Une semaine avec… le Thunder

Après une saison plus que réussie, le Thunder va découvrir les playoffs, deux ans seulement après le déménagement à Oklahoma City. La franchise de Clay Bennett rencontre un immense succès populaire et n’a reçu que des critiques positives durant la saison. Alors, comment aborde-t-elle ses premiers playoffs avec un groupe très jeune ? Comment seront jugés les premiers pas de Kevin Durant à ce niveau ? Comment l’équipe se comportera face aux Lakers ?

Playoffs : ce sera les Lakers

Avant même le dernier match de la saison, le Thunder connaissait son destin. Pour ses débuts, il faudra faire avec le double finaliste et champion en titre, les Lakers. La défaite à Portland, lundi dernier, a condamné le Thunder à ce sort.

L’Oklahoman s’est alors empressé de rappeler que le Thunder avait mis une rouste aux Lakers le 26 mars dernier (91-75). OKC avait eu jusqu’à 33 points d’avance et Kobe Bryant avait presque perdu autant de ballons (9) qu’inscrit de points (11). Ce match permettait, pour l’honneur, au Thunder d’éviter le sweep sur la saison (3-1). Néanmoins, les Lakers ont gagné deux fois de trois points, dont une fois en prolongation.

Scott Brooks voyait cette série comme une belle opportunité de progresser. Même en cas de défaites lourdes, ça offrira un vrai vécu à son jeune groupe.

Scott Brooks : Nous avons beaucoup progressé cette année. Beaucoup de travail a été fourni pour nous mettre dans cette position. Si nous jouons les Lakers, c’est une opportunité de continuer à progresser. Nous allons affronter la meilleure équipe de l’Ouest, et nous apprendrons beaucoup. Nos joueurs ne vont pas céder juste parce que c’est les Lakers et qu’ils sont bons. Nous avons le sentiment de pouvoir battre n’importe qui. Et si quelqu’un veut nous battre au premier tour, il devra jouer du bon basket. Qu’il s’agisse des Lakers ou d’un autre, nous lutterons.

Kevin Durant à l’honneur

A 21 ans et 197 jours, Kevin Durant est devenu le plus jeune joueur de l’histoire à devenir le meilleur scoreur de la league. Comme les Cavs avaient annoncé que LeBron James ne jouerait pas le dernier match, il était assuré du titre avant le match.

Kevin Durant, meilleur scoreur de la league

Kevin Durant, meilleur scoreur de la league

Le moment fort de sa saison est évidemment sa série de 29 matchs à 25 points ou plus, la plus longue série depuis Michael Jordan en 1986-87. Il a scoré à 47 reprises au moins 30 points et même livré 8 matchs à plus de 40 points. Il tente aussi en moyenne 10.3 lancer-francs par match (90% de réussite). Il est d’ailleurs le joueur qui a obtenu le plus de lancers cette saison, 741.

Dans l’encadrement du Thunder, il rend forcément tout le monde admiratif. Jeune, talentueux, mûr, Durant est exemplaire.

Scott Brooks : Je ne l’en croyais pas capable. Si vous m’aviez dit ça il y a 30 matchs, je vous aurais dit non. Il a la capacité de scorer, mais son pourcentage est en plus excellent. Il ne fait pas qu’enchaîner les tirs. Il n’a pas besoin d’un gros volume de tirs pour inscrire ses points.

Jeff Green : Ce qu’il fait a l’air facile. Je l’ai vu travailler pour obtenir l’arsenal offensif dont il dispose. Donc, il le mérite.

Même chez ses adversaires, Durant attire la sympathie. Les coachs adverses le redoutent car affronter le Thunder n’est plus une partie de plaisir.

Nate McMillan : Il a progressé dans sa manière de scorer. Je pense que c’est le plus important. Avant tout, il n’a peur de rien. Et maintenant, il sait provoquer les fautes et aller sur la ligne des lancer-francs. Il n’évite pas le contact. Il le cherche. Désormais, il sait comment scorer et tirer avantage des règles, de son positionnement et de sa taille. Son QI est très haut… Il a appris dans cette league. Vous savez il est capable de scorer, vous ne pouvez pas l’arrêter.

Al Gentry : Nous savons que Durant peut atteindre les 35 points. Il peut le faire à chaque match. Nous avions bien défendu sur lui. Il a atteint les 35 points et nous avions gardé les autres sous les 15 points. Kevin Durant, vous ne pouvez pas le contrôler. Personne ne peut le faire. Personne n’a réussi cette année. Il manque des tirs, mais vous ne pouvez pas l’arrêter. Il est probablement le meilleur scoreur de cette league.

Darnell Mayberry, l’insider de l’Oklahoman se demande simplement jusqu’où il peut aller. Est-ce que l’an prochain il atteindra les 32 points ? Les 35 ? Il ajoute que Durant peut devenir le nouveau Jordan dans l’esprit des coachs. Comme il y a eu les Jordan Rules, il pourrait y avoir les Durant Rules. Reste à voir qui les inventera.

Un classement décevant ?

Après le match gagné contre les Grizzlies (114-105), Kevin Durant a officialisé son titre et le Thunder a obtenu sa 50e victoire. Un résultat inespéré, comme l’écrivait John Rohde, sur son blog dans l’Oklahoman.

John Rohde : Quand le Thunder est arrivé au Media Day en septembre, j’avais anticipé ce qui pourrait se passer le 14 avril 2010. En battant les Grizzlies, ils gagneraient leur 34e victoires. Au lieu de ça, ce triomphe 114-105 a donné au Thunder leur 50e victoire. 50 ? Vraiment ???

Chez les fans, l’ambition commençait aussi à grimper. Le blog Welcome to Loud City a proposé un sondage, ‘êtes vous déçu par la 8e place finale ?’. 27% ont répondu ‘oui, je voulais au moins la 6 ou 7e place’ et 9% ont répondu ‘oui, je voulais l’avantage du terrain’. Si un peu plus d’un tiers des 208 votants étaient donc un peu déçu les autres ont répondu non, 32% pour ‘tant que nous allons en playoffs, ça me va’ et 30% pour ‘j’espérais 35 victoires, c’est donc incroyable.’

Les joueurs aussi se rendent compte de leur immense performance. Le bilan est pour Jeff Green.

Jeff Green : C’est énorme. Nous travaillons dur depuis le 1er jour, même depuis la fin de la saison dernière. Nous sommes restés unis dans les bons comme dans les mauvais moments. Nous avons appris après chaque match. Scotty [Brooks] a fait de l’excellent boulot avec nous, pour nous mettre en position d’avoir du succès. Ça a payé.

Polémique

Avant une bonne série de playoffs, il faut une polémique. Histoire de faire monter la sauce. Elle fut lancée par Phil Jackson qui a notamment déclaré « oui, par les coups de sifflet qu’il obtient, il va beaucoup sur la ligne des lancer-frances, je vous dis oui. »
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Pour cela, il a pris 35 000$ d’amende, car il a mis en doute les arbitres, ce que Stu Jackson apprécie peu. Mais Kevin Durant a répondu au Head Coach des Lakers par la voie du blog de Darnell Mayberry. Il espère surtout que les commentaires du vieux roublard qu’est Jackson ne vont pas empêcher les arbitres de faire leur boulot.

Kevin Durant : C’est une partie de mon jeu, aller aux lancer-francs et être agressif. Si tu dis que je reçois des ‘superstar calls’ ou que je suis avantagé par les arbitres, c’est juste me priver d’une partie de mon jeu. C’est irrespectueux envers moi. Je ne manque de respect à personne dans cette league. Je respecte chaque coach, chaque joueur, tout le monde. Je n’ai jamais dit de mal de quelqu’un ou demander à quelqu’un pourquoi il fait ceci ou cela. Donc, je souhaite qu’ils ne le fassent pas contre moi.

Si les arbitres font attention à ça et changent leur manière de siffler à cause de ça, c’est terrible. C’est terrible pour le match et pour nous. Si ça arrive, Scotty [Brooks] pourrait aussi parler. Ou n’importe quel coach pourrait parler pour influencer les arbitres. Mais je doute que ça se passe comme ça. Ils sont plus intelligent et ils sont plus doués que ça. Donc je ne m’inquiète pas.

De son côté, Scott Brooks a déclaré que son joueur est allé chercher toutes les fautes qu’il a obtenu par son agressivité. Il ajoute que les commentaires de Jackson ne le concernent pas.

Rien à voir

On a coutume de dire que les playoffs et la saison régulière, c’est pas la même musique. « Welcome to a new world » a titré l’Oklahoman. Mais pourquoi est-ce si différent ? Que vont découvrir Kevin Durant, Russell Westbrook, Jeff Green, James Harden, Serge Ibaka et Eric Maynor ? Le plus simple est de demander à des gens expérimentés.

Découverte les playoffs

Découverte les playoffs

Kurt Rambis : C’est différent. Vous devez vous concentrer sur une équipe, essayer de trouver ses faiblesses, l’intensité, de rendre le match physique, de voir ce qu’il est possible de faire sur demi-terrain. Vous voyez beaucoup de joueurs progresser après une série de playoffs, car l’équipe en face a trouvé une manière de l’arrêter, donc il est forcé de travailler sur ses faiblesses.

Chauncey Billups : Les playoffs sont un peu différent mais le niveau d’intensité ne sera pas différent pour [le Thunder] car ils jouent déjà extrêmement durs à chaque match. Ils vont entrer là dedans et jouer sensiblement de la même manière. La seule chose qui est différente, c’est que chaque erreur, chaque balle perdue, est sanctionnée.

Carmelo Anthony : [Mes débuts] étaient excitants. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Tu entends toutes les histoires des playoffs. J’ai mené l’équipe à 18 ans. Nous avions le dernier spot. On est allé au dernier match. Une fois que les playoffs ont commencé, tu peux sentir l’intensité monter. C’est une grosse différence. L’énergie, l’intensité, la concentration sur chaque joueur, il y a de grosses différences.

Doug Collins : Il y a beaucoup de hauts et de bas entre chaque match. Les joueurs apprennent vite comment peut changer une série de playoffs. Vous pouvez faire un très mauvais premier match, on parie sur un sweep. Puis vous gagnez le match 2 et, d’un coup, vous avez l’avantage du terrain. Vous devez gérer les émotions.

Le journaliste de l’Oklahoman Mike Baldwin a également cherché 5 différences entre la saison régulière et les playoffs.

  1. Plus intense
  2. Faire des ajustements
  3. Plus physique
  4. Pas de back-to-back
  5. La gestion des émotions

Overpower

Le Thunder a débuté sa première campagne de playoffs par une défaite. Ce match, nous en avons parlé, les Lakers ont dominé le premier quart-temps 27-13 avant de revenir peu à peu dans le match. Kobe Bryant et Derek Fisher ont rentré les tirs qu’il fallait, là où Kevin Durant a échoué. Alors que dire de plus ? Le blog Daily Thunder a une analyse intéressante.

Royce Young : Le Thunder a fait quelque chose de fou. Ils ont dominé les Lakers 66-60 sur les 3 derniers quart-temps. Le plus fou ? Ils ont fait ça avec Kevin Durant à 7/24, Jeff Green à 4/12 et James Harden à 0 point. Comment sont-ils restés dans le match ? Je n’en ai pas la moindre idée. Si, j’ai quand même une idée. Ils ont joué vraiment dur et ont bien défendu. OKC a fait quelques stops. Ils sont revenus à 6 points, mais en face, il y a une grande équipe.

L’autre intérêt de ce match était de voir si les propos de Phil Jackson avaient eu un impact sur le corps arbitral. Kevin Durant a obtenu 11 lancer-francs. Royce Young fait remarquer que sur chaque coup de sifflet, le Zen Master a bondi. Il faisait en sorte de mettre la pression sur les arbitres. Puis, le public du Staples Center sifflait sur chaque faute provoquée.

Le duel entre Durant et Artest a forcément attiré l’attention. Le blog Daily Thunder a mis en ligne une vidéo sur la défense agressive du DPY 2004.
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Toujours en défense, connaissez-vous un joueur capable de défendre sur Pau Gasol comme sur Kobe Bryant ? Le Thunder en a un: Jeff Green.

Jeff Green : J’apprécie d’être dans cette situation et défendre sur des joueurs comme ça. Ils font partie des meilleurs joueurs de cette équipe. C’était un beau challenge pour moi. La vitesse change. Vous avez un gars qui joue sur sa taille. Il est long. Il faut essayer de l’éloigner du cercle. Puis, vous avez Kobe, qui sait tout faire. Il faut accepter ces changements et s’adapter très vite.

Dans l’Oklahoman, Darnell Mayberry a également attiré l’attention sur Russell Westbrook, dont il qualifie la prestation de « stupéfiante ». L’insider pense qu’avec un Westbrook très agressif dès le début du match, le Thunder n’aurait pas pris l’eau dans le premier quart-temps. C’est avec l’ancien d’UCLA dans un rôle de finisseur que son équipe fut la plus dangereuse.

Continuer cette politique

Du parquet aux bureaux, il n’y a qu’un pas. Berry Tramel, columnist de l’Oklahoman, s’est intéressé à Sam Presti, l’architecte du Thunder. Embauché par Clay Bennett en 2007, l’ancien bras droit de RC Buford a mis 2 minutes à convaincre le nouveau patron que son projet sera le bon.

Clay Bennett : Lors de ma première rencontre avec Sam, en deux minutes, je ne pensais à plus rien d’autre. Il était incroyablement mûre, concentré, sérieux et réfléchi. Des qualités essentielles.

Russell Westbrook, un bon choix de Presti

Russell Westbrook, un bon choix de Presti

RC Buford, son ancien complice à San Antonio, va dans le même sens. Lui aussi met en avant le peu de temps qu’il a mis pour être convaincu des qualités de ce jeune dirigeant.

RC Buford : En 10 minutes, Sam était complément en accord avec les valeurs et la vision que nous voulions mettre en place aux Spurs. Il est incroyablement motivé, talentueux et intelligent. C’est quelqu’un qui nous a aidé à avancer de manière significative. Dès qu’il nous a rejoint, il s’est mis au travail. C’est un visionnaire. Je ne sais pas ce qu’il a appris de moi, mais j’ai beaucoup appris de lui.

Clay Bennett, qui était actionnaire aux Spurs au milieu des années 90, souhaitait investir un homme qui n’était pas issu du sérail. Il n’a jamais cru qu’un ancien joueur faisait un GM compétent. Par contre, il a directement cru au discours et à la compétence de Presti.

Enfin, il y a le facteur chance. Obtenir un pick 2 à la draft 2007 et Kevin Durant. Mais il n’y a pas que la chance précise l’analyste.

Berry Tramel : Quand il drafte Russell Westbrook et Serge Ibaka, ce n’est pas de la chance. Quand il transfère des vétérans pour des picks et du cap qui deviennent Jeff Green, Thabo Sefolosha et Eric Maynor, ce n’est pas de la chance. Quand il recrute Nenad Krstic en Russie, ce n’est pas de la chance.

Sam Presti a convaincu son monde. Libérer Ray Allen et Rashard Lewis étaient des paris osés. Se retrouver en playoffs trois ans après est une réussite totale. L’avenir lui appartient.

Un peu court

Royce Young : Oklahoma City est mené de deux points, 15 secondes à jouer, avec la possession. On a 20 secondes pour décider de ce qu’on doit faire.

Moi ? C’est simple. J’y ai pensé avant que l’équipe ne parle avec Scott Brooks. On joue pour gagner. Live or die ! Maintenant tout de suite. Gagne ou perd ! Tu viens à Los Angeles pour gagner, donc pourquoi arrêter maintenant ? Vu comment les choses ont tourné dans les deux dernières minutes, et le fait que vous êtes au Staples, qu’est-ce que vous préférez ? Un 3-points pour la victoire, ou la prolongation ? Puis, vous avez un gars comme Kevin Durant avec vous. Moi, je choisis le 3-points à chaque fois.

Et c’était un bon tir. Un bon système. Kevin Durant est parfaitement capable de rentrer ce tir. Mais pas cette fois. S’il le rentre, je ne pense pas que je serais entrain d’écrire cette recap en ce moment. Je serais probablement dehors, à l’extérieur, à taper sur les portes des voisins et à crier ma joie. Mais il n’est pas rentré. Pas cette fois. La prochaine fois. Il rentrera. Mais cette fois, pour Kevin Durant, ce fut un peu court.

Le bloggeur du Daily Thunder raconte à merveille cette fin de match. Il rappelle aussi que les hommes de Scott Brooks n’ont pas laissé de panier facile et ont terminé la première mi-temps par un 21-8 dévastateur. Sauf que les Lakers ont déjà roulé leur bosse et ont su réagir.

Serge Ibaka, maître de la raquette

Serge Ibaka, maître de la raquette

L’autre point marquant, c’est la performance de Serge Ibaka.

Royce Young : Serge a prouvé durant le Game 1 qu’il peut être un facteur X important. Il est le seul Thunder qui peut lutter avec les Lakers dans la raquette. Il termine avec 7 blocks énormes ce soir. Il a contrôlé la raquette. Mais il n’a pas joué du tout durant la premier quart-temps et n’était pas indispensable jusqu’à la fin du troisième quart-temps. Je pense qu’il devrait jouer 30 minutes.

Le congolais a également épaté Darnell Mayberry, l’insider de l’Oklahoman;

Darnell Mayberry : Je commence à me demander si Serge Ibaka connait quelqu’un en NBA. En fait, ce gars n’est intimidé par personne et par rien du tout ! Andrew Bynum ? Qui es-tu ? Pau Gasol ? Qui ça ? Le champion en titre ? Qui ? A l’extérieur ? Et alors… Et quelle considération Ibaka a pour Lamar Odom ? On compte sur les doigts d’une main les gars qui ne prennent pas en compte le contexte.

Néanmoins, Mike Baldwin explique dans l’Oklahoman que le banc du Thunder n’est pas au niveau de celui des Lakers. Dans les deux matchs, le banc du Thunder n’a apporté que 12 points. Eric Maynor a eu du mal à imposer son tempo alors que Westbrook était gêné par les fautes. James Harden n’a pas inscrit un point en deux matchs et Nick Collison fut moins précieux au match 2 qu’au match 1.

Enfin, la perf’ de Kevin Durant est encourageante par rapport à son premier match. Ses choix de tir sont meilleurs et il a également tenté de créer pour les autres. Il a moins forcé. Sa progression va à une vitesse délirante. « Je me demande si Oklahoma et le reste du pays ont conscience de son niveau réel et à quel point il sera bon à l’avenir. »

Il manque encore un petit quelque chose au Thunder. Une présence dans la raquette par exemple, car les Lakers ont encore dominé ce secteur (49-37), et ont pris 19 rebonds offensifs. Jeff Green a du mal à contenir Gasol, par manque de taille et de poids. « Je ne sais pas pourquoi les Lakers ne joue pas plus à l’intérieur sur Gasol. Il pourrait scorer 40 points contre OKC, facile. J’espère que Phil ne me lira pas. » ajoute Royce Young. Il manque aussi un petit quelque chose au Big Three. Kevin Durant a eu un faible pourcentage au Game 1 et a perdu 8 ballons au Game 2, Russell Westbrook était en foul trouble et a donné autant de ballons (3) qu’il en a perdu au Game 2, et Jeff Green n’a rentré que 6 tirs sur 23.