Le journal des finales : Le point sur les blessures / L’avis de McHale / Paul Pierce critiqué par un bloggueur

Pour cette première édition de notre journal des finales, nous allons donner le ton de ce qu’il se passera chaque jour à 16 heures. A savoir une large revue de presse dans le camp vert, comme dans le camp pourpre et or, qui vous permettra de suivre ces finales sur et en dehors du terrain.

Du côté de Boston

Blessures. Rasheed Wallace va mieux. Un essai sera fait à l’entraînement du jour afin de voir dans quelle condition physique il se trouve mais Doc Rivers affirme que « il se sent mieux. » Autre bonne nouvelle, Marquis Daniels récupère bien et devrait pouvoir batailler quelques minutes avec Bryant dès le match 1, alors que Doc Rivers se montrait nettement plus pessimiste en début de semaine.

Progression. Interrogé par le Boston Herald, Doc Rivers a tenu à dire que les Celtics ont progressé par rapport à 2008. Il est vrai que la progression des Lakers est plus impressionnante, avec l’arrivée d’Artest et le titre en 2009, mais Rivers rappelle que ses joueurs ont aussi travaillé et donc progressé.

Doc Rivers : L’an dernier, nous n’avions pas Kevin [Garnett] et Powe, donc nous ne sommes pas arrivés à ce niveau. Les Lakers si, ils ont donc gagné le titre. Et par rapport à il y a deux ans, nous sommes meilleurs parce que Rondo est meilleur, et parce que Perkins est meilleur. L’arrivée de Rasheed Wallace est importante pour notre équipe. Glen Davis est également meilleur. Nous n’avons pas fait beaucoup de changements. Nous avons simplement vu nos jeunes progresser. C’est ce que nous avions décidé au sein de la franchise.

Réponse. Histoire de mettre un peu de pression sur les arbitres, Phil Jackson a comparé les Celtics à une équipe de catch, pour leur jeu à la limite du régulier par moment. La réponse — très ironique — de Doc Rivers dans le Boston Herald ne s’est pas faite attendre.

Doc Rivers : Bien, nous remercions Phil pour le compliment. C’est sympa de sa part de nous dire cela. Quoiqu’il se passe, nous ne nous cachons pas. Nous sommes ce que nous sommes. Ça ne va pas changer. Si vous nous aimez, soutenez nous. Sinon, ralez. Mais nous n’allons pas changer.

McHale. Le côté rivalité est évidemment très présent et Kevin McHale, 13 saisons à Boston, est un témoin privilégié des années 80. Pour l’ancien boss des T-Wolves, les Lakers voudront leur revanche suite aux finales de 2008.

Kevin McHale : Je pense qu’il y a de la rancune par rapport à la manière dont se sont terminées les finales 2008. Les gens disent que les Celtics les ont battu, et même humilié. Ça vous motive en tant que joueur. Je pense qu’ils veulent une autre chance. Je pense que Kobe la saisira, Gasol également, les autres Lakers aussi.

Un pronostique ?

Kevin McHale : Ça va être une série intéressante. Je pense que les matchs seront serrés. En 2008, Paul Pierce était le meilleur jouer sur le parquet en fin de match et ça a fait la différence. Pour moi, ça ne se jouera pas à grand chose. Simplement parce que mon coeur me le dit, je vais soutenir les Celtics.

Du côté de Los Angeles

Blessures Avant tout, des nouvelles du genou d’Andrew Bynum. Il ne s’est pas entraîné hier à cause des douleurs. Phil Jackson s’est avoué « inquiet » mais son forfait n’est pas encore évoqué. De plus, Lamar Odom souffre également du genou droit ainsi que de l’épaule gauche mais tiendra bien sa place demain.

Clés. Comme d’autres, Kevin Ding livre ce qui pourrait, selon lui, faire pencher la balance en faveur des Lakers. Le journaliste du Orange Country Register cite trois éléments. Tout d’abord, la défense que mettra en place Tom Thibodeau, qui avait réussi à le tenir à 40.5% lors des finales 2008. Le journaliste rappelle au passage que Thibodeau fut un des mentors de Bryant lorsque le joueur était un lycéen à Philadelphie et que le technicien officiait dans le staff des Sixers. Deuxièmement, le rebond. Les Celtics avaient verrouillé ce secteur lors des finales 2008 mais Kendrick Perkins, Rasheed Wallace ou Glen Davis ne sont pas des rebondeurs hors pair. Enfin, la progression naturelle des Lakers, avec l’arrivée de Ron Artest et la progression d’Andrew Bynum — absent sur blessure en 2008. Phil Jackson a d’ailleurs déclaré que pour Artest, c’était « le moment de briller. »

Physique. Ce même Kevin Ding s’intéresse également à Pau Gasol. Lors des finales 2008, il était passé pour un joueur soft. Dominé physiquement par Perkins, son manque de hargne lui avait valu de nombreuses critiques. Depuis, son tempérament de guerrier a pris le dessus et son rôle dans les finales 2009 est incontestable. Mais il devra prouver qu’il peut faire de même face aux Celtics. Phil Jackson reconnaît d’ailleurs que ses joueurs les plus rugueux se trouvent au périmètre, avec Artest, Fisher et Bryant. L’espagnol devra donc une nouvelle fois faire ses preuves.

Matchups Le Los Angeles Times s’attarde plutôt sur Ron Artest. L’ancien Pacer reconnaît que le challenge est intéressant. L’arme anti-James, anti-Anthony ou anti-Durant a déjà croisé le fer avec Durant ou Richardson durant ses playoffs et s’apprête à vivre son défi le plus intense.

Ron Artest : Il joue des matchs pour le titre. Les autres ailiers [comme James ou Anthony] non. Il est déjà arrivé deux fois à ce niveau. Il est bon dans les gros matchs et prend régulièrement les tirs importants.

Phil Jackson : Pierce va dominer le ballon. Donc, Ron devra davantage défendre sur le ballon face à un bon joueur offensif. Il devra être très concentré.

Pierce. Évidemment, l’adversaire est aussi passé au crible. Le bloggueur de l’Orange Country Register Jeff Miller s’est un peu attardé sur Paul Pierce qu’il qualifie de « plus grande diva de la NBA » tout en ironisant sur son surnom, The Truth, qu’il estime plutôt mal choisi pour un joueur habitué à faire du cinéma. Si Miller reconnaît volontiers que Pierce est un joueur fantastique, il regrette simplement son attitude.

Jeff Miller : La plus grande Diva en NBA, c’est Pierce. Il vend des fautes comme 7-Eleven vend des hot dogs. Il est aussi spectaculaire qu’Elvis. Il a un soap opera dans le short. Je prédis qu’il lui faudra moins d’un quart-temps jeudi pour être assez agacé par un défenseur des Lakers et nous donner l’impression qu’il s’est fait renverser par un camion de glace.

Au passage, Miller donne également la parole à Quentin Richardson qui ne s’était pas gêné pour dire que Pierce et Garnett étaient des actrices.

Quentin Richardson : Parfois, il tombe comme si sa saison était terminée et puis il se relève comme si de rien n’était.

Paul Pierce appréciera.

Vidéos

Pour conclure, deux vidéos à déguster. Tout d’abord, un clip sur la rivalité entre les deux franchises puis un top 10 des finales ’87.
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