Ce soir, en marge du Game 7 entre les Lakers et les Nuggets, la NBA lance déjà le deuxième tour des playoffs avec la série Celtics – 76ers. L’autre série de l’Est, Heat – Pacers, débutera dimanche.
Boston Celtics (4) – Philadelphia 76ers (8)
Devenus favoris suite aux blessures qui ont miné les Bulls, les Sixers ont passé le premier tour pour la première fois depuis le départ de Larry Brown, en 2003 et retrouvent un vieux rival, les Celtics. Encore une fois, à l’orée de la série, les hommes de Doug Collins ne sont pas favoris face aux hyper expérimentés Celtics.
La série renvoie aux séries de l’Est des années 90 entre des Celtics, deuxième défense de la saison régulière, et les Sixers, troisième du même classement. Une image ressort de ces deux équipes : une forte solidarité défensive. Dans les chiffres, s’il n’y a que 0.1 point d’écart encaissé, les Celtics tiennent leurs adversaires à FG% plus faible et piquent plus de ballons. Les blocks et le rebond sont relativement équivalents.
Si dans les chiffres les deux équipes sont très proches, sur le parquet, la philosophie est différente. Les Greens ont par exemple en Rajon Rondo un défenseur parfait pour contenir Jrue Holiday. Très efficace au premier tour (18.2ppg-5.2rpg-4.7apg), il n’est toutefois pas la seule rampe de lancement de l’attaque de Phily. Andre Iguodala et Evan Turner sont aussi de sacrés créateurs.
La profondeur des Sixers, 7 joueurs à plus de 7 points au premier tour, a fait souffrir les Bulls en mal, justement, de profondeur. Les Celtics sont davantage restés sur leurs fondamentaux, comptant tour à tour sur Paul Pierce, Kevin Garnett et Rajon Rondo. La blessure de Ray Allen a surtout été compensé par les leaders, alors qu’Avery Bradley (7.2ppg à 37.2%) fut plutôt décevant.
Je pense que les Celtics ont franchi un obstacle bien plus important que Phily au premier tour. Les Hawks ont une équipe au profil assez similaire aux Sixers, et je ne vois pas l’aventure de cette équipe se prolonger au-delà du deuxième tour.
La clé : Contenir les 2 super sub des Sixers, Lou Williams et Thad Young.
Résultat en saison régulière : 2-1 pour Boston
Prono : 4-1 pour Boston
Miami Heat (2) – Indiana Pacers (3)
En préambule, une petite info glanée il y a quelques semaines : LeBron James sera demain le premier triple MVP sans bague.
Cela étant dit, sa motivation s’annonce décuplée pour la suite des playoffs. Roy Hibbert a lâché une autre petite bombe pour rendre l’ambiance encore plus explosive.
Roy Hibbert : Pour nous, ça n’a pas été facile. Ça a pris du temps. Nous n’avons pas atteint ce niveau en signant deux superstars.
Ajoutez les déclarations de Frank Vogel sur le flopping et vous avez une série qui part sur d’excellentes bases. Si je suis assez convaincu par le niveau de jeu en nette hausse proposée par le Heat, je suis tout aussi persuadé que les Pacers ont les armes pour gêner les superstars.
Avec Danny Granger et Paul George, épaulés par Hill, Amundson et Jones, s’il sort de son placard, Frank Vogel a une palette de défenseurs pour considérablement bousculer Wade et James. Baisser le pourcentage des deux vedettes du Heat serait une excellente manière de faire douter Miami, comme ce fut le cas avec les voisins d’Orlando.
Par contre, cette série est idéale pour Chris Bosh. S’il veut prouver qu’il n’est pas juste le ramasse miette de la bande des 3, il a un job à faire. Son duel avec David West s’annonce très intéressant. Sauf si Erik Spoelstra continue à jouer avec le seul Bosh inside comme ce fut le cas face aux Knicks et Ty Chandler. Dans ce cas là, Roy Hibbert sera un client pour Bosh, mais Shane Battier serait un pour West. Les deux configurations se tiennent et seront utilisés, reste à savoir comment Spo débutera et terminera les matchs.
Les Pacers peuvent élever le niveau d’intensité d’un match, donner des coups et défier le star systeme du Heat. Néanmoins, LeBron James, par son talent et sa complémentarité avec Wade, mènera le Heat jusqu’aux finales NBA.
La clé : L’influence de LeBron James. Ultra dominateur, ou un peu moins.
Résultat en saison régulière : 3-1 pour Miami
Prono : 4-2 pour Miami







4-2 Boston.
4-3 Indiana.
4-2 Boston
4-2 Heat
Dreams, pourquoi tu crois qu’Indiana passera ?
Bien sur mon prono peut paraitre surprenant de prime abord.
Alors pour te répondre :
En intensité physique, en défense, aux rebonds, je crois + aux Pacers, que je sens plus homogène, plus ensemble, plus compacte en somme.
Sur les intérieurs, moi Bosh, j’y ai jamais cru, l’ai toujours trouver overated et ne l’ai jamais cacher, (bien que maintenant il soit rentrée dans les rangs au vu de la manière dont les coachs et anciens joueurs en parle, bref), et face à cette défense-là, moi je ne le vois pas élevé son niveau de jeu, et pourtant il le faudra bien, car le Heat aurra besoin d’un point d’ancrage dessous.
Donc pour moi, CB peut être la clé de la série…
Plus globalement, le collectif des Pacers peut tout à fait prendre peu à peu le pas sur les 2 individualités Floridiennes, sauf si le Heat a un vrai collectif comme contre NY…mais là c’est Indiana en face, et une philosophie de jeu totalement différente de celle des Knicks…
Je vois plus de profondeur chez les Pacers en sortie de banc aussi, par contre dans le 5 du Heat pour moi Chalmers est un joueur vraiment sous-coté, il peut être très important tant aux shoots qu’en défense, voir à la passe…mais ce n’est peut-être pas asser, on verra bien.
Ensuite les coachs, et là, je n’ai jamais été totalement convaincu par Spoelstra, à moitié seulement.
Le jeu du Heat fut longtemps trés stéréotypé Wade-James, il n’y a que maintenant que les autres me semble plus impliqués.
Vogel par contre m’inpréssionne vraiment, il fait très souvent les bon choix, connais très bien ses joueurs et sait en tiré le meilleur de chacun d’entre eux au service du collectif.
Je poursuis avec James : Aurra t-il les couilles dans les moments chauds d’une de prendre ses résponsabilités, et deux de mettre dedans ?
Pour moi à ce niveau-là, il est capable du meilleur comme du pire, à l’instar des dernières Finals ou face au trash-talking de Marion, il s’est dégonflé tel une baudruche, ou d’éxploser tel un sac de pop-corn, c’est comme tu voudra…
Après oui son impact au coeur du match sera monstrueux, loin du money-time ou de match 6 ou 7 en tout cas…
Un mot sur la construction de cette équipe d’Indiana, qui s’est entièrement retapper depuis le fameux et piteux fight d’Auburn Hills…ça fait un moment maintenant, et je crois cette équipe arrivée à pleine maturité cette année.
Enfin et pour finir, un mot sur Riley et Bird.
Je crois plus (de ce que j’en sais ou en entend), au discour transcendant d’un Larry qu’en celui de Riley, (sans bien sur vouloir diminuer son influence pour autant.)
Mais Larry tient un rôle important pour les joueurs, il les surveillent même aux entrainement, et communique beaucoup avec eux.
Bref, jouer Indiana en 7 matchs, ça me semble réalisable.
Je ne dis pas que c’est irréalisable ou surprenant, d’ailleurs, je n’ai pas mis le Heat en 7 matchs car je pense qu’en cas de G7, Indiana passera.
Il y a un truc qui me chipote avec cette équipe d’Indiana, c’est Granger. J’ai le sentiment qu’il shoote trop, souvent au détriment de ses intérieurs.
West, Hibbert et Hansbrough ne voient pas assez la balle à mon gout. Or là, face au Heat, pilonner en dessous, surtout avec un pivot de 7-2, serait une solution idéale.
Après Granger, c’est un super défenseur, et il peut vraiment taffer sur James ou Wade.
Mais quand tu défends sur de tels joueurs toute la soirée, peux tu vraiment être lucide en attaque et prendre 17 shoots ?
Pour moi, à l’Est, Miami est au-dessus et ira en finale.
Mais j’aime beaucoup ce que sont devenus les Pacers. L’upset ne me dérangerait pas
Hibbert: 3/5.
Hansbrough: 4/4.
Granger: 0/3.
ça rentre pas pour Danny mais il n’abuse pas. La balle va aux intérieurs et les Pacers virent en tête.
C’est comme ça qu’ils doivent jouer pour inquiéter le Heat.
Et oui, Vogel lis le Francais
et j’aime bien Hibbert^^
HS Euroleague : Jamais vu une finale aussi importante avec un tel scénario !!!