Nommé à la tête de Southern Methodist University (SMU), une petite fac du Texas, membre de la Conference USA, Larry Brown rappelle à 71 ans que le coaching, c’est sa vie et qu’il n’a aucune intention de prendre sa retraite. NBA.com en a profité pour le rencontrer et évoquer de nombreux souvenirs. Des confidences passionnantes.
« J’aime enseigner et j’aime voir des gamins progresser »
Comme Larry Brown revient en NCAA près de 25 ans après son titre avec Kansas, l’entretien débute logiquement par une question sur les différences entre le coaching au college et le coaching NBA.
Ce n’est pas si différent. Je pense que les pros veulent apprendre, et en 30 secondes, ils savent si vous pouvez les aider et les rendre meilleurs. Le challenge est de les laisser comprendre la différence entre coaching et critique. C’est un petit peu plus sensible avec des joueurs plus âgés, en particulier dans un environnement collectif. Donc, il faut choisir la manière de s’adresser à ces gars. Mais en fin de compte, ils veulent tous progresser. Ils admirent les coachs qui prendront le temps de leur apprendre quelque chose et j’aime ça.
Vous n’avez de compte à rendre qu’au propriétaire. Parfois, c’est un peu perturbant… mais tout est centré sur le basket. Vous n’avez pas à recruter, vous n’avez pas à vous soucier des gamins qui vont en cours ou non, ou qui ont un job d’été, vous n’avez pas à vous soucier des parents inquiets parce que leur fils n’a pas assez de temps de jeu.
Mais, cela dit, j’aime le fait qu’au college, vous êtes davantage dans l’apprentissage.
Les matchs sont douloureux parce que je suis toujours inquiet parce que, peut-être, mon équipe ne sera pas assez préparée sur un point particulier qui pourrait arriver. Mais l’entrainement est phénoménal. J’aime enseigner et j’aime voir des gamins progresser. Avec mon expérience et tous les grands coachs que j’ai cotoyés, ils étaient tous de grands éducateurs et faisaient attention aux jeunes, donc je pense apprécier cette partie-là.
Je n’aime pas recruter, mais quand j’étais à Kansas, ou UCLA, ou North Carolina, j’aimais et je respectais tellement ces écoles et ces programmes que c’était vraiment facile de parler des vertues d’intégrer Carolina, UCLA ou Kansas. Ce n’était pas aussi compliqué que je ne le pensais.
Un perfectionniste dans un sport imparfait

Larry Brown à la tête des Pacers
Reggie Miller a un jour déclaré que Larry Brown était un « un perfectionniste dans un sport imparfait. » Coach des Pacers entre 1993 et 1997, LB a forcément des souvenirs avec Reggie Miller.
Il était le shooteur plus clutch que j’ai vu, et un des plus grands compétiteurs que j’ai vu. Il n’y a pas de hasard quand on est, comme il l’a été, avec une franchise aussi longtemps. Il était bien préparé, il s’entrainait dur, il respectait ses partenaires… Je pensais parfois qu’il était presque trop altruiste au point que c’était gênant à certains moments.
Mais quand je repense à ça, j’admire ce trait vu la manière dont il a joué et s’est conduit. Il voulait que ses coéquipiers sentent qu’il croyait en eux et avait confiance en eux.
Il était incroyable. Même une fois à la retraite, je pense qu’il aurait pu jouer encore cinq ans. Son corps… les gens avaient l’habitude de dire qu’il était maigre et faible, pas robuste. Il était puissant et robuste, et il était un bien meilleur défenseur que beaucoup l’imaginaient.
Le coach détache alors une facette bien précise de son jeu.
Il utilisait les écrans mieux que n’importe qui. Il n’était pas le genre de joueurs à se créer son propre tir, bien qu’il le pouvait si nécessaire. En général, il avait besoin de joueurs qui lui donnent le ballon et il utilisait les écrans très bien, et il bougeait bien sans le ballon.
Les gamins aujourd’hui ne réalisent pas qu’il n’y a qu’un ballon. Beaucoup de jeunes savent jouer avec mais ils ne savent pas quoi faire sans, comment aider les autres joueurs, comment se rendre disponible. Reggie avait compris tout ça.
Je pense qu’il a acquis cela avec l’expérience. Ce n’est pas quelque chose qu’un coach peut réellement enseigner. Je pense qu’il sentait cela avant que je le lui fasse remarquer. Mais je sais aussi que jouer avec Byron Scott qui utilisait les écrans de manière incroyable, a vraiment aidé Reggie, quand il était à Indiana.
« Ce gamin était hors concours »
Sans doute le dossier le plus brulant de la carrière de Larry Brown, sa relation avec Allen Iverson. Aujourd’hui, l’ancien coach des 76ers ne cache plus son affection pour son ancien leader.

Larry Brown et Allen Iverson
Il pensait que ce n’était pas facile ? Je me demande s’il parlait pour lui ou pour moi ?
J’ai dit que Reggie était un compétiteur incroyable… mais ce gamin était hors concours. Plus grand cœur. Il y a certaines choses notamment à l’entrainement ou en préparation que j’aurais aimé qu’il fasse mieux, mais il se battait plus que n’importe qui.
Ce qu’il a accompli, pour sa taille et ce qu’il a traversé — les coups qu’il a pris et les blessures — nous ne verrons plus jamais ça chez un autre que lui.
J’espère que d’une façon ou d’une autre, je pourrais revenir dans une position où il pourra jouer pour moi, il pourra entrer dans une salle, être annoncé et obtenir des ovations du public pour ce qu’il a fait, car il le mérite. Il mérite d’avoir des gens qui disent finalement, ‘merci Allen, tu es un des plus grands sportifs que j’ai vu à l’œuvre. Nous t’avons aimé et maintenant continuons pour le reste de ta vie.’
J’étais frustré par la manière dont Allen se préparait car j’ai toujours pensé qu’il aurait pu être un modèle. C’est quelque chose d’incroyable, aujourd’hui, mais à chaque aéroport des gens venaient chez moi… et ils ne savaient pas qui j’étais, mon nom, mais ils disaient ‘vous êtes le coach d’Allen.’
J’étais chanceux de voir beaucoup de coachs et de joueurs venir me voir et dire ‘Allen iverson était mon idole, coach, parlez moi de lui.’ Et ils ne prêtent pas attention à des choses que les gens disent sur lui. Ils ne me parlent que de son sens de la compétition, sa soif de victoire, ses performances spectaculaires. Mais il a fait des choses à chaque match qui aurait pu me démolir.
Il aurait pu faire des choses incroyables que personne d’autre n’aurait pu faire, et ses partenaires étaient parfois frustrés par lui, mais jamais, ils n’ont remis en question sa soif de gagner. Ils voulaient toujours être son coéquipier, ils savaient qu’il donnerait toujours tout chaque soir. Quand il jouait, nous savions que nous avions une chance de gagner.
« Il a besoin de plus de personnes pour contester ce qu’il fait »
Son dernier job NBA fut entre 2008 et 2010, aux Bobcats, sous l’égide de Michael Jordan. Les deux hommes ont noué une relation très particulière.
Il m’a donné une chance. J’étais au chomage et il m’avait contacté une fois auparavant mais ça ne s’était pas fait. J’aurai toujours du respect pour lui. Je l’ai admiré comme joueur, et travailler pour lui était un rêve, pas seulement pour les liens que nous avons pour la Caroline, mais pour ce qu’il a fait pour ce sport.
J’étais probablement plus déçu par sa décision de me laisser partir que tout autre chose qui m’est arrivée dans ma vie. On a besoin de lui dans le sport. Quand les gens parlent d’Allen ou de Michael, c’est incroyable le respect que tout le monde a pour eux.
J’aime les gens qui attendent de grandes choses de vous, placent la barre toujours plus haut. J’essaie de le faire en tant que coach. J’espère ne pas demander à mes joueurs des choses dont ils ne sont pas capables mais je préférerais jouer pour un coach qui pense que je peux faire de grandes choses.
Pour Michael, je voulais cotoyer quelqu’un qui voulait le meilleur. Le plus gros problèmes, et il devrait être furieux contre moi, il a besoin de plus de personnes pour contester ce qu’il fait et je ne pense pas qu’il y en a assez.Il a besoin de plus de gens autour de lui pour qui il a du respect et qui ne seront pas effrayés de lui dire ce qui n’est pas bon. C’est la chose qui m’a déçu.

Larry Brown et Michael Jordan
« Si c’était à refaire, je ne prendrais plus ce job. »
En 2005, il signe un contrat mirobolant avec les Knicks. Il travaille alors avec Isiah Thomas durant une saison.
Je ne veux pas aller par là. En fait, encore une fois, c’est quelqu’un que j’ai aidé quand sa carrière s’est arrêtée. Il m’a donnée une belle opportunité à New York. Ça n’a pas marché.
Si c’était à refaire, je ne prendrais plus ce job. Sachant ce que je sais aujourd’hui, parfois, le recul est une bonne chose. Il faut vous rappeler que j’ai grandi à Brooklyn, j’ai joué sur les playgrounds, j’ai vécu à Long Beach, là où il y avait un des plus beau terrain.
Ma mère travaillait à la boulangerie de l’autre côté de la rue. Tous les grands joueurs, venus de toute la ville, tous les anciens pros venaient. Red Holtzman m’a appris à jouer. Je l’ai idolatré. J’ai adoré les Knicks. J’admirais aussi Red Auerbach, des gars de l’ancienne époque qui enseignaient la bonne manière de jouer. Leurs équipes étaient phénoménales.
Donc quand j’ai eu l’opportunité de coacher les Knicks, ce fut un rêve devenu réalité pour moi, je ne pensais plus que ça arriverait. J’ai réalisé tôt que la league avait besoin d’une équipe des Knicks en réussite. La NBA a fait des choses incroyables pour moi. Je dois tellement à David Stern et à la league pour ce qu’ils m’ont permis de réaliser. Donc, être le coach des Knicks, réaliser que aimer ce sport et être encadré par les meilleurs coachs puis échouer, ça m’a tué.
Jusqu’à l’année dernière, j’étais vraiment blessé par cela. Mais je suis heureux de voir leur progression, et qu’un gars, Mike Woodson qui a coaché longtemps avec moi est maintenant leur head coach et fait du bon boulot. Donc je me sens à nouveau en lien avec New York.
« S’ils n’avaient pas explosé cette équipe, ils auraient gagné cinq ou six titres. »
L’équipe des Pistons qu’il a menée au titre en 2004 et en finales en 2005 était atypique par sa construction. N’y avait-il pas de superstar dans cette équipe ?

Larry Brown et ses superstars
Je ne suis pas d’accord avec ça. Ils étaient tous des superstars. S’ils n’avaient pas explosé cette équipe, ils auraient gagné cinq ou six titres. Ils jouaient de la bonne manière. Je l’ai dit pendant longtemps. J’emploie un lieu commun mais cette équipe le montrait chaque jour.
Quand je parlais de faire progresser notre sport, cette équipe montrait cela chaque jour. Quand des gens disaient que je n’avais pas de superstars, je rigolais.
Ben Wallace était une superstar dans ce qu’il faisait. Rasheed Wallace était un intérieur aussi bon que les meilleurs, mais il n’a jamais été reconnu. Chauncey, grand joueur, grand cœur, il s’est sacrifié pour moi. Rip Hamilton est le clone de Reggie Miller, il shootait de moins loin mais il avait les mêmes qualités et Tayshaun Prince, quelqu’un lui a appris la bonne façon de jouer.
Ces cinq là se sacrifiaient les uns pour les autres, et quand nous avons réalisé cela, notre sport, quand il est bien joué, est un sport collectif. Ces gars le montraient chaque soir.
Play the right way
Play the right way (jouer de la bonne manière) est une expression souvent utilisée par Larry Brown, il est temps de la définir.
J’ai joué pour un grand coach au lycée. Il ne nous autorisait pas la défense de zone, il n’appelait jamais les systèmes. Il voulait nous apprendre à jouer. Il faut défendre en individuel, passer et couper, se sacrifier pour ses partenaires. Puis, je suis allé à Carolina, jouer pour Frank McGuire, peut-être le plus grand coach de tous les temps. Gagner un titre national, battre Wilt… puis j’ai fini avec Dean Smith qui est peut-être le plus grand coach tout sport confondu.
J’ai joué pour John McLendon dans l’équipe olympique, il m’a offert mon premier job de coach à Kentucky State. Persone ne le connaissait mais 99% des grands coachs noirs qui n’avaient pas eu l’opportunité de coacher en Division I NCAA ont joué pour lui. Il a tout appris sous Naismith… et Naismith a enseigné à Kansas, donc il y a des connexions entre moi et le début du basket ball, croyez le ou non.
J’ai joué pour Alex Hannim qui avait gagné 2 titres de champion NBA, pour Pete Newell, pour Mr Iba dans l’équipe olympique, et ils avaient tous les mêmes valeurs, jouer de manière altruiste, jouer dur, jouer intelligemment et prendre du plaisir.
J’écrivais sur le tableau chaque jour, et puis ils auraient toujours pu écrire entre parenthèses que ce serait bien si nous défendions bien et si nous allions au rebond un peu plus. C’est comme ça, jouer de la bonne façon. A chaque fois que vous mettez un pied sur le terrain, rendez vos coéquipiers meilleurs, jouez aussi dur que vous le pouvez et respectez ce sport.
Je pense que je ne peux pas le dire mieux.

Larry Brown sur un banc de l'ABA
« Pas mal de joueurs n’auraient jamais intégré la league à cette époque »
Head coach depuis 1972, Larry Brown est évidemment un témoin privilégié de l’évolution de la NBA et du basket en général.
Quand je suis arrivé, il y avait 90 joueurs dans la league. 10 par équipe. Maintenant, nous en avons 450, ce qui veut dire 150 starters. Pas mal de joueurs n’auraient jamais intégré la league à cette époque. Les jeunes ne se rendent pas compte à quel point la league était forte.
Nous sommes bien meilleurs au niveau athlétique aujourd’hui, et je pense que beaucoup de secteurs du coaching ont réellement progressé, mais les gars comprenaient qu’il fallait écouter à l’époque. Ils avaient réalisé que c’était un sport d’équipe, ils voulaient être coachés. Ils respectaient les minutes qu’ils obtenaient, et les jeunes ne jouaient pas automatiquement. Ils devaient gagner le droit de jouer.
Mais les qualités athlétiques aujourd’hui sont exceptionnelles, et je pense que notre league a aujourd’hui plus d’excellents jeunes qu’elle n’en a jamais eu. C’est ce que l’ABA avait. Il y avait tellement de jeunes qui avaient du talent, qui travaillaient leur technique et qui pouvaient l’exprimer dans un jeu plus ouvert, avec la ligne à 3-points et des petits qui jouaient. C’était un bon laboratoire de développement pour beaucoup de joueurs.
Quand l’ABA a fusionné avec la NBA, ils n’ont pris que quatre équipes, nous n’étions pas autorisés à participer à la draft NBA, nous n’étions pas autorisés à parciper à la dispersal draft… Je pense que quand nous sommes entrés dans la league, nous n’avons pas seulement été incorporés au championnat, mais nous avons aussi amené des joueurs.
« J’ai apprécié ma période aux Clippers »
Les Clippers, de San Diego puis Los Angeles, ont connu les playoffs 3 fois lors de leurs 27 premières saisons. Deux de ses apparitions l’ont été avec Larry Brown, en 1992 et 1993. Il a donc également un avis sur cette équipe et sur le tant détesté Donald Sterling.
Bien, quand ils parlent du MVP, ils devraient un peu plus parler de Chris Paul. Il y a beaucoup de gars méritants. Chaque jour, je pense à Kevin Durant, et ce qu’il accomplit, et LeBron James, à quel point il est fort. Westbrook joue très bien. Je pense que Tyson Chandler est remarquable dans son style.
Mais Chris Paul… [les Clippers] ont traversé tant de difficultés, et là, ils sont présents, ils défient les Lakers, Donald le mérite. Il a été très bien avec moi. Il a pris beaucoup de coups. Il m’a permis de coacher, j’ai passé deux belles années là bas, j’ai rencontré ma femme. J’ai apprécié ma période là bas. Il y a beaucoup de fans des Clippers qui restent avec eux malgré les périodes difficiles.
« Je pense qu’il est un des meilleurs dans l’histoire de notre sport. »
La conclusion de cette interview est une question sur Gregg Popovich, dont il est très proche et qu’il a affronté lors des finales 2005. Le boss des Spurs a droit à des éloges.
Pop a travaillé et joué pour Bob Spear, qui a engagé Dean Smith quand Dean est allé à North Carolina. J’ai coupé Pop quand je coachais les Denver Nuggets. Il était à l’Academy, et il n’était pas capable de jouer. Mais j’avais fait une faveur à Bob Spear.
Non, ce n’est pas vrai, je plaisante. Il pouvait jouer.
Il était le meilleur à mon mariage. Il a travaillé pour moi à Kansas, quand il avait pris une année sabatique, et il est resté avec moi quand je suis allé à San Antonio. Je l’ai engagé.
Je ne pense pas qu’il fait partie des meilleurs coachs NBA. Je pense qu’il est un des meilleurs dans l’histoire de notre sport. Il rend les joueurs meilleurs. Il aime le jeu et les gens qui travaillent avec lui. Il est incroyablement loyal. Je pense qu’à chaque fois que son équipe joue, c’est une expérience enrichissante pour n’importe qui appréciant notre sport. Ils défendent, ils partagent le ballon, toutes ces choses dont nous avons parlé.
Si vous regardez la NBA, si vous regardez les franchises solides prises pour modèles, vous regardez chez lui. Ils ont eu du succès sur le long terme, ils n’ont jamais changé leurs valeurs. Quand j’ai eu le job à Philadelphie, David Robinson était blessé et ils ont eu une mauvaise saison. Tout d’un coup, nous étions tous les deux à la lottery.
L’opportunité d’obtenir Tim Duncan. Philly a terminé numéro 2, Pop a eu Tim Duncan. Quinze ans après, ils ont été en playoffs chaque année. Puis, nous avons joué les finales et mes enfants ont dit. « Papa, c’est un win-win. Tu gagnes, Pop est deuxième. Pop gagne, ton meilleur ami gagne. C’est parfait. » J’avais le même sentiment. Je suis heureux pour lui. C’est un type bien, et il fait les choses bien. Il essaie de faire progresser notre sport. Beaucoup de gens ne veulent pas parteger leurs idées. Pop le fait. Il a été éduqué de la bonne manière, et je pense que c’est de la responsabilité de chaque coach qui a connu des victoires, de partager.








Interview intéressante qui reflète assez bien le personnage: fidèle à ses valeurs, respectant le jeu. Mais on sent également poindre ce qui fait qu’il n’a pas réussi partout: son caractère. Quand il dit qu’il aime enseigner aux jeunes, qu’il faut que les jeunes respectent leurs aînés etc…tu te rappelles immédiatement des débuts de Darko Milicic sous sa houlette qui n’a pratiquement jamais joué pendant plusieurs saisons, ou de ses accrochages avec ses stars (Iverson en tête).
Il lui a manqué un carcan façon San Antonio. Il aurait dû continuer à Detroit et bâtir sur le très long-terme, ça ne s’est malheureusement pas fait pour eux. Je retiendrais deux grands moments dans sa carrière: les NBA Finals entre Sixers et Lakers. C’était quelque chose, surtout ce premier match remporté par Philly à la surprise générale. Et le second, c’est lors des Finals Lakers/Pistons, le quatuor magique contre le 5 parfait; je ne sais plus si c’était le premier ou le second match à L.A mais il restait peu de temps à jouer, Detroit n’avait qu’à faire faute pour empêcher Kobe ou autre de marquer et d’égaliser pour aller en prolongation, et Larry Brown N’A PAS FAIT FAUTE. Il a laissé se dérouler le jeu. Il a accepté de continuer à jouer et de régler ça sur le terrain, et j’ai trouvé cette attitude très très forte, montrant la confiance qu’il avait en son équipe et les valeurs qu’il pouvait véhiculer.
Edit: après recherche, c’était le Game 2 à L.A il reste 10 secondes, Detroit a 3 points d’avance: http://www.youtube.com/watch?v=nM4zS6IX1Ug
Bon t’as pu bosser ton anglais avec cette interview Jérôme
Interview très intéressante en tout cas qui montre bien le personnage. C’est un coach parfait pour la NCAA, peut-être même plus que pour la NBA. Même si je me demande si à 71 ans c’est pas le job de trop, en plus il aime pas trop recruter apparemment et là SMU c’est pas Kansas ou UNC, il va falloir aller les chercher les joueurs.
Moi j’ai adoré Brown pendant sa période Pistons. Cette équipe lui correspondait parfaitement et c’est vrai que s’il était resté et si Dumars n’avait pas tout démoli par la suite, ça aurait pu donner plusieurs titres. C’était pas toujours flash mais qu’est ce que c’était efficace.
Je viens à peine de terminer.
Interview fleuve, riche, et passionante.
Comme le dis N.K, il lui a manqué un carcan, une maison, un nid « douiller », ou il aurrai pu tranquillement construire Facon Popovich, son élève.
J’aime beaucoup ce qu’il dis sur R.Miller, notament sur son physique, car pour moi il été evident que ce gars été une planche anatomique, très sec très musclé.
Son inteligence de jeu etc…
Quand il parle de l’ABA, de Dean Smith; Franck McGuire…
Pour Detroit 5-6 Titres c’est pas beaucoup ?
Mais éffecivement 1ou 2 de plus, ça surement.
Il y a un seul passage qui m’a gené : Iverson.
Il cite à peine ses nombreux défauts pour le placer sur un piedéstale.
C’est étonant d’ailleur au vu des valeurs qu’il véhicule et qu’il a toujours défendu…
Tout ça me fait penser que même s’il n’en parle pas, (pas eu l’occasion maybe), j’éspère qu’il écrit ses mémoires, car il aurrai une superbe autobiographie à sortir.