Rookies Ranking

Cette semaine, le top 5 se transforme en méga-ranking. Ils sont 64 rookies à avoir foulé les parquets NBA depuis le début de saison. Après un gros tiers de saison,...

Cette semaine, le top 5 se transforme en méga-ranking. Ils sont 64 rookies à avoir foulé les parquets NBA depuis le début de saison. Après un gros tiers de saison, il est temps de tirer un premier bilan sur les débutants. Entre révélations, surprises et déceptions, la promotion 2011 comprend surtout le joueur le plus hype du début de saison, Ricky Rubio.

Deux joueurs sortent du lot

Cinquième choix de la draft 2009 contre premier choix de la draft 2011, deux meneurs aux profils totalement différents, et pourtant, ils sont les seuls, actuellement, à prétendre au titre de rookie de l’année.

Ricky Rubio réalise un début de saison, et de carrière NBA, absolument détonnant. Que le gamin avait du talent, on le savait. Qu’il arriverait à le transposer à la NBA, il nous le fait savoir. Ses premiers matchs étaient quasi parfaits. Rapidement, les débats se sont orientés sur son rôle de sixième homme. Les blessures ont alors contraint Rick Adelman à le titulariser. Le regrette-t-il vraiment ? Probablement pas.

Dès le début de saison, l’espagnol terminait les matchs. Aujourd’hui, il les débute. Ce changement a amené des baisses de pourcentages (46.3% contre 34.2%) mais aussi, et surtout, des victoires (10-5). Kyrie Irving n’a pas connu le banc de touche, la faute à une concurrence inexistante et a aussi fait progresser son équipe. Sans que ce soit aussi spectaculaire que dans le Minnesota.

Meneur nettement plus « US », très porté sur le scoring, l’ancien étudiant de Duke plante 18 points (49.2%) et délivre 5.1 assists par matchs. Les deux perdent le même volume de ballons (3.2) mais Irving est clairement plus faible en défense. La différence, pour le ROY, peut se faire soit sur le scoring, valeur de notation principale aux USA, soit sur les victoires et la hype.
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Débuts prometteurs

Avec cinq meneurs sélectionnés dans le top 20, les PG sont forcément nombreux parmi les joueurs ayant confirmé les attentes placées en eux. Brandon Knight (12.5ppg-3.4apg) a relégué Rod Stuckey sur le banc des Pistons après 6 matchs; Kemba Walker (12.4ppg-4.1rpg-3.5apg) a pris place dans le cinq suite à la blessure d’Augustin et a déjà signé un triple double; Iman Shumpert (9.9ppg-3.7apg-3.7rpg) apporte un culot non négligeable à la mène des Knicks, mais son style shoot-first, think after j’ai du mal.

A l’inverse, j’ai nettement moins de mal avec Jimmer Fredette (8.7ppg-2.0apg). Lui n’est pas un meneur, ça c’est clair, mais un shooteur à la Redick (39.8% à 3-points), pourquoi pas ? Il apporte aussi une lumière non négligeable sur les Kings par son charisme et sa popularité universitaire. Sur les spots extérieurs, Kawhi Leonard (7.1ppg-4.9rpg) a un volume de jeu très intéressant et glane un bon temps de jeu en l’absence de Ginobili.
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Malgré des profils très hybrides, entre SF et PF, Derrick Williams (7.6ppg-4rpg) et Markieff Morris (7.2ppg-5rpg) réalisent des débuts pros intéressants en sortie de banc. Seul intérieur offensif attendu, Tristan Thompson (7.1ppg-4.7rpg) est dans une phase d’adaptation pépère, ralentie par une blessure à la cheville. Enfin, Bismack Biyombo (3.3ppg-3.5rpg-1.4bpg) n’est pas transcendant mais réalise des pics intéressants (12 rebonds, 5 blocks). Il lui faudra du temps mais il a un vrai potentiel.

Les bonnes surprises

Numéro 19 de la dernière draft, Tobias Harris (6.1ppg-2rpg) est le joueur sélectionné le plus haut de cette liste. Mi-ailier, mi-intérieur, l’ancien de Tennessee a de la concurrence dans ce rôle aux Bucks avec Ilyasova ou M’Bah à Moute. Malgré un temps de jeu irrégulier, il a passé 4 fois la dizaine, avec une pointe à 19 points.

Autre first rounder, Norris Cole (8.2ppg-2.4apg) ! Le deuxième meneur du Heat a réalisé un gros début de saison avant d’être relégué au deuxième plan par Chalmers. Dans le même profil, Isaiah Thomas (7ppg-2.5apg) s’intègre plutôt bien aux Kings malgré une sélection de tirs douteuses.

Parmi les anciens sociétaires de Pro A, Chandler Parsons (6.8ppg-4.8rpg-1.6apg) ne quitte plus le cinq des Rockets depuis le 7 janvier. Monstre de polyvalence, il démontre à chaque sortie ce qui avait séduit Erman Kunter. A Philadelphie, Lavoy Allen (5.8ppg-3.8rpg) profite des blessures obtenir du temps de jeu depuis le 21 janvier. A Strasbourg, on misait plutôt sur Justin Harper, mais Orlando ne l’utilise pas.
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Issus du second tour, Jon Leuer (5.7ppg-3.1rpg) a connu les joies du cinq majeur mi-janvier et a signé 5 matchs sur 6 à plus de 10 points entre le 8 et le 17 janvier. Josh Harrellson (5.3ppg-4.3rpg) est actuellement blessé au poignet mais ses 2.8 tirs à 3-points tentés par match séduisaient Mike d’Antoni.

Enfin, comme chaque année, des joueurs non draftés parviennent à se mettre en valeur. L’intérieur mexicain Gustavo Ayon (4.7ppg-3.4rpg), débarqué de Fuenlabrada en cours de route est plein de promesses. A Atlanta, Ivan Johnson (6ppg-4rpg) est une boule d’énergie en sortie de banc. Du côté de Charlotte, le fils du GM Cory Higgins (3.9ppg-1.1apg-1.1rpg) a signé une pointe à 13 points contre les Wizards.

Portés disparus

C’est toujours délicat de parler de rookies décevants alors qu’ils ont moins de 30 matchs dans les jambes. Néanmoins, certains ne répondent pas aux attentes alors qu’ils semblaient murs pour contribuer.

C’est notamment le cas de deux anciens joueurs d’Euroleague. Le premier, Jan Vesely. Blessé en début de saison, il avait taillé le niveau de jeu des Wizards. On ne peut pas lui jeter la pierre pour ça. Par contre, tourner à 2.3 points et 2.5 rebonds est indigne de son talent. Il arrive tout de même à braquer les caméras sur lui par bribes.
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Explosif avec le Maccabi Tel-Aviv et récompensé par une place en All-Euroleague Second Team, Jeremy Pargo ne confirme pas à Memphis. Il a pourtant eu sa chance avec la blessure de Mike Conley. Titulaire en son absence, il a moyennement convaincu (7.7ppg-3apg, 35.7% au tir). Depuis la mi-janvier, il a disparu de la rotation, accumulant les DNP et les sorties à moins de 10 minutes.

Marcus Morris, 14e choix de la draft, ne parvient pas à se frayer en chemin dans la rotation profonde des Rockets. Entre blessure (cheville) et séjour en DLeague, l’autre jumeau Morris n’est apparu que 3 fois… lors des 3 premiers matchs de la saison. Tout aussi peu convaincant, Nolan Smith, en total manque de temps de jeu (6min de moyenne en 16 matchs) alors que Felton n’est pas souverain à la mène des Blazers.