Playoffs NBA : preview de la Conférence Est

Dès demain soir, la NBA lance ses playoffs. Il est donc déjà temps de lancer nos previews du premier tour. Comme de coutume, on débute par la conférence Est avec...

Dès demain soir, la NBA lance ses playoffs. Il est donc déjà temps de lancer nos previews du premier tour. Comme de coutume, on débute par la conférence Est avec quatre séries que je ne crois pas forcément très sérrées.

Chicago Bulls (1) – Philadelphia 76ers (8)

La saison des Bulls peut être analysée de 2 manières totalement opposées. L’optimiste, en vantant le management de Tom Thibodeau, sa faculté à répondre aux blessures (Rose, Hamilton, Deng…) et la manière dont les Bulls sont parvenus à se hisser puis à conserver la tête de la conférence Est. Ou la négative, en pointant la santé de Derrick Rose et ses 27 matchs manqués pour trois blessures distinctes.

Le côté négatif rappelle surtout les absences répétées du MVP en titre, qui n’a joué que 5 matchs depuis le 13 mars. Sur ses 5 matchs, il n’a shooté qu’une fois à plus de 50% et s’est fendu d’un 1/13 contre le Heat. Luol Deng (poignet, côte) est aussi en difficulté alors que Rip Hamilton monte en puissance. Ouf !

Ce premier tour servira surtout aux Bulls à se régler. J’adore Doug Collins, j’adore le roster très profond des Sixers, avec 8 joueurs à plus de 8 points, j’adore ces intérieurs remplaçants, le très technique Nikola Vucevic et le plus costaud Lavoy Allen, j’adore le virage pris par Andre Iguodala mais les Bulls ont la même profondeur — Watson, Brewer, Korver, Gibson, Asik forment une sacrée second unit — avec plus de talent.

La clé : La santé de Derrick Rose et sa capacité à éviter de trop shooter un soir où ça ne rentre pas.

Résultat en saison régulière : 2-1

Prono : 4-1 pour Chicago

Miami Heat (2) – New York Knicks (7)

Ah, LeBron James contre Carmelo Anthony ! Les médias US se lêchent les babines, ils pourront en faire des tonnes. Le premier a réalisé une saison de MVP (27.2 points, 7.9 rebonds, 6.2 assists et 1.9 steals de moyenne), le second a explosé ses standards au mois d’avril (29.8 points, 7.3 rebonds et 3.6 assists).

Pour autant, je ne pense pas que les deux « rivaux » ont le destin de la série entre leurs mains. La clé, je la vois plutôt dans le rythme des matchs. Si Mike Woodson arrive à casser le jeu rapide du Heat et à les forcer à jouer sur demi-terrain, les Knicks ont une chance. Si en plus, il trouve en Steve Novak et JR Smith des dynamiteurs réguliers, les Knicks auront une vraie chance de créer la surprise.

Mais très franchement, je n’y crois pas et le Heat, porté par un Big Three économisé ces derniers jours (voire semaines pour Wade), passera ce tour sans trembler. Pour une raison simple, la relation Anthony-Stoudemire n’est pas encore au point. Depuis l’arrivée de Woodson, les blessures de l’un et de l’autre ne leur ont permis de jouer ensemble que 9 matchs.

La clé : Outre le rythme, l’affrontement direct entre Bosh et Stoudemire me parait déterminant. En saison régulière, le power du Heat a pris le dessus (18ppg-10.3rpg) sur son homologue des Knicks (12.5ppg-5.5rpg). En bonus, les Knicks peuvent-ils assumer ça ?
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Résultat en saison régulière : 3-0 pour le Heat

Prono : 4-1 pour le Heat

Indiana Pacers (3) – Orlando Magic (6)

Les Pacers ont passé un cap cette saison. Les arrivées de West, Hill ou Barbosa ne sont pas transcendantes prises individuellement, mais ajoutées au groupe déjà profond dont bénéficiait Frank Vogel, cela donne un roster très dangereux.

En playoffs l’an dernier, ils avaient proposé un jeu très dur pour faire douter les Bulls. Cela n’avait pas suffit. Aujourd’hui, ils ont la capacité de proposer ce même jeu dur avec un poil plus de talent et, surtout, une confiance décuplée. Paul George a pris une nouvelle dimension, Danny Granger est moins sollicité, Roy Hibbert, David West et Ty Hansbrough forment une raquette offensivement redoutable et complémentaire. Par contre, la mène est instable, Darren Collison a fini la saison sur le banc et fut blessé à l’aine, George Hill est touché à l’épaule et AJ Price a passé la saison sur le banc.

Toutefois, ce soucis n’est rien par rapport à ce que connait le Magic. Howard, Davis et Turkoglu à l’infirmerie, Nelson et Anderosn sur le retour, un vestiaire manifestement peu soudé, Stan Van Gundy vit probablement ses dernières heures en Floride. Pour moi, c’est sa dernière série. Et elle sera courte.

La clé : L’orgueil des Flordiens. Peuvent-ils pousser les Pacers dans leurs retranchements ? J’en doute.

Résultat en saison régulière : 3-1 pour le Magic

Prono : 4-1 pour les Pacers.

Boston Celtics (4) – Atlanta Hawks (5)

Avant de commencer, juste une remarque, à quoi sert le titre de Division ? Boston est bien 4e mais l’avantage du terrain est pour Atlanta. La tête de série numéro 5 dispose donc d’un avantage sur la tête de série numéro. Absurdité, quand tu nous tiens…

Atlanta, c’est un peu l’équipe que tout le monde aime bien éviter sans pour autant se dire qu’elle ira au bout. La saison dernière, ATL avait sorti Orlando sans l’avantage du terrain avant de tomber avec les honneurs contre les Bulls. Les Hawks n’ont pas des joueurs forcément redoutés pour leur jeu dur mais collectivement, ils sont capable de l’imprimer.

Pas de bol, en face, les Celtics ne sont pas des enfants de choeur. Ils sont tout à fait capable de remporter une série au forceps et à l’expérience. Kevin Garnett est un défenseur redoutable sur Josh Smith, historiquement en difficulté contre les verts (12.9ppg-7.1rpg à 41.1%). La formule actuelle, avec Avery Bradley titulaire, a relancé une équipe un peu encroutée. Seule la cheville de Ray Allen (5 matchs joués sur les 20 derniers) pose problème.

La clé : Les matchups. Les Hawks ont une variété d’options très vaste, capable de jouer à 2 playmakers (Teague-Hinrich), avec un tweener à l’aile (Josh Smith) et une raquette qui pourrait bénéficier d’Al Horford.

Résultat en saison régulière : 2-1 pour Boston

Prono : 4-3 pour Boston.
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