Le 12 mars 1985, Larry Bird signe sa plus belle performance individuelle en carrière, 60 points. Sa victime : les Hawks, le 12 mars 1985 dans un match joué… à New Orleans. Ces 60 points sont également le plus gros total de points All-Time pour un Celtic.
Neuf jours plus tôt…

Kevin McHale, éphémère détenteur du record
Le 3 mars 1985, les Celtics dominent les Pistons (138-129) au Garden. Kevin McHale réalise le match le plus abouti de sa carrière, 56 points, 16 rebonds, 4 assists et 3 blocks. Sorti à 1’25 du gong, Mac n’a pas eu l’opportunité d’atteindre les 60 points. Au grand regret de Bird.
Larry Bird : Ce n’est pas si souvent que vous avez l’opportunité d’inscrire autant de points. Kevin ne scorera probablement plus autant en une journée. Aujourd’hui, il était énorme. Il le mérite. Il aurait du atteindre les 60.
Le précédent record de points pour un Celtic était 53, établi deux ans plus tôt par Larry Bird. Ironiquement, the Hick from French Lick ne laissera ce record à son collègue que 9 jours.
Sur une autre planète
Neuf jours plus tard, donc, New Orleans accueille un match de saison régulière entre les Celtics et les Hawks. A priori, rien de bien excitant, les Hawks sont dans le négatif et reste sur 5 défaites. Do Wilkins est là, mais bien seul.
10 079 personnes ont pris place dans la petite salle de l’Université de New Orleans. En première mi-temps, Larry Bird commence sa démonstration, 23 points. ATL n’a pas les armes pour lutter en défense. Et le pire, finalement, c’est qu’ils n’avaient encore rien vu.
Larry Bird continue son show dans le troisième quart-temps, ajoutant 19 points sans le moindre lancer-franc. Boston ne compte que 11 points d’avance. Rien n’est encore joué mais comme Bird ne rate rien… Le public a pris parti pour les Greens, prenant conscience que le grand blond évolue sur une autre planète.
Panier après panier, Larry Bird enthousiasme la foule. Le problème avec lui, c’est qu’il est non seulement intenable dans le jeu, mais en plus, il rentre ses lancer-francs. L’envoyer sur la ligne ne sert à rien. Le couper de ses partenaires est tout aussi difficile tant il est habile balle en main.
Il est même compliqué de reprocher aux Hawks de mal défendre. Larry Bird a rentré tir impossible sur tir impossible. Il pouvait balancer la balle après une faute, la balle tombe irrémédiablement dans le panier. Le record établi 9 jours plus tôt tombe sur un lancer franc. Et qui fut le premier à féliciter Bird ? Kevin McHale, évidemment.
Sur le buzzer, Dennis Johnson lui sert une dernière offrande pour un tir en tête de raquette. 60 points. 18 dans le dernier quart-temps. Ses stats finales sont éloquentes : 22/36 au tir, 15/16 aux LF. Larry Bird se réapproprie ainsi le record. Les Celtics s’imposent au final 126 à 115.
Larry Bird : 60 points, c’est incroyablement dur à atteindre, et vous ne pouvez pas le faire sans l’aide de vos coéquipiers.
Une belle manière d’associer Kevin McHale, Dennis Johnson, Robert Parrish ou Danny Ainge à son record. Les Celtics sont unselfish et malgré l’immensité de la perf individuelle de Bird, c’est à tout le collectif qu’elle bénéficie.

La perte du titre
Malgré 63 victoires en saison régulière et une campagne de playoffs relativement tranquille (12-4), les C’s vont, pour la première fois depuis 1958, s’incliner en finales NBA. Pour la première fois tout court, ils vont s’incliner en finales face aux Lakers (4-2).
Cette série débute par le Memorial Day Massacre. Ensuite, Kareem Abdul-Jabbar, futur MVP des finales, prend la série à son compte (30.2ppg-11.3rpg-6.5apg-2bpg). Les C’s ne gagnent qu’un autre match, le 4, sur un tir au buzzer de Dennis Johnson.
Le 9 juin 1985, lors du match 6, les Lakers s’imposent 111-100 à Boston. Pour la première fois, le Boston Garden assiste à la célébration de l’équipe adverse. Pour le plus grand bonheur de Jerry Buss.
Jerry Buss : Ce trophée retire la phrase la plus odieuse de la langue anglaise. On ne pourra plus jamais dire à nouveau: ‘the Lakers have never beaten the Celtics’.





Pourquoi le match fut jouer à New Orleans ?
Merci^^
C’est la question piège
Je n’ai pas trouvé d’explications claires sur le sujet. La + fréquente que j’ai trouvée, c’est simplement qu’il y avait des délocalisations de temps à autre en saison régulière. Comme ça se fait encore aujourd’hui. Seulement, dans les années 80, la Chine ou Londres n’étaient pas encore des objectifs.
En tout cas c’est forcément « the French air » qui l’aurra porter, c’est la seul et unique éxplication
ui: ^^
Je viens de regarder les 5 premières minutes de la video.
-à 2:01 il y a un move dos au panier superbement technique de Larry.
-à 2:52 une passe magnifique, à 4:52 une autre génial etc…
Mais ce qui m’a surpris, c’est, (du coup je sais plus à quelle moment lol), de voir Antoine « AIR » Carr littéralement VOLER vers le dunk…Amazing quoi !^^
Je verrais la suite après le taf.
Cette vidéo est juste un régal. D’ailleurs, c’est assez rare ce genre de clip pour les perfs des années 80, c’est pr ça que j’en ai profité. Aujourd’hui, c’est forcément différent, y a des clips pour tout et n’importe quoi.
C’est sympa de faire des arrêts sur image, moi je pourrais m’arrêter toutes les 15 secondes pour faire un commentaire tant Bird avait une variété technique inouie.
Jérôme je viens de finir la video et j’ais remarqué quelque chose qui étrangement ne m’avais jamais frappé auparavant :
Pourquoi la même tréfle chez les verts Celtics et les verts du Panatinaikos ??
J’ais ma petite idée mais on s’éloigne du basket.
Toi ou d’autres qu’en pensez-vous ?
Je m’étais jamais posé la question. En fait ça n’a rien à voir.
Pour le Pana: http://www.linternaute.com/sport/magazine/dossier/les-surnoms-des-equipes/les-trefles-du-panathinaikos.shtml
Pour les Celtics, c’est la référence à l’Irlande.
http://www.passionbasket.fr/la-naissance-des-celtics/
Merci beaucoup pour cette recherce et ces éxplications.
Le fait que pendant toutes ces années, alors que je suis un fan d’Euroligue et de NBA, je ne me suis pas rendu compte d’un tel rapport entre les 2 tréfles, je trouve complétement FOU !
Et pour te conter une « annecdocte », au boulot nous somme quelques étrangers(Français, Peruvien, Egyptiens).
Et là un Grec vient d’arrivée….avec le tatoo du Pana sur le bras !
Un fans hardcore quoi !
Mais très sympa et jovial, alors que quand je lui ai poser la question, il m’a avouer avoir déjà jeter des pièces de « Drachme » ou Euro sur les adversaires…
En fait il est une personne différente dans la salle, il se transforme, je connaissais cet « état » qui peut atteindre même les plus sympa, mais c’est crazy quoi !
Ce soir, je vais voir le match 5 Pana/Maccabi dans un endroit dédier aux sports que j’aime bien, mais je ne pense pas qu’il puisse être là…dommage^^
PS : pardon du HS, mais je pense que ça valait le coup.^^