Regal FC Barcelona 64-54 CSKA Moscou Amateur de basket champagne, passez votre chemin. Entre le Barça et le CSKA, on s’attendait à une guerre de tranchée. Et pour le coup, on n’a pas été déçu.
Le premier quart-temps sera dantesque, avec seulement un total de 23 points inscrits. Le CSKA prenait les choses en main dès l’entame, entamant la match pied au plancher et prenant rapidement 7 points d’avance (à 9-2 et 11-4). Mais le Barça reviendra progressivement dans le match pour passer devant à la fin d’un premier quart-temps conclu à 12-11. Le deuxième quart-temps sera très disputé, jusqu’à l’entrée en jeu de l’energizer Boniface Ndong. Il rentrera 7 points et permettra à ses couleurs de rentrer un 12-0 pour boucler la mi-temps avec un avantage de 8 points à 29-21.
La deuxième mi-temps sera gérée de main-de-maitre par les Catalans. Les Catalans géreront ensuite parfaitement le match. Une grosse fin de match de Ramunas Siskauskas maintiendra en vie les Russes, mais deux bombes longue distance d’Erazem Lorbek et de Ricky Rubio mettront un terme aux espoirs d’un CSKA qui n’y a jamais cru, à l’image de ses 10 malheureux points rentrés dans la raquette (pour 24 au Regal Barça).
Individuellement, on retiendra les très bonnes performances d’un Ricky Rubio impérial pour son premier Final Four Euroleague (10 points, 4 rebonds, 8 assists et 2 steals), Erazem Lorbek (7 points, 9 rebonds) et les 11 points-6 rebonds de Fran Vazquez. Avec une mention spéciale pour Boni Ndong, qui en 12 minutes à cumuler 9 points et 3 rebonds.
Côté moscovite, seul Ramunas Siskauskas a vraiment été à son niveau (19 points, 5 rebonds, 5 assists). A ses côtés, on a bien peu voir un Trajan Langdon correct (12 points, 4 rebonds, 3 steals) et un Sasha Kaun impérial inside (9 points, 10 rebonds). Mais ils seront bien seuls: JR Holden a purgé à 3 points (1/8, pour 7 points au total). Viktor Khryapa a vite été mis en problème de fautes et a été limité à 5 points, 5 rebonds, 2 assists et 3 steals. Ponkrashov a rentré 2 points (à 1/6). Les autres n’ont rien amenéZoran Planinic a rendu un ignoble 0/6 aux FG. Smodis a été bon pour un 0/3. Et Mensah-Bonsu n’a même pas tenté sa chance…
Ramunas Siskauskas: Notre attaque n’était pas au mieux aujourd’hui. Mais nous avons joué une super défense et c’est ce qui nous a gardé dans le match. Ils ont pris quelques rebonds offensifs et nous avons raté quelques shots ouverts qui auraient pu nous donner la victoire. Quand Viktor Khryapa est en problèmes de fautes, cela nous donne toujours des maux de tête. C’est un joueur très important pour nous avec sa défense, ses rebonds et ses blocks.
Juan Carlos Navarro: Nous n’avons pas bien entamé le match mais nous avons réussi à tout de même jouer une très bonne défense et mener à la mi-temps. Je pense qu’au final, nous avons joué un match très solide en défense. Nous avons bien amélioré notre attaque quand il le fallait en seconde mi-temps. Nous avons réussi à contrôler leurs principaux joueurs pour éviter de revivre ce qui c’était passé l’an passé à Berlin et nous l’avons réussi.
Olympiacos 83-80 OT Partizan Belgrade Ce vendredi soir, sous les yeux de Vlade Divac, l’Olympiacos et le Partizan viennent de probablement disputer un des plus beaux matchs vus en Euroleague depuis un bon bout de temps. Héros, suspense, rebondissements en cascade, qualité de jeu: tous les ingrédients ont été rassemblés en une seule et même soirée.
Le Partizan a livré une entame de match remarquable. Défense en béton armé, grosse agressivité, jeu rapide en transition se paie cash pour l’Olympiacos: 10-2 après 3 minutes de jeu. Ces 8 points seront d’ailleurs le plus écart du match. Car sous l’impulsion de Theo Papaloukas, l’Olympiacos parvient enfin à déployer son jeu rapide. Les Reds recollent à 2 points sur un 3 points au buzzer de Milos Teodosic. Les échanges s’équilibrent, et l’Olympiacos passera finalement devant à 4 minutes de la mi-temps, sur un enchainement cross-over – shot à 3 point de… Ioannis Bourousis. Ils créeront même un petit écart à +5 sur un nouveau triple de Teodosic. 33-28 à la mi-temps.
Au retour des vestiaires, les équipes se rendent coup pour coup et l’écart reste stable à 5 points. Jusqu’au rush du Partizan, lancé par le très énergique Bo McCalebb. La première banderille serbe sera plantée par le PG US. Suite à une interception, il ira, du haut de son mètre 83, mettre un dunk en fast-break sur la tête de Teodosic. La violence de l’effort laissera des traces: victime de crampe au mollet droit, il est évacué du parquet par ses équipiers. Mais l’effort collectif est lancé. Dusan Kecman, capitaine de l’équipe, prendra le relais. Il ramènera les deux équipes à égalité à quelques secondes du buzzer du 3ème quart-temps. 52-52, 10 minutes à jouer: le sprint peut commencer.
Et il commence avec un 2+1 d’Aleks Maric qui replace le Partizan aux commandes. Kleiza lui répondra en piquant un rebond offensif et provoquant la faute de Lawrence Roberts. Bo McCalebb réplique à Kleiza en pénétration, avant que Maric ne rejette la tentative de Teodosic. McCalebb portera le score à 60-54, avant que Paploukas et surtout Childress ne ramène le Reds à 60-59.
Quelques minutes plus tard, les hommes de Giannakis passent devant à 63-62, et prennent même 3 points d’avance suite à 2 LF convertis par Teodosic. Il reste alors une quarantaine de secondes à jouer. Suffisant pour que Dusan Kecman fasse une nouvelle fois renaitre les siens en égalisant derrière les 6.25m. 30 secondes à jouer, possession Olympiacos. Pas de système, Milos Teodosic prend ses responsabilités et tente un shot casse-croûte à la fin de la possession. Il échoue, Bo mcCalebb s’empare du rebond long et claque un nouveau fast-break fantastique pour donner l’avantage aux siens à 67-65. Il reste moins de 6 secondes à jouer. Suffisant pour gagner, se dit Teodosic, qui tente une nouvelle fois sa chance pour la gagne. Airball… Converti en alley-oop par Josh Childress qui passait par là… Le score ne changera plus, malgré une dernière tentative de McCalebb.
La prolongation sera plus calme: l’Olympiacos prendra rapidement le large à +5, excluant au passage les artilleurs atitrés du Partizan Dusan Kecman et Petar Bosic. Mais à 77-72, le Partizan aura un dernier espoir. Sous l’impulsion de Jan Vesely (2+1, suivi d’un block sur Linas Kleiza), les espoirs renaissent. Mais ils – surtout Slavko Vranes – laisseront 3 rebonds offensifs à Ioannis Bourousis qui finira sur la ligne des lancers-francs et convertira ses 2 tentatives. Rasic rentrera bien un dernier 3 points pour ramener le score à 79-78, mais Teodosic ne tremblera pas et convertira ses 2 lancers-francs. La suite n’est qu’une histoire de lancers-francs…
Rayon statistiques, on pointera les 21 points de Bo McCalebb, les 17 points-8 rebonds-3 assists-3 steals d’Aleks Maric et les 13 points-10 rebonds-4 assists de Jan Vesely du côté des vaincus. Chez les Grecs, Linas Kleiza a une nouvelle fois été fantastique (19 points, 11 rebonds). il a été bien épaulé par Josh Childress (17 points, 5 rebonds), Milos Teodosic (17 points à 3/13 aux FG mais 8/8 aux LF et 4 steals), Theo Papaloukas (10 points, 5 assists, 3 steals) et Sofo Schortsanitis (11 points, 5 rebonds).
Panagotis Giannakis: Les gens qui ont vu ce match ont eu de la chance. ils ont vu un match fantastique. Nous voulions nous battre et essayer de prendre des rebonds offensifs. Nous y sommes parvenus et cela a été la clé de notre succès. Au début du match, grâce à leur enthousiasme, le Partizan a eu beaucoup de fast-breaks et ont creusé un bel écart. Nous sommes ensuite revenus et passés devant. Et nous avons bâti notre succès comme le Partizan a gagné ses matchs cette saison, grâce aux rebonds offensifs.
Aleks Maric: Nous avons joué un super match et c’est une honte de ne pas l’avoir remporté. Ce match a été durement disputé par les deux équipes, avec des super supporters des deux côtés et c’est allé en prolongations. Nous avions une chance de gagner le match dans les dernières secondes du temps initial (NDLR – avant la claquette de Childress, abandonné dans la raquette) et Bourousis a pris de gros rebonds en prolongation. Nous ne pouvons pas faire ça si on veut gagner un match comme celui-ci. Nous ne pouvons pas les laisser prendre 3 rebonds offensifs consécutifs. Nous devons être meilleur. Nous avions le match gagné mais les rebonds de l’Olympiacos ont fait la différence en prolongations.

Une première demi qui a commencé par une purge puis s’est emballé en seconde mi-temps. Le CSKA a quand même montré le bout de son nez mais n’a jamais paru à la hauteur, surtout quand Rubio (énorme sur ce match) passe à Lorbek qui plante un 3pt décisif.
La seconde demi était géniale. Mais quelle honte pour ce Slavko Vranes que je viens à peine de découvrir. Un poteau plus rigide et moins mobile dans une raquette, on ne trouve pas!!! Il mesure combien, 2.29 c’est ça? Et il ne sert que d’épouvantail, c’est principalement sa faute la fin de match du Partizan qui avait une vraie carte à jouer sur le coup…et deux joueurs m’ont impressionné: McCalebb avec sa vitesse hallucinante et son envie, et Childress qui s’est réveillé en fin de match pour mettre une tripoté de points.
Vranes a joué brièvement en NBA, 3 minutes pour être précis…
Je l’ai déjà vu moins empoté que ça, mais sur la fin de match, il faisait clairement tache.
Cette seconde demi-finale était en tout point magistral, McCalebb peut être le héros du match avec sa sortie sur blessure et son retour dans le match.
Il y avait vraiment une intensité incroyable, le Partizan, c’est vraiment une équipe à part, voir des Lawrence Roberts se jetait sur les ballons perdues, c’est juste une belle preuve qu’un grand coach peut tirer le meilleur de n’importe quel joueur.
Childress je l’ai insulté une bonne partie du match, je ne comprenais pas qu’il ne sorte pas, parce qu’il semblait hors du coup en attaque, refusant toute responsabilité… et puis il sort de sa boite dans le money time. Ce matin je disais le plus grand bien de Kleiza, et je pensais que si un joueur pouvait prendre le match en main, c’était lui. Sur ce match, ben c’est Childress et Papaloukas qui font la différence (+ Bouroussis avec ses 3 rebonds en OT contre le piquet Vranes)
On dit aussi souvent que Big Sofo est indéfendable à l’intérieur, je me demande si le Barça n’a pas, en Boni N’Dong le joueur idéal. Robuste, physique, plus grand, dur et plein d’énergie. Il peut être une excellente arme.
Je reste sur mon prono, l’Olympiacos gagnera, Teodosic et Kleiza nous doivent un grand match à Paris. Ils ne l’ont pas fait ce soir, ce sera pour dimanche. Et pour tout ceux qui pensaient que ça défendait « moins » à l’Olympiacos, je pense que le niveau du match de ce soir a remis les pendules à l’heure.
En tout cas, ce sera une superbe finale, ça c’est certain.
Deux demi-finales vraiment exceptionnels et une finale qui s’annonce tout autant exceptionnel. Je rejoins Giannakis, je m’estime très chanceux d’avoir vu un tel match entre l’Olympiacos et le Partizan.
J’ai bien aimé la réaction très humble des joueurs grecs après le match.
Trés décu pour le Partizan, je souhaitait vraiment un remake de 1992, surtout à Paris.
Et pour info – sans vouloir accabler Vranes, il est aussi coupable (au même titre que Vesely et Kecman sur le coup) sur le alley-oop de Childress qui envoie le match en OT… C’est là le tournant du match. Le Partizan avait fait le plus dur avant de se prendre un énorme coup de bambou derrière la nuque. Les Serbes ne s’en remettront pas, montrant de grosses difficultés à l’entame de la OT.