Après un mois de novembre très convaincant de la part des Nets, les hommes d’Avery Johnson alternent depuis deux semaines le bon et le moins bon. Retour sur le début du mois de décembre du côté de Brooklyn.
Un calendrier infernal
Les instances de la NBA n’ont pas fait de cadeaux à la franchise de Brooklyn lors de la conception du calendrier. Sur ce mois de décembre, les Nets ont 16 matchs prévus, incluant 6 back-to-backs entre 18 jours (entre le 11 et le 29). Ce programme chargé les emmène, notamment, à Chicago et au Square Garden, mais également à recevoir les Knicks et les Celtics. Des duels encore rendu plus difficile par l’absence, durant la première moitié du mois, de Brook Lopez…
Dans ces conditions, les Nets vivent un actuellement des semaines difficiles. Sur les 8 derniers matchs, les Nets se sont inclinés à 6 reprises. Seuls Detroit (sur un buzzer-beater de Joe Johnson en 2ème prolongation) et Toronto sont à compter parmi les victoires. Rayon défaites, on rangera les duels à Miami et à Chicago, ainsi que les réceptions de OKC, de Golden State, de Milwaukee et New York. Et si des revers face à Miami ou Oklahoma City peuvent être justifiés, voir les Nets s’incliner face aux Bucks ou aux Bulls privés de Derrick Rose est assez difficile à avaler. Pire encore, les Knicks (sur un tir primé décisif de Jason Kidd) sont venus l’emporter à Brooklyn, dans une ambiance indescriptible.

Reggie Evans, nouveau-venu dans le cinq de base.
Au milieu de la tempête, Avery Johnson revoit sa rotation à la recherche de solutions. Andray Blatche a profité de l’absence de Brook Lopez pour entrer dans le cinq de base de l’équipe. Ce remplacement est logique: Blatche était, depuis le début de la saison, le back-up de Lopez. Utiles offensivement, les deux big men présentent un profil assez similaire, représentant une vraie menace offensive à l’intérieur, sans briller défensivement toutefois. Le travail de l’ombre tombe sur les épaules des PF, Kris Humphries et Reggie Evans. Et si dans un premier temps Kris Humphries avait profité de ses performances de la saison passé pour entamer la saison en N°1, la situation a désormais bien changé: Evans a pris la place de Hump’ dans le cinq de base. Evans, le guerrier, a convaincu Avery Johnson de lui laisser du temps de jeu. Sur les 5 derniers matchs, Evans tourne à 3,6 points (58,3% aux FG), 1,8 steals et 10,6 rebonds par match. Son style de jeu, concentré essentiellement sur le travail défensif, est un parfait complément de ce qu’amène Lopez et Blatche. Dans un starting five comprenant déjà 3 armes offensives de premier plan (Williams, Johnson et Lopez), la sobriété offensive et l’efficacité défensive de Reggie Evans s’intègrent bien mieux dans le plan de jeu que le profil de Kris Humphries.
Pour ne pas arranger les affaires de Kris Humphries, même les arbitres (Courtney Kirkland en l’occurence) se mettent contre lui dans une action qui fera le tour des bêtisiers:
L’heure du premier bilan
Après une vingtaine de rencontres, les Nets laissent une impression mitigée. Le bilan actuel de 13 victoires pour 10 défaites est loin d’être mauvais, surtout en prenant en compte le fait que Gerald Wallace et Brook Lopez ont tous les deux manqué plusieurs semaines de compétition. Présentant un bilan positive, les Nets pointent actuellement à la cinquième place de la conférence est, derrière les Knicks, Heat, Hawks et Bulls. L’objectif de l’équipe étant d’obtenir l’avantage du terrain lors du premier tour des playoffs, ce bilan peut satisfaire Prokhorov. Mais dans une conférence est ultra-serrée, les Nets doivent trouver la parade pour mettre fin à la mauvaise série entamée en décembre. Avec seulement 3 victoires d’avance sur le Magic, 10ème, les choses pourraient vite mal tourner. Surtout si les Nets continuent à éprouver des difficultés à gérer leurs matchs et les avantages qu’ils parviennent souvent à bâtir en début de match…
Au rayon des satisfactions, on ne peut que souligner l’efficacité défensive déjà atteinte. Sur 23 matchs, les Nets ont réussi limiter leurs opposants sous les 90 points à 10 reprises, remportant l’enjeu à 9 reprises dans ces circonstances. En limitant des machines offensives de New York (meilleure attaque à l’est) et Boston (3ème attaque) à respectivement 89 et 83 points, les Nets ont eu l’occasion de marquer les esprits. Autre bonne nouvelle, l’efficacité générale face aux équipes de leur conférence. Avec un bilan de 10-5 face à des franchises est (dont deux défaites face à Miami et une face à New York – plus Milwaukee et Chicago), les Nets rassurent en perspective des playoffs. Dans le même ordre d’idées, le bilan de 8-5 à domicile est loin d’être mauvais pour une équipe qui vient de débarquer dans de nouvelles installations. Enfin, les Nets possèdent les joueurs-clutch nécessaires à toute équipe rêvant des sommets. Les Nets ont ainsi remporté les deux matchs qu’ils ont joué en prolongation. Avec Joe Johnson, Avery Johnson sait à qui donner la balle pour prendre les shoots à buzzer. Face à Detroit, au terme de la deuxième prolongation du match, Joe Johnson a d’ailleurs signé le premier buzzer-beater du Barclays’ Center.




Qu’il est nul en anticipation le rédacteur de cette story, pfiuuu…. Humphries de nouveau dans le 5 et toc!
Faut que je contacte Avery Johnson pour arranger ça