Aujourd’hui, soyons positif, avec un top 5 de joueurs très productifs qu’on n’attendait pas forcément. Mais avant de commencer, un mot sur Kevin Martin, classé en déception la semaine dernière, et auteur d’une semaine quasi parfaite, 29.3 points (48.4%, 4 tirs à 3-pts inscrits) de moyenne. Ça méritait d’être signalé.
N.B. Les stats mises en avant sont basées sur les 14 derniers jours et non l’ensemble de la saison.
C.J.Miles
- Stats : 14.3ppg, 3rpg, 1.5apg, 1.5spg.
Depuis 2 semaines, C.J.Miles s’impose comme le sixième homme incontournable du Jazz. En 6 matchs, il a terminé 5 fois en double figure, dont 4 à plus de 17 points. Ce bon passage lui permet d’avoir une moyenne de points sur la saison digne (9.5ppg, après un début de saison atroce) et avec un peu de régularité, il pourra prétendre au titre de meilleur sixième homme en fin de saison.
C.J.Miles : C’est drôle, car j’ai toujours fait ce que j’ai fait lors des cinq derniers matchs mais je manquais de sensation dans mes tirs. J’ai le sentiment que j’ai toujours eu la capacité à faire ce que je fais aujourd’hui mais je n’avais pas les opportunités.
L’ancienne vedette des lycées US commençait surtout à agacer dans l’Utah. En fin de contrat, son départ en juin prochain était quasiment acté. Aujourd’hui, la donne change. Ty Corbin le pousse à plus pénétrer au lieu de tirer de loin. Le recadrage est efficace.

Anderson Varejao
- Stats : 10.1ppg, 12.4rpg, 1.8apg
Blessé une bonne partie de la saison dernière, Anderson Varejao revient bien. Il est tout simplement entrain de réaliser la meilleure saison de sa carrière. Les Cavs n’ont pas un bilan désastreux (7-10) et il est un rouage important de cette réussite relative.
Par rapport à ses stats en carrière, Varejao n’a jamais autant scoré (9.8), pris de tirs (8.5), gobé de rebonds (11.2) ou volé de ballons (1.4). Il était le bon intérieur de complément pour Ilgauskas, il parvient désormais à exister en tant que présence intérieure.
Le vrai changement pour le brésilien réside dans son utilisation. Il est désormais cherché par ses partenaires en attaque et démontre qu’il n’est pas si frustre que ça. Sans abuser, il est capable de prendre des tirs à 4 mètres comme de profiter des pick and rolls. Le dernier ajustement à prévoir : repasser au-dessus des 50% de réussite (47.2% actuellement).

Brandon Jennings
- Stats : 22.9ppg, 5apg, 3rpg
Les Bucks ont le même bilan que les Cavs (7-10) mais, pour le coup, c’est une déception. Malgré tout, Brandon Jennings continue sa progression et s’impose comme la vraie satisfaction de la sous-médiatisé franchise du Wisconsin.
Après son escapade à Rome, il a surtout marqué les esprits par son inconstance et sa maladresse. Avec l’expérience, il gagne en précision (44%, dont 36.6% à 3-pts) tout en conservant sa marque de fabrique, cette capacité à prendre feu (30pts, 59.1% contre les Nuggets; 36pts, 57.7% contre les Knicks)
Plus responsabilisé, il parvient à donner plus de passes décisives (5.5) sans augmenter les balles perdues (2.3). Plus scoreur, plus passeur, plus adroit, Jennings laisse très peu de place à ses doublures (Udrih joue peu, Livingston passe beaucoup du temps à l’aile) pour une raison simple, il a la mainmise sur le jeu des Bucks.

Marcin Gortat
- Stats : 18.4ppg, 12.9rpg, 2bpg
Les Suns n’ont pas de résultat. C’est un fait. Mais ils ont déniché en Marcin Gortat un pivot particulièrement efficace. Sorti de l’ombre de Dwight Howard, il s’émancipe et éclipse à son tour Robin Lopez.
Il reste sur 9 matchs consécutifs à plus de 10 rebonds. Sur ces 9 matchs, il signe 9 double-double où il n’est passé qu’une fois sous les 50% de réussite. A Phoenix, le Polish Hammer a clairement trouvé sa voie.
Néanmoins, les esprits chagrins estiment que c’est facile de briller avec Nash à la baguette. Oui, mais non… Le pick and roll, il faut savoir le jouer. Les paniers, il faut les rentrer (59.1% de réussite). Robin Lopez le faisait ? Non. Contre les Celtics, il avait totalement dominé le premier quart-temps (14pts-4rbs, 5 paniers consécutifs). Cela lui avait valu les louanges de Doc Rivers.
Doc Rivers : Au milieu du premier quart-temps il aurait du arrêter et proposer son nom au Hall of Fame.
Paul Millsap
- Stats : 22.8ppg, 10.5rpg, 2.5apg, 1.7spg
Le deuxième Jazz de la liste — preuve que la franchise a digéré l’après Sloan totalement foiré — est parmi les joueurs les plus efficaces de la league. Points, adresse, rebonds, steals, le Paperboy retrouve son rendement.
Libéré des encombrants Boozer et Okur, Paul Millsap est aujourd’hui un titulaire incontournable alors qu’il était trop souvent entre deux flots suite à la signature de son contrat. Moins fin technicien que Jefferson, il le complète à merveille par son activité et son shoot mi-distance.
Avec 31 minutes de présence moyenne sur le parquet, il réalise actuellement ses meilleures moyennes en carrière (17.5ppg-8.9rpg-1.7spg) et sa forme du moment, notamment au rebond, lui permettra de gonfler encore ses stats. Cerise sur le gâteau, il ne perd que 1.3 ballons par match, contre 1.9 l’an dernier. Efficacité !



Pour moi la surprise de cette année, c’est aussi Cris Bosh, qui retrouve un niveau all star, qu’il était loin d’avoir l’an passé! Même s’il profite très largement du boulot des deux monstres et qu’il est loin de leur niveau!