Clutch players
Milwaukee 106-107 LA Lakers (OT) Les Bucks ne sont pas passés loin de l’exploit. Après un quatrième quart-temps très bon de Michael Redd (8pts) qui a permis aux Bucks de recoller, Andrew Bogut va inscrire le panier de l’OT à 20 secondes du gong. Balle de match aux Lakers, Kobe Bryant prend ses responsabilités mais manque son tir.
En prolongation, les paniers s’enchainent de part et d’autre et aucune équipe ne parvient à se détacher, jusqu’un panier primé de Redd (25pts-7rbs-4pds au final) suivi d’un tir de Ridnour qui donne 6 points d’avance aux Bucks (106-100). C’est le moment choisi par Kobe Bryant pour sortir de sa boite, avec un jump shot et un layup avec la faute (106-105, 48 secondes à jouer). Ridnour puis Redd auront l’occasion de tuer le match, sans réussite. Cinq secondes à jouer, balle à Bryant… et puis…

La défense très correct de Charlie Bell n’a pu empêcher Bryant, 39 points (13/28), 7 rebonds, 4 assists et 7 balles perdues, de rentrer ce tir. Pau Gasol, 26 points (9/15), 22 rebonds (record en carrière) et 4 blocks a fait plus que son job de lieutenant.
Pau Gasol : J’essaie simplement d’être plus actif. J’essaie de chercher le ballon plutôt que de l’attendre.
Pour les Bucks, Ilyasova inscrit 24 points, Andrew Bogut cumule 16 points, 12 rebonds et 3 blocks et Brandon Jennings a des problèmes d’adresse (11pts-7pds, 4/11).

Oklahoma City 86-100 Dallas OKC n’est pas passé loin de surprendre Dallas. Seulement, Dirk Nowitzki est passé par là. Le Wunderkind a claqué 13 de ses 35 points dans les 8 dernières minutes et permet à son équipe de signer un cinquième succès de rang. Mais il n’y a pas que le scoring dans le basket, Jason Kidd est là pour le rappeler.
Jason Kidd : Je sais que vous, les médias, vous allez parlez du scoring de Dirk. Mais je pense que sa défense va avec… Les gens ne parlent que de l’attaque, mais je crois que désormais, sa défense est meilleur qu’elle ne l’a jamais été.
En attaque, Nowitzki fut épaulé par Howard (15pts), Marion (12pts) et Dampier (10pts-6rbs). En défense, les Mavs ont parfaitement maltraité Kevin Durant, auteur de seulement 12 points, à 4/18 ! Russell Westbrook (16pts-6rbs-5pds) et Jeff Green (15pts-11rbs) n’ont pu compenser.
Kevin Durant : Il y a 82 matchs. On ne peut pas être très bon durant 82 matchs. Ce serait bien, mais je ne crois pas que ce soit possible.
Sacramento 112-109 Washington Encore une fois, les Wizards ont laissé passer leur chance en fin de match. L’autre soir, Earl Boykins se faisait piquer le ballon alors qu’il cherchait Haywood. Cette nuit, c’est Gilbert Arenas (33pts-6rbs-6pds), auteur de 13 points dans le quatrième quart-temps, qui a voulu jouer le one-on-one contre Evans et qui s’est vautré.

Le rookie réalise ainsi un super stop et donne la victoire aux siens sur la ligne des lancers. Avec 26 points (9/18), 6 assists, 6 rebonds et 2 blocks, il fait un nouveau pas vers le titre de rookie de l’année.
Tyreke Evans : C’est quelque chose dont j’ai rêvé, d’avoir la balle en fin de match. J’avais le ballon dans les mains, et je rentrais mes 2 lancer-francs.
Aux côtés du rookie, on retrouve le trident Casspi (22pts-5rbs-3pds) – Nocioni (20pts-6rbs) – Thompson (17pts-13rbs-2blks). Côté Wizards, Jamison a claqué 30 points, Butler 16 et Haywood compile 9 points, 14 rebonds et 2 blocks.

Étoiles montantes
Atlanta 110-97 Memphis Entre deux des équipes en forme du moment, il n’y a pas eu match. Après un premier quart-temps équilibré, les Hawks vont passer la vitesse supérieure et prendre 17 points d’avance. Joe Johnson (26pts-8rbs-3pds, 10/16), Al Horford (15pts-10rbs), Josh Smith (14pts-7rbs-4blks) pouvaient alors se reposer et profiter de la fin de match.
Joe Johnson : C’était cool. Nous avons eu la chance de nous asseoir et de regarder pour changer. C’était cool.
Mike Woodson a pu par exemple faire jouer Randolph Morris (7pts-3rbs) et Othello Hunter (6pts-4rbs), très peu utilisé d’ordinaire. Ils étaient encadrés par Evans (13pts-5pds) et Crawford (12pts-3pds).
Les Grizzlies n’ont simplement pas réalisé un bon match. La faute à trop de balles perdues (20) qui ont permis aux Hawks de prendre 17 tirs de plus ! Dommage car ils ont obtenu plus de lancer-francs et étaient à 50% de réussite !
Le rookie Sam Young termine top scoreur (20pts, 7/13), devant OJ Mayo (15pts-4pds), Marc Gasol (14pts-8rbs), Mike Conley (12pts-5pds), Rudy Gay (11pts) et Zach Randolph (10pts-10rbs)

30+ perf
New Orleans 95-87 Detroit Rip Hamilton de retour à l’infirmerie pour une contracture à la cuisse, les Pistons étaient à nouveau privé d’une ligne arrière incisive. Pour autant, c’est inside qu’ils se sont fait bouffer. Par David West, auteur de son meilleur match de l’année (32pts-12rbs, 15/22), dont 18 en deuxième mi-temps, pendant que les Hornets remontaient leur retard. Chris Paul, 14 points sur 16 en deuxième mi-temps, et 12 assists, est l’autre gros bonhomme de ce come-back.
Emeka Okafor (15pts-8rbs), Devin Brown (13pts) et Peja Stojakovic (11pts) ont aussi performé, contre une équipe qui s’articulait quasi exclusivement sur Rod Stuckey (26pts-5pds) et qui a craqué dans le dernier quart-temps, ne rentrant que 5 tirs.
David West : Nous étions en difficulté toute la soirée avec Stuckey. C’est un arrière dur et agressif. Durant les cinq dernières minutes, nous étions vraiment concentré sur lui.
Denver 111-101 Houston Les Rockets et leur maillot rétro, comme Tracy McGrady se sont fait voler la vedette par Carmelo Anthony, auteur d’un cinquième match consécutif à plus de 30 points. La star des Nuggets a tenu son équipe à flot avec ses tirs, ses pénétrations et sa faculté à provoquer des fautes ont fait la différence contre les Rockets. Melo termine son match à 38 points, 9/23 au tir, 19/20 aux LF et ajoute 9 rebonds, et 3 assists.
Dans le money time, il rentre 6 lancers sans trembler mais les meneurs remplaçants, Lawson (6pts-6pds) et Carter (5pts) ont aussi, chacun, rentré un panier important. Ils ont pris le relais de Billups (15pts-3pds en 19min), touché à l’aine. On notera aussi les 21 points de JR Smith.
Pour les Rockets, Aaron Brooks (23pts-7pds), Trevor Ariza (18pts-8rbs-4pds) et David Andersen (17pts-9rbs) ont alimenté le scoring. Et McGrady ? Il a joué à nouveau 7 minutes, il a manqué un tir, perdu un ballon et, contrairement à hier, n’a pas eu un impact positif (-10 de différentiel)
Tracy McGrady : Être blessé l’an dernier, me faire opérer, les progrès que j’ai réalisé pour arriver ici, ce fut une longue route. La plus grande question est : ‘Puis je entrer sur le terrain, faire des aller-retours sans avoir mal à mon genou ?’ Je me suis senti bien. Mon genou va bien.
Résistance
Indiana 101-98 Charlotte Les Pacers vont un petit peu mieux. Alors qu’on attendait une chute définitivement après avoir perdu 10 de leurs 11 derniers matchs et leur leader, Danny Granger, les hommes de Jim O’Brien relève la tête. Trois victoires en quatre matchs, et la Ewing Theory refait surface.
Cette nuit, Troy Murphy a joué les sauveurs (26pts-15rbs, 10/13 dt 5/7 à 3-points). L’intérieur des Pacers a rentré ses 5 premiers tirs de loin.
Mike Dunleavy : Murph est un super joueur, c’est une arme. Il peut écarter les défenses et rentrer des tirs. Il a vraiment bien joué.
Troy Murphy : J’ai regardé beaucoup de vidéos avec les coachs pour essayer de trouver différents endroits où armer mon tir. J’ai eu des positions ouvertes et j’ai pu les rentrer.
Toutefois, dans le money time, un autre joueur est sorti de sa boite, TJ Ford. Très en retrait depuis le début de saison, Ford va tenir la barraque en inscrivant 8 de ses 15 points dans les 5 dernières minutes. A 1’33, après un 2+1, il donnait 8 points d’avance à son équipe. Suffisant ? Pas sûr ! Augustin de loin puis Wallace par 2 lancers vont ramener leur équipe à 3 unités. Watson va alors manquer le tir qui aurait pu mettre les Pacers à l’abri… Dernière possession aux Pacers, 18 secondes à jouer, la balle va dans les mains de Wallace qui manque sa chance. Faute sur Jones qui manque ses 2 lancers. Mais les Bobcats ne pourront rien faire du dernier ballon.
Stephen Jackson : Nous devons mieux entrer dans les matchs. Nous débutons toujours lentement et nous utilisons toute notre énergie pour revenir dans le match. Ce n’est pas possible à chaque fois.
Au rayon chiffre, TJ Ford distribue 13 passes en plus de ses 15 points, Mike Dunleavy a également inscrit 15 points, et Brandon Rush a scoré 11 points. Pour les Bobcats, le tandem Wallace (29pts-12rbs, 10/18) – Jackson (22pts-5rbs-3pds, 7/23) a monopolisé les tickets shoots, Ty Chandler réalise un double double (13pts-13rbs) et Boris Diaw s’est fait discret (8pts, 3/3 en 36 min).
En bref.
Orlando 118-99 Toronto Accueilli dans une ambiance étrange, un mix de sifflets et d’applaudissements, Hedo Turkoglu ne gardera pas un grand souvenir de son premier retour à Orlando.
Stan Van Gundy : Tout ceux qui l’ont sifflé ne peuvent pas réellement être des fans du Magic. Nous ne serions pas allés là où nous sommes allés sans lui, l’an dernier.
Turkoglu (14pts-4rbs-4pds) aura surtout vu Dwight Howard jouer les généraux dans la raquette. Le DPY en titre a inscrit 18 points (6/7 et 6/8 aux LF), gobé 14 rebonds et bloqué 8 tirs. Il fut bien épaulé par Lewis (21pts, 8/13 dt 5/8 à 3-pts), Barnes (20pts, 7/10), Williams (13pts-7pds), Johnson (13pts-4pds) et Carter (12pts-7pds-6rbs). Mike Pietrus a joué 17 minutes pour 2 points (1/5), 2 rebonds et 1 passe dé. Pour les Raptors, Chris Bosh inscrit 20 points, Jack 13 et Bargnani 12.

Philadelphie 101-108 Cleveland Victoire sans éclat des Cavs sur les Sixers. LeBron James (36pts-7pds-6rbs-3stls) a fait son show, Mo Williams (12pts-4pds), Andy Varejao (11pts-8rbs), Shaquille O’Neal (10pts-9rbs) et JJ Hickson (10pts-4rbds) l’ont accompagné. Pour les Sixers, Andre Iguodala a inscrit 26 points et Mareese Spreights a effectué son grand retour (14pts-4rbs en 22min).

New Jersey 92-108 Utah Après avoir perdu contre les Wolves, le Jazz ne s’est pas laissé piéger dans le New Jersey. La victoire est nette et sans bavure, avec un tandem Boozer (26pts-10rbs) – Williams (20pts-14pds) particulièrement dominant. Le double double de Brook Lopez (23pts-10rbs) ne change pas grand chose à la donne.
Carlos Boozer : Nous sommes heureux de cette première victoire dans le road trip. Nous avons retenu la leçon de l’autre soir, contre Minnesota.
Minnesota 95-120 LA Clippers Minnesota, justement, a pris une sacrée rouste sur son parquet, face à des Clippers particulièrement adroits (52.2%) et collectif (30pds, 10 TOs). Sept joueurs sortent du lot, Eric Gordon (25pts-4rbs-3pds), Chris Kaman (23pts-10rbs), Rasual Butler (21pts), Al Thornton (14pts-4rbs), Baron Davis (13pts-13pds-8rbs, 6/17…), Marcus Camby (10pts-18rbs-6pds-5blks) et Seb Telfair (7pds en 12min).
Mike Dunleavy : Ça ressemble à un quarterback et un wide receiver. Je ne sais pas combien de temps ça leur prend pour se comprendre, mais entre Baron [Davis] et Kaman, l’alchimie commence à se développer. Leur pick-and-roll est excellent, où Baron délivre un ballon à Kaman au bon moment, et il rentre le tir car il reçoit le ballon au moment.
Pour les Wolves, seul le duo intérieur a fait des miracles, Kevin Love réalise un double double (19pts-12rbs) et Al Jefferson provoque des fautes (18pts-8rbs, 5/15 et 8/18 aux LF).

Golden State 91-103 San Antonio Enfin, les Spurs se sont débarassés des Warriors, privés désormais de Mikki Moore (qui va se faire opérer du talon). Vlad Radmanovic n’a pas brillé dans son nouveau rôle de pivot (0/8, 1rb). La paire Monta Ellis (35pts-6rbs-5pds) – Corey Maggette (21pts-5rbs-5pds) ne peut pas tout faire. Surtout face à un Tim Duncan très vintage ces temps-ci, auteur de 27 points (11/22), 15 rebonds, 4 assists et 4 blocks. Il a trouvé Jefferson (17pts-5rbs), Bogans (13ptsà et Parker (12pts-8rbs-3pds) à ses côtés.

Top 10

c est koi la « ewing theory ? »
Le fait qu’une équipe à qui on annoncait l’enfer suite à l’absence de sa star puisse être finalement meilleure. Lancée suite aux finales NBA pour des Knicks privés de Ewing
moué c est mioyen. sans ewing les knicks n’auraient pas fait les finales 94.
disons que 11 joueurs peuvent compenser l’absence de la star.
et franchement encore heureux.
C’était à la mode en début de saison suite aux bonnes perfs des Bucks sans Redd, ou des Kings sans Martin, plusieurs sites avaient alors repris un article d’ESPN sur la « Ewing Theory ».