Le journal des finales : toutes les têtes tournées vers le match 7

Une petite info en préambule : Tom Izzo a dit non aux Cavaliers. L’entraîneur de Michigan State restera donc dans sa fac en raison, notamment, de l’incertitude régnant autour de l’avenir de LeBron James. Cela étant dit, place aux finales, aux réactions et aux enseignements de ce match 5.

Réactions

Phil Jackson : Il y avait beaucoup de tension. Les joueurs ont réussi à se prendre en main. Il n’est même plus question de coaching là. C’est ancré en eux. L’important, c’est d’être prêt et de fournir de l’énergie sur le parquet. Notre défense a été bonne, et nous avons contrôlé le rebond.

Kobe Bryant : Je suis vraiment heureux. Nous avons bien défendu. Nous les avons gardé loin du cercle, loin de la raquette, nous avons dominé le rebond. C’était un bel effort collectif. Nous avons l’habitude d’être dans l’obligation de gagner. Nous voyons [le match 7] comme un match à gagner. Je sais ce qui est en jeu et je ne veux pas trébucher.

Doc Rivers : Je pensais que nous jouerions mieux que ça, je pensais que nous étions prêts. Nous avons joué de manière individuelle ce soir, des deux côtés du parquet. Nous ne nous sommes jamais créé de bonnes opportunités en attaque, car nous ne nous sommes jamais fait confiance mutuellement. Chacun était là pour lui-même.

Ray Allen : Nous n’avions aucun rythme et cela a affecté notre cohésion. Nous avons tous cherché trop tôt à réaliser l’action du match. En tant que titulaires, on doit pourtant prendre des responsabilités. On doit faire mieux lors de la prochaine rencontre.
Ce qui est arrivé à Kendrink Perkins, c’est terriblement désolant. Alors on doit gagner pour lui.

Rajon Rondo : Pour moi, ce match est terminé. Il en reste encore un. Il en reste un pour eux aussi. C’est tout ou rien. Mais ce match, c’est le passé.

Enseignements

Volontaire. Info surprenante relayée par ESPN : Andrew Bynum a demandé lui-même à sortir au début du troisième quart-temps. Avec 2 points, 4 rebonds et 1 block en 16 minutes, le pivot des Lakers n’a, encore une fois, pas été transcendant. Explications.

Andrew Bynum : J’avais le sentiment de ne pas rendre service à l’équipe. Nous avions une belle avance et deux fois de suite, je me suis fait avoir au rebond. Je n’arrivais plus à sauter, donc, avec cette avance, et l’opportunité de me reposer, j’ai demandé à sortir.

Phil Jackson : Il était incapable de bouger avec fluidité en deuxième mi-temps. Il avait des douleurs dans l’arrière de la jambe. Il a juste dit ‘vous devez me sortir, je ne peux plus courir’. Et c’était manifestement le point où il n’arrivait plus. Nous allons travailler pour que cela ne se reproduise plus.

Défense. La défense des Lakers était très impressionnante cette nuit. Les images sont souvent plus parlantes que les longs discours. Profitez donc de cet excellent montage proposé par Basketball Breakdowns.
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Attitude. Outre la défense, c’est l’attitude des Lakers qui a rassuré les médias locaux. Dans le Los Angeles Times, c’est ce point qui ressort. Les Lakers étaient dos au mur et ont trouvé les ressources pour s’en sortir.

Luke Walton : Débuter le match 6 ou 7, et perdre, signifierait un échec pour nous. Il n’y a rien d’autre à dire.

Critiques. Holywood flop pour le Globe, Tough road for Celtics pour le Herald, les deux principaux quotidiens de Boston ne sont évidemment pas tendres avec leurs protégés. Entre la blessure de Perkins, la défense forte des Lakers, l’individualisme, et le manque d’envie, les arguments sont nombreux et se rejoignent. « What’s up for Game 7, Doc? » se demande Gary Washburn du Globe.

Autour du match 7

Match 7. Pour la première fois depuis 2005 et la série Spurs-Pistons, une finale se jouera au match 7. C’est la cinquième fois qu’il faudra un G7 entre les Lakers et les Celtics, et la 17e fois all-time. Avantage à l’équipe jouant à domicile, 13-3.

Genou. Kendrick Perkins souffre de deux étirements ligamentaires au genou droit. D’après Ric Bucher (ESPN), il est très incertain pour jeudi soir.

Bonus. Si les Lakers sont champions, Phil Jackson touchera une jolie prime de 2M$ en plus de son salaire, estimé à 12M$. (ESPN)