[NBA Finals] « Fo’, fi’, fo’ »

Notre deuxième voyage dans le temps nous amène à Philadelphie. Place forte de la NBA entre 1976 et 1986, les Sixers n’ont finalement gagné qu’un titre, en 1983. Avant les...

Notre deuxième voyage dans le temps nous amène à Philadelphie. Place forte de la NBA entre 1976 et 1986, les Sixers n’ont finalement gagné qu’un titre, en 1983. Avant les playoffs, Moses Malone avait involontairement mis une cible dans le dos de son équipe en annonçant le fameux « Fo’, fo’, fo ». Une pression supplémentaire finalement assumée.

Le contexte

Entre 1976 et 1986, les Sixers ont joué 4 finales NBA et 3 finales de conférence. Sous la houlette de Gene She puis Billy Cunningham, ils étaient le principal concurrent des Celtics avant l’émergence des Pistons et des Bulls. Mais c’est en 1983 que les Sixers ont décroché le graal.

Les Sixers comptaient déjà dans leur rang Julius Erving, Maurice Cheeks, Andrew Toney et Bobby Jones. Ils ont obtenu l’été précédent Moses Malone qui avait annoncé le fameux « Fo’, fo’, fo » sur un malentendu. Transformé en « Fo’, fi’, fo. » (four, five, four), les Sixers ont décroché le titre en 13 matchs (12-1), un record à ce moment-là.

Le match

Le 31 mai 1983, au Forum d’Inglewood, les Sixers ont l’occasion de décrocher le titre. Ils mènent 3-0 face aux Lakers et sont globalement supérieurs aux Lakers. Il y a également un sentiment de revanche un an après la finale ’82 remportée en 6 manches par les Lakers sur les Sixers.

Billy Cunningham : La différence par rapport à l’année dernière, c’est Moses.

Le match 4 ne déroge pas à la règle. Les Sixers ont mené tout le match dans le sillage de Moses Malone (24pts-23rbs) encore une fois stratosphérique.

Néanmoins, l’instinct de survie des Lakers va les pousser à chatouiller le futur champion. A un peu moins de trois minutes du gong, ils comptaient trois points d’avance. C’est le moment choisi par Julius Erving pour rappeler que, bien que vieillissant (33 ans), il reste un joueur exceptionnel.

Dr J commence par une passe de KAJ interceptée et un dunk pour égaliser (106-106). Une minute plus tard, il réalise une action à 3 points et boucle son coup de chaud par un tir à 6 mètres à 24 secondes du gong. Il a réussi à inscrire 7 points en 98 secondes pour offrir le titre aux Sixers.

Moses Malone : C’était pour le Doc. Je voulais pouvoir dire que j’ai joué dans une équipe championne avec Dr.J.

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Malgré ses 21 points sur ce dernier match, Julius Erving laisse à Moses Malone, déjà MVP de la saison régulière, les honneurs du MVP des finales. Il fut, à chaque match, le meilleur scoreur et rebondeur de son équipe. Ses moyennes : 25.5 points et 18 rebonds par match. Il a écrasé Kareem Abdul-Jabbar, son vis-à-vis.

Epilogue

Revenons une minute sur l’anecdote du « fo’, fo’, fo’. » Un journaliste avait demandé à Malone comment il sentait les playoffs. Il avait répondu par « four, four, four » qui, avec l’accent de Moses, avait raisonné en « fo’, fo’, fo’. » Néanmoins, il ne voulait pas dire qu’il s’attendait à sweeper tout le monde, mais plutôt qu’il fallait 4 victoires pour gagner chaque série. Logique !

Le « fo’, fo’, fo’. » fut le fil rouge des playoffs. Les Sixers n’ont finalement laissé filé qu’un match, en finale de conférence, face aux Bucks. Ils ont successivement battu les Knicks (4-0), les Bucks (4-1) et les Lakers (4-0). D’où l’expression « fo’, fi’, fo’ ».

A l’heure actuelle, le 12-1 des playoffs ’93 est la deuxième plus grosse domination en playoffs de l’histoire. Les Lakers on fait mieux en 2001 (15-1). Aujourd’hui, il serait possible de faire mieux puisqu’il faut gagner 16 matchs pour gagner le titre.

Le titre des Sixers décroché en 1983 est le dernier de la franchise et le dernier de la ville de Philadelphie jusqu’à 2008 et la victoire des Phillies aux World Series.

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