Depuis le 4 février, le phénomène Jeremy Lin a envie la NBA. Entre pointes offensives, clutch plays et balles perdues, l’ancien étudiant d’Harvard a mis la league à ses pieds. Néanmoins, d’autres joueurs inattendus, voire inconnus, brillent à une échelle moins forte, ou, du moins, sortent de leur rôle.
Jordan Williams
- Stats : 6.9ppg (48.5%), 4.6rpg, 0.7spg en 17 minutes (7 matchs joués, stats sur le mois de février)
Intérieur de 21 ans, drafté en 36e position en 2011 par les Nets à sa sortie de Maryland, Jordan Williams intègre petit à petit la rotation de son équipe. Abonné aux DNP en décembre, 7 points, 13 rebonds au total et un passage en DLeague en janvier, Williams a gagné des minutes depuis le 1er février au gré des blessures.
Brook Lopez puis Mehmet Okur à l’infirmerie, le poste 5 des Nets était partagé entre Sean Williams et Johan Petro. Rien de bien transcendant sur la durée, même si le français a signé sa meilleure perf offensive (16pts à Detroit) depuis le 9 janvier 2008. Une éternité… Alors, cet intérieur présenté comme puissant, fort rebondeur mais peu technique à sa sortie de la fac a saisi sa chance.
Le 1er février, il rentabilise ses 20 minutes par 9 points et 8 rebonds, trois jours plus tard, il atteint les 10 à New York, et le 10, lors du season high de Petro, il apporte 11 points et 5 rebonds en 24 minutes. Les retours proches des 2 pivots et le manque de résultat sur sa période faste (1W-6L) devraient à nouveau le renvoyer au bout du banc. Mais, au moins, il a pu se montrer et contribuer.
Alonzo Gee
- Stats : 9.9ppg, 3.7rpg, 1.6apg, 1.4spg en 27 minutes (26 matchs joués, stats sur la saison)
Depuis 2009 et un passage plutôt réussi aux Wizards (7.4ppg en 11 matchs), Alonzo Gee écume les contrats non garantis. Il avait eu le culot après son passage à Washington de refuser un troisième contrat de 10 jours pour tenter sa chance aux Spurs. Sans succès. Après une escapade à Gdynia durant le lockout, terminée par un texto à son coach envoyé depuis l’aéroport, Alonzo Gee est revenu à Cleveland, où il avait joué 40 matchs l’an dernier.
Une fois titulaire mais jamais passé sous les 20 minutes, Alonzo Gee a un apport très régulier depuis le début de saison. En février, il explose ses compteurs personnels (15.2ppg à 48.4%) sans, pour autant, attirer la lumière médiatique. Il faut dire que sa top perf n’est « que » de 20 points. Il est, peut-être, simplement trop régulier pour que sa tête dépasse du rang.
En l’absence d’Irving et Varejao, les Cavs ont le mérite de ne pas avoir sombré (W contre les Clippers, L d’un point en prolongation contre les Bucks). Le sixième homme jamais interviewé n’est pas étranger à cette réussite.

Derrick Brown
- Stats : 7.4ppg, 3.5rpg, 0.8apg, 0.8spg en 20 minutes (28 matchs joués, stats sur la saison)
40e choix de la draft 2010, la carrière de Derrick Brown est, malgré quelques périodes de chômage, liée aux Bobcats. Sur 134 matchs joués en trois saisons, 126 l’ont été sous le maillot du Lynx. Les 8 autres, il les a joués aux Knicks qui l’avaient récupéré en mars dernier suite à un cut.
Revenu cet été, l’ancien protégé de Larry Brown, qui lui avait donné sa chance, appréciant sa dureté et son engagement en défense, fait partie des rares Bobcats, avec Diaw, Walker et Mullens, à avoir joué les 28 matchs de la saison.
Régulièrement, Derrick Brown signe des perfs intéressantes, 14 points et 7 rebonds à Miami le 1er janvier, 15 points contre les Knicks le 24, ou encore 20 points le 7 février à Boston. Mais au-delà des stats, le rôle player défensif prouve soir après soir qu’il mérite sa place dans la rotation. Une mince éclaircie dans la saison extrêmement terne des Bobcats (3W-25L, 15L, série en cours).
Nikola Pekovic
- Stats : 11.1ppg (61.6%), 6.5rpg, 0.8spg en 22 minutes (20 matchs joués, stats sur la saison)
Dire que Nikola Pekovic vient de nul part est un poil irrespectueux pour sa formation européenne (Partizan, Panathinaikos). Seulement, le Teddy Bear des Wolves est sorti du bois alors qu’il n’avait cumulé que 4 minutes lors des 11 premiers matchs de la saison.
Son adaptation à la NBA fut un peu compliqué, en raison de foul troubles et d’un jeu sans ballon parfois jugé trop physique. Mais Rick Adelman a réussi à tirer profit de ses qualités techniques au-dessus de la moyenne (je vous laisse apprécier la manière dont il fait danser Duncan). Mi-janvier, Pek’ est relancé dans le circuit. Le 27, Milicic se blesse et le monténégrin intègre le cinq majeur. En 9 titularisations, il tourne à 14.2 points (60.4%) et 9.7 rebonds.
Nikola Pekovic : J’essaye d’utiliser tout, tous les moments, toutes les minutes, que je passe sur le parquet. Les fans apprécient vraiment ce que je fais. Je suis vraiment heureux pour cela. C’est sympa, quand tu commences à jouer, que l’équipe joue bien et que nous gagnons. Je veux juste continuer à faire ce que je fais.
Dans la presse locale, le phénomène Pek remplacerait presque la Rubiomania. Darko Milicic (5.3ppg-4rpg en 17min), qui n’a eu droit qu’à 3 minutes pour son retour face au Magic, devrait rapidement se retrouver marginaliser. Encore une fois…

Jeremy Lin
- Stats : 27.2ppg, 8.8apg, 3.6rpg, 1.8spg en 40 minutes (stats sur ses 5 titularisations)
Jeremy Lin ne pouvait pas être ignoré. La folie Linsanity a, entre autre, déjà envahi nos colonnes. Il faut bien se rendre compte que ce phénomène est incroyable. Passer de total inconnu à quasi snub du ASG et produit marketing vedette en 10 jours, c’est simplement énorme. Le tout, en étant bon sur le terrain, clutch et pas idiot en conférence presse.
L’ancien étudiant d’Harvard est scruté sous toutes les coutures. On sait par exemple qu’il excelle sur pick and roll. alors que Toney Douglas est incapable d’en mener un au bout. Jeremy Lin est surtout apprécié par sa capacité à tenir le ballon, à scorer et à permettre aux Knicks de proposer autre chose que de l’isolation. Même ses 30 ballons perdus en 5 matchs ne semblent pas bien graves.
Aujourd’hui, il est l’espoir numéro 1 des Knicks. Il a mené l’équipe à 6 victoires de rang. Des questions restent toutefois sans réponse : que se passera-t-il aux retours de Stoudemire et Anthony ? Aura-t-il toujours le contrôle du ballon ? Il serait débile de le délester du ballon, mais avec des All-Stars à ses côtés, sera-t-il légitime ? J’ai envie de répondre OUI. D’un côté, Amaré Stoudemire a déjà prouvé sa capacité à jouer le pick and roll avec Steve Nash puis Ray Felton. D’un autre côté, Carmelo Anthony n’est pas LeBron James. Il ne peut pas endosser le rôle de point forward. Même lui en convient.
Carmelo Anthony : C’est comme un rêve devenu réalité pour moi. Cela va m’enlever de la pression. A mon retour, Jeremy aura le ballon en main







Pekovic a effectivement eu des problémes de foul troubles au début.
Mais pour complété, il est capable d’intercepter et partir en contre-attaque presque aussi rapidement qu’un SF.
Il progresse aux contres, aux FT ou il est désormais dans les 75/76% sur les9/10 derniers matchs.
Et il peux jouer PF en complément de Love.
Point faible ? les TO, il pêche encore dans ce domaine.
Bref, le grand joueur découvert il y a quelques années au Partizan et en Euroligue, ne fais que confirmer tout le bien que l’on savait à son sujet.
Avec mes amis de l’ILEPS on est de grands fans de Jeremy Lin. Un sportif qui se forge une légende en quelque match c’est du jamais vu.