Arvydas Macijauskas était une star. Lorsque l’Olympiacos l’a extirpé de son aventure NBA, il devenait la figure de proue du renouveau du club grec, qui sortait de trois saisons absolument indignes de son standing. Aujourd’hui, Macijauskas n’existe plus dans le panorama basket. La faute à un conflit qui s’éternise avec les Reds. Un conflit qui nous prive d’un des plus beau shooteur que la Lituanie nous a produit.
Retour sur les faits.
20 juillet 2006 : Arvydas Macijauskas signe un contrat de 4 ans, qui lui rapportera 9M$, avec l’Olympiacos. Cette signature devait marquer le grand retour de l’arrière lituanien au plus haut niveau, après une parenthèse d’un an particulièrement maussade à la Nouvelle-Orléans. Elu dans le premier cinq de l’Euroleague un an auparavant, alors qu’il défendait les couleurs de Vitoria, Macijauskas est appelé à devenir la star de l’Olympiacos, l’homme qui mènera la maison rouge vers le Final Four disputé, justement, à Athènes.
Mais les choses ne se sont pas exactement passés comme prévu. En septembre, au cours d’un entraînement, Macijauskas se blesse gravement au tendon d’Achille. Sa saison se termine avant même d’avoir commencé.
Revenu au top, il est élu MVP de l’Euroleague en novembre 2007, shootant notamment à 80%, mais des blessures récurrentes le gênent et la kalashnikov lituanienne n’est plus la vedette de l’équipe. Son influence décroît et, lors de l’intersaison 2008-09, les premières rumeurs de buyout circulent. Le Dynamo Moscou et le Lietuvos Rytas se positionnent mais l’affaire devient alors financière.
L’Olympiacos annonce alors qu’il acceptera de libérer Macijauskas s’il renonce à ses deux dernières années de contrat — et les salaires qui vont avec. Le joueur refuse. Le club lui doit encore 4.4M€ et il compte bien les recevoir. L’arrière lituanien est alors écarté de l’équipe et n’est pas intégré au roster qui participera à l’Euroleague.
En novembre, un site polonais annonce que Macijauskas s’entraîne à Sopot, sous la direction d’Aleksandar Kosauskas, membre du staff et proche du joueur. Quelques jours plus tard, au cours d’une interview, il précise que ses problèmes avec l’Olympiacos viennent de ses blessures et sa fragilité nouvelle. En effet, avant de débarquer en Grèce, il n’avait connu aucun pépin sérieux. Il annonce également que la fédération grecque devra statuer sur son cas. Mais elle n’a rien résolu…
Fin décembre, son nom revient sur le marché des transferts : la Roma s’intéresse à son cas. Mais le problème persiste entre l’Olympiacos et son joueur. Aucun accord n’est trouvé.
La justice grecque s’empare alors de l’affaire et affirme que le joueur lituanien n’a commis aucune entorse à son contrat, contrairement à ce que prétend l’Olympiacos. Une blessure ne pouvant être retenu comme telle… Si le camp Macas sort gagnant du procès, il ne retrouve pas sa liberté et le tribunal n’a pas donné ordre à l’Olympiacos de payer. Les deux parties ont fait appel. Au final, c’est le statu quo.
La guerre sans fin.
Les nouvelles sur l’affaire étaient plutôt rares ces derniers temps, si ce n’est l’annonce de Macijauskas qu’il ne jouera pas l’Euro polonais, vu qu’il n’a pas joué en compétition officielle ces derniers mois. Et puis, une phrase, au journal lituanien Lietuvos Rytas, a fait du bruit :
L’Olympiacos veut une guerre et n’est pas intéressé à trouver une solution mutuelle à cette situation.
De quelle sorte de guerre parle Macijauskas ? La suite de la bataille juridique ? Une radicalisation de ses positions ? Une chose est sûre, le joueur ne s’assoira pas sur sa dernière année de contrat.
Le grand perdant dans cette histoire est le joueur de basket, plus que l’homme qui admet toutefois «avoir passé la pire année de sa vie» (pas une mince affaire après son calvaire à NO puis son année de rééducation).
Les autres perdants, sont les fans, qui ne peuvent plus apprécier sa mécanique de shoot et sa grinta sur les parquets.



Je suis pas très basket européen, mais je me suis déjà demandé récemment pourquoi Macijaskas avait disparu de la circulation.
Une histoire de contrat, plus que de blessures si je comprend bien.
Merci pour l’article.
C’est bizarre, ca me rappelle un peu l’histoire de Tinsley …
Comment un mec aussi fort peut il devenir aussi indésirable ??
Pour Tinsley y avait quand des raisons relativement rationnelles, des bagarres de bar avec coups de feu tirés (pas par lui à ma connaissance mais quand même) c’est pas rien.
Bon après on est effectivement face à deux cas de gâchis sportif