EuroBasket : L’Espagne championne d’Europe / La Grèce en bronze / La France cinquième

France 69-62 Croatie Sans Florent Pietrus, Tony Parker (ménagés) et Boris Diaw (cheville), l’équipe de France a assuré sa cinquième place (avec un bilan de 8-1…) aux dépends d’une Croatie sans Ukic, touché à l’aine, Planinic et Stojic. Le cinq majeur français comprenait Diot et de Colo à l’arrière, Batum à l’aile et la paire Koffi – Turiaf (qui n’a joué que 9 minutes) en dessous.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les jeunes ont assuré. Antoine Diot n’a peur de rien, 18 points, un panier du milieu de terrain au buzzer de la mi-temps, et de Colo a parfaitement lancé l’EDF avec 12 points dans le premier quart. « Les joueurs ont donné leur meilleur, ils étaient durs, et une dernière fois ont montré l’état d’esprit qui habite notre équipe. » résumait Vincent Collet après le match. Sa grande revue d’effectif a permis de donner du temps de jeu à tout le monde, y compris Ian Mahinmi, 6 points (2/4 au tir, idem aux lancers), 3 rebonds et 3 fautes en 19 minutes.

  • Antoine Diot : 18 points (7/11), 3 rebonds, 2 steals.
  • Nando de Colo : 15 points (6/12), 4 assists.
  • Nicolas Batum : 8 points (3/9), 8 assists, 6 rebonds.
  • Alain Koffi : 8 points (3/6), 8 rebonds.
  • Davor Kus : 18 points (7/12), 4 assists, 3 rebonds.
  • Sanro Nicevic : 12 points (6/7), 9 rebonds.
  • Marin Rozic : 11 points (4/12), 3 rebonds.
  • Marko Popovic : 6 points (3/4 inside, 0/5 outside), 8 assists, 6 rebonds, 6 TOs.

Turquie 66-89 Russie A priori, ce match comptait pour du beurre, puisque, seuls les 6 premiers sont qualifiés au Mondial. La Turquie est qualifiée d’office, la Russie est donc — théoriquement — éliminée. Mais terminer septième, deux ans après avoir été champion d’Europe, permettra à la Russie d’être un candidat plus que crédible à une wild card.

Concernant le match, la Russie a parfaitement géré, d’abord grâce à l’adresse insolente de Zozulin, pas franchement en vue durant le tournoi, et qui a artillé de loin, puis le talent de Fridzon qui a tout fait à la défense turque, enquillant les shoots les uns après les autres. Avec un 16/24 à 3-points, la Turquie ne pouvait plus faire grand chose, si ce n’est servir en dessous l’irréprochable Omer Asik (24pts-11rbs). Le repos de McCarty est presque passé inaperçu…

  • Vitalii Fridzon : 26 points (7/11 à 3-pts), 5 assists, 2 rebonds, 2 steals.
  • Anton Ponkrashov : 16 points (5/9), 9 assists, 4 rebonds.
  • Aleksey Zozulin : 16 points (4/4 à 3-pts), 7 rebonds.
  • Nikita Kurbanov : 13 points (5/9), 7 rebonds, 2 assists.
  • Sergey Monya : 11 points (4/8), 6 rebonds.
  • Omer Asik : 24 points (9/12 et 6/10 aux LF), 11 rebonds, 2 blocks.
  • Baris Hersek : 4 points (1/3), 10 rebonds.

Grèce 57-56 Slovénie Peu d’adresse, beaucoup d’engagement, pas le match de l’année, mais quel finish ! L’homme de la fin de match se nomme Nikos Zisis. Maladroit contre la Turquie, il rentre ses 2 lancers à 16 secondes du buzzer, pour donner 4 points d’avance aux siens. Lakovic va ramener la Slovénie à 1 points, Spanoulis va rater ses 2 lancers (!!! et avec un 1/11 au tir, c’était pas sa soirée) mais Nachbar, en remontant le ballon, va prendre un shoot impossible, forcément manqué.

Mais avant ce finish, au milieu de la gabegie de shoot (18/47 pour la Grèce, 17/57 pour la Slovénie), Sofoklis Schortsanitis a fait le ménage. D’une, il joue 32 minutes, avec 4 fautes, preuve de ses progrès dans le jeu comme physique, de deux, il était en mode bulldozer, 7/9 au tir, 9/12 aux lancers. Brezec et Slokar se sont sacrifiés en défense, mais Big Sofo est trop puissant. C’est le seul grec à dépasser la dizaine de points, et il est, dans son registre, décisif…

  • Sofoklis Schortsanitis : 23 points (7/9 et 9/12 aux LF), 6 rebonds, 2 blocks, 2 steals.
  • Ioannis Bourousis : 9 points (3/6), 7 rebonds, 2 steals.
  • Jaka Lakovic : 16 points (5/12), 2 rebonds, 2 steals.
  • Erazem Lorbek : 12 points (5/18), 9 rebonds, 2 assists.
  • Uros Slokar : 9 points (2/5), 5 rebonds, 4 assists.

Espagne 85-63 Serbie On espérait du suspense, on a vu une démonstration. Avec Gasol au top de sa forme, l’Espagne est simplement injouable. Trop grand, trop mobile, trop technique, trop adroit, la défense serbe n’a jamais trouvé la parade. Les lignes arrières sont trop vives, piquent de nombreux ballons et les 3-points se sont enchainés. Que faire ? Cette Espagne est juste « trop », et à part les Etats-Unis, aucune équipe ne peut rivaliser avec la Furia Roja. Et comme en plus, tout lui réussit à l’image du alley oop – dunk arrière conclu par Claver dans la dernière minute…

La Serbie n’a pas existé. Dominée au rebond et dans tous les compartiments du jeu finalement, elle n’a pu lutter… Mais cette génération de joueurs s’annonce formidable pour l’avenir du basket serbe. Faut-il rappeler que la majorité des joueurs ont moins de 23 ans ? Après tant d’années de déception depuis le titre de champion du monde en 2002 (encore éliminée au premier tour de l’Euro 2007…), c’est un formidable retour. Il ne lui aura peut-être manqué qu’un killer. Un Rakocevic ?

  • Pau Gasol : 18 points (8/14), 11 rebonds.
  • Rudy Fernandez : 13 points (4/10), 5 rebonds, 3 assists.
  • Juan Carlos Navarro : 12 points (50%)
  • Uros Tripkovic : 15 points (5/9), 2 rebonds.
  • Novica Velickovic : 15 points (6/11), 5 rebonds.
  • Nenad Krstic : 12 points (4/8), 4 rebonds, 3 assists.

Le meilleur cinq. (récompense remise par Russell et Robertson)

  • PG : Milos Teodosic
  • SG : Vasilis Spanoulis
  • SF : Rudy Fernandez
  • PF : Erazem Lorbek
  • C: Pau Gasol, élu MVP