Playoffs NBA : les Spurs qualifiés et la James dépendance

Les playoffs continuent de rythmer la NBA. A l’Est, les 2 séries sont disputées et les égalités règnent. A l’Ouest, les Spurs se préparent déjà à affronter le Thunder, à...

Les playoffs continuent de rythmer la NBA. A l’Est, les 2 séries sont disputées et les égalités règnent. A l’Ouest, les Spurs se préparent déjà à affronter le Thunder, à moins d’un improbable retour des Lakers.

SA attend OKC

Comme prévu, les Spurs ont écrasé les Clippers. Malmenés lors du back-to-back à Los Angeles, régulièrement menés, les texans ont à chaque fois réussi à s’en sortir. Samedi soir, Pop et ses hommes étaient menés de 22 points en première mi-temps, ils jouaient totalement à l’envers, mais avec patience et maitrise, ils ont renversé la vapeur.
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La série Spurs-Clippers s’est d’ailleurs probablement terminée dans le QT3 du match 3, quand les Spurs ont signé un 24-0. Impossible de se relever face à un tel run. Blake Griffin était trop faible, gêné par sa hanche et son genou et Chris Paul a énormément souffert face à Tony Parker.

Le vrai enseignement de cette série est la défense de Parker sur Chris Paul. Là aussi, CP3 est gêné par des blessures et n’a pas semblé lui-même. Mais TP a joué les chiens de garde pour ne rien rendre facile au leader des Clippers. Son manque de lucidité à la fin du match 4 n’est certainement pas étranger à la pression qu’il a subi durant la semaine.

Il sera intéressant de voir TP à l’oeuvre face à l’explosif Russell Westbrook car je n’imagine pas un seul instant le Thunder surpris par des Lakers vraiment, vraiment au bout du rouleau, à l’exception de Kobe Bryant, simplement exceptionnel.

Mais tout le monde n’a pas cette soif de vaincre qui anime Kobe. Ses critiques envers Pau Gasol, trop passeur et qui n’assume pas assez ses responsabilités, vont forcément inciter la direction des Lakers à réfléchir, à nouveau, à son départ.

Épatant ou pathétique ?

A l’Est, le niveau de jeu n’est pas toujours au rendez-vous mais les séries restent très disputées. Cette nuit, le Heat est revenu dans les pas des Pacers grâce aux inspirations de LeBron James (40pts-18rbs-9pds) et, à un degré moindre, de Dwyane Wade (30pts-9rbs-6pds). A un degré moindre non par les chiffres, mais par l’emprise sur le ballon qu’impose James.
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Erik Spoelstra devra tout de même un jour se poser la question : peut-il accepter que 71% des tirs convertis viennent de deux hommes ? Si un se plante, comme Wade au G3, la sanction est forcément immédiate. Peut-il accepter que Wade, James et Haslem cumulent 53 des 55 points de l’équipe en deuxième mi-temps ?

En terme de coaching, c’est d’une pauvreté absolue… A tel point qu’hier soir, je me demandais si James était épatant ou si le niveau de jeu était vraiment pathétique. Il n’est pas aidé par Chalmers (3/9), Battier (1/7) ou Miller (1/2) mais peut-être que la question devrait une fois s’inverser. Que peut faire Spo’ pour aider ses shooteurs à obtenir de bonnes positions ?

Hier soir, le Heat a surtout eu le bonheur de mettre Hibbert en foul trouble. Le géant sortait d’un match à 19 points, 18 rebonds et 5 blocks et avait récupéré au moins 4 rebonds offensifs à chacun de ses 8 premiers matchs de playoffs. Le Game 4 a mis un terme à cette belle série.

La dernière série, entre les Celtics et les 76ers, est au repos depuis vendredi et reprend ce soir. Une question peut bruler les lèvres : l’état de grâce de Kevin Garnett, 36 ans depuis samedi, est-il terminé ? Ou l’instinct de compétition prendra-t-il dessus ? Vendredi, il avait terminé à 9 points (3/12), 11 rebonds et 7 balles perdues alors qu’il s’était mué en leader offensif depuis le début de la série. Pour continuer à rêver, les 76ers ont besoin de gêner au maximum KG.

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