Putain de zone !!!

Fin du troisième quart-temps, la France passe un 10-0. Le banc est au top, Tony Parker a signé 10 points sur l’ensemble de la période et les Bleus mènent 57-44....

Fin du troisième quart-temps, la France passe un 10-0. Le banc est au top, Tony Parker a signé 10 points sur l’ensemble de la période et les Bleus mènent 57-44. La copie est très propre. Il n’y a plus qu’à assurer.

Seulement, le quatrième quart-temps s’est vite transformé en long calvaire. La Turquie est passée en zone, ce qui a totalement tué la bonne dynamique française.

En panne de solution.

Pendant 9 minutes, l’équipe de France ne va inscrire que 3 paniers. Deux pour Traoré. Un pour Noah. Le reste du temps, les Bleus vont s’entêter à shooter de loin. Jusqu’à l’indigestion. Le bilan du quart-temps est désolant : 0/9 à 3-points.

Pourtant, les positions étaient bonnes. Les turcs voulaient faire shooter les français. Mission accomplie. Les français ont shooté outrance, oubliant totalement de passer à l’intérieur. Heureusement pour nous, nos adversaires n’étaient pas franchement beaucoup plus adroits. Eux aussi ont manqué un bon paquet de tirs ouverts.

Tout ce gaspillage a permis à la Turquie de revenir à 2 points (63-61) à 45 secondes du gong, suite à un 2+1 d’Ilyasova. La suite est compliquée, Joakim Noah se prend un contre d’Ilyasova, Mike Gelabale se blesse à la cheville et Nico Batum perd un ballon bête sur une touche avec Parker. Derrière, Tunçeri manque un tir longue distance.

Tony Parker fait alors le boulot sur la ligne des lancer-francs (5/6). Entre-temps, Preldzic plante un tir longue distance avec Batum sur le dos — et pas loin de la faute — histoire de relancer le suspense.

L’apport du banc.

Les Bleus s’en sortent bien. Mais si le QT4 est apocalyptique, il ne faut pas jeter les trois premières périodes, nettement plus sérieuses. Le banc a encore fait belle impression, avec de belles entrées de Séraphin, Traoré, qui a livré un rude combat avec Savas, et Pietrus.

Mais le joueur qui sort encore une fois du lot est Charles Lombahé-Kahudi. Première remarque, il était la première rotation extérieure, devant Nando de Colo, utilisé dorénavant uniquement à la mène. Ensuite, quel moteur ! Quelle énergie ! Quelle défense ! Quelle présence au rebond ! CLK est une force de la nature et il prend confiance durant cette compétition. Il a clairement gagné sa place et la confiance de Collet. Et en plus, il noircit les cases, 8 points (2/2 à 3-pts) et 5 rebonds.

La blessure de Mike Gelabale va donner envie à Vincent Collet de tenter de nouvelles choses. Je ne serai pas étonné de voir Kahudi dans le cinq de base. Nando de Colo est toujours à la rue, Charles Kahudi est en plein boom. Le choix est logique. Après, il ne faut pas non plus attendre plus du bonhomme que ce qu’il peut apporter.

Un dernier mot sur l’adresse, assez calamiteuse. 35%, 17/43 dans la peinture, 4/17 de loin. Heureusement que les lancer-francs ne sont pas dilapidés (22/28). Les leaders ne montrent pas forcément l’exemple, 6/17 pour Parker, 1/7 pour Noah, 1/6 pour Gelabale et 0/5 pour Diaw. Seul Batum (13pts, 5/11) fait bonne figure. Et le banc inscrit 22 points, à 8/14.
http://www.dailymotion.com/video/xkxk8u

Lituanie-Serbie, sublime.

Je vais passer assez vite sur l’Allemagne-Espagne du début d’après-midi. Le match était fermé et manquait considérablement de rythme. Je veux juste signaler l’excellente fin de match de Ricky Rubio, totalement à la rue par ailleurs. Sergio Scariolo lui a laissé sa confiance et il la rend avec une interception et un rebond offensif dans les 2 dernières minutes.

Pour finir la soirée, la Lituanie et la Serbie nous ont gâté avec un match à la fois ouvert et sérieux. Pour un grand match, il faut 2 bonnes équipes. Elles y étaient. La Serbie n’a jamais lâché mais les baltes, poussés par un public en furie, évoluaient sur une autre planète.

Sarunas Jasikevicius carbonisé ? La bonne blague… Saras est moins dominant, mais dans le jeu, c’est un cador. Avec son cerveau et sa patte, il peut jouer jusqu’à 75 ans.

Mais sortir un joueur du lot est impossible. Kalnietis, Kaukenas, Jankunas, Javtokas, Pocius, Jasaitis, Valanciunas ont tous livré un très gros match et un spectacle des grands soirs.

Un mot sur Jonas Valanciunas. Il n’a que 19 ans mais dégage déjà une sacré maturité. Avec sa maitrise du pick and roll, en NBA, il va se régaler. Surtout s’il peut évoluer avec Jose Calderon à Toronto.

Un dernier point positif : la victoire de la Lituanie valide le ticket de la France pour les quarts de finale. Vu l’ambiance, il vaut mieux jouer le pays organisateur sans trop de pression.

Pour voir ou revoir le match. Profitez.
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