La fin de l’ère Larry Bird

Après les finales ’86, les Celtics débutent une période nettement plus trouble où les échecs en playoffs cotoient les blessures des anciens. La fin de l’ère Bird-McHale-Parish est également marquée...

Après les finales ’86, les Celtics débutent une période nettement plus trouble où les échecs en playoffs cotoient les blessures des anciens. La fin de l’ère Bird-McHale-Parish est également marquée par la difficulté de renouveler les cadres. On en revient alors au décès de Len Bias.

La dernière heure de gloire

Printemps 1987. Les Celtics remportent la Division Atlantic avec 59 victoires. En playoffs, ils éliminent tour à tour les Bulls (3-0), les Bucks (4-3) et les Pistons (4-3) soit les deux futures équipes dominatrices de l’Est et les Bucks, rivaux réguliers des années 80. Pour marquer le coup, il n’a manqué qu’une bataille avec les 76ers.

En finale de conférence, les Pistons manquent le coche lors du match 5. Ils menaient 107-106 à 5 secondes, avec la possession. Isiah Thomas fait une mauvaise remise en jeu, Larry Bird pique le ballon pour servir Dennis Johnson. Une action de légende.
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Les Celtics s’inclinent au match 6, privés de Robert Parish, avant de remporter le match 7, 117-114, au Boston Garden. Les finales sont remportées par les Lakers, dominateurs en attaque (126 et 141 points marqués lors des 2 premiers matchs). Les C’s remportent le Game 3, l’occasion pour Bird d’envoyer une pique au camp d’en face.

Larry Bird : Ce match était le plus important de la série. Si nous avions perdu, ça aurait été compliqué de revenir pour le match 4. Là, ça sera facile.

Seulement, le match 4 est remporté par les Lakers sur un hook de Magic à 2 secondes du gong. Malgré une victoire pour l’honneur au G5, les Lakers remportent le titre. Magic Johnson est élu MVP des finales, en particulier parce qu’il a distillé 78 assists en 6 matchs.

Pépins en tout genre.

En 1987, les Celtics récupèrent Reggie Lewis en 22e position de la draft. Si sa saison rookie est anecdotique (4.5ppg), il se révèle petit à petit comme une excellente option offensive (5 saisons à plus de 17ppg). Mais pour une bonne pioche, les Celtics vont connaitre bien des pépins…

Tout a débuté en mars 1987, Kevin McHale se fracture le pied. Les médecins lui conseillent du repos et de mettre un terme à sa saison. Mais en playoffs, il joue 39 minutes en moyenne. La saison suivante, il manque le premier mois de compétition suite à son opération estivale. En outre, Bill Walton prend sa retraite après 10 matchs. Larry Bird compense (29.9ppg-9.3rpg-6.1apg, sa meilleure saison en carrière), ce qui va forcément se payer plus tard.

Éliminés par les Pistons en playoffs ’88, les Celtics débutent la saison suivante sous les ordres de Jimmy Rodgers, ex-assistant de K.C.Jones. Mais ses débuts sont gâchés par une blessure de Larry Bird. Opéré du pied, il ne jouera plus après le 6e match. En cours de saison, Danny Ainge est transféré pour le prometteur Joe Kleine, appelé à succéder à Parish. Si Kevin McHale, Robert Parish et Reggie Lewis scorent plus de 18 points, Dennis Johnson est en nette baisse de régime et Boston termine la saison à 42-40 et une élimination au premier tour des playoffs.

Suite à une deuxième élimination au premier tour, Jimmy Rodgers est remplacé par Chris Ford. Il atteint les demi-finales mais les blessures de Larry Bird (dos) et Kevin McHale (cheville) prennent de l’ampleur. Le premier prend sa retraite après les jeux olympiques ’92. Le second annonce sa décision en directement après l’élimination des playoffs ’93.

Toute la génération glorieuse des années ’80 a peu à peu quitté la maison verte. Dennis Johnson n’est pas conservé au terme de son contrat, en 1991. Également en fin de contrat, Robert Parish signe aux Hornets à l’été ’94 au terme d’une saison négative (32-50), une première depuis 15 ans.

Robert Parish, Larry Bird et Kevin McHale

Les anciens prennent de l’âge et quittent tour à tour les Celtics

Le décès de Reggie Lewis

Le coup de grâce est donné le 27 juillet 1993. Reggie Lewis, la perle rare dénichée suite au décès de Len Bias, sortait de 2 saisons à 20.8 points. Cet ailier avait le profil du parfait attaquant, efficace à mi-distance et en pénétration, moins à 3-points et bon rebondeur. En attendant des jours meilleurs, il faisait ses stats et assurait la place des C’s en playoffs.

En 1992, son explosion est récompensée par une place au All-Star Game. Il devient alors le premier Celtic à collecter 100 rebonds, 100 assists, 100 steals et 100 blocks lors d’une même saison. Il tourne à 20.8 points (50.3%), 4.8 rebonds, 2.3 assists, 1.5 steals et 1.3 blocks. La saison suivante est du même tonneau.

Mais le 27 juillet 1993, à seulement 27 ans, il est foudroyé lors d’un entraînement. Des problèmes cardiaques avaient déjà été détectés durant le printemps ’93. La cause de son décès : une cardiomyopathie hypertrophique. Cependant, l’autopsie pratiquée après son décès a révélé que son coeur avait été endommagé par l’usage de cocaïne.

Son numéro 35 est retiré par les Celtics, qui perdent là un nouvel espoir. Le coup de trop. Entre 1993 et 2007, les Celtics n’iront que 4 fois en playoffs et ne connaitront que 3 fiches positives. La saison 1996-97, sous les ordres de ML Carr, est la pire de l’histoire de la franchise, 15-67.
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