Euroleague
Real Madrid 73-84 FC Barcelone. Après son accroc à domicile la semaine passée, il était intéressant de voir la réaction de Barcelone. Soit les catalans marchaient sur leurs adversaires, soit le Real prenait définitivement la main. C’est l’option 1 qui s’est produit, le Barça a d’entrée pris l’avantage (14-25) et le gérera avec brio malgré le talent d’Ante Tomic (23pts, 11/13). Mais le Real n’a jamais réussi à contenir Juanca Navarro, élu MVP de la journée, (24pts, 8/13 dt 4/6 à 3-pts, 29 d’éval) bien épaulé par ce diable de Pete Mickeal (13pts-5rbs) et Jaka Lakovic (13pts-3pds) toujours là pour envoyer une mine de loin (3/4 à 3-pts).
Juan-Carlos Navarro : C’était un changement radical par rapport au match 2. Nous avons fait en sorte d’être vraiment concentré dans le premier quart-temps, pour faire face à une épreuve de force comme celle-là, avec l’intensité exigée. Nous devons essayer de jouer de la même façon jeudi. Je suis heureux car j’ai réussi à sortir de ma mauvaise passe et parce que mes coéquipiers ont montré qu’ils croyaient en moi.
Felipe Reyes : Nous avons perdu nos chances en première mi-temps. Cette victoire aurait été un beau cadeau pour nos fans. Nous devons réagir jeudi et jouer comme si c’était le dernier match de nos vies. Nous devons jouer plus dur si nous voulons battre Barcelone. Nous ne pouvons pas jouer comme en première mi-temps. Nous savons que nous devrons tout donner.
Partizan Belgrade 81-73 Maccabi Tel-Aviv. Ce Partizan est juste exceptionnel en défense. Tenir le Maccabi, force de frappe offensive parmi les meilleures d’Europe, à 50 points en 30 minutes est une perf presque irréelle. Dans l’enfer du Pioneer, le sous-marin jaune a eu toutes les peines du monde à trouver ses marques, à l’image d’Alan Anderson, meilleur marqueur avec 13 points, 3/9 au tir. Le Maccabi a tiré à moins de 40% à 2-points comme à 3-points et a perdu 18 ballons. Cela en dit long sur l’engagement défensif des hommes de Dusko Vujosevic.
Dusko Vujosevic : Je suis très heureux, car ce soir, nous avons gagné dans une ambiance particulière. Notre défense était la clé. Nous avons joué serré et agressif en défense, car ce genre de match ne peut se gagner que de cette manière.
Pour le Partizan, le trident Bo McCalebb (18pts-7rbs-5stls-2pds), Aleks Maric (16pts-7rbs) et Jan Vesely (14pts-6rbs) ont abattu un gros boulot. Mais le plus impressionnant, dans cette salle, c’est souvent l’ambiance.
Stéphane Lasme : Je n’étais pas surpris par l’ambiance dans cette salle. Je m’attendais à quelque chose comme ça. Nous savions que le Partizan jouerait très serré, mais le facteur clé était leur volonté de gagner, supérieure à la notre. Nous devrons mieux jouer jeudi et espérer gagner.
Caja Laboral 66-53 CSKA Moscou. Le Caja Laboral est toujours en vie au terme d’un match particulièrement défensif. Les espagnols, avec 24 points dans le dernier quart-temps, sont les seuls à avoir passé la barre des 17 unités marquées en une période. C’est vous dire l’intensité ! Le CSKA n’a ainsi marqué que 24 points en première mi-temps pour compter 7 points de retard. Ils vont revenir à 1 point, 10 minutes plus tard, mais les basques ne voulaient pas mourir sans lutter et vont réussir ce qui paraissait impossible à Moscou la semaine passée : dominer le quatrième quart-temps. Ils vont le débuter par un 9-0 pour mener de 10 points et résister aux assauts moscovites par la suite.
Dusko Ivanovic : Nous avons fait de l’excellent travail en défense et cela nous a permis de gagner. Nous avons joué au niveau qu’il fallait. Je ne sais pas si c’était notre meilleur match défensif. Mais je sais que c’était ce qu’il fallait faire ce soir. Maintenant, nous ne pensons qu’au prochain match.
Quelques stats : 15 points et 7 rebonds pour Tiago Splitter, 14 points et 6 rebonds pour Fernando San Emeterio, et 10 points et 6 rebonds pour Mirza Teletovic. Côté russe, aucun joueur ne passe la dizaine, Viktor Khryapa, 9 points, 5 rebonds, 3 assists et 3 steals sort tout de même du lot.
Ramunas Siskauskas : Nous avons perdu car nous avons mal joué. Notre défense était plutôt bonne mais nous étions atroce en attaque. L’adversaire ne nous a pas laissé d’espace sous le panier. A la fin, nous étions trop fatigués pour tenter un run. Ils n’ont pas scoré beaucoup de points pour une équipe qui jouait à domicile, mais nous en avons scoré encore moins.
Asseco Prokom 81-78 Olympiacos Les polonais étaient les principaux candidats à un sweep mais ils ont réussi à déjouer les pronostiques grâce à une première mi-temps solide (+12 à la pause) et un peu de réussite en fin de match. L’Olympiacos avait réussi à revenir à 5 points, avant de se prendre les pieds dans le tapis suite à un bon passage de Logan (76-66). Les grecs reprennent alors le contrôle du match, Childress, Vujcic, Teodosic puis Kleiza ont réussi à trouver des ouvertures (78-76, 34sec). David Logan gère alors la dernière possession et réussit un tir à mi-distance au bout des 24 secondes. Il reste 10 secondes à jouer, Childress réduit à nouveau l’écart à 2 points, Logan est envoyé sur la ligne (1/2), Papaloukas envoie un long ballon à Kleiza mais son tir est dévié par Logan, décidément partout !
Tomas Pacesas : Je pense que notre ambition nous a permis de gagner ce match. Nous étions très bien préparé pour ce match. Nous avons perdu le contrôle à la fin du quatrième quart-temps, avec notamment de nombreuses pertes de balle ce qui a offert à l’Olympiacos des paniers faciles. Nous avons très bien joué sous les panneaux et également arrêté les contre-attaque de l’Olympiacos. C’était la clé de notre victoire. Nous devons maintenant nous reposer pour être prêt au match 4. J’esprère vraiment que nous réussirons à égaliser dans cette série.
Panagiotis Giannakis : Je trouve que nous avons montré deux visages ce soir. Nous avons fait trop d’erreurs en première mi-temps, et nous manquions d’agressivité au rebond. Nous étions plus concentrés en deuxième mi-temps et nous avons mieux joué. Nous avons même eu l’occasion de gagner ce match. Nous ne l’avons pas saisi. Nous serons prêts pour le match 4.
Dans les chiffres, Daniel Ewing (18pts, 4/4 à 3-pts) et Qyntel Woods (18pts-5rbs-4pds) ont assuré la marque polonaise avec David Logan (15pts-4stls). Côté grec, Josh Childress (20pts-5rbs-3pds) livre un bon match, Nikola Vujcic inscrit 13 points et Milos Teodosic cumule 12 points et 9 assists.
Opération. Un dernier mot d’actu européenne avec Roko-Leni Ukic qui passera sur le billard suite à une blessure à la main gauche. Il sera opéré et absent des parquets environ 1 mois.
On termine avec le gameday recap et des images de tous les parquets.

L’actu NBA.
Call-up. Les Wizards vont remplacer Randy Foye par Cedric Jackson, déjà passé par les Cavs et les Spurs. Par ailleurs, le Thunder signé Mustafa Shakur jusqu’à la fin de la saison, alors qu’il n’avait pas joué durant son contrat de 10 jours.
Options. Comme l’an passé, le retour en NBA de Josh Childress est évoqué dans la presse US. Cette année, c’est USA Today qui s’y colle. Pour rappel, ses droits NBA sont détenus par les Hawks et il a toujours le statut de restricted free agent. Donc, s’il signe un deal avec une franchise NBA, les Hawks pourront s’aligner. Enfin, il doit prendre une décision avant le 15 juillet.
Josh Childress : Ça va venir rapidement et je vais évaluer mes options pour prendre une décision. Je pense finir mon contrat ici car j’ai signé pour 3 ans.
NBA. Un autre joueur européen postule à un avenir NBA : Mirza Teletovic. L’ailier bosniaque a confié à un média de son pays que c’était un objectif à plus ou moins court terme, bien qu’il n’ait jamais été drafté.
Mirza Teletovic : J’ai toujours voulu jouer en NBA et j’espère que je pourrais le faire bientôt. Je veux devenir le premier bosniaque à jouer là-bas.
Intérêt. Le Racine Journal-Times évoque un intérêt marqué des Bucks pour Drew Gooden, 28 ans et free agent cet été. En visite à Milwaukee la nuit dernière, le joueur n’a pas fermé la porte des négociations.
Drew Gooden : Je serais vraiment intéressé pour venir ici. C’est une équipe en plein développement. Ils ont montré de gros signes de progressions depuis l’année dernière.
Retour incertain. D’après les infos de Marc J.Spears, le retour de Kenyon Martin cette saison est très incertain. Il n’a plus joué depuis le 5 mars à cause d’une tendinite à la rotule gauche.
Kenyon Martin : En étant réalise, je ne serais pas capable de rejouer cette année…
Casseroles. Dans le South Florida Sun-Sentinel, l’insider Ira Winderman annonce que le Heat en a marre de Dorrell Wright. Il faut dire qu’il traine ses casseroles entre une arrestation pour conduite en état d’ivresse et les photos de lui à poil sortis ces derniers jours. Winderman n’est pas tendre avec le jeune ailier.
Ira Winderman : Toute chance que le Heat considère n’importe quel type de deal à long terme avec lui est juste réduite à néant. Ce n’est pas un mauvais garçons mais il n’est pas non plus un investissement de confiance. C’est une honte, car il a finalement trouvé sa place sur le terrain et qu’il rendait l’équipe meilleure. Mais personne n’a besoin de ce type de publicité avec un huitième homme.
Reconversion. Adonal Foyle a confié à l’Orlando Sentinel qu’il s’imaginerait bien General Manager après sa carrière. « Construire une équipe, ça m’intéresse » précise le pivot du Magic.




