La rouste
Atlanta 96-83 Utah Entre deux équipes en bonne forme, il devait y avoir un gros match. Mais ce gros match n’a pas eu lieu, la faute à des Hawks actifs en défense, et en réussite en attaque. La première mi-temps fut placée sous le signe de la défense, avec 34 points encaissés et 10 points d’avance aux locaux.
Jerry Sloan : Nous avions 8 assists en première mi-temps. Nous n’arrivions pas à shooter vite. Et de loin non plus. Ils nous ont empêcher de prendre de bon tirs.
Puis vint le troisième quart-temps, commencé par un 23-6 par les Hawks. A ce stade, Sloan, fou de rage, a sorti ses starters du match. Andrei Kirilenko (13pts-6rbs-6pds) et Eric Maynor (11pts-7rbs-7pds) vont profiter des rotations des Hawks pour rendre l’écart un peu plus acceptable, alors que les Williams (2pts, 1/8), Okur (8pts-6rbs, 2/6), Boozer (6pts-6rbs, 2/7) et Brewer (4pts, 2/9) ne reverront plus le parquet.
Deron Williams : Nous nous excusons auprès de nos fans. On a joué comme des merdes. J’ai joué comme une merde. Je pense que, plus que tout, leur taille nous a fait mal. Ils nous ont sorti de notre rythme. Je suis content de jouer à nouveau dès demain.
Les Hawks, 6 victoires de rang, ont vécu une soirée tranquille, où Smith (16pts-8rbs-5pds), Williams (15pts-4rbs), Horford (12pts-9rbs) et Johnson (12pts-9rbs-7pds) ont brillé. Mike Woodson n’a évidemment pas fait la fine bouche.
Mike Woodson : Nous avons pratiqué du bon basket. Nous avons battu une grande équipe ce soir, et nous l’avons fait en défense.
De son côté, Jerry Sloan a simplement déclaré qu’il n’allait pas revisionner ce match, « j’en ai assez vu ! » On le comprend.

Le hold-up
Boston 97-98 Philadelphie Quelques jours après avoir stoppé leur folle série de 12 défaites, les Sixers ont mis un terme à celle des Celtics, 11 victoires de rang !
Les Celtics avaient pourtant 11 points d’avance à la pause, puis 15 dans le troisième quart-temps avant que les Sixers ne reviennent dans le match, jusqu’à mener 86-84 au milieu du quatrième quart.
Le match se resserre et va se jouer sur un coup de dé, en l’occurrence, une claquette d’Elton Brand à 7.7 secondes du buzzer. Toujours sur le banc, Brand a rendu une bonne copie, 23 points (7/12 et 9/10 aux LF), 8 rebonds.
Elton Brand : Nous avons gagné en fin de match contre une équipe qui restait sur 11 victoires consécutives. Cela va booster notre confiance.
Andre Iguodala (18pts-8rbs-4pds), Mareese Spreights (17pts-10rbs) et Willie Green (16pts-4rbs-4pds) sont les autres grands bonhommes de cette victoire.
Pour les Celtics, il faudra apprendre à gagner à domicile. Leur bilan est de 12-1 à l’extérieur, contre 8-4 à domicile… Cette nuit, Kevin Garnett (21pts-10rbs-4pds-4blks), Ray Allen (17pts), Rajon Rondo (13pts-10pds) et Kendrick Perkins 12pts-16rbs) ont pourtant brillé.

Le (presque) hold-up
Cleveland 85-82 Milwaukee Les Bucks ne sont pas passés loin de faire aussi bien que les Sixers, sur le parquet des Cavs. Menés de 10 points à l’entame du quatrième quart, les Bucks vont grignoter leur retard pour se retrouver à 3 points, suite à un 14-2 dans les 6 dernières minutes du match, et le ballon sur la dernière possession. En bon leader, Brandon Jennings va prendre ses responsabilités. Le rookie a livré un match atroce en terme d’efficacité (18pts-8pds, 5/21, dont 1/8 à 3-pts) mais va tenter sa chance sur la tête de Mo Williams. Résultat ? Un air ball !
Scott Skiles : Notre dernier tir fut terrible. Il nous fallait un bien meilleur tir que ça. Nous avions prévu autre chose…
Brandon Jennings : J’ai cru que Mo Williams allait switcher quand j’allais le passer, mais il est resté coller à moi. Il n’a pas mordu à ma feinte. Il a bien défendu. Nous avons pu accrocher la meilleure équipe de la league. Nous leur avons fait peur ce soir. Nous étions à un tir de la prolongation.
L’auto-satisfaction de Jennings est peut-être un peu déplacé, même si, dans le fond, il n’a pas entièrement tord. Les Bucks ont livré une belle bataille malgré une adresse déplorable (36.4%). Ersan Ilyasova (18pts-7rbs) et Charlie Bell (16pts) n’ont pas à rougir de leur prestation.
Mais à la fin, c’est les Cavs de LeBron James (26pts-10rbs-8pds) qui gagnent. Le King fut épaulé par Williams (17pts) et West (12pts).

Le derby
Dallas 108-116 Houston (OT) Les matchs intra-Texas sont toujours spéciaux. C’est d’ailleurs étrange que la NBA ne joue pas plus sur ces rivalités locales, alors que les trois équipes luttent pour les playoffs régulièrement.
Ce match a commencé par une bien mauvaise nouvelle. Les sorties conjuguées de Nowitzki et Landry, qui se sont violemment entrechoqués. Les deux joueurs sont d’ailleurs incertains pour leur prochain match respectif.
Sans leur leader, les Mavs vont d’abord prendre l’eau, incapable de tenir face à la vista de Brooks et Landry. Ils abordent ainsi le quatrième quart-temps avec 8 points d’avance, mais les Mavs vont revenir, dans le sillage de Barea (23pts). A 19 secondes du gong, Brooks (1/2 aux LF) manque de tuer le match. 100-97, Tim Thomas va égaliser à 10 secondes du buzzer. Aaron Brooks va tenter de forcer le destin mais perd le ballon.
Aaron Brooks : Nous étions au plus bas en entrant dans la prolongation. Les équipes qui obtiennent la prolongation, en général, la gagne. Mais on s’est réuni et on a fait moins d’erreurs.
Aaron Brooks, 9 points en prolongation, sera décisif et termine le match avec 25 points, 6 assists et 4 rebonds. Kyle Lowry (26pts-10pds-6rbs) montre qu’il peut évoluer à ses côtés, même si le backcourt manque alors de taille — mais en face, les Barea et Terry ne sont pas des géants. Luis Scola (19pts-10rbs) et David Andersen (16pts-3rbs) ont apporté du scoring inside. T-Mac a eu droit à ses 7 minutes pour 2 points (1/2) et 1 contre.
Rick Adelman : C’est une victoire parfaite pour nous, avec tout ce qu’il faut. Nos joueurs ont eu du mal à la fin du temps réglementaire, mais ils ont fait une belle prolongation. C’est donc une bonne victoire.
Pour les Mavs, Barea mène donc le scoring, devant Marion (17pts-9rbs), Howard (17pts), Terry (14pts). Jason Kidd passe à un tir du triple double (8pts-11rbs-10pds).

La perf collective
Oklahoma City 109-98 Detroit Grosse impression du Thunder contre des Pistons, il est vrai, décimés. Hamilton, Gordon et Prince à l’infirmerie, ça fait beaucoup. Les visiteurs ont malgré tout tenu trois quart-temps. C’est le moment choisi par Scott Brooks pour tester ses rookies, James Harden (14pts-8pds-3rbs) et Serge Ibaka (12pts-5rbs). Harden a, par exemple, scoré les 7 premiers points du quatrième quart-temps, prouvant ainsi qu’il peut alterner les registres, scoreur et playmaker.
Scott Brooks : Ces deux rookies, ils sont entrés en jeu et ils ont fait du bon boulot pour contrôler le match dans le quatrième quart-temps.
Autre nouveauté, Nenad Krstic (10pts-8rbs en 16min) semble perdre en influence au profit de Nick Collison (4pts-7rbs-2stls). Puis le trident a fait le job, 27 points et 6 rebonds de Durant, 19 points et 4 assists de Green et 14 points et 5 assists de Westbrook.
Pour les Pistons, Rod Stuckey claque 31 points (11/24), Villanueva 16 (6/17), Bynum et Jerebko 12.

En images
Golden State 109-118 Washington

Top 10






je ne poste jamais sur les sites mais franchement j’ai découvert celui là et ca me change grandement de l’équipe.fr….
je vois que les gens sont des ingrats alors je m’y colle:
MERCI
bon boulot ca fait plaisir.
bienvenu flavio. ici c’est l artisanat de l’analyse nba. pas un boulot pour le grand public. que pour le connaisseur et l’expert;
Lol Cédos!
Merci Flavio en tout cas, on va tenter de bien tenir le rythme aussi pendant ces périodes de fête
Cédos, tu dis ça pour flatter ton égo ou le notre ?
La réaction de Flavio fera plaisir à tous les rédacteurs du site, même si les commentaires ne sont pas toujours nombreux, l’audience est bonne, alors on se dit que notre travail est apprécié.
Merci Flavio ! On fait ce qu’on peut avec nos moyens et surtout nos disponibilités (perso je fais un post tout les 36 du mois en ce moment mais jérôme et N.K tiennent plutôt bien la baraque)
Les retours (surtout positifs mais comment pourrait-il en être autrement !) font toujours plaisirs, d’autant plus qu’ils sont effectivement relativement rares.
n’envoyez pas trop de fleurs hein…. après j’vous dis pô comment ils se la racontent en fantaisy….:)
C’est vrai que c’est pas mal, très complet, avec des analyses fines et teintés régulièrement d’un humour assez réjouissant, c’est parfois objectif et d’autre fois subjectif mais toujours argumenté!
En revanche, pas un article mais alors pas un seul sur la carrière du plus grand basketteur de tous les temps (ou presque..) j’ai nommé Latrell Sprewell! Un scandale moi j’vous dis! si Bob, ce faignant, s’y met pas, j’retourne sur l’équipe.fr….Y a pas qu’les sonics dans la vie non mais oh!
et moi je voudrais un article sur michael young (du csp).
j’ai une question pour les vrais : est-ce qu’il est déja arrivé lors d’une draft une fois qu’un joueur inscrit et invité à être aux tables des top pick n’a pas été drafté ou alors très tard ?
Un article sur Spree peut se faire. On peut trouver un moment pour faire ça.
Cédos, il suffit de remonter à la dernière draft, DeJuan Blair était annoncé lottery pick et il est tombé au milieu du second tour. Chase Budinger devait être pris au milieu du premier tour, il est aussi tombé au second.
L’an dernier la palme est revenue à DeAndre Jordan suite à des workouts tout pourris il est passé de la fin de la lottery au second tour. Batum aussi a bien chuté suite à ses prétendus problèmes cardiaques.
Il y a quelques années, Marcus Williams était annoncé dans le top 10 pour tomber en fin de premier tour. Je pense aussi à Derrick Byars et Chris Taft, annoncés comme top 15, finalement choisis au second tour, et qui ont vite été oublié.
Puis y avait le lituanien Andriuskevicius, top 5 toute l’année dans toutes les mocks et choisi autour de la 40e position le soir de la draft. Et il a jamais rien fait le gaillard. Dans le même genre, y avait le russe Pavel Podkolzine et Sofo Schortsanitis, annoncé autour de la 15e place en 2003 et pris au second tour.
Les exemples sont nombreux. Maintenant, des gars hyper hypés non choisis, j’ai pas d’exemples en tête.
Si Cédos fait référence à un joueur de la Green Room (où se trouve les 15 meilleurs prospects supposés) j’ai en tête au moins l’exemple de Rashard Lewis qui avait du attendre (presque en larmes à l’époque) la 32e selection pour être enfin libéré.
oui Bob. je fais référence à la green ( pour $ ?) room.