a eu un changement incroyable dans le vestiaire quand la Grande-Bretagne a battu la Pologne.

En soirée, la Turquie bat l’Espagne sans Pau Gasol, bien que mené de 8 points (57-49) à 9 minutes de la fin. La suite ? Un 16-0 surréaliste.

L’improbable Israël-Italie

Surréaliste, c’est aussi un terme parfait pour qualifier Israël-Italie. A la fin du QT3, Israël menait de 19 points… avant d’encaisser un 18-0 ! L’écroulement n’est pas total. Dans les 16 dernières secondes, ils réagissent sur la ligne des lancer-francs (5/6). Mais Gallinari puis Bargnani, sur le gong, claquent un panier primé.

En prolongation, Israël reprend l’avantage mais l’Italie a une balle de match suite à une balle perdue d’Halperin. Gallinari manque son tir, Bargnani manque une première claquette, Gallinari une deuxième avant que Yaniv Green ne confisque le rebond… et obtienne la faute. L’intérieur du Maccabi rentre un lancer à la dernière seconde et offre une deuxième victoire à son équipe.
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Le miracle finlandais

Qualifié de dernière minute, la Finlande a réussi un premier tour impressionnant. Après avoir chatouillé la Croatie et pris 20 pions contre la Grèce, ils vont tour à tour coller 28 points à la Bosnie-Herzégovine — un écart décisif dans le classement final — , perdre de 2 points contre l’inattendu gros bras macédonien et battre le Monténégro pour valider son billet pour le deuxième tour.

Personne n’avait imaginé l’équipe d’Henrik Dettmann à un tel niveau. Petteri Koponen (13.3ppg-3.1apg) a assumé son leadership et sept autres joueurs ont scoré entre 6 et 10 points. Des shooteurs, de la défense, le cocktail est gagnant.

Victimes collatérales de ce beau parcours, la Croatie et le Monténégro ont quitté la Lituanie sans avoir vu Vilnius. Les premiers payent une défaite contre la Bosnie-Herzégovine (92pts encaissés, 13/29 à 3-pts), les seconds n’ont finalement gagné qu’un petit match.

Clutch plays

Pour terminer avec le premier tour, deux shoots victorieux signés Sergey Monya et Heiko Schaffartzik.
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Deuxième tour

Serbie – Lituanie

Comment oublier un tel match ? Si vous souhaitez revoir le match, c’est par ici. Sinon, quelques chiffres, juste pour le plaisir.

  • La Lituanie a shooté à 60.3%, la Serbie à 50%
  • La Lituanie a rentré 11 tirs à 3-points sur 20. La Serbie rend un honorable 7/18.
  • La Lituanie a cumulé 25 assists.
  • Kalnietis: 19pts-7pds (7/12 au tir, dt 5/7 à 3-pts), Valanciunas: 18pts-5rbs (8/9 au tir), Jasikevicius: 14pts-7pds, Jankunas: 13pts-7rbs, Pocius: 13pts.
  • Krstic: 21pts (8/15), Savanovic: 16pts-4rbs, Teodosic: 16pts, Tepic: 12pts.

La Macédoine, toujours clutch

La Macédoine a résisté à l’improbable Nikoloz Tskitishvili (20pts-10rbs) grâce à Bo McCalebb. A 16 secondes de la fin, l’ancien prospect des Nuggets égalisait sur la ligne des LF. La balle de match est entre les mains de McCalebb.
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Les Bleus ont du coffre

Parmi les victoires références de l’équipe de France, le succès à Vilnius, contre la Lituanie est à garder en mémoire. Nando de Colo (21pts-5stls-4rbs, 8/14, 13 unités dans le QT4) et Tony Parker (19pts, 9/16) ont dynamité la défense lituanienne.

La défense a également frappé fort, en limitant à 67 points une équipe qui venait de marcher sur l’eau contre la Serbie

Vincent Collet : Il fallait faire un match de play-offs et empêcher la salle de s’enflammer en défendant sur chaque action comme si notre vie en dépendait. C’est une victoire acquise de haute lutte, sur nos valeurs. Le travail défensif est toujours un travail d’équipe et on l’a imposé pendant trois bons quarts-temps, même si on a un peu baissé à la fin du troisième, où on était aussi à l’arrêt en attaque. Ca a failli être fatal mais ça n’en a que plus de relief d’avoir été capables de redémarrer. On a su trouver un joueur providentiel [Nando De Colo], qui avait du mal jusque-là et qui a été en transe pendant sept minutes. Il a eu plus de spontanéité, il dribblait moins.

Invaincue

A la fin du deuxième tour, une seule équipe est restée invaincue, la Russie. Pas forcément brillante au début du tournoi, elle a eu la chance de tomber dans une poule faible pour se mettre en route. Sur les cinq premiers matchs, la Russie n’a passé qu’une fois la barre des 80 points mais n’a encaissé qu’une fois plus de 65 points.

Au deuxième tour, l’équipe de David Blatt a pris davantage confiance. Le jeu reste très fermé mais les Kirilenko, Khryapa ou Mozgov parviennent à amener un peu de folie. Ainsi, la Finlande (+19) et la Grèce (+16) vont passer à la moulinette. Le dernier match, contre la Macédoine, est nettement plus cadenassé. La clé est à nouveau trouvé par Sergey Monya.
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Matchs de la peur

Lors de la dernière journée, la quatrième place était en jeu dans les deux poules. Les deux qualifiés, la Serbie et la Slovénie, ont eu chaud.

La Serbie menait 68-63 à l’entame de la dernière minute, avant d’encaisser deux paniers signés Ilyasova et Arslan. Milos Teodosic perd un ballon et manque un tir à 3-points pour tuer le match. Le dernier ballon est turc, Onan se fait contrer par Savanovic puis Ilyasova manque un dernier tir. Le score en reste là. 68-67 pour la Serbie.

Dans le groupe F, la Slovénie a dominé tout le match contre la Finlande mais a vu son adversaire revenir à 4 points dans la dernière minute suite à un panier primé de Koponen. La fin de match se joue sur la ligne des LF. Les slovènes répondent présents alors que les finlandais manquent des layups par Lee et Koponen.