Le CBA (à ne pas confondre avec la ligue du même nom) est un accord entre la ligue et le syndicat des joueurs fixant l’ensemble des règles de fonctionnement de la NBA. L’actuel CBA a été adopté en 2005 et est valable jusqu’à la fin de la saison 2010/11. La NBA a la possibilité de le poursuivre une saison supplémentaire, jusqu’en 2011/12 donc.
Pour comprendre un minimum tout l’aspect business de la NBA, il est absolument indispensable d’avoir quelques notions concernant le CBA et le but de cet article est justement de vous fournir ces bases. Attention, bien que relativement long, ce qui suit est assez loin d’être exhaustif. Pour un point complet je vous renvois sur ce site (non anglophones et/ou allergiques aux chiffres s’abstenir).
Ce billet n’a d’intérêt que s’il peut être utilisé comme pense-bête et c’est pour cela qu’il sera disponible en permanence dans le menu du site.
Le Salary Cap
Qu’est ce que c’est ?
Il s’agit d’un seuil financier, si la masse salariale d’une équipe dépasse ce seuil elle ne pourra signer d’agents libres qu’en utilisant des exceptions (que nous détaillerons tout à l’heure) . Le niveau de ce seuil est fixé chaque saison au mois de Juillet, la saison dernière il approchait des 56 millions de dollars.
Pourquoi en avoir un ?
L’intérêt d’un tel système est évident, il s’agit de placer la totalité des équipes NBA sur un pied d’égalité. Sans Cap on retrouverait la situation du Football Européen : les propriétaires les plus riches écraseraient la ligue en accaparant la grande majorité du talent disponible. Avec un salary cap le lien entre la puissance financière d’une franchise et son niveau sportif est relativement faible.
Et la luxury tax ?
Il s’agit d’un autre seuil situé bien au delà du salary cap (presque à 68 millions de dollars la saison passée), le dépasser n’aura aucune conséquence sportive supplémentaire par rapport aux restrictions qui découlent d’un dépassement de salary cap.
Par contre les conséquences financières sont importantes. Ainsi le propriétaire d’une franchise dépassant le seuil de la luxury tax devra verser un dollar à la NBA pour chaque dollar de masse salariale au dessus de la limite. En gros tout ce qui est au dessus du seuil de luxury tax devra être payé deux fois.
Une telle mesure a pour but de punir les franchises financièrement irresponsables. Bien que très riches, les propriétaires NBA ne le sont pour la plupart pas suffisamment pour se moquer d’une telle sanction. Pas mal de transferts étranges au premier coup d’oeil sont directement liés à l’existence de cette règle (vente d’un tour de draft, échange extrêmement déséquilibré sportivement, etc…)
Les exceptions au Salary Cap
Même si une équipe est au dessus du cap elle a tout de même la possibilité de signer des joueurs grâce à des exceptions :
La Mid Level Exception (MLE) :
Elle permet de signer au agent libre avec un contrat d’un montant équivalent au salaire moyen NBA (autour de 5.5 millions de dollars par an actuellement), ce contrat peut durer jusqu’à 5 ans et cette exception est utilisable chaque saison.
Il est important de préciser que le montant n’est pas forcement à utiliser en totalité et/ou sur un seul joueur. Il est par exemple tout à fait possible de signer deux joueurs à 2 millions la saison en utilisant la MLE, ou bien encore d’offrir un contrat de 4 millions la saison à un joueur (il restera alors 1.5 millions à utiliser ou non).
La Bi-Annual Exception :
Elle permet de signer un Free-agent pour un contrat allant jusqu’à 2 saisons et valant un peu moins de 2 millions de dollars la saison. Cette exception peut également être divisée pour signer plusieurs joueurs mais n’est pas utilisable deux saisons de suite (d’où son nom).
La Minimum Player Salary Exception :
Une équipe peut signer autant de joueurs au salaire minimum qu’elle le souhaite même en étant au dessus du cap. Ces contrats peuvent durer jusqu’à 2 saisons.
La Rookie Exception :
Une équipe a le droit de signer ses premiers tours de draft au tarif fixé par la NBA même si elle est au dessus du cap ou si cette signature implique un passage au dessus du cap.
Larry Bird Exception :
Une des plus connues et des plus utilisées. Elle autorise une équipe à resigner ses propres Agent-libres sans se soucier des règles du salary cap en permettant d’offrir des contrats allant jusqu’au salaire maximum sur une durée de 6 saisons.
Pour pouvoir être signé avec cette exception un joueur doit être depuis 3 ans NBA sans avoir changé d’équipes en tant que Free-Agent et sans avoir été viré durant ce laps de temps. A noter qu’il est interdit de renoncer à la 4e année du contrat d’un Rookie dans le but d’utiliser cette exception pour lui offrir un nouveau contrat avec un salaire supérieur à celui que le joueur aurait touché lors de cette saison.
En plus de permettre de resigner ses joueurs, cette exception confère aussi un avantage important à l’équipe qui possédait le joueur face au reste de la NBA. En effet les équipes suffisamment en dessous du cap pour tenter de recruter un gros poisson sont limitées à des offres de 5 ans pour un salaire max légèrement inférieur, si un joueur vise le plus gros contrat possible il devra rester dans son équipe ou négocier un sign and trade.
Early Bird Exception :
Même concept que la précédente en plus limité. Une équipe peut offrir un contrat d’au moins 2 ans et pouvant aller jusqu’à 5 saisons pour un salaire limité à 175% du salaire précédent (ou au salaire moyen NBA s’il est plus élevé) à ses propres Free-Agents sous réserve que le joueur ait 2 saisons sans changement d’équipes en tant que Free-Agent et sans avoir été licencié.
Un joueur signé avec un contrat d’un an seulement et pouvant à l’issue de cette saison prétendre à une signature en utilisant cette exception doit donner son accord pour tout transfert, s’il accepte le trade il perd son droit à une signature avec cette exception et deviendra un « Non-Bird free-agent ».
Non-Bird Exception :
Elle permet de resigner ses propres Free-Agents qui ne correspondent pas aux critères requis pour être signé avec l’une des deux exceptions précédentes. Avec cette exception, une équipe peut prolonger son joueur soit à 120% de son précédent salaire, soit à 120% du minimum salariale de la NBA, selon le plus avantageux. Un contrat ne peut pas durer plus de 6 ans.
On comprend facilement pourquoi un joueur peut poser son véto sur un trade qui lui conférerait un statut de « Non-Bird free-agent », cette situation ne permettant pas de viser de très gros contrats.
Disabled player Exception :
Celle-ci est très rare. Il faut la demander à la NBA dans le cas de figure où un joueur de l’équipe serait inapte au service pour l’ensemble d’une saison (grosse blessure ou même décès). Si la ligue accepte, l’équipe du joueur indisponible disposera d’une exception allant jusqu’à 50% du salaire du joueur en question ou au niveau du salaire moyen en NBA (la somme la plus faible des deux) pour faire venir un (et un seul) joueur de remplacement.
Le fonctionnement des trades
Trade et Salary Cap
Une équipe en dessous du salary cap peut faire des échanges de joueurs de façon souple tant que sa masse salariale d’après échange est en dessous du seuil du salary-cap+100 000 dollars.
Une équipe au dessus du salary-cap souhaitant échanger un ou des joueurs doit respecter la condition suivante : le total des salaires entrants ne doit pas être supérieur à 125%+100 000$ au total des salaires sortants. La très grosse majorité des équipes NBA étant au dessus du salary-cap la plupart des transferts doivent donc respecter un relatif équilibre financier.
Trade Exceptions
Dans la majorité des échanges, une trade-exception est attribuée à l’équipe qui reçoit le moins de salaire. Elle correspond à l’écart entre les salaires sortants et entrants dans la masse salariale. Faire venir un joueur à 5 millions contre un à 6 millions va donc entraîner la création d’une exception d’un million.
Ces exceptions expirent au bout d’une année et sont très généralement inutilisées en raison d’un montant très faible. Toutefois il arrive qu’en cas de transfert financièrement très déséquilibré (parce qu’une des deux équipes était bien en dessous du cap le plus souvent) la trade exception soit assez élevée pour offrir des possibilités.
Contrairement aux autres exceptions il ne s’agit pas de pouvoir signer un free-agent mais d’absorber un ou plusieurs contrats pour un montant total inférieur au montant de l’exception.
Un exemple assez récent : Seattle a insisté pour que le départ de Rashard Lewis à Orlando se fasse dans le cadre d’un échange (contre un second tour de draft), générant ainsi une très grosse trade exception qui sera utilisée quelques semaines plus tard pour récupérer Kurt Thomas accompagné de deux premier tours de draft (Phoenix souhaitant baisser sa masse salariale).
Une trade exception peut aussi permettre de monter des échanges déséquilibrés financièrement en étant au dessus du cap :
Imaginons une équipe avec une exception de 10 millions de $ souhaitant échanger un de ses joueurs payé 4 millions l’année contre un joueur coûtant 9 millions. Un trade classique est interdit, l’écart de salaire étant trop grand. Mais il est possible de récupérer le joueur à 9 millions avec l’exception, cela va générer une exception de 9 millions pour l’autre équipe qui pourra à son tour récupérer le joueur à 4 millions.
Restrictions concernant les échanges
Outre l’aspect financier déjà évoqué il existe quelques règles pouvant empêcher un échange :
- Un joueur signé à l’intersaison ne peut être transféré avant le 15 décembre.
- Un joueur acquis dans un trade peut être immédiatement transféré contre un autre joueur. Par contre si le joueur doit être inclus dans un package il faut attendre 2 mois.
- Un joueur peut refuser un échange si celui-ci entraîne un statut de « Non-Bird Free agent » (déjà évoqué plus haut) ou s’il dispose d’une clause de non trade. Seul Kobe Bryant possède actuellement une telle clause.
Trade Bonus
De nombreux joueurs disposent d’un trade bonus dans leur contrat, vous retrouverez également souvent le terme trade kicker. Il s’agit d’une somme d’argent, jamais supérieure à 15% de ce qu’il reste sur le contrat, reçu par le joueur s’il est tradé et UNIQUEMENT lors du premier échange le concernant.
Ce bonus est compté dans le salary cap de l’équipe possédant le joueur en étant réparti sur les saisons garanties restantes mais également dans le total des salaires lors d’un trade ! L’équipe voulant récuperer un joueur possédant un trade kicker doit compter la portion du bonus compté dans le salary cap pour l’année en cours dans le total des salaires entrants ce qui peut fortement compliquer les transactions, soumises comme nous venons de le voir à la règle des 125%+100 000$
Prenons par exemple un hypothétique transfert d’un joueur à 800 000$ l’année contre un joueur à 1 million la saison + un bonus de 300 000 $ reparti sur deux saisons soit 150 000 $ par saison. (800 000 * 125)/100 = 1 000 000 $ auxquel on ajoute 100 000$, l’équipe du joueur payé 800 000$ par saison est donc autorisée à recevoir jusqu’à 1 100 000$, pas suffisant pour un joueur comptant donc 1 000 000 + 150 000 soit 1 150 000 dollars.
Afin de rendre possible de tels transferts le CBA actuel autorise un joueur à renoncer à une partie de son bonus afin de rendre son transfert légal, il ne peut par contre renoncer à plus que ce qu’il faut retirer pour que ce soit le cas. Dans l’exemple précédent, il faut que le joueur renonce à 50 000$ par saison soit 100 000$ au total (puisqu’on partait du principe qu’il lui restait deux ans de contrat) ramenant son bonus total à 200 000$.
Cette possibilité ne résout pas tous les problèmes lors d’un transfert. Si l’on se place maintenant du côté de l’équipe qui souhaite échanger un joueur à bonus c’est le salaire officiel qui compte comme salaire sortant en l’occurence 1 million dans mon exemple ce qui autorise un trade pour un joueur valant au maximum 1 350 000 dollars pour la saison courante. Une transaction pour un joueur payé 1 400 000 dollars sera parfaitement légale pour l’équipe recevant le joueur à bonus, pas pour l’autre et renoncer à une partie du bonus ne changera strictement rien.
Le sign-and-trade
Le sign-and-trade est un peu spécial. Il consiste pour une équipe à resigner l’un de ses joueurs avant de le transférer immédiatement vers une autre franchise. L’intérêt du sign-and-trade est assez évident : le joueur peut obtenir un salaire supérieur et/ou un contrat plus long par rapport à ce qu’il aurait en signant directement dans l’équipe en question et la franchise qui trade le joueur obtient quelque chose en retour.
Le cas « Base Year Compensation »
Un joueur devient « Base Year Compensation » (BYC) si son équipe l’a resigné avec une hausse de salaire de plus de 20% en étant au dessus du cap ou si il a été prolongé avec une hausse de salaire de plus de 20% à l’issue de son contrat Rookie.
Il s’agit d’un statut qui rend très compliqué un trade. En effet au lieu d’utiliser l’actuel salaire du joueur comme salaire entrant et sortant dans une transaction le salaire sortant sera la plus grande somme entre la moitié de son nouveau contrat ou le montant de son précédent salaire.
Autrement dit, un joueur qui touchait 2 millions l’année et qui a signé pour 10 millions la saison obtenant du même coup ce statut BYC ne pourra pas être échangé contre un autre joueur touchant 10 millions l’année. Pourquoi ? Parce qu’il représente un salaire sortant de 5 millions (la moitié de son nouveau contrat) et que dans cet hypothétique trade l’équipe recevrait 10 millions en salaire. 5 millions contre 10 millions, sauf grosse marge sous le salary cap, il s’agit d’un échange interdit. Vous comprenez je pense pourquoi une transaction impliquant un ou des joueurs BYC est plus que complexe à monter.
Un joueur BYC le reste jusqu’au 30 juin suivant le début du nouveau contrat.
Les tours de draft dans un trade
Il n’est pas rare de voir un ou plusieurs tours de draft inclu(s) dans un échange. Comment ça fonctionne ?
- Tout d’abord ils n’ont aucune valeur financière, un futur tour de draft représente donc un salaire de 0 dollar dans une transaction.
- Il est possible, et c’est la plupart du temps le cas, d’inclure une protection basée sur la position de draft. Par exemple un choix de draft protégé pour le top 10 restera la propriété de son équipe originale s’il est situé dans le top 10 de la draft. Il est fréquent de réduire le niveau de protection au fil du temps (d’abord top 15, puis l’année suivante tope 10, puis top 5, puis pas protégé…)
- Il est interdit d’échanger un choix plus de 5 ans en avance.
- Il est interdit de réaliser des échanges impliquant l’absence de futur premier tours de draft des années consécutives. Par exemple une équipe n’a pas le droit d’échanger tout ses premiers tours de draft pour 2011 et 2012 pendant la saison 2010. Il est par contre possible d’échanger son premier tour de draft en ayant la saison précédente déjà échangé son premier tour, ce dernier pick n’étant pas situé dans le futur.
Les Contrats
Free agency
Tout joueur libre de signer où il veut est appelé Free-Agent ou Agent-libre. Là aussi pas mal de règles existent.
Deux types de Free-agents
Le premier type d’agent-libre est le plus simple à comprendre. Un « unrestricted » free agent est totalement libre, il peut accepter n’importe quelle offre pour n’importe quelle équipe.
Le statut « Restricted » autorise l’équipe actuelle de l’agent libre à s’aligner sur toute offre extérieure si elle le souhaite. Par exemple lors de l’intersaison 2007, Anderson Varejao alors Restricted Free Agent évoluant aux Cavs de Cleveland avait signé un contrat pour les Bobcats de Charlotte, les termes du contrat convenant aux Cavs la franchise s’est aligné sur l’offre et a donc conservé son joueur pour le montant et la durée fixée par Charlotte. A noter que le droit de s’aligner n’est valable que 7 jours.
Un joueur devient Restricted Free Agent en signant une « qualifying offer » avec son équipe actuelle avant le 30 juin, soit après sa quatrième année de contrat Rookie pour un premier tour de draft soit à la fin du contrat d’un joueur ayant moins de 3 saisons dans la ligue pour les autres (second tours de draft ou joueurs non draftés). La qualifying offer est un contrat d’un an. Son montant est fixé à l’avance par la NBA dans le cas des premier tours de draft, pour les autres joueurs il sera au niveau de la somme la plus élevée entre 125% du précédent salaire ou la salaire minimum + $175,000.
Un Restricted Free Agent peut choisir de jouer un an selon les termes de ce contrat, il deviendra « unrestricted » lors de la prochaine intersaison.
Les Free Agents comptent dans le salary cap
C’est un fait méconnu mais particulièrement important, les agent-libres en attente de resignature sont pris en compte dans le calcul de la situation d’une équipe vis-à-vis du salary cap. Ainsi une masse salariale de 40 millions de dollars avec un salary cap situé à 60 millions ne veut pas dire 20 millions à dépenser sur le marché si l’effectif compte un ou plusieurs joueurs agent-libres.
En fait l’ancien salaire du joueur assorti d’un coefficient multiplicateur plus ou moins important est ajouté à la masse salariale réelle de l’équipe, dans certains cas (joueur en deuxième ou troisième année de contrat Rookie) c’est carrément le salaire maximum auquel pourrait prétendre le joueur qui entre dans le calcul.
Pourquoi cela ? Pour éviter l’astuce qui consisterait à signer un joueur issu d’une autre équipe en utilisant sa place sous le cap puis à utiliser la bird exception pour resigner ses propres joueurs sans se soucier du salary cap.
Si le joueur resigne dans son équipe c’est son nouveau salaire qui entrera immédiatement en ligne de compte dans le calcul de la masse salariale. Si le joueur quitte l’équipe ou si l’équipe renonce à ses droits sur le joueur il ne comptera plus du tout.
Renoncer à ses droits ?
Une équipe peut renoncer à la possibilité de resigner un joueur grâce à une des Bird Exceptions, elle ne pourra plus le signer en dépassant le salary cap et devra se contenter du minimum salarial ou d’un montant logeable sous le salary cap.
Ce procédé permet à une équipe d’exclure le joueur de sa masse salariale et donc d’augmenter sa place sous le salary cap. Orlando avait par exemple du renoncer à Milicic pour offrir un énorme contrat à Rashard Lewis.
Il est toutefois toujours possible de monter un sign-and-trade incluant un joueur dans cette situation.
Les exceptions comptent dans le salary-cap
Cela va de soi si on comprend bien le terme « exception » mais il est bon de le préciser : une équipe en dessous du salary cap doit renoncer aux différentes exceptions permettant de signer des joueurs (MLE, Bi-annual etc..) pour utiliser son cap-space entièrement. En effet sans ce renoncement leur montant total est ajouté virtuellement à la masse salariale de l’équipe.
En pratique les exceptions concernent donc les équipes n’étant pas en position financière de signer un joueur par un autre biais.
Salaires maximums et minimums
Il existe une borne inférieure et supérieure pour le montant auquel peut prétendre un joueur en NBA. Ces bornes sont fixées en fonction du nombre d’années passées précédemment en NBA, plus un joueur est expérimenté et plus le salaire qu’il devra au minimum toucher est élevé, même chose pour le salaire maximum autorisé qui augmente avec les années dans la ligue.
Contrats Rookies
Le cas des premier tours de draft
La NBA a adopté en 1995 un système de contrats prédéfinis pour les premier tours de draft, cette décision a fait suite à des négociations houleuses avec des Rookies stars (Glenn Robinson notamment) demandant d’énormes salaires avant même de fouler un parquet NBA.
Ainsi chaque année un contrat est attribué à chaque position de draft du premier tour, le montant global du contrat diminuant évidemment avec la position de draft. Ces contrats sont tous du même type : deux ans garantis suivis de deux ans en option pour l’équipe et d’une 5e saison correspondant à la Qualifying offer, le salaire augmente d’une saison à l’autre.
Le cas des seconds tours de draft
Un joueur drafté au second tour ne bénéficie pas d’un contrat garanti, il peut tout à fait ne jamais signer avec son équipe et c’est d’ailleurs ce qui arrive à la majorité d’entre eux.
Le montant d’un contrat d’un second tour de draft n’est pas fixé à l’avance, il peut toucher autant que ce que son équipe est en mesure de lui offrir en respectant le salary cap.
L’Europe menace la grille de salaire du 1er tour ?
Phénomène récent : les franchises NBA connaissent des difficultés pour faire venir des joueurs évoluant en Europe et draftés au premier tour. La chute du dollar et la hausse du pouvoir financier des gros clubs Européens fait qu’aujourd’hui le montant d’un contrat NBA pour un joueur drafté au premier tour ne tient pas la comparaison face aux propositions Européennes parfois 10 fois plus élevée.
De plus en plus de prospects Européens demandent à être drafté au second tour pour échapper à la grille de salaire et pouvoir négocier des contrats plus avantageux.

super article, super bien expliqué
merci d’avoir pris le temps de tout énumérer
Gros article, comme dit, un véritable pense-bête. J’ai remarqué que je péchais surtout sur les exceptions à la con genre la Bird Exception ou pire la Early Bird Exception (j’ai dû relire plus d’une fois…).
Ca c’est du pavé utile!
Content que ça puisse servir !
J’avais ça sur mon bureau depuis 1 an et demi…
Merci beaucoup!
Excellent, tout comme ce site (je ne cesse de le dire).
Gabriel Pantel Jouve
Merci,
Et surtout ne cesse pas de le dire !
je ne l’avais pas encore fait, mais en cette année de renegociation du CBA, je plussois : très instructif. MERCI.
Bob :
Tu pense que le CBA va être prolongé d’un an et évité, pour cette année en tout cas, la grève ?
Je demande ça dans la messure ou la NFL a de grandes chances de voir sa saison écourté, voir annulé dans le pire des cas. Alors c’est pas le moment que la même chose se produise en NBA.