L’hymne italien résonne pour soutenir les bleus alors que la marseillaise est éclipsée dans la petite salle de Cagliari (Italie), on attend beaucoup du côté transalpin. Côté français, TP n’est pas là, lui le scoreur numéro un de l’EDF, il est de retour demain et jouera Samedi contre la Finlande. Malgré cela, l’Equipe de France remporte ce match 80-77 en prolongation, nous vous proposons le récit de ce match qui nous aura fait passer par tous les états !
Quart-temps 1 : 21-15 pour la France
Le 5 se met en place : Jeanneau – Batum – Diaw – Pietrus – Turiaf côté français et le jouage de coudes aussi, première faute après dix secondes de jeu contre Ronny, le ton est donné. Après quelques visionnages, les italiens nous proposent une zone 3-2 sur jeu placé à laquelle les français vont répondre de fort belle manière par la voix de Flo Pietrus qui pète un Dunk dans une raquette moribonde. La zone n’est pas efficace face à l’athléticité de nos joueurs qui passent leurs vis-à-vis à tour de bras et nous voilà avec un 6-0 devant. Aymeric Jeanneau est déjà très bon dans son rôle de gestionnaire alors que la ligne de fond sert nos attaquants, seul bémol, les fautes, Batum prend sa deuxième très vite à cause de Belinelli, incessant harceleur en pénétration et en dribble. Il ne cesse d’attaquer le cercle et termine d’ailleurs la rencontre avec un 9/12 aux lancers-francs, c’est dire !
Au bout de 3 minutes 30, les français sont déjà dans le bonus mais Flo Pietrus est INTENABLE, que dire de sa prestation si ce n’est qu’il nous tient à flot. Bokolo, qui ne jouera pas des masses, prend vite sa deuxième aussi à cause de Belinelli…et Flo Pietrus, lui marque rien de moins que son dixième point du match. Il entraîne dans son sillage Boris Diaw qui au poste de SF joue avec la vivacité d’un ailier normal, c’est assez bluffant. On ne joue que dans la peinture et ça paye (12-6). Antoine Diot fait son entrée tôt à cause des fautes, il perd directement un ballon et sort vite après un passage éclair peu prometteur. Les français rentrent leurs lancers (5/7) et mènent 18-9 sans sourciller. En face, la rébellion n’arrive pas, seules quelques individualités se démarquent avant que Mancinelli ne rentre (lui qui a provoqué la bagarre au Canada) et ne commence à prendre ses responsabilités, les français ont du mal en attaque, Petro se fait honteusement bâcher (match à oublier pour lui vu sa nullité) et un 5-0 en faveur des italiens ponctue ce quart.
Quart-Temps 2 : 14-14 et 35-29 pour la France
Sur la lancée du premier, on commence mal : deux balles perdues et Mancinelli qui continue de ramer et de ramener son équipe, il passe un 11-2 aux français entre les deux quarts, un gros trou d’air assez effrayant. La défense italienne s’est resserrée et les contre-attaques fusent tandis que nous ne faisons plus rien en demi-terrain. Boris nous sortira même un sale air-ball des familles mais, fort heureusement, on y revient, Flo Pietrus, l’homme qui ne se découvre que l’été avec son pays, est encore là offensivement pour tout faire avec le ballon, c’est un vrai Warrior. S’il n’était pas là, avec l’absence de systèmes et la pauvreté du fond de jeu de la France, nous serions déjà largués.
Petite aparté sur Ronny Turiaf : invisible en défense, les pick and roll ont l’air d’être de véritables enfers pour lui en attaque et en défense, il compense en mettant ses lancers alors qu’il est le joueur qui joue le plus sur le terrain. Il se fera même enrhumer par Mancinelli (6 pts 5 rbds 4 assists au final en 17 minutes). Il va être un des grands artisans de nos foireuses rotations défensives où les italiens vont s’engouffrer, traînant on ne sait pourquoi à la périphérie à divaguer en couvrant le meneur ennemi alors que sous le panier le pivot adverse attend tranquillement, très rageant de constater ces énormités à ce niveau. Les italiens vont passer devant pour la première fois de la rencontre (25-24) mais c’est le moment que choisit Aymeric Jeanneau pour rentrer le premier panier from downtown des français. Dans la foulée, Alain Koffi, le MVP de Pro A fait son entrée et quelle entrée puisqu’il claque deux interceptions coup sur coup pour relancer la machine France.
Le jeu de la France est simple : sur demi-terrain, pas de jeu rapide, aucun rush, le chrono tourne, on tente des pénétrations et on fait tourner le ballon en attendant, très NBA comme façon de faire mais si ça marche hein. Inutile de rappeler que Florent Pietrus est un dieu dans cette première mi-temps, avec Batum et Koffi ils verrouillent l’accès au panier et les français reprennent sous la houlette d’un formidable Jeanneau la main (33-25). Les italiens, eux, ne s’en sortent que par des individualités et des exploits solitaires, notamment de Gigli souvent seul sous les panneaux (suivez mon regard…) mais Boris Diaw est excellent, il prend des shoots, créer des espaces en pénétration, réalise passe sur passe à Flo ou Koffi, on atteint la mi-temps avec 6 points d’avance, Flo Pietrus est à 14 pts (7/8), les français shootent à 53% contre 41 aux italiens qui sont surtout faibles de loin (0/8) à l’instar d’un Andrea Bargnani totalement effacé.
Quart-temps 3 : 22-16 pour l’Italie, 51-51 !
Gigli (9 pts) ouvre les hostilités sur un dunk et Mancinelli lui emboîte le pas, il fait vraiment mal à la défense tricolore. Pendant ce temps, le duo Pietrus/Diaw tient la baraque, surtout le second qui joue son rôle de SF à la perfection mais l’Italie fond sur nous grâce à Belinelli qui fait tout et sait tout faire quitte à vendanger des ballons. L’Italie ouvre même son compteur de loin, grâce à Vitali (1/10 pour l’équipe) et ramène son équipe à 3 pts. Belinelli pénètre et marque sans arrêt c’est efficace, à l’instar de Boris qui est intenable.
C’est à ce moment-là que Nicolas Batum a déclenché son réveil offensif, de loin, mais Belinelli lui répond de 8 mètres ! 47-45 pour la France, Pietrus prend sa troisième faute et Petro fait une entrée assez pathétique, sans commentaires. L’Italie prend la tête grâce à Gigli, encore seul sous le panier, le doublage sur les pick and roll est (trop) souvent en notre défaveur mais Bargnani est là pour manquer un dunk, ouf. Tournant dans la rencontre, Mancinelli reçoit un choc à l’épaule gauche et se voit contraint de quitter le parquet, il ne reviendra pas. Vitali artille de loin, l’Italie est en roue libre dans ce quart-temps qui se termine par une tripotée de fautes. Johan Petro est notamment dans ce lot, il n’est pas à l’aise, trop mou, pas mobile du tout, loin du visage montré à Strasbourg. Les Italiens remportent ce quart, Gigli (13) et Belinelli (12) jusque là font mal tandis que Pietrus (16) résiste.
Quart-temps 4 : 15-15, 66-66.
Antoine Diot prend la place de titulaire puisque Jeanneau n’en peut plus de tenir la mène, le duo Koffi/Diaw est installé dans la raquette mais les français ont vraiment du mal à défendre sous leur panier, beaucoup trop de paniers faciles laissés aux italiens dans un match totalement étriqué. A la surprise générale, Diot commence à montrer ses capacités défensives –sur Poeta notamment- mais les italiens pèchent de loin, ils jouent en transition rapide pour tenir le coup. Après 5 minutes d’observation (58-55 pour la France), Diot ressort sous les applaudissements du banc.
On en aurait presque oublié Belinelli l’intraitable qui est là pour arrêter le feu et relancer la salle toute acquise à sa cause. Il plante paniers sur paniers, s’occupe de l’arsenal offensif tandis que son équipe resserre les lignes et les français sont systématiquement envoyés aux lancers (14/22 pour l’instant), l’atmosphère est souffreteuse, Belinelli se prend pour Dwyane Wade avec ses paniers en déséquilibres qui rentrent, malgré nous. Un duel va s’amorcer : Nicolas Batum prend son courage à deux mains et commence son show, il remonte les ballons, tout le monde s’arrache la balle et Batum se permet un panier primé à deux minutes du terme. Diaw prend sa quatrième faute, 66-64 pour les français, Batum continue son show, 14 points 6 rbds pour lui tandis que Flo Pietrus est héroïque et choppe un ballon intenable à une minute ! Les italiens vont égaliser encore une fois par Belinelli qui feint la faute et l’obtient, 66-66, 34 secondes à jouer, les français vont très mal négocier ces dernières secondes, Turiaf d’abord puis Batum seul avec 12 secondes à jouer qui envoie un air-ball, c’est la prolongation.
Prolongation : 14-11 pour la France, Victoire 80-77 en Italie.
On ne l’avait pas relevé mais sur la faute sifflée pour Belinelli, Jeanneau s’est fait exclure. Nando DeColo a le ballon et nous offre deux possessions totalement foireuses qui permettent aux italiens de s’enflammer par Belinelli d’abord puis Soragna qui obtient le and-one et le convertit, mais Batum continue son euphorie du moment (71-68 pour l’Italie). Les italiens vont manquer d’adresse et le K.O du match avec Soragna, seul à 3 point qui envoie une brique, que Batum récupère magnifiquement, il se permet même derrière de provoquer une faute de Belinelli et chaque faute en OT = des lancers-francs. Un Belinelli pas content qui l’enrhume dans la foulée sur un crossover puis dunk auquel répond Nicolas par un panier primé !
C’est de la folie le duel qui s’offre à nos yeux, Belinelli le perd en manquant un panier primé, 1.45 à jouer, la France a le ballon, un point d’écart et le guerrier, Flo Pietrus, balance une mine [presque] à trois points, donc deux points qui nous propulsent. Soragna, derrière, foire ses chances, Boris récupère, y va en force et finger-hole, les français prennent trois longueurs d’avance à 40 secondes du terme. Bargnani, fantômatique jusque là, nous sort un panier fou pour garder espoir, les italiens sont à une unité et Antoine Diot, qui s’occupe de la mène, mange le chrono. 76-75 pour la France, Diot est envoyé aux lancers-francs. Lui, le gamin de 1989, donc 20 petites années et appelé en renfort dans les dernières minutes avec Jackson, va rentrer ses deux lancers sans sourciller.
La France passe un 10-2 aux italiens pour s’envoler, les derniers espoirs transalpins s’envolent quand Vitali passe une balle laser à Belinelli, qu’il ne peut capter. 13 secondes à jouer, possession France. Diot reçoit le ballon, faute immédiate sur lui et il met les deux lancers-francs sans trembler, ça fait filoche, 80-75 pour les français. Il reste 5 secondes à jouer, Belinelli fonce au panier, on le laisse, le temps s’écoule et les français l’emportent en terres ennemies sans Tony Parker 80-77 !
Boxscore:
Equipe de France
- Nicolas Batum 20 pts (7/11) 8 rbds
- Flo Pietrus 20 pts (8/13) 7 rbds
- Boris Diaw 15 pts 4 rbds 4 assists
- Antoine Diot 4 pts, 4/4 aux lancers-francs!
Equipe D’Italie
- Marco Belinelli 26 pts (8/17)
- Gigli 13 pts
- Bargnani 10 pts

Bon, bon, bon, moi aussi je suis passé par tous les états hier soir
Alors moi j’ai adoré Batum, à part son air ball sur la dernière balle, il fait un match quasi parfait et il nous sort du trou en 2e mi temps.
Diot et ses couilles en OT, je dis chapeau. Rentrer les lancer décisifs, quand on connait le passif de l’EDF, c’est énorme.
Merde les 2 gars ont 20 ans et c’est eux qui nous sortent de la mouise.
Autrement Flo Pietrus aura une statue dans mon jardin, Jeanneau a amené de la stabilité, j’ai bien aimé l’apport de Turiaf et Belinelli m’a fait flipper.
Par contre, est-ce qu’il y a un joueur qui taffe post bas dans cette équipe ? On n’a pas trop vu Petro, et c’est dommage. Mais c’est vrai que sur les séquences où il était là, il n’a pas été inoubliable.
Je pense qu’on était au-dessus de cette équipe italienne, et que cette victoire est logique et méritée. Et elle nous enlève surtout une belle épine du pied!
Super victoire française, merci de penser à ceux qui n’ont pas sport + avec ce résumé du match.
Ouf !
Ça faisait longtemps que j’avais pas vibré devant l’EDF mais là un match franchement très agréable à suivre et qui se termine bien
Le tandem Batum/Diaw franchement excellent et quelle première mi-temps de Pietrus !!!! C’était pas toujours du grand basket mais on a vu une équipe de france solide mentalement et qui sans génie a su utiliser son physique pour être efficace en attaque.
Attention à ne pas s’enflammer le résultat n’étant pas non plus exceptionnellement bon, une défaite de plus de 3pts face aux ritals chez nous c’est malheureusement dans nos cordes, mais dans ces conditions ça pouvait difficilement mieux commencer.
Faire gaffe à bien négocier le match de samedi maintenant en l’emportant bien sûr mais la manière sera également ultra importante : utiliser Parker mais ne pas faire disparaître ceux qu’on a vu à l’aise hier soir voilà la mission de Collet.
C’est pas toujours du grand basket, mais j’ai trouvé qu’il y avait quelques enchaînements sympa, quelques extra passes pas superflus qui ne sentaient pas l’absence de prise de responsabilités et c’est déjà un bon début.
Comme toi, je suis curieux de voir comment sera intégré Parker. Moi ça m’a fait plaisir de voir Diaw agressif en allant vers le cercle, de voir Batum prendre ses responsabilités, avoir un gros scoreur qui a besoin de ballons, ça risque d’enrailler la machine.
Après, vaut mieux intégrer un joueur contre la Finlande que contre l’Italie…
J’ai aussi été extrêmement impressionné par Nico Batum ! Je l’avais pas vu jouer cette année avec Portland donc les dernières images que j’avais de lui c’était sa dernière année au MSB …
Mais qu’est ce qu’il a progressé !! Je bonhomme à vraiment pris confiance en ses qualités exceptionnelles.
En parlant du MSB, Vincent Collet n’a pas hésité à aligner Diot Koffi et Batum ensemble dans le 4eme quart, c’était pas la rotation la pire.
Autre chose qui m’a surpris, c’est de voir De Colo défendre sur Bellinelli en overtime … et de voir qu’il s’en sortait vraiment pas mal. Pour un mec qui ne sait pas défendre, les Spurs doivent être assez heureux !
Par contre, comment se fait il que Jo Petro soit aussi lent ?? On aurait dit Doc Gyneco sur un terrain de basket : « Oh un ballon, faudrait peut etre que je le prenne … trop tard ». Et offensivement comme N.K l’a signalé, il s’est fait bâcher comme une merde !! C’est la seule image qui m’est restée de lui.
Pour les italiens, Bargnani avait l’air très crispé. Même si la défense francaise a été excellente, sur son premier shoot il envoie un beau saucisson !! Heureusement que Bellinelli est un joueur exceptionnel, sinon les italiens auraient pris un pilule …
A-t-on vraiment besoin de Parker pour ces repechages ?? Moi je pense qu’il faut conserver cette équipe comme elle est et integrer Parker à l’Euro. En integrant maintenant un gars qui n’a joué que 12 minutes depuis 2/3 mois, c’est un gros risque. Bon d’accord c’etait pareil avec Jeanneau … mais c’est pas du tout le même style de jeu.
Sinon il y a une autre solution pour integrer Parker. Le faire jouer en scoreur, laisser la mène à Jeanneau et Diot (voire De Colo ou Batum ….) et placer TP en arrière. J’ai toujours voulu voir ce que ca donnerais
Faut se souvenir que depuis 6 ans, on a jamais eu de bons résultats avec Parker à la mène.
A l’Euro 2005, il a été replacé 6e homme, au Mondial il était blessé.
Par contre, je ne vois pas l’intérêt de laisser Parker au repos durant les repêchages, au contraire, il faut se servir de cela pour le préparer et l’amener dans les meilleures dispositions à l’Euro. Sinon, on se dira en septembre peut-on intégrer un gars qui a joué 12 minutes depuis 4 mois ?
Faut pas déconner et flipper devant la Finlande ou la Bosnie, ou alors on cède notre billet pour l’Euro à une équipe qui a le couteau entre les dents. Respecter les adversaires oui, mais potentiellement, la France doit écraser la Finlande et toutes les équipes de l’autre groupe.
Maintenant, le mettre en 2, je te suis à moitié là dessus, oui pour le scoring, oui pour la complémentarité avec Jeanneau, oui ça fluidifierait surement le jeu, mais à mon sens on y perdrait en défense. Avoir un gars comme Batum poste 2, c’est un sacré luxe.
Physiquement, l’EDF a un gros, gros avantages sur les postes extérieures, c’est une force, et ce serait dommage de s’en passer.
Faut pas flipper devant la Finlande ou la Bosnie … avec cette équipe de France capable de perdre contre une équipe qu’elle a laminée quelques jours plus tôt, faut mieux s’attendre au pire !! Potentiellement on a l’une des meilleures équipes au monde et meme surement la meilleure équipe européenne avec l’Espagne … mais si on est pas à l’Euro et qu’on a pas de bons résultats depuis 2003, ya peut être des raisons de flipper … en tout cas moi je ne serais jamais confiant avec cette équipe.
Je suis convaincu que cette équipe a besoin d’un meneur gestionnaire, comme Jeanneau pour pouvoir exister. Parker est trop porté sur le scoring, il va devoir s’adapter et lacher plus la balle. Collet étant un ancien meneur, on peut compter sur ses conseils. Maintenant, qui va lui laisser sa place ?? Bokolo, qui n’a joué que 3 minutes hier ?? Jackson qui n’a pas joué ?? Diot et son jeune age ??
Je pense plus a Bokolo, Antoine a marqué pas mal de points dans l’esprit de Collet hier alors que Yannick, on ne l’a pas revu après ses deux fautes … Quand a Jackson il pourra toujours etre utile dans un jour sans comme contre la Hongrie.
Il faut intégrer Parker le plus vite possible qui plus est face à des adversaires très médiocres. Attendre une hypothétique qualif (vous imaginez la crise si on se prive de Parker et que l’EDF loupe la qualif ?) et une compétition de haut niveau pour faire jouer le meilleur joueur de l’équipe ayant un profil impliquant un changement de style serait juste suicidaire.
On a une équipe de très haut niveau sur le papier qu’avec Parker mais ça fait bien longtemps que l’équipe tourne assez mal quand il est présent. C’est ce foutu paradoxe qu’il va falloir foutre aux chiottes pour ne pas sacrifier la meilleure génération de l’histoire du basket français.
A lui de montrer qu’il est assez intelligent pour ne pas bouffer ses coéquipiers, leader et meilleur scoreur pas de soucis mais je veux pas un TP à 30ppm et personne capable d’aligner sa dizaine de points par match.
Parker et Diaw en leaders offensifs pour une quinzaine de points par rencontre épaulés par Batum dans un rôle de Gelabale du riche + une perf occasionnelle d’un autre gars de temps en temps (Pietrus hier), éviter un Parker dominant le ballon comme il le fait en NBA pourquoi pas en continuant à faire appel à des point forwards (Batum et Diaw) comme contre l’Italie et bien sûr lâcher les chevaux avec du basket athlétique que nous sommes les seuls avec les USA à pouvoir pratiquer.
Si Collet parvient à approcher de cette recette ça devrait bien se passer…
Cette équipe me semble quand même plus stable que l’équipe de Bergeaud ou Weisz avant lui. On a l’avantage d’avoir une assise défensive, un peu de réussite (la non-adresse italienne à 3-pts d’hier soir n’arrivera pas tous les jours) et du talent individuel.
Pour moi, ça fait beaucoup d’argument « pour » et les 5 autres barragistes ne sont pas aussi bien lotis.
On est le favori, il est temps qu’en France on assume un peu ce statut. Diaw parle de couilles, c’est le moment de le montrer.
Après en terme de jeu, je suis d’accord avec toi, un gestionnaire, c’est l’idéal. Mais en France on a Parker, pas Calderon. Se passer de lui serait stupide, alors il faut l’intégrer avec ses qualités, sans vampiriser le reste de l’équipe.
Pour moi Diot a montré qu’il avait sa place hier, rien qu’en scorant ses lancers.
Virer Jackson ou Bokolo, ça dépend de Collet, moi j’ai jamais été un grand fan de Bokolo et je pense que Jackson a cette capacité de dynamiter une défense qui a longtemps fait défaut à l’EDF. Mais il sort aussi d’une saison en Pro B, faut pas le sur-évaluer non plus…
Pour moi Jackson c’est plus une trentaine de pts en finale de l’Euro espoir qu’une saison en Pro B … ^^