[NBA Finals] Memorial Day Massacre

Ce 27 mai marque notre entrée dans les finales NBA. Régulièrement, nous vous proposerons de revivre des grands moments des finales en célébrant, à chaque fois, l’anniversaire d’un match, d’une...

Ce 27 mai marque notre entrée dans les finales NBA. Régulièrement, nous vous proposerons de revivre des grands moments des finales en célébrant, à chaque fois, l’anniversaire d’un match, d’une perf ou d’un événement. Le premier volet est consacré aux finales ’85 et à un match explosif connu sous le nom de Memorial Day Massacre.

Le contexte

La rivalité entre les Celtics et les Lakers fait partie des grandes histoires de la grande league. Avant les finales ’85, les deux franchises s’étaient affrontés huit fois pour le titre. A chaque fois, les Celtics en étaient sortis vainqueurs. Un an plus tôt, les Greens avaient conquis le titre en 7 matchs face aux Purple & Gold. Au terme d’une saison dominée par les 2 rivaux (63W pour Boston, 62W pour L.A., Bird MVP), c’est une revanche attendue qui débute à Boston en ce 27 mai 1985.

Le match

14 890 fans ont pris place dans le Boston Garden et soutenir leur équipe face au grand rival de la Conférence Ouest. Les rosters sont blindés de stars, Larry Bird, Kevin McHale, Robert Parish, Dennis Johnson, Danny Ainge, Cedric Maxwell et K.C. Jones sur le banc d’un côté, Kareem Abdul-Jabbar, Magic Johnson, James Worthy, Byron Scott, Bob McAdoo, Michael Cooper, Jamaal Wilkes, Kurt Rambis et Pat Riley à la baguette de l’autre. Les Celtics sont champions en titre et ont l’avantage du terrain. Mais dans les rangs des Lakers, un sentiment dominait, le titre des C’s un an plus tôt était un sacré coup de bol.

Kareem Abdul-Jabbar : Nous avons le sentiment d’être la meilleure équipe et nous voulons le prouver.

Parfois, quelques minutes suffisent à mettre en doute les certitudes les plus absolues. Le premier quart-temps permet aux Celtics de prendre 14 points d’avance, dans le sillage d’un excellent Danny Ainge 15 unités au compteur.

K.C. Jones : Un bon départ ne signifie jamais grand chose face aux Lakers.

Certes, 14 points face aux as de la contre-attaque, ça se perd très vite. Mais, non seulement les C’s ne vont pas dilapider cette avance, mais ils vont l’accroitre. Mi-temps : +30. 79 points marqués. Deux records.

Magic Johnson : On ne peut jamais dire ce qu’il va se passer après la mi-temps.

A la pause, les Lakers n’avaient pas encore lâché l’affaire. Mais la tendance ne s’est pas inversée en deuxième mi-temps. Les Celtics terminent le match avec 148 points au compteur. Ils ont shooté à 60.8%, ils ont dominé le rebond et six joueurs ont fini en double figure, dont le remplaçant Scott Wedman, 26 points à 11/11. Il termine co-meilleur marqueur du match avec Kevin McHale. Score final : 148-114

Les Celtics, habitués au jeu dur et au tempo contrôlé, ont multiplié les paniers en transition. Jamais les Lakers n’ont trouvé leur rythme à l’image de Kareem Abdul-Jabbar qui rend 12 points et 3 rebonds.

Magic Johnson : C’était un cauchemar absolu. C’est ce qui arrive lorsque tout ce que vous tentez ne marche pas et que tout ce qu’ils tentent marche. C’était vraiment très, très gênant.

Ce match, aujourd’hui surnommé Memorial Day Massacre en référence à une tuerie à Chicago le 30 mai 1937, est le théâtre de nombreux records pour un match des finales at this time.

  • Plus grand nombre de points : 148
  • Plus grand nombre de points en première mi-temps: 79
  • Plus gros écart à la mi-temps : 30
  • Meilleur pourcentage : 60.8% (62/102)
  • Plus grand nombre de paniers : 62
  • Meilleur pourcentage individuel : Scott Wedman (11/11; 100%)
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Epilogue

Si les Lakers ont pris un coup sur la carafe, les Celtics ont déclaré après le match que ça ne changeait pas grand chose de gagner de 30 ou de 4 points. Bien vu.

En effet, les Lakers, portés par Kareem Abdul-Jabbar (30pts-17rbs), vont remporter le match 2 puis vont détruire à leur tour les C’s au Forum d’Inglewood (136-111). Il faut croire que les grosses défaites ont des vertus mobilisatrices puisque Boston va remporter le match 4 grâce à Dennis Johnson, à la dernière seconde.

Mais cela ne permettra pas aux Celtics de conserver leur titre puisque les Lakers remporteront les matchs 5 et 6. Pour la première fois, ils décrochent le titre contre les Celtics. Cerise sur le gâteau, la fête s’est déroulé à Boston.