La Serbie réalise l’exploit !
Après des huitièmes de finale spectaculaires, le tour suivant est parti sur des bases à nouveau splendides. Ce Serbie – Espagne restera dans les mémoires collectives, tant par le scénario que par l’émotion.
Les serbes sont parfaitement entrés dans ce match avec un excellent Novica Velickovic, auteur de 2 paniers primés dans les 3 premières minutes, et soucieux de prouver que sa saison en demi-teinte à Madrid n’est qu’un accident. Épaulé par Nemanja Bjelica (11pts en 7min), Velickovic guide la Serbie dans un premier quart-temps de feu. Le tandem assure 21 des 23 premiers points serbes. En face, Navarro (13pts dans le premier quart) permet à l’Espagne de se maintenir à flot. Au terme du premier quart-temps, une chose est sûre, la Serbie a grandi et n’est pas là pour rigoler. Elle veut jouer les demi-finales.
Le début du second quart-temps est plus défensif et l’Espagne parvient à revenir à 1 points (29-28, 13e). Marko Keselj et Dusko Savanovic entrent alors en piste. Le premier, grand ailier pas loin des 2.10m, allume les mèches de loin, le second, ailier fort au physique quelconque et sosie de Fabrice Luchini selon ma femme, fait parler sa science du basket avec des choix très justes et une jolie polyvalence. Nenad Krstic commence également à inscrire des points en dessous et la Serbie prend 7 points d’avance (47-40) à 45 secondes du buzzer. En face, Garbajosa plante de loin mais l’écart gonfle à 8 points à la pause (49-41).
A la pause, Sergio Scariolo est parvenu à rebooster ses troupes et l’Espagne débute le troisième quart par un 10-0 ! A peine menée, la Serbie réagit par un nouveau tir primé de Keselj. Le trident Garbajosa – Navarro – Fernandez prend les choses en main mais le collectif serbe garde le cap grâce à son duo intérieur Krstic – Velickovic.
La Serbie a un truc à jouer mais a été bien secouée lors du troisième quart-temps. Ainsi, elle va démarrer le dernier quart fort, avec un 5-0 pour prendre 8 points d’avance (72-64). Dusko Savanovic inscrit 10 points (dont 2 paniers primés) en 6 minutes, Nemanja Bjelica refait surface et la Serbie conserve ses 8 points d’avance (86-78) à 4 minutes du gong.
L’improbable Jorge Garbajosa a le poignet chaud et lance un 6-0 qui permet aux espagnols de revenir à 2 points à 2 minutes du gong. Temps mort. La possession suivante sera longue et le shoot revient à Keselj qui plante de loin en phase descendante (89-84). Mais Navarro a la réponse et Marc Gasol égalise à 25 secondes du buzzer. Temps mort serbe. La balle est pour Teodosic qui va bien faire durer la possession jusqu’à prendre un tir 3 mètres derrière la ligne sur la tête d’un Garbajosa statique (92-89). Exceptionnel. Le meneur de l’Olympiacos était transparent durant la seconde mi-temps et plante la balle de match. Suite au temps mort espagnol, le dernier ballon ne donnera rien. Même pas un shoot.

Les serbes ont réalisé un match exceptionnel, que ce soit au niveau de l’adresse, de l’engagement ou des rotations. La profondeur de ce roster est impressionnante. Quand Rasic ne joue que 17 minutes, c’est Keselj (17pts, 5/6 à 3-pts) qui sort du bois. Novica Velickovic (17pts, 50%) et Dusko Savanovic (15pts-5rbs, 50%) se succèdent à merveille au poste 4, et complètent très bien le pivot, qu’il s’agisse de Perovic (2pts), titulaire ce soir, ou Krstic (13pts-9rbs). Le seul incontournable reste Milos Teodosic, 12 points, 8 assists et 5 rebonds, malgré ses problèmes d’adresse (5/12). Enfin, Nemanja Bjelica a commis des fautes rapides, et c’est dommage, parce qu’il pèse 14 points à 5/5 en 14 minutes.
Côté espagnol, Juan-Carlos Navarro est encore très fort et plante 27 points à 9/17. Jorge Garbajosa (18pts-6rbs, 6/10) avait le poignet chaud, Rudy Fernandez a scoré 15 points mais était en panne de loin (0/5) et Marc Gasol score 13 points (6/7).
La surprise est de taille, mais sans Pau Gasol, cette équipe espagnole avait montré des faiblesses. Très dépendante de Marc Gasol en début de tournoi, l’Espagne a peu à peu tenté de trouver d’autres solutions et de moins jouer inside. Mais sans grande réussite. Le collectif serbe était sur un nuage ce soir !

La Turquie (encore) en démonstration
Par la suite, la Turquie a mis une belle rouste à une Slovénie plutôt séduisante jusque là. Les slovènes ont brièvement mené 10-6 avant de prendre, tenez vous bien, un 21-4 ! Le premier quart-temps se terminait sur le score de 27-14 et les turcs jouaient leur meilleur basket. Fort en défense, adroit en attaque, que peut-il leur arriver ?
L’écart va enfler, enfler, enfler pour se stabiliser à 20 points jusqu’au milieu du troisième quart-temps. A 59-41, les turcs vont passer un 10-0. Le quatrième quart-temps sera équilibré et « détendu » pour une victoire finale des turcs 95 à 68.
La Turquie a encore livré une excellente partition en faisant totalement déjouer la Slovénie. Puis l’adresse… 66.7% au global, 71% inside, 58.8% à 3-points ! Sur 32 paniers, ils ont généré 24 assists, dont 7 pour le seul Turkoglu.
Ersan Ilyasova (19pts-5rbs, 7/9), Sinan Guler (12pts-3stls), Hedo Turkoglu (10pts-7pds-4rbs), Kerem Tunçeri (10pts-4pds) ou encore Omer Onan (10pts-2pds) sont en double figure.
Côté slovène, Boki Nachbar et Sani Becirovic plantent 16 points. Mais Goran Dragic (5pts-2pds-2rbs, 1/7) n’a pas existé et Primoz Brezec (10pts-5rbs, 4/4) a été trop peu utilisé, alors qu’il est vraiment utile dans le contexte FIBA.



On a quand même droit à des matchs de fou furieux. Le Serbie -Espagne d’hier soir vient le confirmer.
Moi, même avec 8 points de retard, je me dis que l’Espagne va gagner, elle doit gagner, et donc je me réjouissais de la fin de match. PUis y a ce tir formidable de Teodosic. J’étais plutot pro-Espagne mais j’avoue que je me suis envolé sur mon canapé !
« sosie de Fabrice Luchini selon ma femme »

Pas faux
Mais tu regardes les matchs avec ta femme toi ?
Pronostiquer la sortie de l’Espagne en quart, je crois que personne ne s’y serait aventuré, mais cette équipe de Serbie a quand même quelque chose.
Ma femme regarde de temps à autre des matchs avec moi… mais si elle peut éviter, elle évite