Avec le début de la free agency, une franchise, plus que toutes les autres, attise l’attention. New York. En effet, les Knicks travaillent depuis 2 ans à cette intersaison et entendent bien bouleverser la carte de la NBA en construisant, à coup de millions de dollars, une équipe enfin compétitive. Alors, LeBron James répondra-t-il favorablement à l’offre de Donnie Walsh ? Amaré Stoudemire validera-t-il son arrivée à Big Apple ? Ou la déception envahira-t-elle les travées du Madison Square Garden ?
Seconde entrevue
Pendant qu’Amaré Stoudemire et son agent négocient un accord, notre semaine new-yorkaise — débutée dimanche — commence par une bombe qui fait le tour de tous les quotidiens. LeBron James a décidé d’accorder un second entretien aux Knicks. Glen Grunwald et Scott O’Neil avaient rencontré une première fois Leon Rose, l’agent de James.
Néanmoins, si LeBron James souhaite une seconde entrevue, c’est en partie parce que lui et son agent se posent des questions et qu’ils veulent des réponses, notamment en terme de flexibilité salariale. Est-ce que les négociations avec Stoudemire vont affecter l’offre effectuée à James ? Donnie Walsh, dans le New York Post, se veut rassurant.
Donnie Walsh : En discutant avec Leon, il voulait clarifier notre situation salariale. Nous voulions qu’il comprenne les options dont nous disposons. Même si nous en avons discuté lors de notre rencontre, nous n’avons pas abordé les chiffres. Je pense que Leon s’est inquiété de ça après.
Une chose est sûre, tant que LeBron James n’a pas pris sa décision, les franchises à cap ne vont pas bouger. L’agent Mark Bartelstein a confié au New York Times, un brin malicieux que « les équipes ne savent rien, c’est quelque chose que je peux affirmer à 100%. »
Sauf que les Knicks ont la possibilité d’offrir deux contrats max. Donc, ils peuvent mener de front les négociations avec James et Stoudemire…
Amaré Stoudemire choisit New York.
« Écoute ça, LeBron, si tu viens aux Knicks, tu pourras jouer avec Amaré ! » Dimanche matin, Marc Berman, du New York Post, en est déjà presque sûr, Amaré Stoudemire va s’engager aux Knicks. Un contrat de l’ordre de 100M$ sur 5 ans va permettre à l’intérieur des Suns de retrouver Mike d’Antoni et de découvrir l’atmosphère du Madison Square Garden.

Amaré Stoudemire assiste au match en NY et Arizona, en MLB
Amaré Stoudemire, qui a passé une partie de son enfance à Newburgh, dans l’état de New York, va devenir la figure de proue des Knicks. « The Knicks are back ! » a-t-il lancé au moment de l’annonce de l’accord. Une bonne nouvelle à première vue, puisque Joe Johnson, principal candidat au cas où aucune grosse star ne choisissait NY, a déjà accepté une offre des Hawks. Désormais, le board des Knicks espère que STAT soit l’aimant à James.
Mike d’Antoni : Cela pourrait aider les dominos à tomber. Il sera un coéquipier parfait pour n’importe qui.
Amaré Stoudemire : Dwyane et LeBron, j’en suis sûr, seraient ravi de jouer avec moi, et vice versa. Donc j’espère que nous parviendrons à obtenir un de ces joueurs.
Mais au fait, qu’est-ce qui a décidé Stoudemire à donner son accord aux Knicks ?
Amaré Stoudemire : C’est une des franchises historiques. C’est une belle ville, le Madison Square Garden est une salle magnifique, donc [les Knicks] avaient des atouts de leur côté.
J’aime vraiment la ville de New York, et l’Etat de New York. Faire partie de cette belle franchise est un but ultime pour un joueur, et encore plus loin, y gagner un titre.
C’est génial de retrouver mon ancien coach. Nous avions une belle relation et nous voulons essayer de la continuer. J’apprécie le coaching staff. Ils ont été géniaux toute ma carrière. Avant à Phoenix, et ici à New York, c’est les mêmes gars. Donc, je les connais. Je me sens bien avec eux, donc c’est une situation idéale pour moi.
Des regrets pour les Suns ?
Amaré Stoudemire : Je voulais jouer ici. J’ai été choisi par les Suns et j’ai eu une belle, belle carrière à Phoenix. Maintenant, c’est le moment de passer à l’étape suivante.
Par contre, des voix discordantes commencent déjà à s’élever. Marc Berman précise que le contrat de Stoudemire n’est pas couvert par les assurances à cause de ses soucis de santé passés (genou, oeil). D’après ses infos, les Knicks étaient les seuls à avoir osé lui offrir un deal aussi long. Autre point, toujours en rapport avec l’aspect business de la NBA, Amaré Stoudemire a déclaré qu’il était venu pour développer son potentiel marketing. Et le sportif ?
Amaré Stoudemire : J’ai le sentiment, que d’un point de vue marketing, je n’ai pas atteint tout mon potentiel. C’est une belle opportunité pour moi d’avancer. Avec ma personnalité et mon aura, j’ai une belle chance d’être ‘markété’. Beaucoup d’entreprises m’apprécient et m’admirent.
De son côté, Jonathan Abrams du New York Times explique que remplacer David Lee par Amaré Stoudemire n’est pas forcément l’idée du siècle. Bien sûr, Amaré Stoudemire a le potentiel pour être un 20-10 guy, mais il ne faudrait pas oublier que David Lee pesait 20.2 points et 11.7 rebonds la saison passée. Sans Steve Nash à ses côtés ! Alors, ne valait-il pas mieux investir sur Lee, moins sujet aux blessures et très apprécié du Garden ? L’avenir nous le dira.
A l’inverse, son collègue du Times Howard Beck estime que « [Stoudemire] est le joueur le plus talentueux à porter le maillot des Knicks depuis une décénie, depuis le déclin de Patrick Ewing. »
Désormais, Donnie Walsh doit entourer sa nouvelle star. L’ancien président des Pacers en a bien conscience.
Donnie Walsh : Nous sommes dans une excellente situation. C’est une première étape. C’est une grosse étape car c’est un gars important.
Qui autour ?
Quels joueurs ? LeBron James ? George Willis du New York Post évoque évidemment LeBron James. Et Amaré Stoudemire va tenter de convaincre la star des Cavs.
Amaré Stoudemire : Je vais passer quelques coups de fil, envoyer quelques textos et voir ce qui se passe. J’ai vraiment l’intention de le recruter et voir ce qu’il pense. Si on veut construire une grande équipe, il faut de grands joueurs. Il est totalement ouvert pour le moment. Il n’a pas encore pris de décision. Je suis le premier à avoir pris une décision. J’espère que je peux l’influencer.
« Amaré Stoudemire est un beau départ pour les Knicks, mais l’équipe a besoin de LeBron James ou Dwyane Wade au Garden » explique Mike Lupica, bloggueur au New York Daily News. Il évalue cette arrivée avec un B+ car il n’a jamais atteint les finales NBA bien qu’il ait joué avec Steve Nash durant des années. Il faut donc des A-listers guy, autrement dit, James ou Wade.

Les fans des Knicks font la cour à James
Faut-il rappeler que les Knicks, après la signature de Stoudemire, dispose toujours de 17M$ sous le cap, soit plus d’un contrat max. En d’autres termes, LeBron James ou Dwyane Wade sont toujours des cibles. Mais si aucun des deux ne venait à signer à New York, cette enveloppe sera divisée entre plusieurs joueurs.
Son collègue Marc Berman ajoute que la direction des Knicks a déjà rencontré Mike Miller et piste deux meneurs, Luke Ridnour et Ray Felton. Mike d’Antoni estimerait que ces deux joueurs seraient capables de conduire le jeu tout en pick-and-roll centré autour de Stoudemire qui sera mis en place l’année prochaine.
Par ailleurs, David Lee va quitter l’équipe mais Donnie Walsh est tout à fait ouvert à un sign-and-trade pour récupérer un petit quelque chose. Les Warriors sont cités car Monta Ellis plait énormément à la direction new yorkaise. A un degré moindre, le retour de Kurt Thomas est annoncé par Frank Isola.
Dernière option, lue dans le Post, attendre 2011 et proposer de jolis contrats à Anthony et Parker. En effet, attirer ces joueurs via trade — contre qui ? Curry ? Chandler ? — s’annonce très compliqué.
L’ultime cour
Histoire de mettre un peu de pression, Marc Berman a balancé mardi un article « Cleveland ne mérite pas LeBron. » De passage dans l’Ohio, le journaliste a marché dans les pas de Joakim Noah en écrivant « Je suis stupéfait de voir comment l’Ohio du Nord-Est prend son seul trésor sportif pour acquis. »
D’après Berman, LeBron James n’est pas si attaché que ça à Cleveland. « James parle de son amour pour Akron, pas pour Cleveland. Il fait une distinction entre les deux villes, qui sont séparées par 40 minutes de route. » Puis, à sa dernière apparition public, le joueur n’a pas reçu une standing ovation. Quelques sifflets ont même été entendu.
Bien sûr, le journaliste du Post n’oublie pas l’aspect économique. « James doit réaliser qu’à New York, ses profits vont augmenter et il gagnera en attention par rapport à Akron. »
Enfin, que serait un article sur Cleveland sans un tacle envers l’absence de tradition sportive de la ville ? « Cela n’a jamais été une grande ville de basket. Avant James, il n’y avait que les Browns [NFL] et les Indians [MLB]. Outre The Dawg Pound, il n’y a pas la même passion qu’à New York, Philadelphie, Boston, Chicago et Detroit. »
Le lendemain, ce même Marc Bermain annonce que LeBron James sera à New York samedi, en compagnie d’Amaré Stoudemire, pour le mariage de son pote Carmelo Anthony et de sa fiancée Lala Vasquez. Une source lui a confié que Stoudemire et James se sont parlés au téléphone et que l’ancien Sun en aurait profité pour vanter à James les mérites de New York.
De plus les Knicks ont envoyé mercredi un messager pour discuter avec un proche de LeBron James. Cet homme providentiel n’est autre que… Isiah Thomas, l’ancien coach et GM de la franchise. Zeke, qui représente une « voix fraiche » par rapport à Walsh ou d’Antoni, devait insister sur le fait qu’à New York, il est le premier choix, alors qu’à Miami, cette place est réservée à Wade. Il devait aussi en remettre une couche sur l’ambiance au MSG, sur la ville et ses ressources. Donnie Walsh en a profité pour déclarer dans le Post que Thomas avait déjà joué un rôle dans l’arrivée de Stoudemire.
Enfin, James Dolan est sorti de son silence au moment opportun. Le propriétaire des Knicks, très discret depuis qu’il a intronisé Donnie Walsh, a envoyé un message aux fans.
James Dolan : Je veux remercier les fans pour leur loyauté et leur fidélité durant cette période difficile. Vous êtes venus à nos match avec enthousiasme. Je repense au dernier match à domicile. Nous n’avions certainement pas eu le bilan pour justifier cela, mais nos fans ont encouragé notre équipe comme dans un 7e match de playoffs.
Et de conclure que l’arrivée de Stoudemire était signe « d’une nouvelle ère pour les Knicks. » Tout le monde s’est impliqué, il ne reste que quelques heures avant l’annonce du choix de James.
Stoudemire signe son contrat.
Quelques heures avant le show James sur ESPN, les Knicks ont officialisé la signature d’Amaré Stoudemire et dévoilé le nouveau maillot de STAT, floqué du numéro 1. Les modalités sont aussi connues : un sign and trade qui enverra une trade exception et un second tour de draft aux Suns.

Amaré Stoudemire pose avec son nouveau maillot
Les déclarations élogieuses et pleines d’ambition se sont évidemment succédés durant cette conférence de presse.
Donnie Walsh : Amaré fait partie de l’élite des power forward et c’est quelqu’un sur qui vous pouvez construire votre équipe. C’est la première étape. C’est une très belle recrue pour notre équipe… Maintenant, l’important sera la victoire.
Allan Houston : C’est énorme. Aussi gros que la draft de Patrick Ewing.
Mike d’Antoni : [Steve Nash] est le meilleur dans ce qu’il fait. Mais vous pouvez confier le ballon à Amaré. Il plantait 37 points par match contre Tim Duncan en finale de conférence Ouest [en 2005]. Nous allons l’abreuver de ballons. Amaré peut se créer son propre tir.
Amaré Stoudemire met, avant tout, en avant son intention de « reconstruire la franchise. » Une signature en signe de première pierre au nouvel édifice Knickerboxer.

LeBron a dit ‘Miami’
Le moment tant attendu est arrivé. Sur ESPN, LeBron James est bien là, face à Jim Gray et annonce son choix. Au détriment des fans new-yorkais (mais aussi des Cavs, Bulls, Nets, Clippers), il a choisi Miami. Dans la presse new yorkaise, ce choix est évidemment synonyme de fin des courbettes en tout genre.
Ce choix est « humiliant » pour Mitch Lawrence, du New York Daily News. Pour lui, comme pour beaucoup de new-yorkais, si James décidait de quitter Cleveland, ça ne pouvait être que pour New York. Donnie Walsh avait préparé le terrain depuis 2 ans. « James, bien sûr, n’était pas obligé de venir ici. Il était libre de décider de son avenir. Mais c’est presque une blague de se jeter comme ça vers Dwyane Wade et Chris Bosh à Miami. » ajoute l’insider.
Il continue en écrivant que cette décision signifie ‘j’abandonne, je ne suis pas capable de mener une équipe au titre par moi-même’. « Et ce gars pense être le nouveau Michael Jordan ? Il n’est même pas dans la même cour que Kobe Bryant » assène Lawrence.
Dans le Post, Marc Berman y va aussi de ses critiques envers James. Des sources lui ont déclaré que James à refuser New York par « peur » de l’environnement new yorkais. Les tabloïds, la pression, il a refusé. Son confrère Steve Serby va dans le même sens : « Il n’a pas voulu être l’Homme ici. Il a préféré être un des hommes à South Beach. » Dans le Daily News, Frank Isola va dans le même sens : « New York signifait pression. Rester à Cleveland voulait dire pression, et, comme nous le savons, LeBron n’est pas capable de gérer la pression. »

LeBron James annonce sa décision
Dans le New York Times, l’amertume est aussi de rigueur. « LeBron est le roi de quoi, exactement ? » titre le quotidien qui n’hésite pas à le mettre en garde. Et s’il devenait le Scottie Pippen de Wade ? Si le Heat est champion en 2011, sera-t-il reconnu comme le leader ? Ou un suiveur ? Enfin, il ne sera plus l’homme de sa franchise et le mot ‘loyauté’ n’aura plus de crédibilité dans sa bouche… « Un vrai roi aurait continué à se battre pour Cleveland et à redoubler d’effort pour réparer les fissures dans les fondations de cette franchise où il a passé sept saisons. C’est ce que Michael Jordan, Larry Bird, Magic Johnson et Kobe Bryant ont fait. »
Le fait qu’il aille chez Pat Riley, ‘Pat the Rat’ pour ses intimes à New York, n’aide pas à faire passer la pillule. Riley est le grand gagnant de cette free agency et son équipe va créer le buzz durant toute l’année. LeBron James a d’ailleurs dit durant son entretien avec Jim Gray que la présence de Riley a pesé dans sa décision.
LeBron James : Pat a été présent. Il a coaché et gagné de nombreux titres. Il a joué au basket. Il sait ce qu’il faut pour être champion. Il va tout faire pour être sur que nous gagnons le titre dans les années à venir.
La rivalité entre New York et Miami en sera certainement renforcé. A la fin des années 90, les affrontements avaient accouché de quelques matchs rugueux et séquences d’anthologie. Sur le marché des transferts, Pat Riley a gagné un nouveau match contre son ancienne franchise. Mitch Lawrence a d’ailleurs affirmé que ce marché réussi pourrait amener Riley à reprendre sa place sur le banc, même si le principal intéressé à confirmer son padawan Erik Spoelstra à ce poste. Un dirigeant de l’Est affirme : « Pat ne va pas revenir uniquement pour Wade et Bosh car ce n’est pas assez sûr dans son esprit. Mais avec LeBron et ces deux là, c’est une affaire qui roule. » Erik Spoelstra est prévenu.
Au milieu de ce torrent de critiques, Donnie Walsh a accepté avec fair-play le choix de James avec les politesses d’usage.
Donnie Walsh : Je souhaite à LeBron le meilleur. Nous le voulions mais nous ne l’avons pas obtenu. Mais je lui souhaite le meilleur.
Mais quelques heures après cette déclaration, Peter Vecsey du New York Post annonce que Walsh pourrait quitter son poste. Signé pour 3 ans et 15M$ en avril 2008, l’ancien boss des Pacers, 68 ans, serait tenté de renoncer à sa dernière année en raison de « problème de santé » mais aussi à cause « de l’échec de l’arrivée de LeBron ». Peter Vecsey ajoute que Kevin Prichard pourrait le remplacer. Son agent est le même que celui de Mike d’Antoni, ça peut aider à créer des liens…
David Lee envoyé aux Warriors
En marge de la décision de James, les Knicks ont conclu un sign-and-trade avec les Warriors. David Lee part en Californie avec un contrat de 80M$ sur 6 ans, les Knicks récupèrent Anthony Randolph, Ronny Turiaf et Kelunna Azubuike.
Mark Bartelstein (agent de David Lee) : Dans un monde parfait, David voulait rester à New York. Mais j’espère que ça va profiter à tout le monde. Golden State le voulait vraiment et vous voulez toujours aller là où vous êtes désiré.
Bill Duffy (agent d’Anthony Randolph) : C’est un très grand jour pour lui. Je sais que tout le monde à New York souhaitait LeBron James mais je pense que tout le monde sera ravi ou agréablement surpris par le talent et le potentiel d’Anthony Randolph.

David Lee quitte les Knicks
David Lee quitte les Knicks après 5 saisons de bons et loyaux services. Il a joué 368 matchs pour 13 points (55.7%), 9.6 rebonds, 1.9 assists et 0.8 steals de moyenne. Il sortait de sa meilleure saison, 37 minutes de moyenne, 20.3 points (54.5%), 11.7 rebonds, 3.6 assists et 1.1 steals.
Marc Berman rappelle que les Knicks étaient très intéressés par Anthony Randolph lorsqu’il a été drafté en 14e position par les Warriors il y a deux ans et voit Ronny Turiaf comme « un bon backup défensif qui a connu des blessures au genou cette saison. » Howard Beck complète en déclarant que la clé du deal était Randolph. Malgré des blessures récurentes à la cheville, il gardait une bonne cote auprès du staff des Knicks. Le journaliste du Times a une meilleure image de Turiaf, « un solide défenseur intérieur et un joueur de coeur. » Enfin, dans le Daily News, Frank Isola estime que Turiaf « est candidat pour débuter au poste de pivot. »
Donnie Walsh : Ce trade va nous apporter la dureté dont nous avons besoin.
Les Knicks ont désormais 12 joueurs sous contrat, dont trois second tours de draft qui auront probablement des contrats non-garantis. Ils disposent encore 13M$ pour compléter leur groupe.
Prochaine étape : recruter un meneur. La presse est unanime, Luke Ridnour est la priorité. D’après Frank Isola, les Knicks le préfèrent à Felton afin d’avoir un peu de flexibilité sur ce poste. Pour recruter Chris Paul ou Tony Parker dans l’année, par exemple. Ridnour serait également un bon mentor à Toney Douglas. Suite à la signature de Chris Duhon à Orlando, Jason Williams est aussi cité.
Donnie Walsh, qui a par ailleurs démenti les rumeurs de départ, est en tout cas clair sur ses objectifs.
Donnie Walsh : Notre intention était de rendre cette équipe viable et compétitive. Pas seulement pour un an, mais pour les prochaines années.
Accord de principe avec Felton
Alors qu’hier, vendredi, Luke Ridnour était vu comme le favori pour reprendre la mène new-yorkaise, les Knicks ont pris le contre-pied des insiders. En début de soirée, aux Etats-Unis, la nouvelle tombe : un accord de principe a été trouvé avec Raymond Felton.

Ray Felton, dernière recrue majeur ?
Aux Bobcats depuis le début de sa carrière pro, le champion universitaire 2005, avec UNC, va découvrir New York. « Pour la reconstruction des Knicks, Felton représente un upgrade à ce poste et prendra en charge l’attaque de Mike D’Antoni et dirigera les pick-and-roll avec Amaré Stoudemire. » écrit Howard Beck au moment où il relate l’information.
Quelques heures plus tard, Frank Isola va dans le même sens, « Raymond Felton n’est pas Steve Nash, mais c’est un upgrade par rapport à Chris Duhon et il a la confiance des Knicks pour les mener en playoffs. » L’insider du Daily News précise que, à priori, Felton s’est engagé pour 3 saisons et 25M$.
Donnie Walsh : Nous avons discuté avec [Felton] et nous pensons qu’un accord est proche. Il n’a pas signé pour le moment. Tant que ce n’est pas fait, pour moi, ce n’est pas bouclé.
L’arrivée de Felton n’est donc pas encore officiel mais pour qu’un dirigeant parle ouvertement d’un « accord proche », on peut légitimement penser que ça va se faire.
Afin de compléter le roster, les noms de Raja Bell — que d’Antoni apprécie tout particulièrement — et Rasual Butler sont cités par Frank Isola. Une chose est sûre, aucun autre contrat longue durée ne devrait être proposé.
En effet, Howard Beck précise que les Knicks ont une masse salariale de 46M$ pour la saison 2010-11, un chiffre qui ne tient pas compte du contrat de Felton, et n’auront plus que 35M$ (+7 avec Felton) en 2011-12 après les fins de contrats de Curry et Azubuike. Autrement dit, ils pourront se montrer à nouveau actif et offrir un contrat max à Carmelo Anthony ou Tony Parker.

donc pour les knicks c’est rendez-vous en été 2011.
ou 2012, ou 2013, ou 2014 …
Depuis le temps qu’ils préparaient cette intersaison, repousser d’une année est aussi risqué que de tout miser sur un été.
Après tout dépendra de cette saison. Si il y a des résultats intéressants, du genre passer un tour de play offs et terminer dans le top4 de la SR à l’Est, peut etre que Parker et/ou Melo viendront rejoindre Stoud’ (et Turiaf, un des meilleurs amis de Parker !).
Mais j’y crois pas, on ne reverra pas de grande équipe à NY tant qu’ils miseront tout sur les FAs (mais ce n’est que mon avis)