On the trading block: les transferts qui sont dans les tuyaux

Avec 66 matchs à jouer cette saison, les rumeurs de trade vont plus vite et sont plus insistantes que jamais. Passage en revue des indésirables, des joueurs qui veulent partir...

Avec 66 matchs à jouer cette saison, les rumeurs de trade vont plus vite et sont plus insistantes que jamais. Passage en revue des indésirables, des joueurs qui veulent partir ou des probables départs.

  • Andre Miller/Devin Harris

Transfuge des Blazers, dans une équipe de Denver où le poste de meneur n’est pas le plus disputé (uniquement par Ty Lawson), le vétéran (36 ans) a vu son temps de jeu passé sous les 30 minutes (29) et s’est vu assigner à un rôle de sixième homme. Néanmoins, cela ne lui plaît pas, mais Ty Lawson réalise un bon début de saison et prend les responsabilités. Il annonce le 12 janvier qu’il ne resignera pas avec les Nuggets. Il veut, à juste titre un rôle de starter, n’importe où ailleurs. Il a eu gain de cause pour l’instant puisque George Karl a décidé de le titulariser en décalant Ty Lawson en 2, et surtout, Miller fait le job (28 pts, 8 rbds, 10 pds) avec les rênes de l’équipe.

Quant à Devin Harris, c’est une grande énigme à Utah. Il est passé de 15.8 pts, 5.4 assists en 31 minutes par match l’année dernière, à 8.1 pts (37%), 4.5 assists en seulement 25 minutes par match. Si le coach et ses coéquipiers l’ont défendu des critiques, aujourd’hui Marc Stein (ESPN) a rompu le silence: le Jazz essaie de brader son ex-meneur star. L’augmentation du temps de jeu de Earl Watson devrait combler ce trou, sauf à retour de bonne fortune sur le même poste. En tous les cas, le destin de l’ancien all-star s’annonce en dent de scie dans l’Utah.

  • Batum ou Wallace?

Depuis l’arrivée de Gerald Wallace, Nate McMillan a des migraines. Enfin, plutôt des égos à gérer. Il faut dire que Wallace a dés le début très bien contribué offensivement et son temps de jeu (34.4 mins par match) est très important, il est le second plus grand derrière LaMarcus Aldridge. Cette mise en avant a corrélativement fait reculer Nicolas Batum dans la rotation. Le français cherche à signer une extension de contrat mais il ne veut pas le faire dans ces conditions. Dans le même temps, Gerald Wallace peut opter pour sortir de son contrat à l’été….choix difficile pour le GM. Mais mi-janvier les parties s’accordent: Batum et Wallace veulent une extension de contrat.

On rappellera que cela reste une année charnière pour Batum puisque c’est la première fois en 4 saisons qu’il régresse statistiquement, lui qui était devenu un iron man titulaire indiscutable.

  • Danny Granger

La news est toute fraîche et c’est encore Marc Stein qui balance l’exclusivité. Le front-office des Pacers annonce qu’il rêve de faire venir Eric Gordon. Mais comme vous le savez, Eric Gordon = New Orleans Hornets = Propriété de la NBA donc, aucune négociation n’est facile et il faut s’attendre à perdre contre David Stern, les Lakers en savent quelque chose. Si les Pacers veulent faire venir Gordon, il faudra inclure Granger dans l’équation.

Il faut dire que Danny Granger est passé de franchise-player indiscuté à transférable pour reconstruction depuis quelques temps. Il est passé pour la première fois sous la barre des 20 ppg (16.2 à 36% au shoot) et il fait partie de ceux qui participent le moins aux victoires de l’équipe, ce qui est assez effarant. Cette baisse est aussi dû à la mise en lumière d’un joueur comme Paul George qui s’avère être une alternative efficace au poste 3, combiné notamment avec David West et Roy Hibbert. Les scoreurs comme Collison ou George Hill sont également précieux. Alors, un trade pour Granger, une idée si folle que ça? Pas sûr.

  • S-Jax

Rien ne va plus entre les Bucks et Stephen Jackson. Arrivé pour être l’arme offensive principale de l’équipe, le joueur s’embourbe statistiquement: il fait sa pire saison depuis 10 ans tout rond: 13.7 pts, 36.8% au shoot, 3.6 To par match, ce sont des chiffres tout simplement infâmes. Le problème de Jax, c’est son caractère. Quand tout va bien, il reste un leader solide et puissant mais dés que les choses défaillent, il ne répond plus et surtout, se vexe, s’énerve….ce n’est pas l’attitude qui sied à Scott Skiles, lui, partisan de l’effort défensif et de la discipline.

Après trois matchs ridicules, dont un où Skiles a décidé de le sortir complètement sous le coup d’un 0/6 en 16 mins, les choses se sont envenimées. Les discussions vont bon train en coulisse et le couperet est tombé hier: les Bucks ont sanctionné le joueur d’un match de suspension pour « absence inexcusable ». Une source affirme que Jackson a manqué le bus de l’équipe pour un entraînement mais son départ semble inévitable.

  • Deron Williams

On va commencer à aborder les « stars » maintenant et D-Will est sur le trading block. Il l’a déjà joué « safe » en renonçant de signer au-delà de cette année mais les perspectives moroses des Nets qui ne se sont pas renforcés (Carmelo Anthony…), vont l’aider à réfléchir. S’il n’apparaît pas comme un fit idéal aux Nets pour l’instant, c’est que les chiffres jouent en sa défaveur: 15 pts à 34% mais 13 assists fin de la saison dernière, 18 pts à 36% et 8 assists cette année, soit ses pires moyennes offensives en carrière.

Il a affirmé hier qu’il était désireux de resigner avec les Nets à long-terme, notamment avec le transfert de l’équipe à Brooklyn la saison prochaine mais les deux parties sont tombées d’accord sur un point: le destin de D-Will est lié à celui de Dwight Howard. Si les Nets arrivent à le faire venir d’ici à la trade-line du 15 mars ou pendant la free agency cet été, D-Will resigne, sinon, il ira voir ailleurs sans aucun état d’âme.

  • Dwight Howard (Lakers/Nets)

Le gros poisson de l’année c’est Dwight Howard. Tous les médias, tous les fans, lui répètent la question inlassablement mais avec qui veux-tu signer? Il répond toujours « je suis à Orlando, c’est la seule chose qui compte ». Évidemment, ce jeu de poker menteur est habituel avec de tels joueurs surtout lorsqu’ils explosent. On rappellera que D-12 fait la meilleure saison de sa carrière: 20.2 pts, 16.1 rbds, 2.3 blocks et dernièrement deux matchs consécutives à plus de 20 pts et 20 rbds, en moyenne 25 rbds sur les 5 derniers matchs, c’est simplement gargantuesque, surtout que le Magic a remporté 6 de ses 7 derniers matchs dans ce contexte.

On retrouve généralement deux équipes pour faire atterrir le géant: les Lakers et les Nets. On en a parlé au-dessus pour les Nets de l’oligarque russe et de jay-z, mais les Lakers font aussi le forcing. Si D-12 doit se diriger vers la Cité des Anges, le futur d’Andrew Bynum n’y sera plus. Dwight Howard a avoué publiquement qu’il discute très souvent avec Kobe Bryant en ce moment, qui doit lui dire à quel point sa venue signifierait des titres et des bagues de champion. Otis Smith n’a pas dit son dernier mot dans l’histoire, il a même affirmé que Jameer Nelson jouait mal en ce moment à cause des rumeurs de trade entourant le pivot. Bref, ce sera l’arlésienne de l’année…

  • Amare Stoudemire/Mike D’Antoni

Avant de faire un quelconque D’Antoni-bashing, on va rappeler quelques chiffres: NY c’est la 17ème attaque avec le 27ème pourcentage (41%) au shoot, le 24ème meilleur jeu de passe et 15ème au rebond. Dans un système qui se veut offensif et efficace comme à Phoenix, ces chiffres sont mal venus; et Amare Stoudemire semble le plus en difficulté. Hormis sa saison rookie, il n’a jamais été aussi risible offensivement avec 17.6 points à 41% au shoot (!!!), 8 rbds et 3.1 balle perdu par match. Il est pourtant 3ème au niveau de l’utilisation du ballon mais rien n’y fait, dans la nuit de samedi à dimanche, même Shumpert et Fields ont pris plus de shoots que lui.

Le fait le plus troublant reste que STAT ose appeler D’Antoni un « génie offensif » et a fait les louanges du coach vis-à-vis de ses coéquipiers pour qu’ils rentrent dans ce système offensif up-tempo. Mais la réalité est toute autre. Sans un Steve Nash à la baguette, la mise en application est plus difficile et le Madison Square Garden en a simplement marre. D’Antoni est hué à chaque match à domicile et les chants, « Fire D’Antoni » et surtout « We Want Mike (Woodson) » retentissent de plus belle dans l’arène mythique alors que l’équipe enchaîne sa sixième défaite consécutive.

Il apparait de plus en plus certain que le coach y laissera sa tête et Stoudemire pourrait être tradé même si son contrat encombrant n’intéresse pas beaucoup d’équipes.

  • Le Big Three de Boston

C’est la grosse cote du moment. Boston stagne (5-9), ne réussissant pas à gagner contre les équipes au-dessus au classement. La fin du Big Three s’annonce, entre Paul Pierce, Kevin Garnett et Ray Allen, qui sera tradé? Peut-être tous. Doc Rivers a beau affirmer haut et fort que c’est sa faute à lui et son staff, rien n’y fait et Danny Ainge a reçu le feu vert des dirigeants: il peut trader qui bon lui semble pour relancer l’équipe, de préférence autour de Rajon Rondo.

Dans ce cadre, Paul Pierce, l’éternel C’s, a fait un premier pas pour dire qu’il voulait prendre sa retraite en tant que Celtic. Une déclaration qui coïncide avec ces rumeurs qu’il dit ne pas lire ni écouter, la langue de bois est de mise. Il s’agit aussi d’une mise sous pression de Ainge qui veut que les choses bougent. On remarquera simplement que Pierce (35 ans), Allen (37 ans), Garnett (36 ans) sont clairement en fin de carrière…et on parle de plus en plus d’un nouvel échange avec Kevin Love qui pourrait se voir offrir un contrat maximum à Boston.