Exceptionnellement, Jojo7 fait des infidélités aux Nuggets pour nous parler de business, et de la relation entre LeBron James et John Wall. Un sujet « dessous du basket » qu’il était intéressant d’approfondir tant la toile du probable futur double MVP commence à se tisser dans les coulisses de la league.
Pour LeBron James, cette année n’est pas de tout repos : un titre de champion à conquérir, conserver le trophée de MVP mais aussi, gérer sa future participation au plus gros marché de free-agents de l’histoire. Au-delà de dominer le jeu, James a, depuis toujours, nourri l’espoir de contrôler tous les aspects du marketing basketball (« être le premier basketteur milliardaire »), et c’est la raison pour laquelle il suit depuis un an le parcours de la superstar de l’université de Kentucky, John Wall.
James a rencontré Wall lors du All American Camp, l’année dernière. Ce dernier effectuait alors son année senior à la Word Of God Christian Academy. Le jour de leur rencontre, James avait traversé tout le campus pour voir le nouveau génie du basket. Il était alors tombé sous le charme du jeune meneur.
LeBron James : Il était le numéro des juniors et des seniors, résume le MVP 2009, nous pouvions déjà voir qu’il était très bon, l’un des meilleurs que j’ai pu voir à cet âge-là.
Tout de suite impressionné par Wall, James décida d’envoyer le rappeur Drake pour le courtiser afin qu’il signe avec la LRMR (la société de marketing dont James est actionnaire). Mais les joueurs universitaires n’ont pas le droit d’avoir un agent ou de toucher de l’argent avant d’avoir décidé de passer professionnel.
Ainsi depuis que Wall a officialisé sa présence dans la draft 2010, de nombreux agents et journalistes font l’état d’un accord éminent entre Wall et l’entreprise. Le probable futur premier choix de la draft est sans doute le digne successeur de LeBron James, que ce soit d’un point de vue basket, mais surtout d’un point de vue marketing. L’(ex) meneur de Kentucky est le prospect le plus porté par la hype depuis le natif de l’Ohio himself. Trouver un accord avec l’entreprise de James lui facilitera son intégration et sa communication dans la plus grande ligue du monde, et cela, il le sait pleinement.

LeBron James, nouveau maitre de la league ?
Un ami d’enfance de James, Maverick Carter, est le directeur général de LRMR et c’est à lui que revient la lourde tâche de contrôler l’évolution de la société. Durant un an, Carter a été en relation avec l’entraîneur des Wildcats pour suivre l’évolution de Wall, mais aussi avec Brian Clifton, un sombre assistant non-officiel de Calipari. C’est ce Clifton qui aurait été à l’origine de la rumeur concernant les contacts avancés entre LRMR et Wall.
LeBron James : Maverick est vraiment un bon ami et il fait un immense travail. Pour n’importe qui, c’est avantageux de travailler avec lui. Il fait tout le temps preuve d’initiative et il l’a prouvé avec des choses très innovantes. Il est toujours sur le chemin de l’innovation.
Une fois la rumeur lancée, James n’a pas caché qu’il entretenait une grande amitié avec Wall.
LeBron James : Oui, je le connais très bien. Nous avons de très bonnes relations. Pas seulement avec John mais avec toute sa famille. Nous parlons tout le temps ensemble.
Maverick Carter est un nouveau venu dans le monde de la NBA, intronisé par son pote LeBron à la tête de la LRMR, il a encore tout à prouver dans le monde sans pitié des agents et du marketing. Mais pour Clifton, il a déjà accompli de bonnes choses.
Brian Clifton : Travailler avec lui est bénéfique pour n’importe quel gamin. Maverick peut choisir avec qui travailler, c’est vraiment flatteur d’être pris en considération. Lui et ses associés sont jeunes et ce qu’ils font n’a jamais été fait jusqu’à présent. Je ne pense pas que ce soit risqué. Pour moi, ils font plein de bonnes choses.
Avec James qui est une véritable plate-forme marketing — dont la majeure partie des contrats a été négociée avec son ancien agent Aaron Goowin — la lutte pour arracher la signature de Wall s’apparente tout à fait déséquilibré pour les autres agents. « Comment je peux lutter contre eux ? » se demande un rival.
La future signature de Wall sera le premier vrai test pour la LRMR. Si John Wall franchit le pas, la situation va totalement changer pour eux. Souvent pointé du doigt par les autres sociétés et par les agents pour leur manque d’expérience, LRMR risque de totalement changé la donne et se retrouver comme la société qui a le plus de poids dans le marketing NBA. « S’ils alignent deux superstars comme Wall et James, ils contrôleront toute la publicité » résume un salarié marketing de la NBA.

John Wall, pierre angulaire du système James
La première étape de leur collaboration sera la négociation d’un deal avec une marque de chaussure afin de revigorer un marché qui a tendance à stagner auprès des jeunes. Le principal intéressé pour s’attacher l’image de Wall semble être Reebok dont l’intérêt de cette signature sera de prendre la succession d’Allen Iverson comme figure de la marque. Une offre de 3 à 4 millions de dollars serait en préparation. Voilà le premier test que LRMR devra relever : cette société peut-elle rebooster les ventes de chaussures auprès des jeunes ?
« Wall ne sera jamais LeBron, mais il est le joueur le plus hype depuis l’arrivée du King avoue un concurrent de Reebok, et parfois la hype est plus importante que le talent. » LRMR n’est pas à son premier coup d’essai, elle a brièvement réprésenté OJ Mayo et James a aussi fait du lobbying auprès de John Flynn pour le recruter. D’autres sources indiquent que James essaye de convaincre le prochain lottery pick, Wesley Johnson, de signer avec LRMR.
Pourtant, la LRMR a aussi des difficultés.
Malgré ces perspectives d’avenir, LRMR a des difficultés financières depuis peu. Avec les salaires et les bureaux, les avocats et les jets privés, les hôtels cinq étoiles et les dépenses, il y a eu beaucoup plus de sorties d’argent que de rentrées. De plus Carter apparaît comme peu qualifié mais surtout inexpérimenté dans ce milieu.
Mais il a quelque chose qui ne s’achète pas : une étroite collaboration avec James qui lui délivre un pass plus important que n’importe quelle qualification. Durant le All Star Week-end à Dallas, Carter a été convié dans un rassemblement intimiste entre les agents les plus puissants de la NBA et le directeur exécutif de l’Association des Joueurs, Billy Hunter. « C’était le seul moyen pour que LeBron James soit représenté à la réunion avec les propriétaires » explique un agent de tout premier plan.
Grâce à James, Carter a toutes les portes ouvertes. Il est entrain de devenir une pièce maîtresse du marketing NBA, tout le monde doit prendre réunion avec lui. D’ailleurs leur phrase favorite à la LRMR est de dire que LeBron ne peut pas accepter tous les spots publicitaires qu’on lui propose. Donc le reste va aux autres clients. La LRMR profite ainsi de la présence de LBJ pour attirer les nouveaux talents. Depuis toujours, ils rêvent d’associer une deuxième star à James. Pendant longtemps, ils ont travaillé pour recruter la star des Hornets, Chris Paul, mais des sources disent que Paul a finalement eu peur de l’équité au sein de l’entreprise. « Ils avaient besoin de Chris beaucoup plus que Chris avait besoin d’eux » affirme une source marketing de la ligue.

Mais le plus surprenant dans cette histoire, c’est que James a joué un rôle actif, et non passif, dans la mise en relation de Wall avec la LRMR, En utilisant son amitié avec le coach de Wall, John Calipari, James a pu veiller sur le jeune prodige durant toute cette année, à tel point que certains agents plaisantent à ce sujet. « On aurait dit que James faisait partie du programme de Kentucky »
John Calipari : Je connais [James] depuis longtemps, c’est un très bon ami.
D’ailleurs John Calipari a engagé un ancien coéquipier de LeBron au lycée, Brandon Weems, dans les opérations basket de l’université. Ainsi James a tissé des liens avec les gens les plus importants de NCAA. Mais même si la rumeur se fait de plus en plus pressante, tout reste à faire pour ceux qui veulent s’attacher l’image de John Wall.
Brian Clifton : Les médias en font trop sur cette relation. John sort tout juste de l’université et il n’est même pas encore un professionnel. Mais c’est vrai que d’avoir la chance de côtoyer une personne de l’ossature de LeBron est quelque chose dont tout le monde rêve. John est avant tout admiratif de tout ce que James a accompli dans sa carrière… et c’est vrai que sa présence peut être un facteur déterminant.
Franchement quelle future star de basket ne voudrait pas être dans les petits papiers et être en contact avec le King ?
Nul ne peut douter des ambitions de LeBron James. Il veut être le plus grand magnat qu’on ait jamais vu, et il va probablement commencer par le maniement des carrières des futures stars. Comme il chasse le titre NBA, James essaye aussi de chasser les futures stars de la NBA. Oui, son ambition est au dessus de tout ce qui a été fait dans ce sport. Au-delà de dominer les parquets, James veut contrôler la hype et les nouveaux talents. Mais comme le rappelle Clifton, la publicité ne fait pas tout.
Brian Clifton : Ce qui compte avant tout, c’est ce que vous faites sur le terrain. Si vous vous concentrez uniquement sur votre partenariat avec LeBron sans prendre soin de vos affaires et que vous ne devenez pas le joueur que vous êtes censé être, vous gâcherez votre carrière.
Finalement, malgré toute la hype et la publicité qui peuvent entourer les jeunes joueurs arrivant dans la grande ligue, une seule vérité compte : celle du parquet.
Source : Yahoo! Sports.





Attention, votre article est une copie traduite de l’article d’Adrian Wojnarowski sur Yahoo! Sports et vous ne mentionnez pas la référence. http://sports.yahoo.com/nba/news?slug=aw-lebronwall041310
J’ai édité l’article avec la source.
En règle générale, je n’aime pas publier des articles sans la source, surtout quand il y a des quotes, mais là, j’ai fait l’impasse n’ayant pas eu de mention de l’auteur sur la ou les sources et vu que cette publication a été un peu « précipité ».
Merci pour cette remarque.
Toutes mes excuses d avoir oublié de mentionner l auteur.
Cela fait depuis décembre que l affaire a éclaté et j avais commencé à prendre des notes depuis ce moment là. C est pour cela que j ai juste rajouté ce que j avais pu déjà voir et qui n était pas mentionné.