Déroulement de la saison régulière

La saison régulière est divisé en 2 types de matchs:

  • Les matchs inter-conférences.
  • Les matchs de conférence

Les matchs inter-conférences

Dans un premier temps, ont lieu la période des matchs inter-conférence de novembre à fin décembre. Ce calendrier est géré par les universités elles-mêmes, c’est à dire que c’est elles qui choisissent leurs adversaires durant cette période. Elles se mettent d’accord avec les autres universités pour une série de matchs, la plupart du temps aller-retour, par exemple une année Wake Forest jouera à Michigan et l’année suivante c’est Michigan qui se rendra à Wake Forest. Il est intéressant de voir la stratégie des universités. Il y en a deux bien distinctes: celles qui prônent un calendrier inter-conférence tranquille contre des équipes de seconde zone. Cela permet de se préparer tranquillement pour les matchs de conférence afin d’engranger des victoires, alors que les petites facs reçoivent un coup de projecteur médiatique ce qui rapporte beaucoup d’argent, donc elles ne demandent pas mieux que de rencontrer de grosses facs. L’autre stratégie est le strict contraire: jouer des gros matchs inter-conférence au risque de perdre, mais l’avantage c’est qu’un calendrier compliqué et pris en compte, notamment dans le RPI ranking.

Pendant ces matchs inter-conférence ont lieu différents tournois en début de saison au mois de novembre et pendant le week-end de Thanksgiving. Ces tournois sont plus ou moins prestigieux et les équipes sont invitées par les organisateurs. Parmi les grands tournois de début de saison on trouve le NIT Season Tip-Off dont les demi-finales et la finale ont lieu au Madison Square Garden (les premiers tours ont lieu sur des sites régionaux comme pour le tournoi NCAA), le Maui Invitational Tournament qui a lieu à Hawaii le week-end de Thanksgiving et qui compte sans doute le plus beau palmarès tout tournoi confondu (Duke, UNC, UCLA, UConn, Indiana, Arizona, Kansas, Villanova, Michigan State, Syracuse ont déjà gagné ce tournoi). On trouve également le Old Spice Classic qui a lieu à Orlando également le week-end de Thanksgiving, le Great Alaska Shootout, ou encore le Coaches vs Cancer Classic au Madison Square Garden…

Les matchs de conférence

Après cette période de tournois et de matchs inter-conférences, où les résultats victoires-défaites sont pris en compte dans les rankings et dans le bilan global W-L, on entame la période des matchs de conférences de janvier à début mars. C’est là que commence vraiment la saison, on entre dans deux mois de passion et de rivalités entre les facs de même conférence. Les matchs de conférence ont lieu de janvier à mars et pendant cette période, chaque équipe joue des matchs contre des équipes de sa conférence et le calendrier est géré par la conférence elle-même et non par la NCAA. C’est le bilan victoire-défaite de ces matchs de conférence qui est comptabilisé pour le classement et non le bilan cumulé.

Dès la deuxième semaine de mars (plus tôt pour les plus petites conférences: première semaine de mars voire dernière semaine de février) on entame les tournois de conférence. Ces tournois permettent au vainqueur d’être qualifiés directement pour le tournoi NCAA quel que soit son bilan W-L (on a déjà vu une équipe avec un bilan négatif gagner son tournoi de conférence et ainsi se qualifier pour le tournoi final!). Ils ont lieu sur un site neutre (Madison Square Garden pour la Big East, Los Angeles pour la Pac-10, Atlanta pour la SEC…)et le mieux classé rencontre le moins bien classé et ainsi de suite. Le dimanche où ont lieu les dernières finales des tournois de conférence est le Selection Sunday; le jour où le comité se réunit pour établir la bracket du tournoi NCAA. C’est souvent un dimanche riche en émotions car on est jamais à l’abri d’une victoire surprise en finale d’un tournoi de conférence d’une équipe qui n’était pas du tout prévu dans les plans du comité et qui du coup chamboule toute la hiérarchie établie. Vient ensuite à partir du jeudi suivant le tournoi NCAA.

Rankings

Le ranking est une sorte de classement. En fait, il s’agit d’un système particulier qui ne se base pas uniquement sur les résultats mais sur de nombreux paramètres. Il y a 3 principaux rankings: AP Top 25, USA Today/ESPN Coaches Poll et le RPI Ranking

  • AP Top 25 est le ranking de réference, ce sont les journalistes qui votent.
  • USA Today/ESPN Coaches Poll est le ranking des coachs, ce ranking paraît chaque semaine dans le journal USA Today
  • RPI Ranking: Ratings Percentage Index, est le plus compliqué des 3. C’est le ranking de référence utilisé par le comité pour sélectionner les équipes qui participeront à la March Madness. Il calcule le pourcentage de victoire de l’équipe (25% du total des points), le pourcentage de victoire des adversaires (50%) et le pourcentage de victoires des adversaires (25%) La difficulté du calendrier est donc prépondérante.

Différences de règles

The NCAA Men’s Basketball Rules Committee, constitué de coachs des trois divisions de la NCAA, est chargé d’établir les règles de jeu du basket universitaire. Proche des règles NBA, la NCAA garde tout de même certaines spécificités.

Le temps

Un match NCAA dure 40 minutes, il est divisé en deux mi-temps de 20 minutes. L’horloge ne dure pas 24 mais 35 secondes, et une équipe dispose de 10 secondes pour remonter sa moitié de terrain, contre 8 en NBA ou en Europe.

Taille du terrain

La hauteur du panier de basket, la distance de la ligne des lancers francs, et les dimensions du terrain sont les mêmes qu’en NBA, par contre la ligne des 3-points était à 6 mètres (contre 7.2m en NBA) et sera, à partir de la saison 2008-09, à 6.30m.

Fautes

Un joueur NCAA a droit à 5 fautes avant expulsion, contre 6 en NBA. La manière de compter les fautes d’équipe est également différente, les fautes sont aussi divisées en « faute sur shoot », ou « faute pas sur shoot », mais comme le temps est partagé en mi-temps, les pénalités ne commencent qu’à la septième faute. Cependent, un joueur doit inscrire son premier lancer franc pour avoir le droit de tirer le second, ce qui est communément appelé le « one and one » ou « one and the bonus » Après la dixième faute d’équipe, le « double bonus » s’applique, ce qui veut dire que le joueur victime a automatiquement droit à ses deux lancers francs.

Entre-deux

En NBA, lorsque les arbitres ont des doutes sur l’attribution du ballon à un camp ou à l’autre, un entre-deux vient « sauver » la situation. En NCAA, comme en Europe, le jump ball est banni après l’engagement. Depuis 1981, la table de marque gère cela selon la direction de la flèche. Ce système fonctionne exactement comme chez nous, si la flèche est utilisée, elle change de sens.

Zone

La NCAA n’a aucune règle qui empêcherait l’utilisation d’une défense de zone. Les coachs sont entièrement libres de mettre la défense de leur choix en place.

Relation avec le basket professionnel

Après la seconde guerre mondiale, lors de la mise en place des premières ligues pro, la coutume était de prendre uniquement les joueurs sortant de la fac avec un diplome. La NBA, en instaurant le système de draft, a dans un premier temps pérénisé ce système en autorisant uniquement les joueurs diplomés à se présenter. L’avantage était réciproque, la NBA avait un réservoir de joueurs sans passer par la création d’une ligue mineur, les colleges pouvaient vanter les mérites de leurs programmes sportifs et scolaires, et les étudiants qui ne pouvaient percer dans le sport n’étaient pas livrés à eux-mêmes puisqu’ils avaient un diplome en poche. Ils pouvaient donc parfaitement s’insérer dans la vie professionnel. Mais avec la médiatisation du sport universitaire, il n’était pas évident pour un « étudiant-athlète » de se consacrer aussi sur l’aspect « étude » du cursus. D’autre part, une pratique se développe, recruter des joueurs malgré un niveau scolaire médiocre, mais doué au basket (ou dans un autre sport) pour assurer à l’école de bons résultats sportifs et ainsi accroitre sa renommé.

Avec l’arrivée de l’ABA à la fin des années 60, la situation évolue. Le pivot hall of famer Spencer Haywood, médaille d’or aux Jeux Olympiques de 1968, décida de quitter l’université de Detroit en 1969 pour la seconde ligue professionnel et les Denver Rockets. Il fut d’ailleurs MVP de la ligue et MVP du All-Star Game, puis signa un an plus tard avec les Seattle SuperSonics, en NBA. Ceci posa problème puisqu’il n’avait pas de diplome, ce qui était contraire aux règles établies par la NBA. Pour se justifier, Haywood expliqua sa décision de couper court à ses études par le fait qu’il était le seul salarié de sa famille, et que s’il ne pouvait pas gagner sa vie en jouant au basket, son entourage serait contraint de vivre dans la misère. Il s’en suivra une bataille juridique, la Cour Supreme des Etats-Unis trancha en faveur du joueur. Ce cas fit jurisprudence. A partir de ce moment, les universitaires, prouvant qu’ils sont dans une situation économique difficile, étaient autorisés à se présenter à la draft NBA. En 1976, la mesure fut abandonnée.

En 1974, un autre cas défraya la chronique, la signature de Moses Malone aux Utah Stars alors qu’il sortait du lycée, et qu’il n’était donc même pas passé par une université. Malone est également au Hall of Fame aujourd’hui mais son exemple fut suivi par de nombreux autres lycées avec succès (Kevin Garnett, Kobe Bryant, Tracy McGrady, Amare Stoudemire, LeBron James, Dwight Howard) ou non (Bill Willoughby, Suntino Korleone Young, Jonathan Bender, Leon Smith, Ndudi Ebi) Face au nombre croissant de joueurs sautant la case College pour rejoindre le monde pro, et le nombre croissant d’échec, la NBA a décidé d’intégrer dans le CBA signé en 2005 un age limite pour se déclarer éligible à la draft, 19 ans, avec l’obligation de faire un an à l’université pour les américains. Un exemple tout frais de l’application de cette regle est le cas OJ Mayo, 19 ans au moment de la draft 2007 mais encore au lycée car il a redoublé l’équivalant du CP, il était donc freshman avec un an de plus que les autres (né en 1987 alors que la majorité était de 1988) En 2002, Amare Stoudemire était dans le même cas que Mayo mais avait fait le grand saut, à 19 ans sans passer par l’université.

La popularité du basket universitaire partout dans le pays, le grand nombre, malgré tout, de joueur allant au bout de leur cursus et le marketing entourrant la March Madness ont permis à la NCAA de se faire une place dans le paysage basket et sportif, de la garder, et d’être bien vivante face au monde pro. Désormais, pour compenser la perte des joueurs « hypés », les coachs n’hésitent plus à miser sur des groupes sans star qui joueront 4 années ensemble afin de développer un collectif. Au contraire de la NBA qui se centre sur l’individu.

Tous les articles
Saison Déroulement Conférences Victoires en SR Stats
March Madness March Madness Final Four Record Tendances
Récompenses Naismith Award Player Coach Décalé
Share and Enjoy:
  • Print
  • email
  • PDF
  • Facebook
  • Twitter
  • Wikio FR
  • MSN Reporter
  • Live
  • Digg
  • Netvibes
  • MySpace
  • Sphinn
  • del.icio.us
  • Mixx
  • Google Bookmarks
  • Blogplay
  • Add to favorites