Ayant décidé de prendre sa retraite après la défaite des Celtics en 7 matchs contre les Lakers en Finals 2010, Rasheed Wallace part par la petite porte mais nous comptons ici lui rendre hommage, aussi controversé fût-il.
Les débuts d’un prodige
Rasheed Abdul Wallace, né le 17 septembre 1974 à Philadelphie est un intérieur de 2m12 et 104 kg. Sa mère, Jackie Wallace, travaille au département de Pensylvannie de sécurité sociale et son père, Sam Tabb, a joué au street ball. Déjà destiné durant son lycée à jouer au basket, il va rejoindre la légendaire école de Simon Gratz, connue pour son excellence au niveau de l’athleticité et choisir…des cours d’art! Il a d’ailleurs épaté son professeur avec son talent personnel mais après deux ans, il a stoppé cette voie pour se concentrer sur le basket. Il est nommé USA Today Hight Player Of The Year durant la saison 1992/93 et fait partie de la All America first team dans Basketball Times. Malgré un temps de jeu limité (19 mins), Wallace tourne à 16 pts, 15 rbds et 7 blocks de moyenne durant son année senior.
Enfin, petit fait insolite, il était le quatrième meilleur sprinter au du conté de Philadelphie.
Natif de Philadelphie, il débute à l‘université de North Carolina, recruté par le coach Dean Smith qui sera pour lui un mentor. A UNC, Wallace continue d’apprendre avec un minimum de temps de jeu. Durant sa freshman year, il tourne à 9.5 ppg et 6.6 rbds en seulement 21 mins. En tant que Sophomore, ses stats augmentent de manière substantielle (16.6 ppg et 8.2 rpg en 30 mins). Il est alors sélectionné dans la first team All-America par le Sporting News et est un membre du top 10 du légendaire John Wooden pour la All-America Team. Parmi ses nombreux faits d’arme, on retient son pourcentage historique au shoot (63.5%) dans la conférence ACC (Atlantic Coast Conference), il a aidé les Tar Heels, en compagnie de Jerry Stackhouse, en 1995 à accéder au Final Four et a été nommé dans la All-Tournament Team du Final Four.
Il réalise aussi une grosse saison en défense en étant le troisième meilleur contreur, neuvième meilleur rebondeur et dixième au scoring.
Il décidera de tenter le pari de la NBA après deux saison universitaires.
La NBA : Wallace, un Jail Blazers
A Washington…
Rasheed Wallace intègre la NBA en tant que top prospect. Il est pris en 4ème position du premier tour par les Washington Bullets en 1995. En tant que rookie, il joue 65 matchs dont 51 en tant que titulaire après la blessure de Chris Webber. Il joue PF mais il est également décalé en pivot grâce à son physique. Durant la saison, il est sélectionné au All-Star Weekend mais sa saison s’arrête peu après quand il se casse le pouce contre Orlando. Il tournait à 10.1 ppg et 4.1 rbds et intègre la all-second team rookie.
Si sportivement c’est une année plutôt réussie, c’est aussi le début des frasques en tout genre du joueur qui vont lui tailler une réputation pendant des années. Il arrivera en retard à plusieurs entraînements et sera le joueur le plus sanctionné de son équipe en terme d’amendes. Il reçoit également 22 fautes techniques. Il doit en plus de cela faire face à un divorce, une bataille pour la garde de ses enfants et affronter des accusations de violence. Il gagnera plus tard la garde complète de son enfants…jusqu’à ce que le compagnon de son ex-femme n’enlève son enfant et ni les autorités, ni les détectives privés ne le retrouveront. Pendant presque deux ans, Wallace n’a aucune nouvelle de son fils. La chaîne de télévision TNT recevra un coup de fil anonyme pour mener la police chez son ex-compagne et pour Noël 1998, père et fils sont réunis.
A Portland…
Durant l’été, Wallace est tradé aux Blazers contre Rod Strickland (17.2 ppg, 8.2 assists), un move salvateur pour Washington qui fera les playoffs pour la première fois après 8 saisons de disette grâce à cette arrivée. Wallace, considéré comme un all-around player très complet, devient le centre d’attention de Portland, leur futur pièce maîtresse. Il devra néanmoins attendre avant de jouer à cause de son pouce, encore blessé mais finit troisième au niveau du pourcentage au shoot de la ligue. Il revient à temps pour aider son équipe en playoff mais finira par perdre face aux Lakers au premier tour.
La saison suivante, il signe un contrat à long-terme pour rester à Portland. Il commence à s’intégrer dans la communauté de l’Oregon notamment via la Rasheed Wallace Foundation mais sa carrière de basketteur est émaillée de nombreux incidents sur et en dehors du parquet. Durant la saison régulière, il atteint un record de 38 fautes techniques sifflées, malgré son efficience au shoot (8ème de la ligue) et ses stats en augmentation (15.1 ppg, 6.8 rbds). Non content de réaliser un record, il va le dépasser la saison suivante en recevant 40 fautes techniques! Il sera également suspendu pour 7 matchs après avoir menacé un arbitre, un certain Tim Donaghy, après un match à la maison en 2003. Il marque là un autre record: la plus longue suspension pour un joueur concernant une offense faite à un arbitre sans violence.
Le Sheed était candidat au titre de sixième homme en 1998/99 (12.8ppg en sortant du banc). Il va participer aux All star 2000 et 2001 tandis que les Blazers atteignent les finales de conférence en 1999 et 2000, perdant respectivement face aux Spurs et Lakers. Tout le monde se remémore la série exceptionnelle contre les Lakers se terminant en 7 matchs et cette défaite cinglante après avoir mené de 15 pts au début du 4ème quart-temps du G7…à l’époque où Portland comptait dans ses rangs, en plus de Rasheed Wallace, des joueurs comme Scottie Pippen, Jermaine O »neal, Arvydas Sabonis, Damon Stoudamire ou Bonzi Wells.
L’année 2000 le consacre réellement comme il mène son équipe aux points et blocks, second au rebond. Il impressionnera surtout en playoff où il tourne à 17.9 ppg, 6.4 rbds, 1.25 blocks en 16 titularisations et reste, indéniablement, un shooteur d’exception avec une réussite de 48.9%. Durant cette saison, il établit son career-high en points (42 contre Denver) et au rebond (18 contre Charlotte).
Les Blazers vont continuer d’essayer d’avoir le titre en ajoutant des all-star au roster tandis que le comportement de Rasheed Wallace entre dans une spirale incontrôlable à cause, apparemment, de la pression. Il commence à batailler avec les arbitres sur tous les call et là où les joueurs/coachs savent quand s’arrêter, le Sheed continue jusqu’à ce qu’il soit exclu. Certaines fois, même les fans ont tenté de le calmer. Selon Sports Illustrated, alors que Wallace se disputait avec un arbitre, un fan lui a simplement gueulé « C’est bon ‘Sheed, calmes-toi, calme! » mais le Detroit Free Press s’accorde à dire que le « Sheed croyait qu’un call ambiguë méritait des protestations, quelles qu’elles soient… »
A contrario, ses stats continuent d’augmenter: 19.3 ppg, 8.3 rbds durant la saison 2001/02, tout comme les fautes techniques. Il devient le quatrième joueur dans l’histoire de la NBA à avoir plus de 100 shoots longue distances et blocks dans la même saison. Il tourne même à 25.3 ppg, 12.3 rbds et 1.7 assists en trois matchs de playoffs contre les Lakers, montrant encore qu’il sait élever son niveau de jeu lorsque l’enjeu le demande.
Cependant, ses fautes techniques augmentent de concert. Le coaching staff et ses coéquipiers ont tenté maintes et maintes fois de le calmer, en vain….il a déjà envoyé une serviette à la tête d’un arbitre, prenant par la même deux matchs de suspension et 10.000$ d’amende, tout ça après l’épisode Donaghy. Il va commencer à s’enfermer dans une personnage, une attitude, une image très négative à cette époque. Le pire étant qu’il agit en dehors des parquets de manière affligeante: il refuse de signer des autographes, ignore les fans, se bagarre avec ses coéquipiers et refuse de donner des interview, même quand la NBA l’y oblige. Il cède en autorisant quelques rares questions dans les vestiaires mais rien de plus. Il s’esquive même de la fête organisée par Portland sous le sapin de Noël.
Ses coéquipiers et coach Mike Dunleavy vont tenter de le calme mais rien n’y fait. Même s’il aide l’équipe à faire les playoffs, une fois encore depuis 1996, beaucoup de voix s’élèvent contre sa présence. Wallace et plusieurs joueurs comme Damon Stoudamire n’aident pas l’image de l’équipe en se faisant arrêter pour possession de Marijuana. Les poursuites seront abandonnées après qu’ils aient réalisé des travaux d’intérêt généraux et subis des teste réguliers d’alcoolémie et anti-drogue. Ce n’était pas la première fois que des joueurs de Portland étaient arrêtés et l’équipe porta très vite le surnom de Portland Jail Blazers.
Statistiquement, le Sheed était toujours au top. Il enchaîne la saison suivante avec 18.1 ppg, 7.4 rbds et mène l’équipe en playoff, pour une défaite.
Le temps du changement
Les rumeurs courent que les Blazers veulent trader le joueur mais la tâche semble rude. Le Sheed continue ses sorties rocambolesques et commente dans l’Oregonion la NBA et David Stern en disant qu’ils « ne draftaient que des « nègres » qui étaient plus bêtes que bêtes. » Une déclaration totalement décriée par toute la NBA, Wallace s’excusera d’avoir utiliser ce langage « familier » mais pas sur le fond de sa pensée.
Après le All-star break 2004, Portland-Atlanta-Detroit-Boston montent un deal, à plusieurs phases. Rasheed Wallace est envoyé à Atlanta avec Wesley Person contre Shareef Abdur-Rahim, Theo Ratliff et Dan Dickau. Il ne joue qu’un seul match avec les Hawks, rendant une copine de 20 pts, 6 rbds, 5 blocks 2 assists et 1 steal dans une défaite contre les Nets. Il est immédiatement transféré à Detroit avec Mike James contre plusieurs joueurs dans un trade à trois incluant les Celtics. Si aux Pistons, certains joueurs sont sceptiques, le nouveau coach, Larry Brown ne l’est pas et toute l’organisation s’est démenée pour faire venir le joueur à Motor City.
Rasheed indiquera d’ailleurs à postériori que son point commun avec Larry Brown, North Carolina, l’a beaucoup aidé à s’intégrer au système Piston.
A Detroit…
C’est un nouveau départ pour Wallace et son arrivée permet à Detroit de devenir un véritable champion après 15 ans de disette. Dans une équipe connue et reconnue pour son gros travail, sa défense et sa discipline, Rasheed Wallace excelle. Il n’est plus un franchise player à qui on demande de tout faire, il devient une sorte de role player de luxe et surtout un joueur d’équipe, un meneur d’homme expérimenté après 8 saisons. Même s’il continue d’embêter les arbitres, il reçoit beaucoup moins de technique et n’est pratiquement plus expulsé. Il joue 23 matchs cette saison là pour 13 pts, 7.8 rbds, 1.96 blocks à Detroit et forme avec Ben Wallace le meilleur duo de blockeurs de la ligue (4.89 bpg).
En playoff, la défaite contre les Pacers lui fait crier un « nous gagnerons le Game 2. » Chose promise, chose due. Les Pistons iront battre les favoris de l’époque, les Los Angeles Lakers et leur quatuor (Payton-Bryant-Malone-O’Neal) 4 matchs à 1, il fût sans nul doute la pièce maitresse de cette finale en bloquant Shaquille O’Neal à chaque match sous les panneaux. Après ce titre, il redevient le joueur joyeux et excentrique qu’il peut être et s’achète une réplique du titre de champion du monde de la WWE (catch) pour chacun de ses coéquipiers afin de célébrer la victoire. C’était ça aussi, le Sheed…
Durant l’intersaison, il en profite pour signer un contrat de long-terme avec Detroit, 57M$ sur 5 ans et change également de numéro, passant du 30 au 36. La saison suivante (2004/05), il continue de porter sa ceinture dans le vestiaire avant chaque match pour rappeler à ses coéquipiers qui est le champion. Il va aider de manière significative, en playoff, son équipe à atteindre les Finals 2005. Il joue son meilleur basket contre le Heat en assurant le succès de ses coéquipiers avec ses 14.5 ppg à 50% au shoot pour gagner la série de 7 matchs. Detroit rencontre les Spurs en final et Wallace se voit critiqué pour avoir laissé Robert Horry seul mettre le 3pt de la victoire dans le Game 5. Qu’à cela ne tienne, sa défense et son shoot vont permettre aux Pistons d’arracher un 7ème match, perdu.
Ce qu’il faut retenir du bonhomme c’est une renaissance. Il a perdu sa réputation de joueur à problème et les fans de Detroit n’hésitent pas à entonner des « Sheeeeeeeeeeeeeeeeeeeeed » quand il prend ses fameux shoots longue distances si distinctifs et impitoyables pour un intérieur de sa taille.
Son shoot:
Et si certains le présentent encore comme une diva, peu de personne mettent en avant son travail caritatif. Il avait créé la Rasheed Wallace Foundation, il participera également à des programmes de la NBA et de lycée à Detroit. Et durant son temps libre, il n’a pas oublié son amour de l’art et des musées. Il avait même un show radio à Portland, c’est un fan de pop art et de figurines animés pour la petite histoire. Il exprime toute cette controverse dans le Detroit Free Press:
Tout le monde ne vous aimera pas. La moitié peut-être, l’autre moitié vous déteste. Vous devez juste continuer votre chemin.
Durant la saison 2005/06, il aide son équipe à atteindre le record de 64-18 et de meilleure équipe de la conférence Est. Detroit battra les Bucks (4-1) puis les Cavs (4-3) avant de s’incliner en six matchs contre le Heat en finale de conférence. Rasheed tourne alors à 15.1 ppg, 6.8 rbds, 2.3 assists, 1.62 blocks en saison régulière, 14.1 ppg, 6.3 rbds en playoff et devient le second joueur ayant mis le plus de shoot à 3pt en mesurant plus de 2m10. Il réalise également avec Ben Wallace la seconde saison en duo à bloquer plus de 100 shoot, devant d’autres fameux duos (Miller/West en 94/95, Tyler/Laimbeer en 82/83). Enfin, il devient le seul joueur de l’histoire de la NBA à réussir 100 blocks et 100 3pts réussis sur plusieurs saisons.
Le temps passe et l’équipe s’effrite peu à peu. Le Sheed réussit à balancer un shoot improbable contre les Nuggets en 2007 pour la gloire:
Mais la fin est proche à Detoit. Il a beau remplacé Kevin Garnett au ASG de 2008 (même s’il ne le veut pas), le cycle est presque terminé. Il est éjecté du match 6 de finale de conférence contre les Cavs, il reçoit deux techniques pour avoir discuté avec l’arbitre. Il va d’ailleurs revenir à son ancien numéro avant la saison 08/09 avec le n°30. Joe Dumars casse l’équipe, décide de trader Chauncey Billups, le mouvement de trop pour Rasheed qui sent le vent tourner. Il décide de quitter les Pistons après la saison 2008/09 et un sweep au premier tour face aux Cavs.
On notera cette petite citation après le match 5 perdu contre les C’s:
Tous ces calls de merde!!! Avec Mike [Callahan] et Kenny [Mauer], vous avez tous vu ce merdier. Vous avez vu leurs calls. Les chattes arrêtaient pas de flopper sur le sol et ils ont osé appelé ça des fautes ces cons. Ces conneries c’est pas du basket, c’est du cinéma!!! Vous devriez tous savoir ça merde! C’est du putain de cinéma!!
Un peu l’hôpital qui se fout de la charité car à Boston, il va également adopté l’attitude du joueur qui n’a jamais fait de faute de sa vie…

A Boston
Car oui, le Sheed cherche à gagner, son but principal depuis qu’il est en NBA et signe avec Boston, vice-champion l’année passée. Il conclut un contrat de 3 ans. Il sera un joker de luxe menant la seconde escouade (9 pts, 4.1 rbds). Il aide son équipe à crucifier le Magic en finale de conférence notamment avec un match à 21 pts (7/9) en 18 minutes mais en finale il n’a guère existé qu’au match 7 perdu contre les Lakers. Sur cette défaite, il décide le 25 juin 2010 de prendre sa retraite et d’abandonner les 13 millions restant sur son contrat à Boston.
Conclusion
Rasheed Wallace est une sorte de puriste du jeu, un shoot magnifique, des fondamentaux acquis et qui lui ont valu les plus grands hommages. Son problème? Il fait partie de ces joueurs qui ont besoin d’être encadrés pour réussir, d’avoir un climat sain et positif pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Il a connu des hauts et des bas mais est resté professionnel jusqu’au bout, très humble quoi qu’on en dise. On rappelle pour l’anecdote son fameux « Ball don’t lie« , véritable ode contre l’arbitrage de divas made in NBA où le moindre contact et la moindre simulation finissent par des calls absurdes, comme celui-ci:
Il le crie dés que le joueur manque ses lancers. Encore du Sheed dans le texte….mais plus que ce charisme outrancier, humoristique et décalé, un joueur de 2m10, avec ce shoot et ce gabarit, c’est tout simplement extraordinaire. Il a permis à ses équipes de développer un jeu avec un joueur hors-norme, pouvant défendre et bloquer, pénétrer, prendre des shoots de loin et rendre les pick-n-roll instoppables….c’est le moins qu’on puisse dire face à cette carrière. Qu’on l’aime ou le déteste, il aura marqué son empreinte dans la NBA, à la fois de manière négative ET positive, ce qui fait de lui quelque part un joueur au grand cœur et à la passion dévorante.
On termine avec un petit mix de la carrière du joueur:
Palmarès:
- 5 fois All-Star en 2000, 2001, 2006,2007 et 2008
- Champion NBA en 2004
- All-Rookie Second-Team 1995/1996
Statistiques en carrière: 14.6 ppg, 6.7 rbds, 1.55 blocks


de toute facon all-star à l ouest parmis garnett, duncan, malone, webber, o neal, nowitski ou robinson ca classe le bonhomme. je savais pas pour son fils.
Il me semble que le Sheed a quitté Detroit après une sortie au 1er tour des playoff face à Cleveland.. et non après la finale de conf’ face aux C’s.
Sinon excellent article. J’adore le Sheed. Avec plus de sérieux et d’amour pour le jeu, il aurait pu faire du Duncan.
Erratum, désolé. Effectivement, les Pistons se sont faits sweeper par les Cavs au premier tour (4-0).
J’étais pas au courant non plus pour l’histoire de son fils. En tout cas moi j’adore le Sheed. Enfin un mec avec un peu de personnalité dans ce monde ultra-lisse qu’est devenu la NBA où on ne peut plus rien dire. C’est un passionné même trop passionné, ce qui lui a valu tout ses excès. Et je trouve pas qu’il soit sortie par la petite porte même s’il était en fin de carrière et que son rôle était moins important, au contraire il a été au bout de lui-même dans ce G7 en donnant tous ce qui lui rester. D’ailleurs l’interview de Doc Rivers à la fin du G7 allait dans ce sens où il disait que le Sheed est pratiquement mort sur le parquet.
encore un joueur americain poursuivi pour violence conjugale! L’amour du rap, les tenues gangsta et ça, c’est vraiment la marque de fabrique d’un bon nbaer… Bref, il n’est peut-être pas aussi atypique qu’on veut bien le dire (même s’il n’écoutait pas de rap
)….
Me jetez pas la pierre, Pierre, mais c’est vrai que ce type de crime est finalement assez banal en NBA….
Cependant, j’adorais le joueur ainsi que ces prises de position concernant le Allstar game
je me rappelle de son shoot à 3pts main gauche simplement hilarant lorsqu’il était à peine rentré au cours du match des étoiles !
Et detroit version les tours wallace au top, humiliant les divas de LA, juste génial!
Sinon, si TP voulait bien s’inspirer des amerlochs et mettre qq branlées à sa bonne femme, histoire de plus entendre cette voie nassillarde tous les étés sur les plateaux télés français, j’suis convaincu qu’il remonterait dans l’estime d’NK….
Un authentique artiste des parquets ce Sheed. Marginal, completement allume, extraverti comme aucun autre, mais toujours dans les limites de la grande-gueulite (j’ai pas souvenir de l’avoir vu violent ou vraiment mechant). Mais au-dela de son caractere, il a peut etre revolutionne le poste de PF. Avant 95 l’arrivee du Sheed, le PF typique, c’etait Barkley ou Rodman, un mec trop petit pour jouer C mais qui se battait inside. Desormais, le PF etait avant tout un forward capable de jouer dans la raquette.
En tout cas, encore une belle bio, qui met bien en parallele la carriere du Sheed et sa vie plus privee – l’artiste, qui a connu de gros soucis personnels et qui s’est petit a petit apaise. Un grand joueur et un fort caractere qui va manquer a la NBA.