Qualifiés en cinq manches, après avoir surclassé le Heat, les Celtics abordent un défi autrement plus important. Le second tour des playoffs leur offre une opposition face aux Cavs, qu’ils n’ont pas eu la chance d’affronter l’année dernière. Les Celtics ont retrouvé leur basket durant le premier tour et ont montré une belle maitrise face à Miami après une saison régulière… irrégulière. Alors comment les Celtics vont-ils aborder ce second tour ? Quels enseignements tirés des premiers matchs ?
Preview : l’important c’est la défense
Au lendemain de la qualification pour le second tour des playoffs, le Heat n’existe plus. Toutes les plumes, tous les regards sont tournés vers Cleveland. Les deux grands quotidiens locaux, le Boston Globe et le Boston Herald sont au moins d’accord sur un point : c’est en défense que les Celtics pourront chercher leur qualification. Dans le Herald, Doc Rivers n’a pas hésité à rappeler que les Celtics ont éliminé les floridiens grâce à leur défense.
Doc Rivers : Nous avons connu des hauts et des bas. Les deux premiers matchs, nous avions retrouvé les vieux Celtics. C’était absolument formidable à regarder. J’étais en colère après le match 3, malgré la victoire, j’ai continué à dire que nous ne pouvions pas faire cela à nouveau. Nous avons fait la même chose au match 4, et nous avons perdu. Si vous notez le match 5, durant 3 quart-temps, nous avons été absolument magnifique défensivement. Donc, nous sommes là. Nous sommes unis et nous pouvons le voir défensivement.
Les Celtics ont réussi à contenir Dwyane Wade, désormais, il faudra trouver une solution face au problème posé par les Cavs. LeBron James bien sûr. Mais comme le rappelle le Globe, les Cavs, ce ne sera pas un seul et unique homme. Mo Williams, Shaquille O’Neal, Antawn Jamison… « En fait, ce sera similaire à Miami avec de meilleurs complément » résume Kevin Garnett.

Doc Rivers, directif
Le Boston Herald indique que cette série pourrait permettre à Marquis Daniels de se relancer. Ailier athlétique, puissant et bon défenseur, l’ancien Pacer est une solution légitime à James. Peu utilisé face au Heat, 1 match et 6 minutes, Daniels devrait voir nettement plus le parquet lors de cette série.
Doc Rivers : C’est une série où nous aurons besoin de Marquis à cause de LeBron. Il fait du bon boulot contre lui.
Marquis Daniels : Il m’a dit de me tenir prêt. J’essaie de rester positif quoiqu’il se passe, comme ça, dès que mon nom ou mon numéro est appelé, je serai prêt.
Le challenge James ne lui fait pas peur. Paul Pierce ne pourra pas défendre à temps plein sur son vis-à-vis, son temps de jeu diminuerait trop. Sur son banc, Rivers dispose des jambes vieillissantes de Finley et d’un Daniels prêt au combat. Il entrera donc forcément en jeu. Il doit donc être prêt.
Marquis Daniels : Il peut faire plein de choses. Il peut rentrer des jump shots, il peut pénétrer et passer le ballon extrêmement bien. Le mieux que vous puissiez faire est d’essayer de le gêner au maximum.
Outre James, Julian Benbow du Boston Globe attire l’attention sur Antawn Jamison. C’est le type de 4 qui a tendance à gêner les Celtics, comme Al Harrington, Andray Blatche, Rashard Lewis, Danilo Gallinari. Des joueurs polyvalents, capables de s’écarter et qui ont tous fait souffrir les verts cette saison. Antawn Jamison a scoré 19.3 points lors du premier tour, en prenant le tiers de ses tirs à 3-points (7/23).
Ray Allen : Les équipes qui ont nous ont battu avaient des intérieurs qui tiraient à 3-points. Kevin s’éloigne du panier. Ça étire notre défense.
Les Celtics sont aussi moins grands que les Cavaliers. Les Shaquille O’Neal et Zydrunas Ilgauskas sont des 7-footers et rendent quelques centimètres à Perkins (6-10) et Wallace (6-11). L’apport de Rasheed Wallace, excellent défenseur post-bas, sera donc primordial en défense.
Enfin, les Cavs étaient l’équipe la plus adroite à 3-points (38.1%) en saison régulière alors que les Celtics étaient la meilleure défense au périmètre (34.2% de tirs concédés). Lors de la dernière intersaison, Doc Rivers avait indiqué que Anthony Parker et Jamario Moon étaient des recrues plus importantes que Shaquille O’Neal. En effet, les Cavs étaient plus faibles à 3-points qu’à l’intérieur l’année dernière.
L’importance de Garnett
Lorsque Kevin Garnett est arrivé à Boston, il était le pèlerin du Minnesota, seul, en quête d’un titre que Kevin McHale ne pouvait lui offrir. Depuis, il a eu sa bague mais il a aussi pris de l’age et l’ancien Iron Man a passé plus de temps à l’infirmerie en 3 saisons à Boston que lors de ses 8 dernières années à Minneapolis. Cette fragilité, ce déclin de son temps de jeu, des chiffres aussi, lui ont valu quelques critiques. Néanmoins, pour les 2 grands quotidiens locaux, il sera un élément à ne pas négliger dans cette série.

Kevin Garnett, dominateur face à Beasley
Le Big Ticket a trop souvent connu les déceptions en playoffs pour ne pas se sentir concerné en mai. Le titre de 2008 n’a pas tout effacé, il a encore de la motivation à revendre.
Paul Pierce : Il est vraiment un des plus grands compétiteurs de tous les temps. Il ne va jamais en parler, mais vous pouvez le voir dès que le match commence.
Dans le Boston Herald, KG évoque cette série avec « un ton monocorde », détaille Steve Bulpett, un ton qui ne laisse pas présager de sa motivation une fois sur le parquet.
Kevin Garnett : L’opposition sera intéressante. Les matchups ont quelque chose de légendaire. Les deux équipes sont très solides. Cleveland a dominé la league. Ils sont #1. Nous le respectons. Les deux équipes ont différentes armes. Ça va se jouer sur l’exécution, les tirs rentrés, ce genre de choses. Beaucoup de facteurs qui font un match de basket. Le banc sera aussi déterminant. Les matchups seront intéressantes. Ce sera une série vraiment, vraiment de haut niveau. Nous sommes impatients. Moi, je suis juste heureux d’être en bonne santé et en position d’aider mon équipe.
Les Cavs ont de nombreuses options pour taffer Garnett. Il croisera évidemment le fer avec Antawn Jamison, qui cherchera à l’éloigner du cercle, mais il devra aussi composer avec Varejao, très bon dès qu’il s’agit de faire péter les plombs sans avoir l’air d’y toucher. Avec un KG déjà impliqué dans une altercation, ça peut avoir son importance. « C’est les playoffs, man » répond le power des Celtics.
Le Boston Globe met davantage l’accent sur le jeu et l’impact de Garnett. En saison régulière, sur le mois d’avril, il rentrait 41% de ses tirs, en playoffs, sur la série face au Heat, il est passé à 58%, se rappelant au bon souvenir de ses spin moves dont il abusait à Minnesota. Il fut aussi décisif dans le match 5 avec quelques jump shots dans le money time. Un mismatch face à Jamison ? Avec Beasley ce fut déjà le cas, et Garnett a relevé le défi haut la main.
Doc Rivers : Il est de plus en plus à l’aise avec le temps. Il est en forme. Je pense qu’il a trouvé son rythme. Donc je pense qu’il va vouloir s’impliquer en attaque, alors qu’avant, il était moins à l’aise. Nous avons toujours besoin de lui, car je pense qu’il peut être encore plus agressif en attaque, et je pense qu’il doit l’être. Mais il est aussi altruiste et il a une bonne ligne de conduite.
Dans cette série, Doc Rivers a inscrit parmi les priorités le fait de contrôler le rebond, notamment lorsque Varejao entre sur le parquet. Là, Garnett sera vraiment indispensable. Les Celtics ont besoin d’un Garnett agressif en attaque, mais surtout d’un Garnett dominateur en défense ! Ce qui reste l’objectif premier du DPY 2008.
Kevin Garnett : Je ne me suis pas trop concentré sur le scoring. Mon focus était sur Beasley et Haslem, maintenant il sera sur Jamison. Ce sera une belle opposition. J’ai beaucoup de respect pour tout ce qu’a fait Tawn dans la league.
La clé, c’est Rondo ?
Big Three ? Big Four ? Quelle est la place de Rajon Rondo dans la hiérarchie verte ? All-Star depuis février, mais pas encore l’aura d’un grand, l’ancien étudiant de Louisville progresse mais reste « le jeune », le Little One au milieu des vieux renards. Pour autant, son influence ne cesse de grandir au sein de cette franchise. Ainsi, dans le Boston Herald, Doc Rivers n’a pas hésité à déclarer qu’il sera « la clé de la série ». Ni plus, ni moins.
Doc Rivers : Je pense que Rondo sera la clé de la série. Il doit être redoutable en défense et redoutable face à la pression balle en main. Comment est-ce qu’il va gérer tout ça ? Ce sera la clé de notre victoire. Quand il est efficace, toute l’équipe est efficace.
« Doc me met de la pression là » répondra Rondo avec le sourire.
Mais Doc Rivers ne lui met pas la pression par hasard. Il sait que son meneur sait faire face. Contre Miami, il fut efficace malgré les aides défensives de Wade ou Chalmers. La pression, il ne connaît pas, ou en tout cas, elle ne l’envahit pas. Il est loin le temps où il faisait figure de maillon faible du cinq des Celtics. Il a toujours su élever son niveau de jeu, Des triples doubles face aux Bulls il y a un an, à un record d’assists (19) de la franchise, en passant par ce statut de all-star, Rondo franchit les marches à une vitesse démentielle.
Rajon Rondo : J’essaie juste de m’adapter au fur et à mesure.

Rajon Rondo, la clé ?
Game 1 : la chance déjà passée ?
Après ce premier match, et une avance de 11 points abandonnée, les avis sont unanimes : les Celtics auraient pu gagner mais ont laissé passer leur chance. Mo Williams a inscrit 10 points dans le 17-7 qui a permis aux Cavs de prendre l’avantage dans le troisième quart-temps.
Mais ce qui inquiète la presse locale, c’est le rendement de Paul Pierce. Il n’a inscrit que 3 points en deuxième mi-temps, 13 au total, et a manqué 4 tirs dans le money time. Plus globalement, 8 des 9 derniers tirs des Celtics ont fait chou blanc.
Doc Rivers : Nous tirions à 53% en première mi-temps, nous alternions bien entre intérieur et extérieur, et nous arrivions à faire les bonnes passes. En deuxième mi-temps, nous avons forcé trop de tirs. Leur pression n’y est pas étrangère, il ne faut pas l’oublier. Ils ont élevé le niveau d’intensité et nous n’avons pas réussi à le gérer.
Sur le Celtics Blog, Jeff Clark va dans le même sens. Paul Pierce n’était pas bon en fin de match, il n’a pas été efficace, il n’a rien rentré… Il ajoute que Sheed peut « rentrer à la maison », que les 15 balles perdues, c’est juste trop et que Kevin Garnett (18pts-10rbs) a livré son meilleur match de playoffs depuis bien longtemps. Par contre, Marquis Daniels n’a pas eu l’occasion de montrer ses talents défensifs sur James, puisqu’il n’a joué que 1’57.
Rondo-dépendance ?
Dimanche après-midi, les Celtics ont eu droit à une petite séance vidéo basée, évidemment, sur le match 1. D’après les indiscrétions sorties par le Boston Herald, on peut noter la dépendance à Rajon Rondo. L’image utilisée par le journaliste Steve Bulpett est parlante, « c’est clair que les Celts ont développé un problème de dépendance. Et Rajon Rondo est leur drogue, et ils doivent augmenter le dosage s’ils veulent survivre dans cette série. »
En réalité, tout part de Rondo. De son dynamisme et de son engagement dépendent beaucoup de choses. En première mi-temps, il a pris des responsabilités offensives. A part Kevin Garnett, personne n’a pris plus de tirs que lui. Une stat qu’il apprécie peu car il est avant tout un gestionnaire.
Rajon Rondo : C’est pourquoi, en deuxième mi-temps, j’ai essayé d’être un peu plus passif, mais Doc m’a dit de rester agressif… Je ne sais pas si vous me regardez. J’essaie de garder tout le monde impliqué. Je ne veux pas shooter pour les stats et les chiffres, mais je pense que j’ai fait du bon boulot collectif. Ça reste un jeu collectif, donc je ne veux pas en faire trop. Mais ça part de moi. Je n’aime pas dominer le ballon et essayer de scorer en permanence. Ce n’est pas ma mentalité. Je suis un pass-first point guard, donc je cherche toujours les autres joueurs. En deuxième mi-temps, j’aurais peut-être du en faire plus. J’aurais peut-être du appeler plus de pick-and-rolls pour moi, mais dans le même temps, je ne veux pas appeler que des systèmes pour moi.
Son agressivité est nécessaire. Les lancer-francs sont un bon indicateur de la manière dont il gène la défense. Le meneur a obtenu 14 lancers, 12 réussis, le reste de la troupe réunie, seulement 7, pour 5 réussis. Kevin Garnett et Ray Allen n’ont obtenu aucune tentative, Paul Pierce seulement 2. Rondo 14 !
Doc Rivers est sur la même longueur d’onde que son meneur et a regretté que ses hommes n’ont pas su profiter des opportunités créées par Rondo. Le coach des Celtics ne souhaite pas voir son meneur prendre 30 tirs par match, mais il ne veut pas non plus le voir s’effacer pour faire briller les autres.

Rajon Rondo prend du volume
Avant le match 2
L’ambiance n’est pas à la fête dans les médias locaux. Dans le Boston Globe, l’arbitrage est remis en question. Les Celtics ont été sanctionnés 25 fois, 8 de plus que les Cavs. Les locaux ont obtenu 31 lancers, contre 21 pour les visiteurs. Glen Davis, qui a mis son corps face au Shaq, a pris 3 fautes rapidement, ce qui l’a évidemment refroidi.
Glen Davis : Le job des arbitres est dur. Ils ne peuvent pas toujours bien siffler. Nous sommes une équipe agressive, et ça chamboule le match quand les fautes tombent. Tu ne sais plus trop comment jouer, et tu essaies de rester dedans malgré tout. Je dois juste continuer à jouer mon jeu et espérer que les coups de sifflets seront bien donnés.
Pour le Boston Herald, gagner ce match deux est primordial pour la suite de la série. Cela semble possible, car si les Cavs avaient le meilleur bilan de la league à domicile en saison régulière (35-6), les Celtics avaient le meilleur bilan à l’extérieur (26-15), à égalité avec… les Cavs. C’est d’ailleurs amusant de constater que les Celtics ont gagné plus de matchs à l’extérieur (26) qu’à domicile (24).
Doc Rivers : Notre ligne de conduite est que nous ne voulons pas être menés 2-0, à l’extérieur ou pas. Je sais que quand tu gagnes les deux premiers matchs à domicile, la première chose que tu dis à ton équipe, c’est ‘Ils pensent que la série n’a pas encore commencé.’ Eux, ils ne vont pas penser ça. Ils vont penser ‘Nous allons gagner le prochain match’.
Une victoire qui fait du bien
104-86, le #1 de la league a mordu la poussière après avoir eu 25 points de retard. On ne reviendra pas sur le trou d’air connu au début du quatrième quart-temps, puisqu’il fut sans incidence. Le plus marquant fut le 21-4 du troisième quart-temps, avec 10 unités de Ray Allen et les 19 assists de Rajon Rondo, record personnel en playoffs égalé.
Les Celtics ont surtout contrôler tous les secteurs. Performant dans la raquette, dominateurs au rebond, adroits de loin, ces Celtics étaient trop forts malgré des arbitres bien tatillons (31 fautes contre 16, 38 lancers contre 18 en faveur des Cavs). En première mi-temps, la différence est encore plus marquante, 16 fautes contre 4 !
La nouvelle belle perf de Kevin Garnett (18-10), les 22 points de Ray Allen, le réveil du Sheed, la bonne défense de Perkins sur le Shaq étaient autant de points rassurants pour la presse. Les Celtics répondent présents et gagnent des matchs. Que demander de plus ?
Glen Davis : Nous devons garder à l’esprit que nous sommes une grande équipe. Nous devons garder à l’esprit que nous pouvons jouer les yeux dans les yeux face à cette équipe, les Cavaliers. Nous ne pouvons pas les laisser espérer. Nous ne pouvons pas leur donner un rayon de soleil. Ils doivent savoir que nous allons les battre.
La prochaine manche se jouera vendredi soir, après 4 jours de repos.
Le réveil du Sheed
En 6 matchs de playoffs, sa meilleure perf était un 6pts-5rbs dans le match 2 contre le Heat. Sur les trois derniers matchs, il avait cumulé 9 points à 3/12 au tir. Les critiques commençaient à pleuvoir. Même Doc Rivers a tenté de piquer l’ancien Piston.
Doc Rivers : Il doit mieux jouer. Nous allons faire en sorte qu’il joue mieux. Il doit mieux défendre. L’attaque viendra, mais il doit déjà mieux défendre.
Le plus dur à son encontre fut Jeff Clark, du Celtics Blog.
Jeff Clark : Sheed ne répond tout simplement pas aux attentes que nous avions mis en lui. Mais [Doc Rivers] ne semble pas prêt à l’abandonner. Peut-être qu’il sait qu’il a encore deux ans de contrat.

Le Sheed retrouve des couleurs
Son réveil durant le match 2, 17 points à 7/8, dont 3/4 à 3-points, a donc rassuré sur le niveau global du Sheed. Des fautes, il en a encore donné 4 en 18 minutes, mais il a montré qu’il avait encore l’envie de se défoncer, de défendre et de chercher un titre.
Paul Pierce : Le Coach lui a demandé d’élever son niveau de jeu et il l’a fait. C’est la raison pour laquelle on l’a embauché. Il peut devenir notre facteur X dans ce type de série. Il a déjà gagné un titre et il est le leader de notre second unit. Nous allons avoir besoin de lui à chaque match.
Néanmoins, Jeff Clark n’a pas été convaincu à 100%. Cette perf offensive n’est-elle qu’un feu de paille ? Le Sheed pourra-t-il être aussi efficace sur la suite de la série ? Le bloggueur ne semble pas aller dans ce sens.
Jeff Clark : Ne faites pas erreur. Rasheed Wallace est mort. Ça fait déjà quelques saisons et nous ne voyons que son cadavre. Cela étant dit, l’ombre du Sheed est encore sur Terre, il se nourrit à l’intelligence et il contribue à l’équipe.
Le Sheed a aussi amené dans son sillage une élévation du niveau du banc. Doc Rivers avait critiqué le manque d’impact de ses remplaçants. Les fautes et le manque de responsabilités ont fini par démobiliser les Daniels, ou Robinson. Le coach a trois joueurs de base, Wallace et Davis à l’intérieur, Allen à l’extérieur et utilise avec parcimonie le reste de son groupe (Finley, Williams, Scalabrine).
Glen Davis : Le banc a collectivement répondu que nous avions quelque chose à apporter. Nous avons le sentiment d’être un des meilleurs bancs de la league. Nous devons délivrer des matchs comme [lundi, le G2].
Insolite
Durant le match 2, Danny Ainge s’est signalé en tentant de distraire JJ Hickson. L’intérieur des Cavs était sur la ligne des lancer-francs et avait face à lui le GM des Celtics qui s’amusait à jeter une serviette en l’air. Nous sommes dans le troisième quart-temps et son équipe menait de 23 points. Dans le Boston Herald, Mike Brown a paru agacer.
Mike Brown : C’était intéressant de voir ce que Danny Ainge pouvait faire pour influer sur le match. Si c’est dans les règles, ok, il peut faire ce qu’il veut. Tant que c’est dans les règles.
Tim Frank, le porte parole de la league a indiqué que la NBA allait se pencher sur cette séquence, que nous vous proposons de [re]voir.

Rêve
Terminons cette semaine avec les Celtics avec le rêve que vit Tony Gaffney. Non drafté à sa sortie de Massachusetts, le A-10 Defensive Player of the Year 2009 a roulé sa bosse au camp d’entraînement des Lakers l’automne dernier puis en Israël, à l’Hapoel Gilboa Galil Elyon, club qu’il a quitté suite à une blessure au pied. Le 13 avril dernier, il signait un contrat avec les Celtics, avec une option pour l’année prochaine, mais n’a toujours pas joué.
Pour autant, le Boston Herald s’est intéressé à son cas. Natif de Boston en 1984, il a grandi dans les travées du Boston Garden. Lorsqu’il a signé aux Celtics, ce fut donc un rêve devenu réalité.
Tony Gaffney : Je ne peux pas compter le nombre de fois où je suis allé dans le Garden. Même si je ne joue pas en ce moment, pouvoir m’assoeir sur le même banc que Paul Pierce, là où Larry Bird, Kevin McHale ou Robert Parrish s’asseyaient, c’est un rêve devenu réalité. Toute ma vie, j’ai grandi avec le vert dans le sang, de ma naissance en ’84 au titre en ’86. Mon père me racontait des histoires du titre de ’86. Pouvoir jouer avec les Celtics est un rêve de gosse pour n’importe qui jouant au basket dans l’Etat du Massachusetts.
Dans le quotidien, il revient également sur son passage aux Lakers. Il fut le dernier cut, après des joueurs expérimentés, comme Mike Gelabale ou Thomas Kelati. Mais les Lakers ont fait un choix financier au moment du verdict.
Tony Gaffney : J’étais fier de moi car j’ai tout donné et je me suis prouvé que je pouvais jouer à ce niveau. J’ai le niveau. C’est le plus important.
Les Celtics l’avaient signé avant la fin de la saison régulière pour détenir ses droits cet été. Il tentera de gagner sa place lors des Summer League à Orlando en juillet pour enfin revêtir son maillot #23.

Marquis Daniels: 8 minutes en deux matchs…de belles paroles de Doc Rivers, encore une fois. Ilgauskas est aussi un faux facteur X pour l’instant.
Sinon effectivement, d’accord avec Glen Davis sur la qualité du banc, cette équipe peut aller en finals tranquille mais comme Detroit en son temps, tout cela dépendra de leur motivation.
C’est un gangster le Ainge, bien trouvé cette vidéo !
J’ai l’impression que les Celtics peuvent battre les Cavs sur la série, ce serait boooon !