Devant le manque de résultat et une saison qui s’annonce plus que morose dans la grande capitale américaine, la direction – et notamment le GM Ernie Grunfeld, a décidé de faire sauter le coach, Flip Saunders, qui était isolé de ses joueurs depuis plusieurs semaines maintenant. Retour sur cette éviction et surtout, sur une question qui reste posée: était-ce la bonne solution? Flip Saunders était-il LE problème de Washington?
Un bilan catastrophique
2 ans et 17 matchs. C’est le temps qu’aura tenu Flip Saunders à Washington, lui transfuge des Pistons sur le déclin. Sur les deux saisons et quart, il rend un triste bilan de 51 victoires pour 130 défaites, soit 39% de victoires. Néanmoins, cette année les magiciens ont vraiment touché le fond: 27ème au nombre de points marqués (88.6), 29ème à l’efficacité au shoot (41.4%) devant Sacto, 22ème aux rebonds pris (41.5), une cataclysmique 29ème place aux assists (16.8),seul Sacramento fait pire dans le domaine, et enfin, 26ème au nombre de points encaissés (99.3). Les choses n’ont pas été simple et le bilan 2-15 aujourd’hui a coûté la tête de Flip Saunders.
Il est remplacé par Randy Wittman jusqu’à la fin de la saison (no comment) et Ernie Grunfeld commente sa décision:
Je pense qu’à ce moment de la saison, nos joueurs ne répondaient plus et je pense qu’il fallait prendre une autre voie. Cela ne change en rien notre feuille de route globale qui est très limpide: construire à travers la draft, avoir du salary-cap pour aller de l’avant et développer de jeunes talents. Ils ne se sont pas développés aussi vite que nous l’aurions voulu, probablement, et c’est une chose sur laquelle nous devons travaillé.
En clair: on prend les mêmes et on continue. Alors on nous sert les poncifs habituels post-licenciement: avec Wittman on va jouer un jeu plus rapide et on va utiliser plus de press pour la défense. On va aussi mettre un peu plus de concurrence histoire de créer de l’émulsion entre les jeunes…et puis naturellement, la délation et les dossiers sont de mise. On apprend sur ESPN que plus tôt dans la saison, les joueurs ont tenu une réunion, et les jeunes ont demandé aux vétérans de faire une requête au coach: les rendre plus responsable (donc leur donner plus de ballons et de temps de jeu). Sans conséquence pour la suite.
Une fois la saison débutée, ni une ni deux, Andray Blatche a été le premier a pesté contre la nouvelle offense, faisant preuve comme d’habitude de son génie naturel en lâchant un « SHUT UP » aux gens qui le critiquaient sur Twitter. Après un début de saison avec 8 défaites (0-8), Rashard Lewis s’est vraisemblablement engueulé avec Sam Cassell (coaching staff) et…il a refusé de jouer pour le match contre Minnesota. Encore un autre exemple dans un autre contexte, Saunders avait décidé de bencher JaVale McGee pendant les 9 dernières minutes d’un match contre les Rockets, suite à une contre-attaque où le joueur se fait un alley-oop pour lui-même:
McGee reprendra avec ironie devant les journalistes cet incident en disant « qu’apparemment, quand vous êtes en fast break, faire un mouvement pareil dans une équipe avec un bilan de 1-11, ça ne se fait pas« . Un incident qui fera s’exprimer comme d’habitude tous les joueurs, Nick Young qui demande un beau contrat y va de son commentaire:
C’est du JaVale McGee, il peut bondir au-dessus du gymnase! Mais cette action c’était une bonne manière de le laisser dunker. C’est comme ça que notre offense devrait fonctionner et il fera des blocks derrière on le sait. Moi je pars du principe qu’il faut qu’on prenne du plaisir. Si vous prenez du plaisir vous jouez mieux, avec plus d’assurance. Et je sais que JaVale est ce type de joueur, on ne peut pas l’enfermer et l’empêcher de faire ce genre de chose.
La responsabilité des joueurs
On sent le hiatus de plus en plus fort entre un coach qui veut reprendre en main ses joueurs, avec de bonnes et de mauvaises décisions, et des joueurs qui n’hésitent pas à faire des sorties médiatiques pour se défendre. Outre ces anicroches que tout coach peut connaître, il est nécessaire de se retourner vers les supposés leaders de l’équipe, que sont John Wall et Andray Blatche pour comprendre comment la fracture s’est finalement réalisée. En effet, si le coach était remis en cause, les joueurs devraient aussi l’être.
John Wall fût le premier à lâché la bombe après une énième défaite en accusant ses coéquipiers de jouer de manière égoïste:
C’est comme si tout le monde fermait les yeux. Tout le monde joue pour sa pomme et nous n’avons personne dans notre équipe qui peut mettre un panier quand on en a besoin. Dés que ça ne rentre plus, tout le monde devient égoïste en attaque ET en défense, on ne se fait pas confiance….si on ne trouve pas une manière de jouer ensemble et de gagner des matchs, cette saison va devenir horrible.
Au moins, le constat est clair. Arrivé à dire publiquement que ses coéquipiers ne sont qu’une somme de petits égos ne formant pas un tout, sans se soucier des répercussions d’une telle déclaration, c’est qu’il y a vraiment urgence. Et Blatche, jamais le dernier pour avoir un bon mot, de renchérir trois jours plus tard sur le coaching:
Flip fait vraiment le boulot. Je ne pense simplement pas que ces joueurs l’écoutent et sont derrière ce qu’il prône ou veut faire ici. Les joueurs veulent essayer de jouer comme eux-mêmes le sentent et ça ne marche pas. Le bilan le montre. Je pense que tout le monde devrait rentrer chez soit et se remettre en cause en prenant en considération ce qu’a dit Flip (cf. ses propos sur les joueurs qui ne travaillent pas assez) car c’est blessant.
La tartufferie à son meilleur, on y croirait presque. Excusez cette note d’humour mais on se retrouve devant un cas classique de joueurs qui utilisent la langue de bois à bon escient et ce malgré les problèmes patents d’une équipe. Si Wall et Blatche n’ont pas directement confronté Saunders – tout au plus Blatche a affirme ne pas être content de la manière dont il est utilisé offensivement – c’est principalement McGee (encore) qui a envenimé les choses, ou plutôt sa maman. Car ce n’est pas suffisant d’avoir les joueurs, le coaching staff, le front office en conflit, il faut mélanger personnel et professionnel. On se retrouve alors devant cette analyse surréaliste dans le Washington Post de la mère McGee:
Il (Blatche) est là depuis 4 ans et c’est toujours la même jour, toujours. Je ne veux pas qu’il s’inscrive dans la défaite, mon fils a un futur en NBA, je ne veux pas qu’il fasse partie de cette culture de la défaite. Si j’étais coach, je ne jetterai pas mes joueurs en dessous du bus (en référence aux critiques de Saunders sur la manière de jouer de McGee), j’irai leur parler, les confronter et discuter. Maintenant, laissez-moi vous demander: si Orlando obtient pour Dwight Howard un ancien joueur comme Patrick Ewing pour travailler avec lui, si les Lakers obtiennent pour Andrew Bynum un certain Kareem Abdul-Jabbar pour travailler avec lui, vous ne pensez pas que le coach devrait trouver quelqu’un pour Javale? C’est juste, non?
Oui, la situation est devenue inextricable. Oui, Flip Saunders s’est retrouvé comme le principal responsable, avec une presse, des joueurs et un front-office qui n’ont pas hésité à tirer à boulet rouge sur lui.
This is the dumbest basketball team I’ve ever seen
Si Saunders a clairement sa part de responsabilité dans l’affaire, il ne faut vraiment pas passer l’éponge comme si les joueurs n’étaient pas impliqués. Car avant de mettre les tactiques en place et de gérer le roster, il faut aussi avoir une équipe compétitive et des joueurs avec assez d’intelligence pour exécuter vos plans de jeux.
Le souci est que l’alchimie entre jeunes et vétérans n’a jamais pris, les plus vieux ne se sentant pas responsables de jeunes joueurs égocentriques au possible qui déifient un passage dans le TOP 10 plutôt qu’une victoire à l’arraché; et je pense qu’il est clair pour tous les observateurs ou toute personne qui a vu un match des Wizards, que cette équipe a un QI basket proche de celui d’une huitre. Un GM anonyme disait encore sur Washington:
Vous ne pouvez pas gagner des matchs avec Andray Blatche. Je m’enfiche de ce que les autres disent, il a certes du talent mais dites-moi ce qu’il a gagné ou ce qu’il apporte? John Wall est un jeune joueur, pourquoi n’a-t-il pas un mentor? Pourquoi assume-t-il toutes les responsabilités en tant que sophomore?
Et des interrogations de ce style on peut en poser énormément: pourquoi Andray Blatche ne fait-il que se répandre sur les réseaux sociaux et n’a pas d’éthique de travail? Pourquoi McGee prouve sa crasse crétinerie jusqu’à faire intervenir sa mère? Pourquoi Rashard Lewis, ancienne star signée à pont d’or au Magic, n’est-il que l’ombre de lui-même (contrat de 21M$)? C’est quoi cette équipe faite avec des joueurs F.A qui se révèlent au cours de l’année pour s’enfoncer plus tard? Mais surtout, est-ce que l’éviction de Saunders changera quelque chose?
Selon moi, non. On peut fera pas d’un âne un étalon de compétition. Et un des responsables majeur c’est Ernie Grunfeld, le GM. Le Washington Post a une formule intéressante pour qualifier la situation: faire sauter Saunders dans une situation de dysfonctionnement généralisée c’est comme arrêté un simple complice dans une affaire criminel alors que le cerveau est au-dessus de tout soupçon. Et les décisions prochaines vont être emblématiques de la voie que souhaite prendre Washington. Une fois Saunders débarqué, JaVale McGee a déjà fait part de ses intentions, il veut être resigné et à prix d’or s’il vous plaît, au prix MAX. Andray Blatche considère toujours qu’il est un all-star en devenir également, et John Wall s’embourbe alors qu’il est le vrai talent de l’équipe.
Face à tant d’idioties, de joueurs égoïstes, je ne peux que dire « bon vent » à Flip Saunders, c’était une partie des soucis de l’équipe on en convient. Ce n’était peut-être pas le plus grand tacticien ou le plus grand philosophe, vraiment pas mais une équipe avec aussi peu de potentiel réel basketballistique et une marge de progression en dehors du one-on-one frôlant l’indécence, c’est un savant cocktail pour ne jamais gagner. Si les Wizards veulent changer les choses et enfin se débarrasser du maillot des Bullets qui leur colle à la peau, ils vont devoir faire des changements draconiens: dégager les plus idiots, engager des joueurs talentueux et avec une éthique irréprochable, se débarasser des contrats sans avenir, et enfin construire quelque chose qui en vaille la peine.



Tu m’excuseras mais je n’ai pas encore lu ton papier. Mais l’autre jour, on discutait des Wizards, et je ne sais pas combien de fois les mots « débile », « abruti », « QI = 0″ sont sortis.
Cette équipe est juste une association de décérébrés athlétiques…
Je l’ai dis et je le répète, Wall n’a pas la carrure d’un 1st pick, Young, Crawford, Blatche, c’est des scoreurs dénués de tout esprit collectif, McGee est un marsupilami…
C’est juste détestable. Seraphin, ça doit lui faire bizarre de passer de Teletovic à Blatche, de Prigioni à Wall ou de San Emeterio à Young… Surtout pour se retrouver au bout du banc.
Et pour le plaisir http://www.youtube.com/watch?v=lDzRvZcFn48
presser de voir qui va gagner. joueurs ou gm ? et après ca fait grève parce que ca perd de la monnaie. je suis sur à 80 % que dans 3 ans wall blatch mc gee et young son encore la bas.
Wall, il rebondira ailleurs.
Cet abruti fini de Blatch, il aurra fini sa carrière NBA, tu verra.
McGee ? un talent sans cerveau qui sera un gachi, et finalement, c’est pas plus mal.
Au moins, il aurra le temps d’en palabrer ave sa mère (…)
Quand à Young, au bout d’un banc…somewhere.
Et je te répond sérieusement.
c’est quoi le talent de mc gee ? d etre grand et léger ? merci la nature. meme chandler a plus de talent que lui je pense.
qui sont les vétérans à Wash ??? Heinrich n’est pas la bas ???
Je tiens à rectifier quelque chose Cédos. N’oublie pas que c’était un Lock-out, et le lock-out ce n’est pas une grève des joueurs mais des propriétaires. Ce sont les franchises qui ont bloqué la NBA, pas simplement les joueurs qui veulent « plus d’argent », c’est trop facile de dire ça.
La NBA est une organisation qui se fait des milliards en marchandising sur le dos de ces équipes, équilibrer le partage des richesses (de la valeur ajoutée comme on dit), c’est un peu la base. Surtout quand c’est Stern et Stu Jackson aux commandes…
N.K t’es en forme en ce moment avec tout ces papiers, et c’est cool, d’autant que pour le coup, ce dernier n’est pas moins qu’excellent.
Outre le fait de bien comprendre la situation, je dois avouer avoir limite exploser de rire plus qu’à mon tour.
On est devant une situation hallucinante, ça donne l’impression que cette franchise doit totalement repartir de zéro : owner, dirigeants, grande majorités des joueurs, toute cette merdase, out !.
Qu’il y est un vrai projet sur pas mal d’années, un coach charismatique, de caractére et donc respecté, et comme le dis N.K, des joueurs à l’éthique irréprochable.
Et Le seul joueur pour lequel je m’inquiéte, c’est Séraphin, censé être en plein boum cette année, après, comme le dis Jérôme un passage (réussis) à Vittoria.
Pour finir, le pire bilan dans l’histoire de la ligue est de 12-70, alors heureusement que cette saison est tronquée à 66 matchs…
Hé bien merci à toi :p Content que ça plaise, depuis que j’ai retrouvé un PC, l’envie d’écrire (et la possibilité surtout) sont de mise! Je prépare un petit truc sur Westphal là, vu comment son éviction est passée inaperçue….
Sinon, sur les talents intrinsèques des joueurs: Wall est le plus fort, suivi par Andray Blatche. Je parle évidemment de talent, pas de cerveau, sinon Blatche tombe loin….j’avais oublié la vidéo Jérôme, merci de l’avoir remise, quel con ce mec…il a même réussi sur une autre à manquer un lay-up en fastbreak tout seul…consternant.
C’est moi ou les Wash Wizzards, c’est une usine à boulets? L’équipe en place cette année, pour les avoir vu jouer un match, est juste pitoyable. Aucun collectif, aucune intelligence, aucune envie. Mais au-delà de ça, tout ce qui se passe à Washington depuis 4-5 ans est juste surréaliste:
1. En 2007, les Wizzards mènent de 3 points avec quelques secondes à jouer face aux Raptors. Michael Ruffin intercepte la balle pour la victoire et la balance dans les airs. La suite: Mo Peterson récupère la balle et rentre un 3-points pour aller en prolongations. (http://www.youtube.com/watch?v=_l5nHDIcOAE&feature=related)
2. 2010: l’épisode Arenas-Crittenton et le « Far West made in DC ».
3. Suite à cette affaire, le front office décide de tout reconstruire. Exit Arenas, Caron Butler et Jamison. En échange, ils récupèrent des « génies » tels Rashard Lewis et Josh Howard. Supers comme modèles pour les gamins…
Conclusion: 2 ans après la reconstruction prévue, les Wizzards se sont encore enfoncés plus profondément qu’à l’époque, avec comme seul espoir d’éclaircie le tandem John Wall-Jan Vesely (qui a les moyens pour s’imposer en NBA)-un futur first round de draft…
Le commentaire Yahoo! Sports sur le match de Javale McGee hier:
« C JaVale McGee often plays basketball like a petulant child who doesn’t want to listen. He’s drawn the wrath of three previous coaches for pulling his point guard routine, and dribbling up the court. He’s done it with Eddie Jordan, Ed Tapscott and Flip Saunders. On Friday, he tried it with Randy Wittman. With C Ronny Turiaf injured and F/C Kevin Seraphin out, McGee had no backup, and probably felt free to do as he pleased without repercussions.
(Yahoo! Sports) »
Ce mec a un QI basket négatif, c’est pas possible autrement…
en 2 matchs mcgee s’est fait éclater par Howard puis Griffin
bien sûr qu’il a la temps disiz, il ne fait pas de fantasy
sinon les wizards aka les jailblazers de l’an 2000 cette franchise ne vaut rien, et l’équipe my god !!!!!!!!
tellement de petits merdeux là dedans que je me demande comment les coachs peuvent supporter ça. il faut aussi savoir faire preuve de poigne face à ces racailles, sinon ils prennent le pouvoir et après c’est mort
il devrait y avoir un patron qui transfère tous ces merdeux s’il l’ouvre un peu trop, exit les mc gee, blatche ou autres
et puis jordan est passé par là donc poisseman les a plombés pour encore des décennies
Il a surtout un PC, mauvaise langue lusitanienne.
Et je ne suis pas d’accord, les Jailblazers avaient au moins du talent à revendre, là, c’est pas beau, c’est faiblard, c’est individualiste c’est….désespérant.