Nets’ Story (10)

Lors de la préview de la saison des Nets, nous vous parlions beaucoup de l’arrivée d’Andray Blatche – « Andray Blatche [pourrait] au final se révéler être [une] très bonne surprise »...

Lors de la préview de la saison des Nets, nous vous parlions beaucoup de l’arrivée d’Andray Blatche – « Andray Blatche [pourrait] au final se révéler être [une] très bonne surprise » – et des rookies. Après un mois de compétition, ce que nous vous annoncions se réalise: Andray Blatche renaît, tandis que les rookies se contentent de cirer le banc…

La renaissance d’Andray Blatche

17,7 points et 9,1 rebonds par match: en l’absence de Brook Lopez, Andray Blatche explose comme remplaçant de luxe à Brooklyn.

Remplaçant Brook Lopez – blessé – dans le cinq majeur des Nets, Andray Blatche est en train de prendre sa revanche, après plusieurs années très difficiles du côté de Washington. Avec 17,7 points et 9,3 rebonds par match, Dray Blatche, signé au minimum salarial, est LE bon coup de l’été. Il revient pourtant de très loin, et son association avec « Little General » Avery Johnson promettait d’être explosive, vu les caractères et personnalités diamétralement opposées.

Débarqué en NBA dès sa sortie de High shcool en 2005, Andray Blatche a vécu une première partie de carrière pour le moins particulière à Washington. Drafté en 49ème position, il loupe le camp d’entrainement de l’équipe à cause d’un car-jacking qui a mal tourné. Blessé par balle, Blatche s’en sort avec plus de peur que de mal. Mais ce n’est sans doute pas l’entrée dans la Ligue à laquelle rêvait le joueur. Il passe sa saison rookie entre l’effectif des Wizards et celui des Roanoke Dazzle, en D-League. Sans briller, Blatche parvient à convaincre Eddie Jordan de lui donner un rôle dans la rotation. Derrière Brendan Haywood, Etan Thomas et Antawn Jamison, Andray Blatche fait son trou dans la rotation. Sa révélation, elle a lieu lors de la saison 2008-09. Initialement intérieur en relais de Haywood, Blatche reçoit sa chance avec la blessure du titulaire. Le 29 novembre 2008, il signe son premier gros match en carrière, avec 29 points et 12 rebonds face aux Warriors.

Il confirmera ses bonnes prédispositions lors de la saison suivante, avec des moyennes de 14 points et 7 rebonds par match, profitant des pépins extra-sportifs du leader offensif de l’équipe, Gilbert Arenas. Toutefois, cette saison 2009-10 tourne rapidement vers le grand « n’importe quoi » à Washington. Blatche est notamment mis à l’amende par la franchise dans l’une des affaires « Gilbert Arenas ». Il reste l’un des éléments sur lesquels Flip Saunders semble vouloir reconstruire, aux côtés de John Wall, Javale McGee et Nick Young. Enfin titulaire, Blatche démontre son potentiel, tournant à 16,8ppg et 8,2 rebonds par match.

L’arrivée de Randy Wittman, ainsi que la volonté de repartir d’une feuille blanche à Washington, renvoie Blatche en bout de banc en 2011. Devenu persona non grata, il est amnestié à la fin de la saison et met le cap vers Brooklyn où il renaît.

Dans sa nouvelle franchise, Blatche évolue, pour la première fois de sa carrière, avec un effectif qui comprend le jeu. Doué techniquement mais jouant parfois comme cadet, Blatche bénéficie de l’encadrement des Deron Williams, Joe Johnson ou Brook Lopez. Sans oublier Avery Johnson, le « Little General », qui met en avant le travail, la persévérance et la volonté. Entouré de joueurs intelligents le poussant à donner le meilleur de lui-même, Andray Blatche se sent bien à New York, allant jusqu’à envisager la prolongation de son séjour chez les Nets. Et d’écorcher à l’occasion la direction des Wizards sur Twitter.

Andray Blatche: Ça fait du bien d’être dans une équipe qui gagne.

Andray Blatche: Je me moque de ce que disent certains fans des Wizards. Oui, j’étais hors de forme, je l’admets. Mais personne n’a voulu m’aider à Washington.

Andray Blatche: Je me sens mieux maintenant. Je vais de l’avant et laisse le passé où il est.

Les difficultés des rookies

Mirza Teletovic, signé pour 3 ans et 16 millions de dollars, n’a que très peu vu le parquet en ce début de saison.

A l’inverse de Dray Blatche, les rookies ont la vie dure en ce début de saison. Teletovic, Tyler et Shengelia ont des temps de jeu plus que limités. Passons rapidement en revue leurs débuts de saison respectifs.

On commence ce petit tour avec le Bosnien Teletovic. Artilleur invétéré et référence européenne en la matière, Teletovic peine à trouver sa place dans la rotation. Après une présaison pas franchement convaincante, Mirza Teletovic engrange très peu de minutes. Il a vu le parquet au cours de 8 matchs, avec en moyenne 8 minutes par apparitions. Ses moyennes en ce début de saison: 3,3 points et 1,5 rebonds par match. Quand on se penche un peu plus sur son jeu, on se rend compte de la difficulté pour Teletovic à s’adopter au jeu américain. Lors de sa dernière saison en Euroleague, Teletovic prenait environ 50% de ses shots derrière la ligne des trois-points. Et que ce soit à 2 ou 3 points, il tournait à plus de 43% de moyenne.

Depuis le début de la saison, Teletovic a tenté 22 tirs primés (6/22), pour seulement 8 tentatives à l’intérieur de 7m23 (4/8). Actuellement utilisé exclusivement pour son shoot à distance, on voit difficilement pourquoi Avery Johnson lui confiera plus de responsabilités dans les semaines à venir… Et pourquoi pas un petit passage en D-League, histoire de prouver sa vraie valeur?

Autre rookie plus ou moins attendu après une bonne performance lors du duel de présaison face aux Knicks, Tyshawn Taylor continue aussi à attendre son tour. Derrière Deron Williams et CJ Watson dans la rotation, on voit difficilement comment l’ancien Jayhawk pourra décrocher un temps de jeu honorable sans compter sur des absents dans la rotation. A l’heure actuelle, Taylor se contente des miettes, rentrant en jeu uniquement quand les matchs sont pliés…

Le même constat vaut également pour le Géorgien Tornike Shengelia. Passé sans doute trop tôt en NBA (formé à Valence, avant de jouer deux ans en Belgique et de sauter vers Brooklyn), Shengelia a joué 20 minutes sur le premier mois de compétition. Et ceci, malgré les absences de Gerald Wallace et de Brook Lopez.

Joueurs pas au niveau ? Système de jeu peu adapté ? Coaching plutôt méfiant vis-à-vis des rookies ? Rotation réduite volontairement à un noyau dur réduit à 8 joueurs ? Difficile de pointer les causes qui font que les jeunes peinent tant à Brooklyn. Mais le constat est là: les rookies ont la vie dure du côté des Nets. Même le sophomore MarShon Brooks, auteur d’une saison rookie remarquable, peine à obtenir un temps de jeu à la hauteur de son potentiel…

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