Preview : Suns – Jazz, la finale d’une saison

Rarement, le hasard du calendrier NBA offre une opposition décisive. Ce sera le cas cette nuit à Salt Lake City. Ce n’est finalement qu’un match pour la 8e place de...

Rarement, le hasard du calendrier NBA offre une opposition décisive. Ce sera le cas cette nuit à Salt Lake City. Ce n’est finalement qu’un match pour la 8e place de la conférence Ouest qui opposera les Suns et le Jazz mais le résultat permettra d’offrir au vainqueur la huitième place à l’Ouest. Le dernier enjeu de la saison.

Les enjeux

Avec un match encore au programme après cette opposition, le Jazz (34-30) et les Suns (33-31) n’en auront pas encore tout à fait terminé avec les hostilités d’une saison raccourcie. En réalité, une victoire du Jazz qualfierait les hommes de Tyrone Corbin alors qu’une victoire des Suns ne ferait que conforter le tiebreaker à l’équipe d’Alvin Gentry. Mais après une victoire aussi importante ce soir, pourraient-ils perdre le lendemain contre des Spurs probablement au repos ?

Avec les blessures qui ont foudroyé les T-Wolves, les séries de défaites des Blazers (6L) et des Rockets (6L également), il ne reste donc que 2 prétendants à ce 8e spot. Par ailleurs, les deux équipes ne peuvent plus venir subtiliser le 7e spot, actuelle propriété des Mavs.

Terrain et dynamique, avantage au Jazz

Le Jazz a l’avantage du terrain, dans une EnergySolutions Arena où il est toujours compliqué de gagner (23-8 cette saison, 4 victoires de rang) et capable de se transcender dans les moments chauds.

Shannon Brown : Il faut aller dans l’Utah, un environnement compliqué, une ambiance difficile, une équipe dur, et nous devrons gagner. En gros, c’est ce qui nous attend.

Kurt Kragthorpe, éditorialiste du Salt Lake Tribune rappelle, dans un bilan de la saison du Jazz, qu’ils ont battu le Heat sans LeBron James, les Spurs sans le Big Three; qu’ils ont provoqué le pire pourcentage au shoot de Kobe Bryant, qu’ils ont gagné un match sur un air ball d’Harris transformé en passe ou qu’ils sont à 19-12 depuis le All-Star Break, malgré de graves blessures (Bell, Howard, Miles, Watson).

Gordon Hayward : Toute la saison, nous nous sommes battus. Il nous faut méchamment cette victoire.

A l’inverse, les Suns sont à 14-20 depuis le break. En avril, avec un calendrier démentiel, ils s’en tirent plutôt bien, 8-5, dont 5-5 depuis le 4 avril et une victoire… à Salt Lake City avec 2 tirs décisifs de Steve Nash dans les 14 dernières secondes et 19 unités de Michael Redd.
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Incertitude autour de Frye

Malgré ce dernier succès, les Suns ne débordent pas de confiance. La faute à de nombreuses blessures. Channing Frye, devenu papa lundi et touché à l’épaule samedi, est très incertain, tout comme Grant Hill (genou). L’absence du big man est inquiétante, puisqu’il est à la fois un élément clé en défense (rebond, block) et en attaque (tir extérieur, jeu face au panier).

Jared Dudley : Si nous ne les avons pas, Kieff [Markieff Morris] devra faire un grand match. Je devrais élever mon niveau de jeu, Steve [Nash] devra faire un grand match, Michael Redd en est aussi capable. En 48 minutes, Steve peut prendre feu ou je pourrais aussi prendre feu. Défensivement, il faudra contenir leur intérieurs au rebond.

Outre la raquette, les Suns craignent également le très sous-côté Gordon Hayward. Il a pris la relève de Raja Bell au poste 2 et tourne à 14.6 points, 4.4 rebonds et 3.1 assists depuis le All-Star Break. Le sophomore a pris une nouvelle dimension en quelques semaines.

Alvin Gentry : Hayward est un élément vraiment, vraiment important. Quand il joue bien, ils perdent rarement.

De mon côté, j’ai presque envie de donner les Suns favoris. D’une part, ils restent sur 8 victoires de rang face au Jazz. D’autre part, à l’expérience, au vécu et au clutch, je les sens davantage capable de remporter un match serré.

Conclusion de chaque camp.

Tyrone Corbin : C’est gratifiant et raffraichissant de voir les gars affronter ce challenge.

Alvin Gentry : Nous devons y aller avec des intentions, comme s’il s’agissait du 7e match d’une série pour le titre. C’est comme ça qu’il faut l’aborder. Nous avons joué comme ça depuis longtemps, mais là, c’est terminé. Il n’y a plus de « si », de « et » ou de « mais ».

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