Le film du match
Cette nuit, l’intensité du match est encore monté d’un cran. Mavs et Heat ont livré un match étouffant mais pas désagréable pour autant.
Contrairement aux deux matchs précédents, les Mavs n’ont pas pris d’écart. Rick Carlisle était mécontent que son équipe court en permanence après le score, ses hommes se sont adaptés. Conséquence, le plus gros écart fut de 9 points (au début du QT4, tout de même…) en faveur du Heat.
Les Mavs ont parfaitement débuté le match par un 6-0, signé Dirk Nowitzki. Rick Carlisle avait choisi de faire évoluer son cinq, en remplaçant Stevenson par Barea. Pari réussi, sur 3 paniers, 2 passes décisives du porto-ricain. A l’inverse, son association ne profite pas à Kidd qui perd 2 ballons dans les 3 premières minutes.
Ce 6-0 passé, le Heat est évidemment revenu dans le coup. Le quart-temps est haché par les fautes, les points s’ajoutent lentement et la période se termine sur une égalité (21-21).
Néanmoins, un élément me rassure : la variété des scoreurs. Jason Terry (7pts) devance Dirk Nowitzki (6pts) et JJ Barea (4pts). Shawn Marion et Ty Chandler y sont aussi allés de leur panier. Même topo pour Miami, Dwyane Wade (6pts), Chris Bosh (6pts), LeBron James (4pts), Mario Chalmers (3pts) et Udonis Haslem (2pts) se partagent les responsabilités.
Cet équilibre va voler en éclat au début du QT2. Chris Bosh score 8 points en 4 minutes. Epaulé par Mike Miller, il a initié un 7-0. Mais les Mavs ont retenu la dig your hole lesson. DeShawn Stevenson signe 3 paniers primés pour éviter que l’écart ne se creuse ! Son dernier lance même un 9-0 qui va replacer Dallas en tête (38-34, 4’03 à jouer). Le rythme du match reprend alors et le Heat arrive à la mi-temps avec 2 points d’avance (47-45).
Après la deuxième minute de jeu et son 6-0 initial, Dirk Nowitzki n’a inscrit qu’un panier. Il a beaucoup souffert face à Udonis Haslem et Joel Anthony. C’est étonnant de voir le pivot canadien défendre sur l’ailier allemand. Il n’a franchement rien pour lui, mais il le gène, dévie les trajectoires et s’est même payé le luxe d’un block avant la mi-temps.
Le troisième quart-temps est le moment de Dwyane Wade. Il score 12 points, quasi exclusivement en pénétration. Le Big Three a vampirisé le ballon dans cette période. Outre Wade, LeBron James va enfin inscrire son deuxième panier du match (un dunk en contre attaque) et même son troisième ! Les 6 derniers points sont pour Chris Bosh. Même les assists sont exclusivement délivrés par James et Wade !
Les Mavs ont répondu par un excellent passage de Shawn Marion (10 points en 4 minutes) et quelques lancer-francs. Un 8-0 à la fin de la période permet au Heat de prendre 5 points d’avance (69-64). Le début du QT4 permet à Miller (3-pts) et Haslem de faire grimper l’écart à 9 points (74-65), plus gros écart du match.
Mais comme à chaque fois, les Mavs vont réagir. Jason Terry (4pts) puis Dirk Nowitzki (6pts) ramènent Dallas dans le match (75-78, 6’30). Défensivement, les Mavs posent des barbelés autour du cercle. Miami n’a pas inscrit le moindre point durant près de 6 minutes. Les Mavs n’enflamment pas le match mais aliment le score par un 9-0 (82-78, 2’16).
La série est arrêtée par Chris Bosh (2/2 aux LF) puis Dwyane Wade (1/2 aux LF). Ce lancer franc coute cher, il aurait pu permettre à Miami d’égaliser. Au lieu de ça, ils s’exposent à la menace Nowitzki.

Les 14 dernières secondes vont être longues, très longues… Dwyane Wade claque un dunk rapide. Jason Terry est envoyé sur la ligne et assume sa tâche, 2/2. 86-83. Six secondes à jouer. Le dernier ballon, au terme de quelques péripéties, arrive entre les mains de Mike Miller.
Les chiffres
Pendant le match, une news assez surprenante est tombée. Dirk Nowitzki avait 101°F de fièvre (soit 38.3°C). En plus de son doigt, il n’avait pas besoin de ça. La gestion de Rick Carlisle, qui l’a beaucoup ménagé est apparue plus claire. Evidemment, les comparaisons avec le Flu Game de Michael Jordan n’ont pas tardé. Son début de match (1/11 au tir) ne plaide pas pour lui. Mais encore une fois, il est décisif dans le QT4 (10pts) et termine à 21 points (6/19 au tir, 9/10 aux LF) et 11 rebonds.
Dirk Nowitzki : Il faut se battre. C’est les finales. Il faut se battre et essayer de faire de notre mieux pour son équipe. Donc, c’est ce que j’ai fait.
Tyson Chandler : Une personne moyenne, vous savez, reste au lit quand elle a de la fièvre. C’est déjà difficile de sortir du lit. Ce gars joue contre les meilleurs athlètes au monde.
Il a aussi été nettement mieux soutenu par Jason Terry (17pts-3pds, 6/15), Shawn Marion (16pts-4rbs, 7/12), Ty Chandler (13pts-16rbs, 4/7), DeShawn Stevenson (11pts-3rbs, 3/7 à 3-pts) et JJ Barea (8pts-4pds-3rbs, 3/9). Jason Kidd (3pts-3rbs-3stls, 0/3) n’a pas scoré mais rend le meilleur différentiel de son équipe (+12).
Un mot aussi sur le coaching de Rick Carlisle. Se passer de Stojakovic pour utiliser Cardinal et Stevenson est un pari intéressant. Dans une série aussi fermée, il a privilégié la dureté au talent. Dans le QT4, Shawn Marion a passé du temps sur le banc alors que sa défense est précieuse. Ce que j’aime dans cette équipe de Dallas, c’est la cohésion et la profondeur du banc. Bien sur, Brian Cardinal ne va pas claquer 30 points, mais pour soulager Nowitzki, il fallait aussi des biscotos.
Pour le Heat, la grosse question, c’est le rendement LeBron James (8pts-9rbs-7pds-2stls, 3/11). Dans le QT4, il n’a pris qu’un tir alors qu’il a joué les 12 minutes. Cela faisait 433 matchs (SR et playoffs inclus) qu’il n’était plus passé sous les 10 points.
LeBron James : Je dois mieux faire en attaque. J’ai confiance en mes capacités. C’est juste une question de tir à rentrer.
Admettons que sur un match, il n’avait pas d’adresse. Il reste bien sur précieux en défense et dans le jeu. Mais une impression étrange persiste car il a refusé des tirs qu’il a l’habitude de prendre et a très peu attaqué son adversaire direct, qui était moins souvent qu’à l’habitude Shawn Marion (utilisé sur Wade).
Le scoring est donc resté entre les mains de Dwyane Wade (32pts-6rbs-2pds-2stls-2blks) et Chris Bosh (24pts-6rbs). En sortie de banc, Mike Miller (6pts-3rbs), Mario Chalmers (5pts-6pds-4rbs-3stls) et Udo Haslem (4pts-4rbs) ont contribué.
NBA Top 5
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Le courage de Dirk, l’abnégation des Mavs, face au chocotes de James, voilà ce que je retiens.
Mais attention à ces écarts qui font peur à chaque fois, parc que comme très souvent dans une série à 2-2, le game 6 sera le juge de paix…
Apparemment, les Mavs ne gagnent pas les matchs qui font le champion.
Historiquement, gagner les matchs 1 et 3, ça met en bonne condition. Mais les Mavs les ont perdu.
Je ne crois pas trop à ces matchs charnières avant l’heure. La finalité, c’est qu’il faut en gagner 4. Le seul match indispensable, c’est le 7. Le reste, c’est beaucoup de blabla.
Le game, 5 désolé.
encore un match serré de bout en bout et ca s’est joué sur rien.
très bizarre le match de james oui. il semblait tout mou. il dort sur la dernière pénétration de dirk meme si il ne fallait pas encaisse de 3 pts.
les joueurs semblaient tous vidés à 5 minutes de la fin.
la surprise stevenson a été gagné. il méritait de jouer davantage.
Quel combat encore! Passionnante ces Finals!
Les Mavs jouent avec le feu car ils auraient pu l’emporter plus facilement et surtout plus vite s’ils avaient rentré tous les tirs ouverts qu’ils ont eu dans les dernières minutes.
Maintenant à eux de passer devant et de prendre le contrôle de ces Finals car jusque là, à chaque fois ils sont menés que ce soit en terme de victoires ou au score pendant le match. Ils doivent toujours faire l’effort pour revenir, il faut qu’ils passent enfin devant.