Taille patron
Le FC Barcelone s’est imposé 84-78 à Madrid au terme d’une véritable guerre entre les deux formations. Ce match 4 n’a jamais vu une des deux équipes prendre plus de 7 points d’avance (29-36 pour le Barça suite à un bon passage de Rubio) durant les 20 premières minutes. En deuxième mi-temps, les catalans arriverons à recréer un écart (49-56 après un panier primé de Navarro) mais les madrilènes reviendront encore une fois.
A 7 minutes du terme, suite à un panier main gauche de Reyes, le Real revenait à 68-70. Le match devient physique, âpre voire électrique lorsque le Barça a pris, une nouvelle fois, 7 points d’avance (68-75). Pete Mickeal va même porter l’avance à 9 points, et la série à 3-0, mais Novica Velickovic, passé derrière Tomic dans la rotation de Messina, va lui répondre. Le Real reviendra à 75-79, puis 78-82, mais ne fera pas mieux. Rubio (1/2) puis Lorbek (1/2) scelleront le résultat sur la ligne des lancer-francs (78-84).
Le FC Barcelone sera donc présent pour la 11e fois au Final Four, un record depuis l’instauration du format en 1988. Juan-Carlos Navarro (21pts, 8/12) a réellement retrouvé son basket, Ricky Rubio cumule 19 points, 5 rebonds, 2 assists et 9 fautes provoquées, et Erazem Lorbek signe 14 points et 6 rebonds. En face, Sergio Llull (20pts) a tout tenté, Reyes ajoute 11 points et Tomic 10.
Xavi Pascual : Je suis heureux que nous soyons au Final Four. Je dois féliciter le Real Madrid car c’était un grand match de basket — ce qui est également agréable pour les fans. Nous avons progressé dans la défense intérieur et dans les situations de one-on-one à l’extérieur. Mon équipe est plus patiente et a réussi à tenir notre petit avantage vraiment bien. Nous arriverons à Paris en sachant que nous ne serons pas le favori du Final Four. Nous devrons donner notre meilleur dans ce Final Four.
Incroyable Partizan
On l’a répété toute la saison, ce Partizan Belgrade est vraiment un club incroyable. 21 367 fans dévoués ont pris place dans la Belgrade Arena et ont poussé leur équipe durant 40 minutes. Les serbes ont eu le match en main de bout en bout, grâce à un très bon Bo McCalebb (19pts) meneur de poche US (1.83m, 82kgs), débarqué au Partizan en catastrophe mi-octobre pour remplacer Milt Palacio après un séjour offensif en Turquie, à Mersin (17.4ppg-4.6apg).
Son parcours atypique est à l’image de ce club : des stars ? Quels stars ? Aleks Maric, le meilleur joueur de la première phase de l’Euroleague n’a joué que 16 minutes pour 9 points (0/2 au tir, 9/14 aux LF) ,7 rebonds et 10 fautes provoquées. Dusan Kecman, au bout du banc du Pana l’an passé, est un leader, le principal vétéran de cette équipe, et score 12 points. Et défensivement, le Maccabi était étouffé. 11/37 à 2-points, 5/24 à 3-points, heureusement que les lancer-francs (30/38) étaient dedans. Le trident Andrew Wisniewski (15pts-3rbs) – D’Or Fischer (14pts-5rbs) – Doron Perkins (14pts-8rbs) n’a pu créer l’exploit. Score final : 76-67.
Yo-yo
Un oeil sur le tableau des scores par quart-temps en dit long sur ce match. Premier quart-temps : 22-11 pour le CSKA. Second quart-temps : 27-8 pour le Caja Laboral. Le troisième quart-temps sera neutre (15-15) et les basques auront 10 points d’avance (59-49) à 7 minutes du terme. Suffisant ? Evidemment non…
JR Holden et Ramunas Siskauskas vont alors mener leur équipe dans un énorme retour. 15-5 en 3 minutes ! La défense basque, si solide durant 1 match 3/4 a plié. Trajan Langdon puis Ramunas Siskauskas vont finir le job sur la ligne des lancer-francs (70-74), pour envoyer les russes à Paris.
Quelques chiffres. Pour le CSKA, quatre joueurs à plus de 10 points, JR Holden (19pts-4pds), Sasha Kaun (18pts-10rbs), Trajan Langdon (16pts-3pds) et Ramunas Siskauskas (10pts-8rbs-4pds). Pour les basques, on notera surtout les 23 points et 9 rebonds de Fernando San Emeterio. Il se consolera peut-être de son élimination avec le titre de MVP de la journée.
Evgeny Pashutin : Avant tout, j’aimerais féliciter tous mes joueurs qui se sont battus comme des héros ce soir. Ce n’était pas un match facile. Caja Laboral a longtemps eu l’avantage et a joué du grand basket. Nous avons commencé fort, mais le second quart-temps était un tournant. Nous étions très fatigués. Ils ont retrouvé de la confiance et nous ont puni sévèrement. 27-8. Nous avons rejoué après la pause, nous sommes revenus lentement et le travail fourni par notre starting five était incroyable. Ils étaient très fatigués mais ils ont bien joué dans les moments clutchs. Ce que Holden a fait dans le dernier quart-temps est énorme. Il a rentré des tirs difficiles qui nous ont beaucoup aidé, mais je peux dire la même chose de Siskauskas, de Langdon et des autres. Notre banc nous a aidé à atteindre les dernières minutes avec un peu plus de fraicheur. C’est une belle fête pour nous, surtout que ce sera notre huitième Final Four de suite.
Logique
Dernier qualifié, l’Olympiacos qui a dominé 86-70 Gdynia, avec 22 points, 6 rebonds et 3 steals de Josh Childress, 15 points, 7 rebonds, 5 assists et 4 steals de Milos Teodosic, 14 points de Linas Kleiza, et 12 points de Sofoklis Schortsanitis. Pour les polonais, David Logan score 18 points, Qyntel Woods 16 et Daniel Ewing 14.
Panagiotis Giannakis : Je dois féliciter mes joueurs car ils ont affronté une équipe de Prokom pleine d’enthousiasme et très dangereuse par ses tirs de loin. Ils nous ont posé quelques problèmes. Ce soir, nous avons contrôlé le rebond, nous avons bien défendu, et nous avons mis une grosse pression sur les joueurs de l’Asseco Prokom. Nous étions bien meilleur et efficace dans nos tirs que nous l’étions mardi.
Final Four
A partir du 7 mai, Paris accueillera donc deux affiches de rêve : FC Barcelone – CSKA Moscou et Olympiacos – Partizan Belgrade.





Le Partizan compte quand meme dans ses rangs deux des meilleurs joueurs de cette Euroleague: Aleks Maric et surtout Jan Vesely, qui me surprend a chaque fois que je le vois jouer. Energique, technique, physique, excellent des deux cotes du parquet, le jeune Tcheque est sans doute le plus beau joueur sorti du Partizan ces dernieres annees. Plus convaincant encore que Pekovic ou Velickovic a mes yeux…
Moi j’ai le sentiment inverse. Velickovic sortait vraiment du lot l’an dernier alors que Vesely n’est pas étincelant. J’ai encore quelques réserves sur le bonhomme, sans remettre en cause le fait qu’il a tout le potentiel d’un futur grand.
Jette une pièce en l’air…
Moscou-Partizan en final.
Je jette ma pièce: Barça-Oly. Même si je rêve de voir le Partizan en finale…
« Pari » pris Max !^^