Suite à l’élimination en huitième de finale, Dimitris Diamantidis a annoncé la fin de sa carrière internationale. A seulement 30 ans, la star du Panathinaikos a décidé de laisser sa place à la nouvelle génération. Dans son sillage, d’autres joueurs de sa génération devraient suivre.
Hommage à un bourreau.
24 septembre 2005, Grèce – France. Je ne vais pas vous refaire l’histoire, les 7 points, le tir assassin. Simplement, ce jour-là, Diamantidis est rentré dans l’histoire du basket français comme le joueur qui nous manquait et qui nous manque toujours. Un meneur de jeu, un leader, un clutch player, un défenseur redoutable et un compétiteur hors norme.
Dimitris Diamantidis est le type de joueur indispensable même lorsqu’il ne score pas. Vainqueur de l’Euro 2005, les grecs placent leurs deux meneurs dans le cinq du tournoi, dont le bourreau des Bleus, 5.4 points seulement, mais meilleur passeur de la compétition.
Mais sa carrière ne se résume pas à ce tournoi. Formé à l’Iraklis Salonique (1999-2004), il s’est forgé un palmarès énorme avec le Panathinaikos. Dans sa collection, on retrouve 2 Euroleagues, 1 fois MVP des finales, 5 titres de meilleur défenseur de l’Euroleague, 4 titres de MVP du championnat grec, 6 championnats de Grèce et 5 coupes. Avec l’équipe nationale, il a complété son palmarès avec l’Euro 2005 et la médaille d’argent mondiale 2006.
Capable d’évoluer et de défendre sur tous les postes extérieurs grâce à son excellent gabarit (1.98m, 100kgs) et la longueur de ses bras, Octopus Man est un symbole des succès de la Grèce depuis les jeux olympiques 2004. Il n’avait manqué qu’une campagne depuis 2003, l’Euro 2009. Il se concentrera désormais uniquement sur le Pana, avec qui il vient de signer un deal de 10.8M€ sur 3 ans.

Renouvellement total ?
Ce départ annoncé par Diamantidis va certainement ouvrir la porte à un large exode. Il serait étonnant que Jonas Kazlauskas, s’il est toujours en poste, puisse compter sur Theodoros Papaloukas — non désiré par Kazlauskas malgré une tardive envie de retour — , Dimos Dikoudis ou Kostas Tsartsaris. Cette génération, c’est aussi Lazaros Papadopoulos, Michalis Kakiouzis, Nikos Hatzivrettas ou Michalis Pelekanos.
Ce sera alors la fin d’une équipe redoutée qui est allée en demi-finale de chaque Euro depuis 2005, qui est allée en finale du Mondial 2006 après le mémorable match contre les Etats-Unis et qui a disputé un quart de finale olympique en 2004 et 2008.
La prochaine sélection devrait être articulée autour de Nikos Zisis, Antonis Fotsis, Vassilis Spanoulis, Ioannis Bourousis et Sofoklis Schortsanitis. La génération intermédiaire (Vougioukas, Printezis, Vasilopoulos, Mavrokefalidis, Glyniadakis) assurera la transition en attendant l’éclosion des Calathes, Koufos, Papanikolaou, Giannopoulos, Sloukas, Pappas, Bogris ou Verginis. La Grèce a encore de nombreux atouts pour se maintenir dans le gotha européen.


Nos meilleurs ennemis ne seront donc plus invincibles pour un ou deux euros…
Tous ses noms quand même, Diamantidis, Papaloukas, Papadopoulos, Fotsis, Kakiouzis, c’est 10 ans de basket et une équipe redoutable et redoutée. Comme quoi, dans la stabilité, pas besoin de « stars » nba pour briller.